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« Je sais aujourd’hui de façon définitive que dans la conjoncture actuelle de notre vie nationale, mon pays, ce n’est pas et ce ne sera jamais le Canada » - Chaput-Rolland, Solange, Romancière, ex-députée de l’Assemblée nationale, ex-sénatrice (1919-2001)
La citation du jour (13 avril) n’est pas piquée des vers, et quant à moi, elle aurait été en meilleure place le premier avril.
Quelle contradiction dans les termes ! Si je sais de façon définitive, ce ne peut être contextuel ce me semble.
Mais cela ne m’étonne guère.
Solange Chaput-Roland fut un modèle de contradiction en son genre. Durant toute sa vie politique - et Dieu sait qu’elle fut prodigue en cris du cœur et professions de foi fédéraliste - elle n’a cessé de faire les mêmes constats que les indépendantistes sans jamais parvenir à faire l’adéquation logique. Elle admirait René Lévesque et n’avait guère d’affection pour P.E. Trudeau.
En fait, Mme Chaput-Rolland n’eut jamais de pensée politique, elle n’eut que de bons sentiments.
Hélas, combien de personnes n’a-t-elle pas entraînées à sa suite : « ce beau Canada qu’il ne faut surtout pas détruire », « nos Rocheuses que nous allons perdre », « il faut unir plutôt que chercher à diviser », etc.
C’était là les arguments qu’elle utilisait, toujours avec des trémolos dans la voix, pour nous convaincre de demeurer fidèles malgré tout. Savait-elle qu’elle assassinait son peuple par loyauté envers le colonisateur ?
Voilà où mènent les bons sentiments : une pathétique incohérence qui n’a de cesse de vouloir répandre le bon grain mais qui, en définitive, ne sème que de l’ivraie.
J’ose croire que ce type de Québécois n’existe plus aujourd’hui.
Requiem in pacem !
Pierre Martin
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