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| Financement 2008 |
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Regardons les choses en face : les pires ennemis de l’indépendance du Québec, ce sont les souverainistes eux-mêmes, réunis particulièrement au sein du Parti québécois. En tout cas, il a quelque chose qui cloche lorsqu’on regarde l’évolution de ce parti.
Revoyons objectivement les faits :
1 - Depuis 1973, aucune élection n’a eu comme thème l’indépendance du Québec. Aucune.
2- Sauf pendant les courtes périodes référendaires, aucun gouvernement issu du Parti québécois n’a fait d’efforts concrets et sérieux pour faire la promotion de la souveraineté. Toutes les demandes de la base en ce sens ont toujours été négligées par l’Aile parlementaire. En 2004, une résolution unanime du Conseil national exigeant que les députés de l’Aile parlementaire fassent des liens constants et quotidiens entre leurs dossiers respectifs et la souveraineté, n’a jamais été respectée.
3 - Tous les gouvernements issus du Parti québécois ont toujours refusé d’engager des fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté. Pendant ce temps, le gouvernement fédéral dépensait des dizaines voire des centaines de millions de dollars pour contrer le mouvement d’indépendance en plus d’exercer une surveillance policière intensive du Parti québécois et de son chef fondateur.
4 - En 1984, le fondateur du Parti québécois, René Lévesque, flirte avec le fédéralisme canadien, avec la théorie du "beau risque".Il finit par démissionner, amer et désilusionné.
5 - En 1985, c’est "l’affirmation nationale" de Pierre-Marc Johnson. Il démissionne avant la fin de son mandat.
6 - Après la défaite du référendum volé de 1995, malgré sa promesse de se "relever les manches et de recommencer", Jacques Parizeau préfère démissionner sous les pressions internes du parti.
7 - Lucien Bouchard qui le remplace, au lieu de foncer, laisse tomber la souveraineté pour la poursuite du déficit zéro et la réforme des municipalités, sans aucun mandat, entraînant la défaite du Parti québécois. Lui aussi démissionne, avant la fin de son mandat.
8 - Après la "Saison des idées" et le "projet de pays" voté lors du congrès de juin 2005, Bernard Landry démissionne, sous la pression de ses conseillers, même s’il obtient 76% des votes des militants réunis en congrès. En plus, les sondages sont favorables : 50% pour le Parti québécois et 55% pour la souveraineté-partenariat.
9 - André Boisclair, qui le remplace, met le "projet de pays" au placard et le remplace par une "feuille de route" provinciale improvisée à la dernière minute. Le Parti québécois recueille 28% des votes, une baisse dramatique de 22%. Boisclair est contraint de démissionner.
10 - Avec l’arrivée de Mme Pauline Marois, le conseil national du Parti québécois jete aux poubelles, en mars 2008, non seulement, pour la première fois en 40 ans, l’objectif premier qui est celui de "réaliser la souveraineté du Québec", mais également le "projet de pays" voté lors du congrès de 2005 et l’obligation de tenir un référendum durant un premier mandat. C’est la provincialisation du parti et une version moderne de l’affirmation nationale. Jean Charest déclare à Paris que l’avenir politique du Québec n’est plus en jeu et les fédéralistes sont très contents.
Cout’donc, est-ce que l’on rêve ou quoi ? A-t-on jamais vu un parti aussi malchanceux ou frappé par un tel cruel destin ? Y-a-t-il une cinquième colonne au Parti québécois pour que l’on se comporte de la sorte ?
Tour observateur étranger qui verrait cela n’en croirait pas ses yeux. Tout militant de l’indépendance à travers le monde aurait du mal à y croire. Que se passe-t-il vraiment ? C’est comme s’il y avait à l’intérieur de ce parti une force d’inertie et d’entropie qui met constamment des bâtons dans les roues. Pourquoi ?
Pierre Cloutier ll.m
avocat
Exacte liste des fait sauf le 10 : Pour le PQ, ne pas retenir l’obligation de tenir un référendum durant un premier mandat n’est la provincialisation du parti ni une version moderne de l’affirmation nationale M. Cloutier même si M. Charest le déclare à tout venant. La provincialisation ou l’affirmation nationale n’étant qu’une affaire intérimaire en attendant de meilleurs temps...genre.
En passant, le PQ n’avait pas besoin de parler de la souveraineté du Québec tout le temps parce que notre Parti Libéral très provincial, pour faire peur au monde, passait son temps à souligner que le PQ était séparatiste et qu’il allait tenir un autre référendum "qui divise les familles Québécoises", à la place de s’occuper de l’économie, de la santé et de l’éducation, s’il était élu.
Au sujet de M. Lévesque, vous auriez aussi été désabusé si vous aviez perdu votre référendum avec une aussi grande marge. M. Parizeau a mieux réussi 15 ans plus tard avec 61 % des francophones qui ont voté OUI. à la souveraineté-partenariat qui me semble être une sorte de confédération où les États associés sont SOUVERAINS comme en Europe.
1 - Vous ne comprenez pas grand chose à ce que je dis, monsieur Prud’homme et vous interprétez tout de travers.
2 - Voulez-vous mon c-v au PQ ? Vous allez vous rendre compte que j’ai beaucoup beaucoup donné.
3 - Qu’est-ce que le PI vient faire là dedans ?
4 - Je suis pour le retour de Bernard Landry à la tête du Parti québécois, car il est le seul parmi tous les politiciens qui a une véritable posture indépendantiste. Son dernier article sur l’indépendance politique et l’indépendance pétrolière le prouve. Et aussitôt qu’il revient, je reprendrai du service au PQ pour FAIRE L’INDÉPENDANCE, pas pour gouverner une province.
5 - Au lieu de m’attaquer personnellement comme les imbéciles le font habituellement, vous pourriez avoir au moins le courage et l’honnêteté intellectuelle de répondre aux faits que je soulève. Mais l’effort intellectuel ne semble pas être votre tasse de thé.
6 - Je vais m’arrêter là, car comme on dit souvent : "On peut toujours se prémunir contre la violence, mais contre la bêtise on est toujours désarmé".
Pierre Cloutier
Monsieur CLoutier,
Vous avez une note A et plus....Et monsieur Bousquet a trouvé la puce qui vous empêche d’avoir la note parfaite. C’est son habitude. Il est toujours d’accord, mais pas tout à fait d’accord. La raison : il n’est pas indépendantiste. Il est confédéraliste. CONFÉDÉRALISTE. A écrire en lettre rouge sur le pont Jacques-Cartier !
Votre démonstration est cependant parfaite. Le reste est une question de perception, d’enracinement partisan. Jadis, on avait les bleus et les rouges. Maintenant, on est les (bleus-rouges-verts : allusion au nouveau logo du P.Q.)
Si le PI n’a pas encore percé, c’est qu’il y foule de gens qui pensent encore que le PQ va les mener à l’indépendance. Je suis certain que NON. Je ne serai pas là pour le vérifier. Mais le PI est naissance. Une nouvelle génération prépare ce que nos députés péquistes n’ont pas voulu faire. Sauf Parizeau. Mais avec des détours, comme je l’ai déjà expliqué. Détours qui me choquent, parce qu’on ne peut pas faire l’indépendance dans la brume.
Peuple sans histoire.
Pierre B.
Cher monsieur Bousquet,
[1] Je suis content de vous lire, car je cherchais depuis un certain temps à vous dire des choses importantes.
[2] Merci au moins de me donner raison sur 9 des 10 points que je soulève. Au moins, vous avez eu l’honnêteté intellectuelle de faire un effort d’analyse sérieux.
[3] Avant de répondre au point 10, je voudrais vous dire que si Bernard Landry revenait aux commandes du Parti québécois avec le programme du congrès de 2005 + sa nouvelle politique sur l’indépendance pétrolière, je reviendrais au PQ en courant. Il le sait très bien puisque je lui parle fréquemment.
[4] Pour ce qui est de Pauline Marois et de la proposition votée lors du Conseil National de mars 2008, je dirai ceci :
a) il n’était pas nécessaire de sacrifier l’objectif premier qui a toujours été de "réaliser la souveraineté du Québec" pour le remplacer par un objectif secondaire qui est maintenant de "faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays". En 40 ans et depuis la fondation du PQ, l’objectif premier de "réaliser la souveraineté du Québec" a toujours été dans le programme, même sous Pierre-Marc Johnson, avec son affirmation nationale. La proposition d’objectif secondaire du conseil national de mars 2008 est malhabile, prématurée et surtout DÉMOBILISATRICE. Il faut toujours garder l’objectif premier de "réaliser la souveraineté du Québec" même quand les choses vont au plus mal. Le sacrifier est une erreur stratégique grave.
b) la meilleure façon de "faire la promotion de la souveraineté", cher Monsieur Bousquet, c’est précisément de proposer un "projet de pays" aux québécois lors de la prochaine élection et D’EN FAIRE LE THÈME DE L’ÉLECTION, comme l’exige le programme officiel du Parti québécois qui devrait être encore en vigueur puisqu’il n’y a pas eu d’autre congrès depuis 2005. On peut fort bien proposer le projet de pays lors de l’élection et poser les 12 gestes de gouvernance dite souverainiste après les élections. L’un n’exclut pas l’autre. Au contraire, les deux démarches sont complémentaires et renforçissent la promotion de la souveraineté. Si on n’a pas le courage de se présenter devant l’électorat avec un projet de pays, concret et emballant, on verse alors dans la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle et la souveraineté blabla. C’est exactement ce que souhaitent Alain Dubuc et les fédéralistes.
En plus, je suis sûr que si on proposait un projet de pays concret et emballant avec un projet d’indépendance pétrolière aux québécois en leur expliquant bien les intérêts divergents du Canada à ce sujet, on gagnerait la prochaine élection haut la main. C’est pour cela que je souhaite le retour de Bernard Landry. Et le plus vite sera le mieux !
c) Quant au référendum et son échéanchier serré, j’ai voté contre au congrès de 2005 - on était 3 seulement au micro des contre - tandis que Pauline Marois a voté pour (c’est elle qui m’a suivi tout suite après, mais elle était au micro des "pour"). J’étais contre et je suis toujours contre parce que j’estime qu’on n’a pas à télégraphier d’avance notre stratégie à ce sujet.
Comme le mot "référendum" donne de l’urticaire à beaucoup de monde, il suffirait de le remplacer par l’expression "décision majoritaire" et laisser le QUAND et LE COMMENT à un éventuel gouvernement souverainiste. La phrase pourrait se lire comme suit : Le Parti québécois réaffirme que le Québec accédera au statut de pays à la suite d’une DÉCISION MAJORITAIRE (des voix) des québécoises et des québécois. Un éventuel gouvernement du Parti québécois aura entière discrétion pour déterminer QUAND et COMMENT cette décision majoritaire sera recherchée", ce qui nous donnerait une très grande marge de manoeuvre. Même le Parti indépendantiste reconnaît cela puisque son programme exige un référendum sur un projet de constitution.
Mais ce n’est pas ce que le Conseil national de mars 2008 a fait. Au contraire, il a suspendu l’obligation référendaire pour une période indéterminée et Mme Pauline s’est engagée à ne pas en ternir un durant le premier mandat et peut-être aussi dans le deuxième. Autrement dit, on a envoyé LE MOYEN D’ACCÈS À L’INDÉPENDANCE dans les limbes pour une période indéterminée. Cela aussi c’est malhabile, excessif et DÉMOBILISATEUR.
Donc les 3 éléments mis au rencart par le Conseil national de mars 2008 (objectif premier, projet de pays et référendum) font en sorte que ce parti est devenu comme je l’écris, un parti "provincialiste" prônant une doctrine dite moderne d’affirmation nationale. Autrement dit, on s’affirme "nationalement" en attendant le grand jour hypothétique. C’est cela, la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle et la souveraineté bla-bla. Quant aux 12 gestes de gouvernance dite "souverainiste", je les ai tous analysés - je vous invite à faire de même - et j’arrive à la conclusion qu’il s’agit de gestes de gouvernance "provinciale" puisque tous ces gestes peuvent être accomplis à l’intérieur de la constitution canadienne, sans aucun pouvoir additionnel pour le Québec.
En conclusion et de façon plus simple :
NON au PQMarois et à SA stratégie défaitiste et de retraite.
OUI au PQLandry, avec un projet de pays concret et emballant comprenant (maintenant) un plan d’indépendance pétrolière.
OUI au retour de Bernard Landry, seul politicien québécois ayant la stature d’un homme d’État et la posture indépendantiste. ET CELA PRESSE si on veut éviter une autre défaite aux prochaines élections.
Avec Pauline Marois on reste dans le Canada pour un bon petit bout de temps sans espoir de s’en sortir et on verse dans la souveraineté fantasme.
Avec Bernard Landry, on sort du Canada et on met fin à notre dépendance pétrolière.
Lequel des deux choissisez-vous ? Poser la question, c’est y répondre !
Est-ce clair ?
Pierre Cloutier
Le PQ est devenu une farce.
Comment peut-on garder son sérieux en entendant Marois parler de souveraineté et modernisation de la sôciale démôcrâcie alors que toute sa fortune elle l’a accumulée par les faveurs de l’État fédéral (Campeau-Trudeau-Desmarais) et de l’État québécois (SGF) ?
PQ-PLQ-ADQ-QS sont là pour çà.
30 ans à voir les mêmes faces aux mêmes postes à piger dans les poches et bas de laine du peuple qu’il ne faut pas nommer.
Et le Bloc à Ottawa ? Qui peut dire sans sourire qu’il n’est pas fédéraliste ?
Il y a longtemps que l’ours est mort et que la peau dont ils usent pour se donner des airs a été vendue !
"Je suis pour le retour de Bernard Landry à la tête du Parti québécois, car il est le seul parmi tous les politiciens qui a une véritable posture indépendantiste. Son dernier article sur l’indépendance politique et l’indépendance pétrolière le prouve. Et aussitôt qu’il revient, je reprendrai du service au PQ pour FAIRE L’INDÉPENDANCE, pas pour gouverner une province."(Pierre Cloutier)
Pour çà, c’est un discours formidable et moi aussi je reviendrais aussitôt au PQ, mais il y a un hic énorme à ce discours de Landry. C’est lorsqu’il parle de "notre État national".
Si "notre" est n’importe-quel résident du Québec, alors n’importe-quel entrepreneur américain ou anglais peut venir se servir chez nous. C’est ce qu’on voit en ce moment avec notre Hydro-Québec, nationalisé, qui dilapide nos actifs à des entreprises américaines et anglaises. L’enrichissement est collectif en effet, tellement collectif qu’il sort de nos frontières !
Un État sans peuple appartient à tout le monde et n’est donc redevable à personne. C’est ce qu’on vois au fédéral et comment les entreprises américaines ont carrément envahies le pétrole albertain et les minières anglaises l’industrie minière du pays.
Très intéressant échange ici.
Très bien pour M. Landry. Je n’ai pas d’objection non plus avec la gouverne de Mme Marois qui n’a pas remis le prochain référendum aux calendes grecques, elle ne s’oblige pas à la faire dans son premier mandat mais pourrait l’y tenir si les conditions s’y prêtent.
Mme Marois parle régulièrement du pays du Québec à réaliser, je ne vois pas pourquoi on pourrait s’énerver sur son possible manque de détermination à le réaliser de façon responsable. Elle peut manquer d’idées ou de charisme mais, faut pas oublier que M. Landry avait perdu l’élection précédente contre M. Charest "probablement à cause du ressac des fusions municipales et du déficit 0 de M. Bouchard". Cette défaite plus la poussée dans le dos de la part de M. Simard, l’a porté à démissionner. Il ne peut presque plus revenir mais pourrait être la mouche du coche au PQ pour y faire avancer ses bonnes idées.
Vous, M. Cloutier qui y avez accès, pourriez le convaincre de collaborer avec Mme Marois "si la chose est encore possible". Ce n’est pas elle qui l’a sorti du poste de chef du PQ. La souveraineté du Québec devrait passer avant les forts égos...me semble. M. Ryan avait fait une chose semblable au parti Libéral très provincial. Il y a servi sous M. Bourassa, après y avoir été chef ou cheuf.
Pour ce qui est de la fortune de Mme Marois et le fait qu’elle a été réalisé avec des fédéralistes, ne devrait pas peser dans la balance jusqu’à preuve du contraire.
Peut-être que le prix à croissance rapide du pétrole et le solutions alternatives que pourraient trouver le PQ comme celle suggérée par M. Landry, sera ce qui fera décoller l’idée de souveraineté du Québec. Qui sait ?
J’oublias.
Il y a une énorme différence entre "suspendre l’obligation référendaire" pour une période indéterminée et s’engager à ne pas en tenir un dans le premier mandat, comme Mme Marois l’a fait et laisser cette question de stratégie ouverte comme je le propose dans la phrase suivante :
"Le Parti québécois réaffirme que l’accession du Québec au statut de pays se fera par une DÉCISION MAJORITAIRE (des voix et non pas des sièges). Un éventuel gouvernement du Parti québécois se réserve le droit de déterminer QUAND et COMMENT cette décision majoritaire sera recherchée".
Sous le PQ Marois,dans les faits, c’est l’accession à l’indépendance qui a été envoyée "dans les limbes", c’est-à-dire pour une période indéterminée qui peut aller jusqu’à 10 ans. ET CELA SANS TENIR DE CONGRÈS, SOIT DIT EN PASSANT.
C’est une décision malhabile, excessive et démobilisatrice.
En plus, et j’avais oublié de le mentionner, c’est une décision qui change le RAPPORT DE FORCES qui a toujours existé depuis la naissance du PQ et du mouvement souverainiste, à savoir qu’un gouvernement élu du Parti québécois peut, à tout moment, décider de rechercher cette décision majoritaire pour sortir du carcan fédéral.
Sous le PQ Marois, les fédéralistes peuvent dormir sur leurs 2 oreilles, car ils sont sûrs que, dans les prochaines années (de 4 à 10 ans), les péquistes ne feront rien pour sortir du Canada. Dans ces conditions, cela ne les dérange pas du tout qu’ils versent dans la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle ou la souveraineté bla-bla.
"Parlez de souveraineté, comme vous voulez, faites des manifestes sur la souveraineté, comme vous voulez, en autant que vous n’utilisez pas de moyens pour sortir du Canada, nous on dira rien". Voila ce que dit Alain Dubuc. Voilà ce que dit Jean Charest. Ils sont bien contents de voir Pauline Marois à la tête du PQ. ELLE N’EST PAS DANGEREUSE.
Bernard Landry lui, l’est. Et il suffirait qu’il revienne aux commandes du PQ pour le réaliser.
Ce sera CAP SUR L’INDÉPENDANCE ET RIEN D’AUTRE. Avec cet élément nouveau et novateur qu’est l’indépendance pétrolière.
M. Bousquet, regardez ce qui se passe : Les libéraux se dépêchent pour encourager la production d’une voiture électrique et le PQ va sortir aussi son programme là-dessus demain.
Mais la grosse différence entre Bernard Landry et Pauline Marois, c’est que Landry fait un lien direct et clair entre l’indépendance pétrolière et l’indépendance politique alors que Pauline restera enfermée dans sa mentalité "provinciale".
Finalement le PQ Marois et le PLQ vont s’entendre comme larrons en foire pour promettent aux québécois une voiture électrique parce que cela va être payant électoralement parlant.
Landry, lui, voit plus loin. Il explique très clairement les intérêts divergents entre le Canada et le Québec à ce niveau et démontre par a+b que la politique d’indépendance pétrolière peut nous conduire à l’indépendance politique.
Pauline Marois est incapable de faire cela. Elle est incapable de faire des liens constants et quotidiens entre les dossiers provinciaux et l’indépendance du Québec. Elle se limite à la souveraineté fantasme.
La crise pétrolière est une occasion en or de sortir du Canada et de construire un Québec écologique basé sur l’hydraulique et l’éolien avec les nouveaux gisements gaziers en prime. Landry l’a parfaitement compris. C’est un "projet de pays" et c’est très prometteur, car tout le monde est concerné par la crise pétrolière et notre dépendance aux hydrocarbures, dans tous les milieux et dans toutes les couches sociales.
C’est pour cela que je dis qu’il a la stature d’un chef d’État et la "posture" indépendantiste.
Pas Mme Marois, qui est strictement une politicienne et une gestionnaire avec une mentalité provinciale.
NON AU PQ MAROIS OUI AU PQ LANDRY - s’il revient évidemment.
NON AU DÉFAITISME, À LA MOROSITÉ ET À LA SOUVERAINETÉ FANTASME OUI À L’INDÉPENDANCE PÉTROLIÈRE ET À L’INDÉPENDANCE POLITIQUE.
Pierre Cloutier
Vous écrivez : « Voila ce que dit Alain Dubuc. Voilà ce que dit Jean Charest. »
Depuis quand est-ce qu’un indépendantiste se fie aux dires de ces messieurs qui ont tout intérêt à les déstabiliser ?
Mme Marois a été élue, à la régulière, comme chef du PQ. Si elle ne peut pas gagner la prochaine élection, ce qui est fort possible, vu les sondages et la popularité croissante du PLQ, elle devra faire face, assez rapidement, à la musique et mettre sa chefferie en jeu. Le PQ sait très bien comment changer de chef.
Si Mme Marois parvient à gagner malgré ces handicaps là, elle devrait être assez forte pour réaliser la souveraineté du Québec avec les idées des tout le monde incluant celles de M. Landry.
Tant qu’elle est chef du PQ : Go Pauline, Go ! Il peut y avoir des raisons que la raison ne reconnaît pas tous de suite mesdames et messieurs qui espérez pour le Québec, la souveraineté.
Monsieur Cloutier,
J’ai des réserves sur la position constitutionnelle de Bernard Landry.
En 2003, lors de la campagne électorale, le journal LE DEVOIR rapportait ses propos à ce sujet : « Si, demain matin, Jean Chrétien, dans un geste spectaculaire avant de quitter le gouvernement, disait : « J’offre au Québec, DANS LE CANADA, dans l’union canadienne, la question québécoise serait réglée rapidement. Nous, on signerait et on le ferait ratifier par référendum et on le gagnerait dans des proportions effarantes ». (LE DEVOIR, 9 mars 2003, page A-10)
Selon moi, Bernard Landry est un confédéraliste. Il veut que le Québec accède à un statut d’État souverain mais dans une authentique confédération canadienne. Donc union politique et économique. En cela, il se rapproche terriblement du Rapport Allaire. Si tel est le cas, qu’il prenne la place de Mario Dumont, et qu’il fasse ce qu’il souhaitait en 2003. Il gagnerait sans doute haut la main.
N’était-ce pas aussi la position de Robert Bourassa en 1992, de passage à Bruxelles, lorsqu’il évoqua la possibilité de tenir un RÉFÉRENDUM portant sur une sorte de souveraineté québécoise assortie d’une union économique et politique avec le reste du CANADA. La question qu’il souhaitait poser était la suivante : "Voulez-vous remplacer l’ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, responsable devant un parlement commun ?". Je me souviens qu’à l’époque, à l’Assemblée nationale, le PQ s’était moqué, mais pas à peu près de la position de Bourassa. En 1995, Parizeau a posé exactement la même question que Bourassa, mais en des mots différents.
Faisant une tournée européenne en 2001, le premier ministre Landry avait évoqué la question référendaire de Bourassa. Il avait même dit à des journalistes qu’il voterait OUI à une telle question. Pourtant, Robert Bourassa, se disait « fédéraliste ». Comment concilier la pensée politique de Landry avec celle de Bourassa ?
Michel Vastel retient la thèse suivante au sujet de la position constitutionnelle de Landry. Selon lui, celui-ci n’est pas indépendantiste. L’union confédérale qu’il propose n’est rien d’autre que du fédéralisme renouvelé. (Voir son livre : Bernard Landry, le grand dérangeant, page 428).
Depuis que Bernard Landry a quitté la vie politique, son discours a cependant changé. À la fin de la campagne électorale de 2003, devant des étudiants de l’Université Laval, il avait tenu un discours carrément indépendantiste. On aurait crû entendre Bourgault.
Depuis, il est plus cohérent sur la question constitutionnelle. Il parle maintenant d’indépendance politique du Québec. Rien de moins. Que ferait-il s’il devenait, à nouveau, chef du PQ ? Quand on n’est plus à la barre du bateau, il est facile de dire quelle direction il devrait prendre. Si jamais, par des circonstances encore inexplicables, il revenait chef du navire, il faudrait voir s’il n’adapterait pas à nouveau son discours aux conditions présentes.
Afin d’éviter de nouvelle surprises, il faudrait lui demander de mettre sur papier ce qu’il entend défendre.
Pierre B.
C’est ce qui me fait peur aussi chez-lui. Son fameux "business is business", autrement dit ; ce n’est pas important pour qui celà rapporte, pourvu que çà rapporte. Il a beau évoquer la richesse collective, l’économie canadienne n’est pas en un seul réseau. Il y en a des plus gros que d’autres et les canadians s’arrangent pour que ce soit le leur qui rapporte les plus gros morceaux. Une union économique avec la fédération canadian c’est ce que nous avons déjà et c’est ce qui nous tue. Il nous faut notre propre réseau et il ne peut pas être pour tout le monde ni pour tous les résidents du Québec, car les anglais au Québec ont déjà leur réseau qui est le même que le ROC.
Landry parle du gaz québécois, mais Hydro Québec a l’intention d’en donner l’exploitation à une firme américaine et c’est une firme canadian qui en fera la distribution. Big deal.
C’est Landry qui a permis le monopole médiatique à Power Corp. Un enrichissement collectif ? "Business is business". Desmarais est le réseau économique et politique canadian le plus puissant. Comment alors être indépendant politiquement tout en étant en union économique avec le Canada ?
Faudra que Landry explique.
Dénoncer aujourd’hui la dépendance énergétique du Québec vis-à-vis le pétrole c’est bien, mais plus important encore c’est de le faire avant que la crise arrive et surtout quand on a le Pouvoir en main, comme l’avait Bernard Landry.
Voici l’exemple que je donnais il y a juste un an concernant cette dépendance pétrolière du Québec :
Avec l’exemple de Petro-Canada on peut révéler le modus vivendi des actions politiques, financières, fiscales, législatives, etc., antiquébécoises du pouvoir d’Ottawa.
(...). En 2007, ce sont les Québécois qui paient le plus cher pour un litre d’essence comparativement aux coûts de production et aux marges de profits normales de l’industrie pétrolière. C’est ce que révèle un rapport du Canadian Center for Policy Alternatives. Selon les données de l’étude, la surcharge des tarifs à la pompe se situe à 15 ¢ à Toronto, 22 ¢ pour Regina, 27 ¢ à Vancouver, 39 ¢ pour Québec et 40 ¢ à Montréal.
Pour plus d’information sur la dépendance énergétique et fiscale du Québec, voir mon article publié le 1er juin 2007 à Vigile.net, intitulé Québec : du piège constitutionnel au déclin fiscal .
JLP
Je suis d’accord avec, à peu près tout ce que Pierre B. écrit sauf ce qui suit : « Michel Vastel retient la thèse suivante au sujet de la position constitutionnelle de Landry. Selon lui, celui-ci n’est pas indépendantiste. L’union confédérale qu’il propose n’est rien d’autre que du fédéralisme renouvelé. (Voir son livre : Bernard Landry, le grand dérangeant, page 428). »
MA RÉPONSE : M. Pierre B. semble donner raison à M. Vastel de penser ainsi mais, encore une erreur grave que plusieurs font : Une union confédérale n’est pas du tout du fédéralisme renouvelé même si M. Vastel l’a écrit : Il a beau être un Français d’origine, il ne connaît pas la signification de ces 2 mots, malgré son érudition : FÉDÉRATION ET CONFÉDÉRATION.
On ne peut pas être en faveur d’une confédération et être en même temps pour le renouvellement d’une fédération, ce sont 2 vérités contraires. Est-ce que l’humain moyen est trop bouché au Québec pour en saisir toute la différence ?
Dans une confédération, le pouvoir suprème réside dans l’État-membre qui est un pays souverain. Ce pays souverain possède tous les pouvoirs sauf ce qu’il veut bien déléguer à l’organisme central. Exemple : L’Union Européenne, une sorte de Confédération qui a son drapeau et sa monnaie. Ceux qui veulent rien savoir d’une confédération, est-ce qu’ils pensent que la France ne devrait pas faire partie de l’Union Européenne qui menacerait trop son INDÉPENDANCE ?
Si M. Landry ne voulait simplement que "retaper" notre fédération "10 provinces redevables et assujetties au pouvoir central fédéral" qui a le gros bout du bâton en tout et qui peut même désavouer les lois de SES provinces, il ne serait pas pour une confédération à moins de vouloir une chose et son contraire. Ça serait comme être un fédéraliste-séparatiste, impossible.
Est-ce assez clair comme ça ?
Question de M. Gébé Tremblay : « Comment alors être indépendant politiquement tout en étant en union économique avec le Canada ? »
RÉPONSE : Dans une vraie confédération, tous les impôts sont collectés par les États souverains qui en sont membres comme dans l’Union européenne qui est une sorte de confédération. Ils peuvent alors fournir les fonds requis pour faire fonctionner leur confédération. Ces pays européens sont unis économiquement ce qui ne les empêchent pas d’être souverains dans ce qu’ils n’ont pas confié à l’organisme central, l’Union Européenne.
Et le peuple lui, il est où dans vos discussions ? Vous parlez tous comme des gens au dessus de la chose. Vous travaillez comme des techniciens aménagistes. Les référendums ne passent pas, parce qu’on ne réussit pas à atteindre le coeur du peuple autrement que par des directives, et de la règlementation ainsi que de la manipulation émotionnelle. Descendez-donc de temps en temps de votre montagne pour connaître le peuple et ses désirs profonds vous en apprendrez beaucoup plus qu’une sotte commission.
Allez parler aux bégaiyeux, aux illettrés, aux indiens,aux brosseux, aux gens sans histoire et vous découvrirez malgré les apparences que ce sont eux jusqu’à ce jour qui ont été les gardiens du lys. Les portes du royaume du Lys ne s’ouvriront que lorsque la bonne clef sera introduite dans la serrure.
En attendant cessez de nous parler de richesses, de power corporation, des rouges, des bleus, des péquistes, des immigrants, des accomodements, d’Ottawa, de la caisse de dépôt, de la mondialisation, de richesse, de richesse, et encore de richesse, car vous savez bien que c’est nous la richesse ; et vous savez bien également qu’on la partage toujours cette richesse puique nous n’avons jamais beaucoup d’argent dans nos poches. Plus vos projets sont grands et plus nous partageons davantage notre richesse et toujours nous demeurons ordinaires. Qu’est-ce qui vous motive vous les pensants sur la montagne ? Connaissez-vous le peuple ? Connaissez-vous le pays ? Connaissez-vous le vent qui souffle sur les monts Notre Dame ou sur le mont d’Iberville. Qui sont les gardiens du Lys au nord au sud à l’est à l’ouest. Votre pays il est grand ou petit ? Aimez-vous votre pays en entier ? Pouquoi utilisez-vous le mot profond ou loin ? D’où venez-vous ?
Monsieur Cloutier quittez les icebergs en dérive du parti Québécois votre nouveau vaisseau vous attend, car vous êtes un survivant loyal et plein de force.
"Ces pays européens sont unis économiquement ce qui ne les empêchent pas d’être souverains dans ce qu’ils n’ont pas confié à l’organisme central, l’Union Européenne."(G. Bousquet)
Oui, je connais. Le Royaume Uni, avec sa livre sterling, dans l’Union Européenne avec son euro. L’Irlande ne s’est pas fait prendre.
Je vois çà d’ici, le Québec dans un Canada UNI et la bourse en Ontario (pays à Desmarais)liée au Royaume Uni.
Vous allez confier quoi à Ottawa, qu’il n’a pas déjà ?
Ou devrais-je dire ; vous allez leur laisser quoi, une fois notre indépendance faite ?
"et vous savez bien également qu’on la partage toujours cette richesse puique nous n’avons jamais beaucoup d’argent dans nos poches."
Exact. Car ils ont enlevé notre nom sur la caisse qui contient notre richesse. Ensuite ils nous ont retiré notre nom. Et ce "ils" n’est pas le fédéral. C’est la caisse de l’État maintenant et c’est à qui prendra l’État pour accéder à la caisse.
C’est l’économie du Québec du peuple sans nom et sans réseau, "ouvert" à tous les réseaux des peuples bien identifiés.
La dernière intervention anonyme apporte peu de solutions à la situation.
Ce que veut son quidam québécois en question ? Avoir une bon job, un fond de pension et un bon boss ; pouvoir s’acheter un char ; pas payer son gaz trop cher ; se marier et avoir des enfants pas trop tanants ; s’acheter un bungalow à Brossard ou près de son travail avec piscine clôturée ; envoyer ses enfants à l’école privée ; parler français au dépanneur et savoir l’anglais correctement pour se trouver une autre job s’il perd la sienne, voyager et écoûter la télé des États et...un Québec souverain dans le Canada pour ne pas trop risquer ce qui précède.
Je viens ici de répondre à notre anonyme qui pourra confirmer le tout en questionnant les Québécois qui passent sur la rue en face de chez-lui.
La dernière intervention anonyme souhaite qu’on descende de la montagne pour aller au niveau des pâquerettes afin de savoir ce que le quidam québécois veut vraiment.
Voici LA réponse : Le Québécois moyen veut une bonne job, un bon fond de pension et un bon boss afin de pouvoir s’acheter un char ; pas payer son gaz trop cher ; se trouver un(e) conjoint(e) ; s’acheter un bungalow Brossard ou prêt de son travail avec piscine creusée clôturée ; avoir des enfants pas trop tanants et les envoyer à l’école privée ; se faire servir en français au dépanneur et au restaurant et savoir l’anglais assez bien que, s’il perd sa job, il aura plus de facilité à s’en trouver une autre. Il veut aussi un Québec souverain dans le Canada si ça ne met pas en danger ce qui précède.
Si vous de me croyez pas, demandez aux passants dans votre rue.
On n’est pas loin, sauf sur un point. J’ai lu attentivement le programme officiel du PQ voté lors du dernier congrès de 2005 et la proposition du conseil national de mars 2008, et je peux vous affirmer, sur mon honneur, que c’est le jour et la nuit.
La stratégie du PQMarois est une stratégie défaitiste, excessive, inutile et non nécessaire, comme je l’ai expliqué :
il n’était pas nécessaire de sacrifier l’objectif premier qui est celui de réaliser la souveraineté du Québec
il n’était pas nécessaire de sacrifier le projet de pays et d’en faire le thème de l’élection.
il n’était pas nécessaire de sacrifier le référendum avec un échéancier serré
sans rien proposer en retour.
Quand on n’a rien de concret à proposer, on verse dans la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle et la souveraineté blabla et CELA LE PEUPLE N’EN VEUT PAS.
Landry, de son côté propose un vrai PROJET DE PAYS CONCRET ET EMBALLANT, à double volet : indépendance pétrolière et indépendance politique.
C’est pas de la souveraineté fantasme. C’est du concret et cela touche tout le monde, dans toutes les couches sociales, de l’entrepreneur, en passant par le salarié jusqu’aux personnes précaires.
Voilà la différence et ELLE EST DE TAILLE.
D’autre part, il n’est pas nécessaire que Bernard Landry retourne au Parti québécois pour nous amener à l’indépendance, comme il l’a promis aux funérailles de Pierre Bourgault.
Une nouvelle formation politique souple, moderne et efficace ferait l’affaire comme je l’explique dans mon texte : LE RETOUR DE BERNARD LANDRY ET IL Y A URGENCE !
Landry est parfaitement capable de trouver rapidement 125 candidats compétents et indépendantistes qui pourraient "planter" le PLQ assez facilement.
Quant au PQ, Mme Marois n’a-t-elle pas déclaré qu’elle était prête à discuter d’une coalition souverainiste/indépendantiste ? Alors ?
Chose certaine : je ne crois pas que le Parti québécois va nous amener à l’indépendance nationale. Trop vieux, trop usé, trop tard.
Pierre Cloutier
Soyez disciplinés mes amis.
J’ai soulevé 10 points et je m’attends à une discussion sérieuse sur ces 10 points.
Pas d’attaques personnelles, s.v.p., car cela ne fait pas avancer le débat.
Je ne crois pas au PQMarois comme je n’ai pas cru au "beau risque", à l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson, au PQBOuchard et au PQBoisclair.
Par contre, j’ai cru au PQParizeau et au PQLandry du congrès de 2005 avec son "projet de pays".
Avec le PQMarois, ON NE VA NULLE PART.
Madame va perdre les prochaines élections et elle est nullement DANGEREUSE et pour le PLQ et pour le Canada.
Par contre, Landry l’est. Demandez-vous pourquoi et vous allez avoir la réponse.
CQFD
Pierre Cloutier
M. Gébé Tremblay écrit : « Ou devrais-je dire ; vous allez leur laisser quoi, une fois notre indépendance faite ? »
Ce ne serait pas moi qui aurait à négocier ça mais, à mon avis, on aurait avantage, le ROC et nous à confier à un organisme commun canadien : la monnaie "à la place de la piastre québécoise, probablement, les douanes, la poste "à condition d’avoir notre part de faces d’illustres québécois sur la monnaie et les timbres", la libre circulation des biens "le transport" et des personnes. Je suggère une double nationalité "québécoise et canadienne". Pour les affaires extérieures, la représentation à l’ONU, à l’OTAN et dans les ambassades, on pourrait s’entendre pour réduire les coûts pour éviter de doubler tout ça à l’étranger quand ce n’est pas rentable.
Monsieur Cloutier,
Monsieur Landry est sûrement un grand personnage politique. Il faut savoir, et j’en suis et vous en êtes, comment il est difficile de fonder un parti politique. Aurons-nous l’argent et les effectifs pour le faire avant le prochain scrutin ?
Je ne vois pas la nécessité de fonder présentement un parti indépendantiste. Il existe déjà. Si monsieur Landry veut s’y joindre, aucun problème. JE pense que monsieur Éric Tremblay est « parlable ». Il peut faire des accommodements plus que raisonnables.
Comme je le disais hier, il faut que monsieur Landry soit clair sur la question de l’indépendance et son mode d’accession. Comment le savoir, sinon, en publiant un texte qui élaborerait publiquement sa pensée sur le sujet.
La position du PI me va comme un gant. Faire naître un autre parti indépendantiste avancerait-il les choses ? Et quoi, serait-il différent de celui qui existe déjà ?
Sur le PQ, je vous rejoins. Je l’ai suffisamment dit. Le PQ est et a toujours été un parti confédéraliste, tout comme l’ADQ de Mario Dumont et tout comme le Bloc québécois de Gilles Duceptte. LE PQ a été indépendantiste sous Parizeau, avec les nuances que j’ai déjà apportées.
125 candidats pour la prochaine élection ? Il faut faire vite alors. Je me porte volontaire dans ma circonscription. Et mes lettres patentes sont en bon ordre.
Pierre B.
M. Pierre B. écrit : « J’oubliais. Il y a infiltration au PQ. Un loup est dans la bergerie. Et la bergerie est fort contente....Ça se voit et ça se sent ! »
On est curieux de savoir. C’est qui ce loup là ? Si ça fait tort à la bergerie péquiste, ça devrait vous faire plaisir M. Pierre B.
Je ne le vois pas ni ne le sent. Est-ce que je serais devenu aveugle avec le nez bouché ou je manque simplement de perspicacité ?
[1] Je sais pour en avoir discuté plusieurs fois avec lui que M. Landry est un référendiste acharné et qu’il est contre de façon radicale l’idée de faire une déclaration d’indépendance par une simple majorité des sièges. C’est viscéral et lapidaire.
[2] J’essaie de lui suggérer l’idée de remplacer le mot "référendum" par l’expression "décision majoritaire" et de laisser la discrétion à un gouvernement indépendantiste de déterminer le quand et le comment où il rechercherait cette décision majoritaire. Ex : Le Québec accédera au statut de pays à la suite d’une décision majoritaire des québécoises et des québécois. Le gouvernement déterminera quand et comment cette décision majoritaire sera recherchée"
[3] Tout comme vous, je suis d’abord et avant pour l’indépendance politique du Québec. Le reste est une question de relations internationales politiques et économiques et de traités. INDÉPENDANCE D’ABORD, LE RESTE VA SUIVRE.
Pierre Cloutier
D’accord avec Pierre B qui écrit : « Le PQ est et a toujours été un parti confédéraliste, tout comme l’ADQ de Mario Dumont et tout comme le Bloc québécois de Gilles Duceptte. »
Là, je suis d’accord avec vous. Une confédération peut présenter divers modèle mais est toujours composée d’États souverains qui confient à un organisme central, certaines reasponsabilités qu’ils choisissent de lui confier.
Fait que...Le PQ et le Bloc sont carrément pour une confédératiion canadienne "si le ROC ou Dieu le veut".
Dans la cas de l’ADQ, c’est moins clair. Ce parti propose de collecter toutes les taxes et tous les impôts du Québec et ne remettre au fédéral que ce que le Québec croit être juste pour leurs services rendus. Il veut aussi changer le nom de Province de Québec pour État autonome du Québec, avoir plus de pouvoir internationaux, une constitution et une nationalité québécoise. Ce n’est pas loin d’une confédération mais ce n’est pas tout à fait ça. Ça me semble à moitié chemin de la chose mais M. Dumont n’en parle plus depuis la dernière élection où il s’est réveillé dans l’opposition officielle.
Si le ROC le veut Monsieur Bousquet. Oon fera une nouvelle Confédération.
Bourassa, intelligent, savait que le ROC n’en voulait pas. ALors, il n’a pas posé la question, car il ne voulait pas faire l’indépendance.
Parizeau, intelliegent, savait que le ROC n’en voulait pas. Il a posé la question. On a failli dire OUI à la nouvelle Confédération. Non seulement le ROC lui aurait dit NON, mais Parizeau aurait tout fait pour que les négociations échouent et il aurait, par la suite - puisque c’était écrit dans son projet de loi - déclaré l’indépendance unilatéralement.
Cage à homards !
Vous avez tout compris ou presque...
Pierre B.
Monsieur Pierre B., je le sais que le ROC ne voudra pas, il ne voudra pas plus de l’indépendance du Québec.
Le ROC, il ne voudra rien pour commencer. Tout ce qui pourrait le décider à lâcher la patate "le Québec", c’est un référendum gagné par les Québécois à plus de 60 % sur n’importe quoi. Autrement dit : Plus la majorité de Québécois à voter OUI va être importante, plus le ROC va se sentir obligé de négocier positivement et va moins être tenté de comploter pour faire la partition du Québec avec les Anglos du West Island, de Westmount et de nos réserves indiennes anglophones et de boycoter le Québec.
Le ROC est émotif et...pratique, il devrait dire OUI à une forme d’association " vrai confédération" après une petite bouderie, autrement, il va trop craindre de le perdre le Québec en entier qui pourrait bien s’associer à un autre pays ou groupe de pays.
Monsieur Bousquet,
LE ROC ne voudra pas d’une nouvelle Confédération. C’est son droit. Et si j’étais à sa place, je penserais sans doute la même chose.
Mais les Québécois peuvent décider de faire l’indépendance. Et ils n’ont pas de permission à demander au reste du Canada pour poser ce geste.
Les Québécois auront ensuite besoin d’une reconnaissance internationale. LE Roc, ils pourront bien s’en passer.
Bienvenue dans le club des indépendantistes, monsieur Bousquet. Enfin....vous avez compris !
Pierre B.
A monsieur qui se s’appelle« écoeuré »,
Le principe qui doit présider au bon fonctionnement d’une société est le droit de parole de chacun, dans le respect de la vérité.
On nous a assez menti au PQ. Il est temps que quelqu’un rectifie certaines choses. Je le fais. En toute sincérité. Si cela vous choque, prenez un autre canal.
Pierre B.
Monsieur B,
Vous confirmez mon propos : en affirmant le droit de parole à chacun, vous voulez me sortir du site, comme s’il vous appartenait. Genre Gilles Proulx ou Stéphane Gendron ?
En passant, celui qui affirme poursuivre cette mission de dénoncer le PQ, c’est Me Pierre Cloutier, oups... ça peut devenir mêlant à gérer, les pseudonymes non assumés.

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