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Qui sont les véritables caribous, ceux qui croient que le Canada peut changer, un chemin déjà battu qui conduit directement au gouffre constitutionnel, ou ceux qui préfèrent tracer le sentier qui mène au pays ? L’expérience nous prouve que toutes les tentatives de changer le Canada sont demeurées vaines. Une foi aveugle unit ceux qui croient encore au Canada, celle des vrais Caribous. Faudrait-il les suivre ?
Alors, dites-moi, qui a la foi, ceux qui pensent qu’une prière peut arrêter la pluie ou ceux qui se construisent un abri ? Qui a la foi, ceux qui pensent que le Canada va changer ou ceux qui travaillent à fonder un nouveau pays ? Pas plus qu’une prière ne peut arrêter la pluie, la foi aveugle ne changera pas le Canada.
On devrait plutôt parler d’espoir lorsqu’on parle du pays. Celui des bénévoles travaillant jour après jour pour que naisse le pays ; celui de nos grands parents participant aux corvées pour bâtir leurs granges et leurs maisons ; celui de nos lointains ancêtres édifiant de majestueuses cathédrales, sachant tous, en leur for intérieur, que les générations suivantes verraient tôt ou tard le résultat de leur labeur, chaque poutre, chaque pierre ajoutée, nourrissant le désir de voir ces œuvres achevées, peu importe le temps écoulé. C’est le même espoir qui habite ceux qui travaillent d’arrache-pied à faire avancer la cause de l’indépendance.
Tandis que les réformistes se bercent d’illusions tranquilles, croyant qu’on peut changer le Canada, un édifice dont on ne peut même pas penser changer une seule pierre de peur qu’il s’écroule tant il est bâti sur des fondations fragiles, les indépendantistes travaillent à construire le pays.
Nous sommes loin de la foi. Nous sommes plutôt dans le domaine de l’espoir, celui de voir un jour une cathédrale là où il y avait jadis un terrain vacant, un pays là où il y avait une colonie asservie !
Alors, je vous le demande bien, qui sont les véritables caribous ?
Louis Lapointe
Brossard
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Le problème numéro un chez nombre de nos compatriotes c’est l’aspect monétaire de la question. On reconnaît bien ici nos origines normandes : « p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non... »
Misère !... Intéresser des gens qui ne s’intéressent pas à la politique ou qui votent toujours du même bord depuis des générations (j’exagère à peine !) et qui de plus n’y comprennent rien ou si peu... faut être Croisé pour y croire et malgré tout j’y crois...
Aussi longtemps que nous aurons un portefeuille à la place du cœur, on réfléchira de manière pragmatique.
En réponse à l’article de Pierre Cloutier du 25 avril, j’ai dit que j’étais un caribou qui a traversé la Caniapiscau sans se noyer et j’ai joint le Parti Indépendantiste. J’espère que d’autres caribous suivront en masse.
Depuis 1995, j’étais découragé de l’immobilisme du PQ après le départ de M. Parizeau mais je n’avais pas d’autre alternative.
Dans les échanges de vues, quelqu’un disait que les députés du PQ n’étaient là que pour l’attrait du pouvoir provincial et qu’ils avaient peur de parler d’indépendance. Un autre a répliqué qu’une personne qui a peur du feu ne devient pas pompier et j’ai répondu que le pompier en poste qui laisse brûler la maison sans rien faire pour éteindre le feu ne mérite pas la confiance des gens.
Le PI peut nous faire une belle surprise aux prochaines élections partielles. Vive le Parti Indépendantiste.
La "belle surprise" c’est que pour la première fois depuis 1973 un parti politique fait de l’indépendance l’enjeu d’une élection. C’est déjà quelque chose, c’est déjà énorme, c’est exceptionnel. Sortir du placard. Briser le choeur des autres partis qui nous chantent tous à l’unisson la beauté des réformes dans le régime. Enfin le choix électoral de l’indépendance. Je me demande bien en vertu de quel snobisme indépendantiste il faudrait lever le nez là-dessus.
GV
M. G.V. : "en vertu de quel snobisme indépendantiste il faudrait lever le nez là-dessus."
Voilà le genre de vocabulaire auquel M. Sénéchal avait daigné renoncer mais que les émules d’Éric affectionnent encore. Ce sont pourtant vos alliés éventuels que vous dénigrez ! De plus, s’aventurer hors de l’abri nucléaire quand la bombe a déjà sauté, c’est trop tard. M. Frappier compte tirer un autre coup de semonce près des oreilles de Pauline pour n’avoir pas vu venir la Cour Suprême contre sa nouvelle loi 101. Et ensuite ? Plus de PQ à l’Assemblée, Mario à l’opposition, un parti qui veut parler d’indép. à un peuple désabusé et entiché de Charest et Harper ! Qui sont les Québécois ? Plutôt les néo...
M. G.Martin,
La vérité ferait-elle moins mal si je signais J.Tremblay ? Pourquoi croyez-vous que les journaux anglo ne demandent pas à leurs éditorialistes de signer leur texte ?
Savez, si je lisais un texte sans savoir qu’il est de Pratte, peut-être serais-je moins braqué en interprétant chaque mot...
Tout comme Michel David, sa reconversion récente, depuis sa prise de position dans l’hôpital de Lachine, nous aurait moins rendus soupçonneux s’il n’avait pas signé... C’est la progression de mentalité avec Internet. Essayez, vous verrez.
Du caribou à l’orignac (>> orignal)
À lire pour mieux comprendre une partie des 63% des sondés, toujours assis entre deux chaises, qui souhaitent faire progresser la (con)fédération canadienne :
http://www.ledevoir.com/2008/04/29/187372.html

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