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"Ceux qui luttent contre l’indépendance du Québec favorisent, consciemment ou inconsciemment, avec bonne ou mauvaise foi, la disparition de leur peuple." - Guy Bertrand
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La dégradation de la convergence des Québécois vers la conquête de leur statut de souveraineté nationale dépasse largement les cercles des milieux politiques pour trouver des échos au sein d’une grande partie des élites et de la population. Par ce désintérêt collectif et mimétisme aliénant, le Québec supporte seul des sanctions profédéralistes québécoises (avec des chantages permanents de toute sorte de non coopération bilatérale et le blocage des arrangements fiscaux et commerciaux détenus en exclusivité par le monopole du pouvoir centraliste d’Ottawa), ainsi que des sanctions diplomatiques (contournement systématique dans les instances internationales et les alliances, à commencer par les organismes de tout genre dépendant de l’ONU) et économiques (déficit fiscal galopant, baisse des investissements et des flux financiers, délocalisations, désaffection, vulnérabilité des secteurs de productions primaire et secondaire de l’alimentation, du tourisme...), s’acharnant — le Québec — vainement à nier la réalité et continuant à retenir les amarres qui le tiennent captif d’un système fédéral contraire à ses intérêts nationaux. Ainsi Josiane Criscuolo résumait le manque de liberté : "L’indépendance est un choix personnel, la dépendance est une contrainte implacable".
De cette réalité de pérennité servile envers un régime fédéral qui tient les Québécois dans une situation de dépendance quasi totale, ne peut sortir autre condition collective que celle qui a été marquée à "feu" à d’autres peuples affranchis, et que l’on peut résumer en ces mots : il n’y a pas de peuple qui soit plus mal enchaîné que celui qui a acheté ses propes chaînes. C’est pourquoi, pour le Québec il n’y a qu’un seul choix cardinal, celui du maintien inconditionnel des souverainistes pour arriver à conquérir l’indépendance nationale, laquelle ne pourra se réaliser qu’à travers le mouvement social, politique et économique indissociable de la doctrine inculquée par la dynamique de la "Révolution tranquille" à une grande partie de la société québécoise qui se retrouve aujourd’hui divisée principalement en raison des décisions politiques erronées.
Dû au choix de cette conjoncture de division sociopolitique et d’imposition de dualisme économique hostile — mondialisation — actuellement vécue au Québec, et qui nous a fait reculer politiquement aux années soixante, l’effort devant être entrepris par les souverainistes pour combattre cette dissociation sociopolitique et économique ne devrait pas résulter par une fuite en avant des forces indépendantistes en se divisant en groupes d’intérêts partisans prétendant conditionner le spectre politique au Québec. Il s’avère que seule l’union harmonieuse des souverainistes, canalisée par le PQ (l’unique force indépendantiste avec répresentacion parlementaire au Québec et possédant en plus de solides assises politiques au niveau national), permettra que celui-ci puisse être résolument décidé à faire l’indépendance du Québec, laquelle peut dès lors se concrétiser.
L’objectif demeure toujours le même : ce qui doit s’adapter à la conjoncture, c’est la stratégie des souverainistes visant la réalisation de cet objectif national à conquérir, qui n’est nul autre que la souveraineté du Québec. En effet, pour les souverainistes, le grand défi consiste à se doter de liens politiques qui soient des mécanismes stables, efficients et permanents d’entraide et de solidarité organisationnelle, dans la plus grande concentration politique possible. Dans une telle perspective, la poursuite de la souveraineté politique absolue appuyée sur les bases ethniques est un gage de réussite inéluctable.
La survie du peuple québécois dans ce monde de dualisme sociéconomique, politique et de mondialisation des marchés ne peut reposer que sur un État souverain, d’où les accords bilatéraux avec des tiers pays, deviennent des contraintres réciproques à des échanges culturels et commerciaux, procurant dans la balance de paiements des équilibres monétaires ainsi que d’autres avantages politiques, économiques et culturelles. C’est pourquoi, tel qu’il se comporte depuis 1867, le fédéralisme avec tous ses pouvoirs d’exclusions est un système politique et fiscal pervers allant à l’encontre de l’intérêt général des Québécois. Ce même système établit fondamentalement la prééminence du principe supérieur de la démocratie centralisée à Ottawa sur celui des partages d’équité entre les membres de cette fédération qui n’est au bout du compte qu’une instance arbitraire et génératrice de chantages permanents portés contre le Québec.
Jean-Louis Pérez (membre du PQ)
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Ce ne sont pas les souverainistes qu’il faut unir mais le peuple.
S’il y a des gens du peuple qui travaillent contre la souveraineté, il y a aussi des souverainistes qui travaillent contre le peuple.
Les deux entités ne se reconnaissent plus.
Il faut cesser les reniements.

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