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Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
La ministre du patrimoine Josée Verner a raison
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
jeudi 25 septembre 2008      146 visites      5 messages


Interrogée suite aux coupures de 45 millions annoncées par le fédéral dans des programmes qui concernent des projets artistiques présentés à l’étranger ou des projets qui concernent la production en cinéma et en vidéo, la ministre du Patrimoine a invité le gouvernement du Québec à prendre la relève.

Et bien l’Honorable Josée Verner a parfaitement raison. La ministre des Finances du Québec Monique Jérôme-Forget a répondu non un peu trop vite. Elle a un budget de dépenses de programmes de 51.769 milliards de dollars en 2006-2007. Le Québec a les moyens de dépenser environ 25- 30 millions de plus pour les artistes. Au gala des Gémeaux, Jean Charest et Christine St-Pierre ont applaudi quand les artistes ont protesté contre les coupures. Ils étaient donc d’accord pour dire que ces coupures sont inadmissibles. Alors qu’ils soient conséquents au lieu de s’en laver les mains. Qu’ils se comportent comme un vrai gouvernement.

Sur les 45 millions qui concernent tout le Canada, il y a environ 25 millions qui concernent les artistes québécois. Que Québec finance les programmes coupés qui impliquent des artistes québécois qui se démènent pour faire comprendre à tout le monde par des exemples concrets les conséquences négatives de ces coupures. S’il s’agit de se faire valoir à l’étranger, que nos artistes subventionnés par Québec fassent la promotion du Québec à l’étranger. Robert Lepage dont les interventions politiques sont extrêmement rares a déploré les coupures. Il a raison.

Il y a une seule conclusion qui s’impose. Que le gouvernement du Québec prenne ses responsabilités. Il en a les moyens.

Robert Barberis-Gervais, 24 septembre 2008

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Vos commentaires:
  • Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
    25 septembre 2008, par L. P.
    D’accord, seul le Québec est compétent à agir dans le domaine de la culture et de l’éducation. Autrement nous acceptons la domination fédérale jusque dans notre âme de nation. Quand Pauline Marois, Mario Dumont et Jean Charest réclament le retrait du fédéral de ce champs de compétence avec compensation financière, ils ont raison. Et comme Harper a déclaré que le fédéral pouvait se retirer de champs qui relevaient des province pour satisfaire le Québec il a ouvert une porte, celle de l’opting out que monsieur Pearson avait déverrouillé en 1964 et que Trudeau, après l’avoir poignardé dans le dos, a remise sous clef. Donc prise en charge par Québec oui, mais avec pleine compensation financière. Ce 25 millions que nous versons à Ottawa dans le 45 milliards de taxes et impôts qu’il vient chercher au Québec et nous revient en toute justice. Nous devons réclamer pour ce montant durant la campagne électorale auprès de tous les partis dans la course. Il faut une réponse avant le jour du vote.
  • Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
    25 septembre 2008, par Gilles Bousquet

    Parfaitement d’accord avec M. Barberis-Gervais.

    Le fédéral a libéré, depuis 2 ans, 2 % de TPS que notre gouvernement très provincial Charest a refusé d’ajouter, en tout ou en partie à la TVQ, pour des raisons électoralistes. On parle ici de milliards de dollars pendant que Mme Jérôme-Forget et M. Charest se disent trop pauvres pour financer un maigre 25 millions de dollars canadiens à nos artistes.

    Notre gouvernement Libéral très et trop provincial veut l’autonomie ou la souveraineté culturelle pour la Province de Québec mais demande au fédéral de demeurer dans le financement de la culture. Plus illogique que ça, tu meurs !


  • Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
    25 septembre 2008, par MichelG
    Sauf que pour que cela soit possible il faut que le fédéral laisse tomber des points d’impôts . En 1996 le fédéral à coupés dans les hôpitaux faisant passer sa part de 50% à 7 % obligeant ainsi le Québec d’augmenter sa part de 50% à 84% et en laissant croire à tous les colonisés que c’est le PQ qui a coupé dans les hôpitaux . Il en est ainsi dans tous les ministères car les fédéralistes ont envahient tous les domaines de compétence de l’État Québecois. Que la colonmisée VERNER remettent ce 45millions à Québec en diminuant les impôts fédéraux . Voilà l’unique solution De toutes façons dans un véritable système fédéraliste le Québec devrait récolter cent pour cent des impôts et des taxes et des fonds de pensions et assurances travail et payer Ottawa que pour le petit nombre de compétences partagés en restant libre de se retirer .
  • Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
    25 septembre 2008, par Luc Archambault

    Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral ne change rien à la mainmise fédérale, au contraire.

    Le fédéral agit ou n’agit pas dans le champ des arts et de la culture. Sa mainmise est patente. Son refus de respecter la loi 101 sur le territoire du Québec en est l’une des composante. Le fait qu’il décide unilatéralement de couper des programmes est un fait de mainmise. En proposant que le Québec n’a qu’à assumer la dépense pour faire ce que le fédéral ne veut plus faire, confirme sans aucune sanction le bien fondé de cette mainmise fédérale. Pour la contrer, trois solutions s’offrent à nous

    - La création de l’État souverain du Québec
    - Le rapatriement au Québec avec pleine compensation des dépenses fédérales en art et culture. « La souveraineté culturelle » qui ferait de toutes les institutions fédérale en culture des institutions du Québec : Radio-Canada, Téléfilm, CRTC, etc.
    - La contestation des décisions unilatérales fédérales.

    Chacune de ces solutions engagent leurs processus et échéanciers propres, à court, moyen et long terme. À court terme, la contestation des décisions unilatérales n’est pas encore parvenue à son terme. Nous sommes en élection et le résultat à venir pourrait produire des résultats positifs ou négatifs engendrés par cette contestation. Si le Québec annonce qu’il assume seul ce retrait du fédéral, il n’y a plus de contestation, nous retraitons en abandonnant le champ de bataille. Les Conservateurs peuvent faire ce qu’ils veulent... le Québec sera là pour ramasser les pots qu’il aura cassé.

    Il est trop tôt pour retraiter nous-mêmes

    La bataille est en cours. La mainmise unilatérale fédérale pourrait être invalidée par ce résultat électoral à venir. Les Conservateurs pourraient être contraint de retraiter. Ils pourraient même être battus. Sans parler du fait que le nouveau Parlement pourrait renverser les décisions prises par le gouvernement Conservateur sortant, même dans le cas où les ils forment un nouveau gouvernement. Surtout si cette bataille menée contribue à ce qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent, un gouvernement majoritaire. En retraitant, on ne fait que lui donner raison d’agir à sa guise.

    Il faut mener la bataille contre l’unilatéralisme fédéral.

    Ce qu’il importe maintenant est de mener la bataille pour renverser cette décision unilatérale. La bataille n’est pas terminée. Elle doit être menée. Le rapatriement au Québec des dépenses fédérales en arts et en culture n’est pas pour demain. En retraitant maintenant, en assumant les conséquences du retrait fédéral avant d’obtenir une entente sur les compensations, on ne fait que justifier le fait que d’autres gestes unilatéraux de retrait ou d’envahissement soient, sans sanction, perpétrés par le fédéral. Si le Québec ne fait qu’assumer seul la dépense, on ne fait que valider la mainmise unilatérale fédérale.

    Pour mettre fin à la mainmise fédérale, il faut refuser ses pratiques unilatérales et, par ailleurs, exiger la souveraineté culturelle. Toutes des raisons qui justifient la création de l’État souverain pour que nous soyons maîtres chez nous à tous égards.


  • Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral
    25 septembre 2008, par Gilles Bousquet

    MichelG écrit : « pour que cela soit possible il faut que le fédéral laisse tomber des points d’impôts »

    Le fédéral a laissé tomber, depuis 2 ans, 2 points de TPS que notre gouvernement Charest-Jérôme-Forget a refusé de ramasser en TVQ, en tout ou en partie. Ce bout là n’est pas la faut du fédéral.




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