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Ferons-nous la souveraineté du Québec ou pas ?
Pourquoi attendre ?
Le contexte actuel au Québec le justifie et nous avons hâte de le savoir. Et pour regagner le cœur des Québécois et néo-Québécois souverainistes, il faudrait établir un échéancier d’accès à l’indépendance lors des prochaines élections.
Kamal El Batal
Tribune libre de Vigile
dimanche 7 octobre 2007      418 visites      6 messages


En tant que citoyen soucieux de l’avenir du Québec et qui milite pour sa souveraineté et son indépendance, il est de mon devoir de lancer un cri sous forme de « rappel à caractère urgent » aux leaders des partis souverainistes à savoir, le Parti Québécois et le Bloc québécois, en leur disant tout simplement : Pourquoi attendre ?

La force et la survie de ces deux partis politiques dépendent de leur volonté concrète et réelle de passer à l’acte en vue de réaliser la souveraineté et l’indépendance du Québec et surtout, sans attendre le moment opportun étiqueté par le « rassemblement des conditions gagnantes ». Suivre une telle stratégie qui, d’ailleurs, perdure plus d’une décennie, ne serait pas à mon avis sans conséquences néfastes pour les deux partis et pour l’électorat souverainiste et indépendantiste sur le plan social, culturel, identitaire et même, psychologique.

Qu’attendons-nous si le Québec, selon les fédéralistes tout parti confondu, témoigne de ses capacités économique, financière, intellectuelle, culturelle, démographique, politique et administrative de s’envoler par ses propres ailes en tant que pays souverain et partenaire économique du Canada, tel est le cas, par exemple, des pays de l’Union Économique Européenne.

A titre de rappel, M. Charest, lors du Grand Rendez-vous en France, (juillet 2006), avait déclaré que « nous avons les moyens de faire la souveraineté du Québec ». M. Ryan (1998) soulignait ce qui suit : « Tous sont d’accord pour reconnaître que l’avenir politique du Québec, quelle que soit l’option devant être retenue, relève en dernière analyse de la volonté souveraine du peuple québécois ». Et, sans omettre que même le gouvernement fédéral actuel reconnaît que le Québec forme une NATION.

Par ailleurs, il ne faudrait surtout pas perdre de vue et oublier que derrière la souveraineté et l’indépendance du Québec, il y a des arguments nécessaires et convaincants à savoir : la Reconnaissance (philosophique), la Protection (linguistique), l’Émancipation (culturelle et identitaire), l’Égalité (historique), la Solidarité (sociologique), la Représentativité (politique), la Décentralisation (gouvernance publique), l’Économique et la Légitimité (constitutionnelel). Tous ces arguments sont souhaités et acceptés par près de 50% des Québécois et cela, sans inclure la proportion des néo-Québécois souverains et indépendantistes, qui est déjà en croissance.

Le contenu des agendas des deux partis souverainistes lors des prochaines élections et surtout à l’égard de l’échéance de l’accès à l’indépendance du Québec, serait pour une grande partie des variables explicatives, soit de la forteresse/la relance ou encore, l’affaiblissement/le déclin de notre avenir.

Le contexte actuel au Québec le justifie et nous avons hâte de le savoir. Et pour regagner le cœur des Québécois et néo-Québécois souverainistes, il faudrait établir un échéancier d’accès à l’indépendance lors des prochaines élections.

Kamal El BATAL
Consultant en développement local/rural/agricole
Doctorant en administration UQTR/US


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Vos commentaires:
  • Pourquoi attendre ?
    7 octobre 2007, par Gilles Bousquet
    Nous avons déjà eu ça un échéancier de la souveraineté et ça n’a pas tout à fait fonctionné. Faut commencer par le pourquoi la souveraineté et quand il y aura assez de souverainistes convaincus, le comment va être facile par voie électorale ou autrement. Avec le nombre, le reste viendra bien par surcroît. C’east la grâce que je nous souhaite. Ainsi soit-il.
  • Pourquoi attendre ?
    7 octobre 2007, par Georges-Étienne Cartier

    Je RÉPLIQUE ici à Gilles Bousquet...

    Vous commettez ici une erreur NEURO-PSYCHOLOGIQUE rédhibitoire, car nous avons affaire dorénavant à cette partie de la population qui est atteinte d`"IMPUISSANCE APPRISE" (ou "ACQUISE"), ce qui est un habitus réflexe inscrit dans, APPRIS DONC ACQUIS PAR, le NEURONE ( et pas dans l`"âme"...), qui impose AU SUJET que ce neurone CONSTITUE une "tournure d`esprit" a priori défaitiste( voir Seligman, qui a lumineusement démontré le phénomène vers 1970).

    Il n`y a d`ailleurs pas que l`impuissance apprise classique du colonisé,il y a ( entre autres ...) celle tout aussi pernicieuse du bien pensant et du politiquement correct, prisonniers d`un MODE DE PENSER étroitement balisé par des "autorités" assez narcissiques pour manipuler au gré de leurs intérèts les esprits inquiets( les journalistes "z`observateurs" qui suintent sempiternellement leur "inquiétude ", entre autres) moins rompus à la rigueur critique, et à l`extérieur du quel il ne peut plus être question d`excursion curieuse d`une pensée autonome ni d`aventures courageuse d`une personne citoyenne libre, mais que de "dérives"et de "dérappages" terrifiants et honteux : "dangeureux", donc insurmontable par le sujet qui faible et par définition incapable de se reconnaître tel,s`évitera de douter anxieusement de lui même en décrètant avec un sourire arroguant la chose impossible pour lui condamnable chez autrui ( voir La Fontaine : "Le renard et les raisins..." ) !!

    Notion d`une importance absolue car l`impuissance apprise ne répond pas à l`argumentation raisonnée : le phénomène est infra conscience . ELLE NE PEUT ÊTRE DÉSAPPRISE QUE PAR UNE EXPÉRIENCE CONTRAIRE CONCRÈTE QUI EFFECTUE UN RÉ-APPRENTISSAGE POSITIF . POLITIQUEMENT, CELA VEUT DIRE S`IMPOSER ( sic : eh oui, désolé, mais c`est comme ca la Nature !) PAR L`AGIR EXEMPLAIRE, DONC "BOUSCULER " PRO TANTO LES CHOSES pour que l`autre ré-apprenne plus ou moins malgré lui que " mais oui, C`EST POSSIBLE !" .

    Grosse commande, j`en conviens .

    Et qui ne laissera pas d`être tenue pour fort suspecte d`anti démocratisme par les cevelles fragiles et hyperdélicates habituées à esquiver leur responsabilité en s`en remettant noblement au peuple.

    Mais la Démocratie n`a jamais exclus le leadership sans lequel c`est l`anarchie qu`on a, le mouvement Brownien des particules que la chaleur agite au hasard et qui ne mène nulle part. Tout le monde n`a pas et ne pourra jamais avoir et le temps et l`occasion et l`énergie et le talent de trouver,critiquer, sélectionner, colliger, synthétiser, organiser et proposer l`information pertinente ! Ni ne peut être en position d`agir avec pertinence et efficacité ! C`est là la tâche d`un leadership responsable et compétent.

    Ces choses là , nos adversaires les connaissent et utilisent très bien et depuis longtemps. Sinon de science, du moins d`instinct . On peut fort bien s`en défendre. Mais à la seule condition, absolue, de ne pas s`enfermer dans le déni de cette réalité mais plutôt d`apprendre au plus tôt à en tirer les leçons. Toutes les leçons !


  • Agir immédiatement, agir pour la nation
    7 octobre 2007, par Frédéric Picard

    Monsieur El-Batal,

    La mise au rancart de l’échéancier, par les partis "soit-disants" souverainistes est la dernière étape, dans le voyage étapiste, vers la "normalisation" de ces partis en vulguaires partis nationalistes. On parle, on veut convaincre les coeurs, mais on se refuse d’agir, voir même de planifier d’agir.

    "Votez pour nous, ce n’est pas grave, on ne fera rien de vraiment dangereux..."

    En tant qu’indépendantistes, nous avons le devoir moral de ne rien cacher de ce que nous croyons juste et vrai. Nous avons le devoir, dès l’instant que nous en aurons l’occasion, de réaliser ce que nous sommes. Nous avons le devoir de réhabiliter cette confiance perdue envers la classe politique. Si les gens votent pour les politiciens, c’est pour avoir un résultat.

    Dans cette mesure, j’aimerais vous proposer une autre alternative, soit celle du parti indépendantiste. Dès la prise du pouvoir, l’indépendance du Québec est déclarée. Puis, geste après geste, l’indépendance du Québec sera réalisée.

    Je crois que l’on a amplement discuté de la maison que l’on désire. Il est maintenant temps de la construire.

    Trop souvent, le PQ s’est refusé d’avoir une platte forme de pays. Ainsi, il s’est refusé d’avoir une politique d’intégration des réfugiés, parce que c’était une ingérence dans les sphères fédérales. Le PQ s’est refusé d’exiger le français obligatoire pour les néo-québécois, PARCE QUE c’est fédéral. Le PQ a coupé atrocement le financement des COFIS. Le PQ ne bronche pas d’un poil, face à ces docteurs, condamnés à conduire un taxi, alors que nous manquons cruelement de médecins.

    Pourquoi un néo-québécois doit apprendre ce qu’est la Tour de la paix ? Pourquoi n’apprenderait-il pas ce qu’est un paté chinois, ce qu’est Star-Mania, Félix Leclerc, le Rocher Percé ? Apprendre la chasse-gallerie serait-il plus dommageable que d’apprendre la propagande fédéraliste que l’on tente d’inculquer aux néo-québécois lorsqu’ils veulent devenir canadians ?

    Les néo-québécois veulent des solutions à leurs problèmes. Trop souvent, ils sont oubliés entre les chaises fédérales et provinciales. Nous avons besoin d’un parti qui couvrira ces deux dommaines et plus encore.

    Frédéric Picard St-Jean-Sur-Richelieu


  • Pourquoi attendre ?
    7 octobre 2007, par Gilles Bousquet

    M. Georges-Étienne Cartier me réplique : « Mais la Démocratie n`a jamais exclus le leadership sans lequel c`est l`anarchie qu`on a, le mouvement Brownien des particules que la chaleur agite au hasard et qui ne mène nulle part. »

    À mon avis, ça résume bien votre intervention et je suis d’accord. On a peut-être le genre de leadership nécessaire en place pour éviter ce danger, sans trop le savoir. L’avenir nous le dira.


  • Pourquoi attendre ?
    8 octobre 2007, par Kamal El Batal

    Bonjour M. Bousquet, M. Cartier et M. Picard,

    Wow ! si on procède par regrouper nos idées respectives et sans prétention, on aurait un beau chapitre pour une plate forme électorale. La question est maintenant de savoir comment la souveraineté/indépendance soient au cœur lors de la prochaine campagne, plutôt comme une raison d’aller et de justifier les élections. Ensuite, comment mobiliser les troupes afin de les interpeller émotionnellement et aussi rationnellement.

    Pour convaincre les néo-québécois par exemple, la dimension historique ou émotionnelle ne donnerait un résultat escomptable puisque ces derniers n’ont pas vécu l’histoire des années, 60, 70 et 80 pour qu’ils développent un lien plus affectif, émotionnel avec le pays et la souveraineté. Par contre, il faudrait suivre une approche rationnelle et pragmatique pour leur inculquer et transmettre les avantages palpables et tangibles advenant la souveraineté et l’indépendance du Québec. Enfin, miser sur une bonne partie des arguments cités dans mon texte.

    Le néo-québécois intellectuel est plus objectif et rationnel. Pourquoi ? Il avait déjà chez lui une profession, une vie stable et relativement aisée (avocat, médecin, ingénieur, etc.). Changer de pays pour lui, c’est chercher à s’épanouir davantage lui et sa famille. Ce dernier, pour concrétiser son projet migratoire, il est en mesure de cerner la nécessité et l’utilité de la souveraineté du Québec surtout si on les aborde de façon ouverte, objective et rationnelle. Ce sont aussi des individus qui se documentent et croient de moins en moins au PLQ.

    Pour les québécois (dits de souche), la majorité a vécu pendant les belles années d’apogée de la flamme nationaliste, un échéancier d’accès à la souveraineté va sûrement les réjouir et regagner leur cœur et émotion.

    Kamal El Batal

    *** pour moi, la souveraineté est équivaut à l’indépendance et la séparation du Québec. Un Québec Libre au vrai sens du terme.


  • Pourquoi attendre ?
    29 décembre 2008, par tobythebearjelly
    Quebec can be independent, no question it can, now would it be as successful as Canada is now, probably not. French would be religated to a 3 or 4 tier status in the Americas, and evenually weaken more than if Quebec had stayed in Canada. Economically the truth of how much Quebec gains from being part of Canada will soon become apparent and social programs will be weakened. People will leave Quebec for better lives in Canada, further weakening Quebec, those that will leave will be the skilled and the moblile further weakening Quebec. Quebec can be independent, but you have to ask what would it be like at the end, probably weakened and wanting back into Canada but with no bargaining power. I think Quebec will go eventually but not with a bang but a whimper, because the ROC is as tired of this as the next.
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