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Justement, la souveraineté du Québec est, de toutes les options, la seule qui n’a pas encore été essayée. - 2000 - Joseph Facal
             
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Pour en finir avec le mythe du Grand soir
L’erreur du PQ depuis le début est d’avoir voulu attendre la vague au lieu de faire monter la marée.
Philippe Trempe
Tribune libre de Vigile
mardi 6 mai 2008      412 visites      14 messages


Le dernier virage stratégique du Parti Québécois, entrepris par Mme Marois et suggéré par M. Larose, a fait couler beaucoup d’encre. Les gestes de souveraineté et la gouvernance nationale dérangent, c’est le moins que l’on puisse dire. Je pense qu’étant donné le contexte de morosité et de désintéressement actuel, cette stratégie est la bonne. Bien sûr, nous verrons en temps et lieu si on saura traduire les bonnes intentions en progrès réels. En effet, s’il fallait que cela ne serve qu’à reprendre le pouvoir et à reporter aux calendes grecques l’accession à l’indépendance, je serais le premier déçu.

Par rapport à la traditionnelle stratégie référendaire et à celle suggérée par M. Parizeau et M. Laplante avec ses quelques variantes proposées entre autres par le MES, le RIQ et le PI, cette nouvelle approche n’a pas le défaut de reposer sur un mythique grand soir où l’alignement des astres serait parfait.

En premier lieu, après avoir longuement réfléchi et sous-pesé les différents arguments avancés par les tenants des diverses approches électorales, j’en suis venu à la conclusion que celles-ci ne règlent en rien le principal problème de la stratégie référendaire. Le problème de celle-ci n’est assurément pas d’être encadrée par la loi C-20 ou d’avoir vu les fédéralistes contourner ses règles en 1995. En effet, peu importe la méthode choisie, les fédéralistes feront tout en leur pouvoir pour gagner et c’est tout à fait normal. Ils savent depuis bien longtemps que les lois ne sont pas des principes universels qui gouvernent le réel, elles ne sont qu’un élément parmi tant d’autres dans le rapport de force qui s’établit entre les différents opposants d’un conflit. Référendum ou pas, Ottawa va tricher et pourrait se servir soit de la loi C-20, soit du principe de droit international d’intégrité territoriale pour refuser de reconnaître le nouvel État du Québec ou peut-être même, très ironiquement, du principe d’autodétermination des peuples pour justifier la partition des régions anglophones et autochtones du Québec.

Le vrai problème de ces approches est justement d’oublier que, pour sortir gagnant d’un conflit, il faut d’abord établir un rapport de force réellement avantageux. Or, on ne bâtit pas un tel rapport avec un appui populaire légèrement majoritaire et, en plus, vacillant au gré des humeurs et des scandales, pas plus qu’avec de viriles déclarations qui ne reposent que sur du vent, tels des pieux vœux. Il ne suffit malheureusement pas à l’homme enchaîné de se dire libre pour le devenir, c’est certes une première étape, mais loin d’être suffisante.

***

La stratégie gagnante sera celle qui nous permettra d’établir ce rapport de force. La plupart des sécessions pacifiques des derniers siècles se sont réalisées grâce à un appui populaire ferme, une entente claire sur les modalités de sécession avec l’état initial ou l’appui d’une ou de plusieurs puissances étrangères. Force est de constater qu’avec une France en déroute, le Québec ne doit maintenant plus compter que sur lui-même. Ainsi, il faut travailler sur l’appui populaire. En effet, si sondage après sondage l’appui à la souveraineté était toujours majoritaire, pensez-vous qu’il y aurait tous ces débats stratégiques, qu’on aurait peur d’une loi fédérale ou qu’il y aurait le PI ?

Malheureusement, contrairement à ce que l’on entend très souvent, l’appui populaire véritable à la souveraineté n’a pas vraiment progressé depuis 1976. L’appui véritable, c’est celui qui persiste dans la tourmente, c’est ce que la cause obtient présentement dans les sondages, soit environ trente-cinq pour cent. L’erreur du PQ depuis le début est d’avoir voulu attendre la vague au lieu de faire monter la marée.

Plusieurs indépendantistes regrettent amèrement 1995. Par contre, je me demande vraiment ce qui serait advenu si les résultats avaient été inversés... Ottawa aurait laissé trainer les négociations, mais tout en s’adonnant à la propagande dont on le sait capable étant donné son contrôle quasi absolu des médias de masse. Un an après le référendum, c’était l’échéancier officiel à l’époque, le PQ aurait dû déclarer l’indépendance, mais avec un appui aussi incertain, il est fort à parier qu’on aurait eu droit à plusieurs sondages où les résultats auraient été alors majoritairement contre l’indépendance... Qu’aurait valu la déclaration du PQ ?

***

C’est exactement ce genre de questionnements qui rendent plusieurs Québécois ambivalents. Car l’homme de la rue sait très bien, contrairement aux intellectuels de salon, aussi bien intentionnés qu’ils soient, que la seule vraie loi qui prévaut, c’est celle du plus fort. Ainsi, il se demande à juste titre comment avec une simple consultation populaire instantanée, électorale ou référendaire, où l’on dirait haut et fort que nous voudrions être libres, nous pourrions nous affranchir de notre état vassalisé d’un maître qui nous tient fermement enchaînés avec autant de hargne depuis si longtemps. Jusqu’à maintenant, toutes les stratégies proposées, électorales ou référendaires, reposent sur un moment mythique, une ligne précise entre l’état de province et l’état de pays, un instant fatidique où on basculerait dans une infinie liberté, où nos chaînes centenaires seraient subitement sublimées par les rayons du soleil levant.

Les principes démocratiques, en lesquels nous croyons tous, demandent qu’il y ait consultation populaire ; cependant, cette dernière n’a pas à marquer le coup de départ d’un parcours aussi tortueux et exigeant que celui de l’affranchissement. Elle peut et doit plutôt officialiser un statut qui aura déjà été accompli dans les faits. C’est pourquoi il me semble tout à fait à propos pour un parti indépendantiste d’utiliser le pouvoir, non pour proclamer ou demander au peuple de proclamer ses vœux pieux de liberté, mais bien afin de passer à l’action et de poser des gestes de rupture, ou de souveraineté.

Je ne crois pas à la stratégie du pire ; au contraire, plus les Québécois auront de leviers sur leur destiné, plus ils voudront être totalement libres ou indépendants. Que serait le Québec aujourd’hui sans le drapeau fleurdelisé et la loi 101 ou la nationalisation de l’électricité et le développement de l’hydroélectricité ? Nous serions moins riches et plus isolés... Serions-nous plus indépendantistes pour autant ? Aurions-nous plus d’assurance ? En faisant des gains en tant que province, on ne démontre pas que le fédéralisme fonctionne, on démontre notre force, on gagne en confiance et en assurance, ce qui nous manque cruellement actuellement. Ce que nous gagnerons, nous le garderons et nous n’aurons pas à le négocier le moment venu, et chaque fois que nous essuierons un revers, ce sera une démonstration de l’inflexibilité et de l’intransigeance d’Ottawa. Plus le peuple aura de liberté, plus il voudra être indépendant. C’est un principe universel qui se vérifie tant du point de vue collectif qu’individuel. C’est le propre de l’homme de toujours en vouloir plus.

***

Ainsi, je crois qu’il faut saluer les initiatives comme les projets de loi 195 et 196 plutôt que de les décrier en disant qu’ils nous éloignent de l’essentiel, du lumineux chemin indiqué par la pureté idéologique. On ne peut aussi qu’approuver un renforcement de la loi 101. Par contre, et c’est là le problème du PQ, il ne faut poser ces gestes uniquement pour conserver les acquis ou sauver les meubles. Il faut les poser pour faire des gains, pour montrer aux Québécois qu’au delà des lois et des chartes, le Québec a la force nécessaire pour avancer. Il aurait fallu que l’on propose non seulement de renforcer la loi en fonction de ses buts initiaux, mais bien que l’on profite de l’occasion pour étendre son champ d’action, sur la langue d’enseignement au CÉGEP par exemple.

Il est impératif qu’avec cette stratégie, que je juge prometteuse, une approche et un ton beaucoup plus agressifs soient utilisés. Il ne faut pas essayer de limiter les dégâts, mais bien démontrer que nous sommes capables de faire des gains. Il ne faut pas que ces gestes amènent des négociations ou du quémandage, il faut qu’ils provoquent des confrontations. Il faut accepter que l’on en perdra certaines, mais démontrer aux nôtres comme à Ottawa que notre acharnement, lui, ne saura être vaincu. Ottawa peut bien bien défaire nos lois, mais il ne peut nous empêcher d’en refaire d’autres... Comment voulez-vous que les Québécois fassent confiance au PQ pour faire du Québec un pays alors qu’il n’a même pas eu le courage et la détermination de protéger plus ardemment la loi 101 en utilisant, lorsque c’était possible, la clause nonobstant. Plus les Québécois seront confiants et conscients de leur force véritable, plus ils appuieront de façon convaincue l’indépendance.

***

Pour terminer, nous, les indépendantistes devons réaliser que c’est tout autant les révolutionnaires qui font la révolution que la révolution qui fait les révolutionnaires... C’est facile de jouer au gérant d’estrade et de critiquer le manque de courage de nos élites politiques, mais il faut réaliser que collectivement, nous faisons partie de l’équation et que nous sommes tout autant responsables de la morosité actuelle que ces élites. Il est difficile pour un parti politique qui aspire au pouvoir de proposer la confrontation lorsqu’il ne ressent pas l’appui populaire nécessaire. Dans un projet de mobilisation à grande échelle comme le nôtre, il ne faut pas négliger la force de la présence des symboles. Que serait notre cause sans notre drapeau ? Lorsque vous voyez un fleurdelisé accroché à un balcon, apposé sur le par-choc d’une auto ou sur le sac à dos d’un passant, ne ressentez-vous pas, l’instant d’un moment, comme un sentiment de confiance, l’impression d’être appuyé dans vos convictions, de travailler pour un projet qui vous transcende ? Aurions-nous autant l’impression d’être acculés au pied du mur et démunis si une maison sur trois, une auto sur trois ou un passant sur trois arborait notre drapeau ?

Vous qui lisez ce texte, arborez-vous régulièrement de quelque façon ostensible que ce soit un symbole de votre appui à la cause, que ce soit notre drapeau ou tout autre ?

Philippe Trempe

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —


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Vos commentaires:
  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008

    LE drapeau du Québec n’appartient pas au PQ. Ni aux indépendantistes.

    Il appartient à tout le monde. En faire un symbole indépendantiste n’aide pas la cause. C’est le reproche des fédéralistes aux indépendantistes. Bon nombre de Québécois fédéralistes ne veulent plus participer à la fête de la Saint-Jean-Baptiste à cause de cela....Un autre symbole ?

    Pierre B.


  • Réponse à Pierre B.
    6 mai 2008, par Philippe Trempe

    J’étais Canadiens, ils m’ont fait Canadiens Français...

    J’étais Canadiens Français, ils m’ont fait Québécois...

    Ils ne me feront pas Québécois francophone.

    Ça suffit !


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008, par André Colpron

    Monsieur Pierre B.,

    Un autre symbole ? Non, le drapeau.

    Et tant pis pour les fédéralistes. Leur drapeau c’est l’unifolié. C’est pourquoi je ne participe pas à la fête du 1e juillet…


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008, par Gébé Tremblay

    M. Trempe, je suis entièrement d’accord avec vous que la meilleure stratégie est d’établir un rapport de force et que c’est ce travail qui n’a pas été fait par le PQ. Mais pour nous convaincre que le PQ est en marche de se rachetter là dessus, vous nous comparez des pommes avec des oranges.

    Les pommes : Si comme vous le soulignez, avec raison, nos réussites de la Révolution Tranquille nous on donner du courage par un nouveau rapport de force non seulement contre l’élite Anglaise dominante mais aussi contre le clergé catholique, celui-ci n’était pas en tant que "province" mais en tant que peuple, car cette minorité et clergé étaient avec nous dans cette province et non pas à Ottawa.

    Les oranges : Les stratégies actuelles de rapport de force du PQ que vous nous décrivez ensuite sont toutes liées à la langue et non pas aux stratégie de rapport de force essentiellement économiques de la Révolution Tranquille. Et il ne sagit non-plus d’un combat provincial-fédéral puisque c’est au coeur de Montréal que tout ce joue, justement pour des raisons économiques.

    Notre victoire de la Révolution Tranquille fut l’établissement d’un réseau d’institutions économiques et culturelles francophones (surtout communautaires) assez puissant pour compétitionner le réseau anglophone. C’est pourquoi la langue s’en ai portée mieux.

    La loi 101 était un bon coup de plus, mais elle fut utilisée comme arme de "protection" (étatique) plutôt que de progression du rapport de force communautaire. L’orsque l’immigration a augmentée dans les années 90, c’est sur la loi que le PQ s’est fié pour entreprendre une "déethnicisation" du réseau économique des Québécois de la Révolution Tranquille. C’est à ce moment que le PQ fit son erreur, croyant à tort que c’est la langue qui était le rapport de force premier. C’est cet aveuglement essentiellement électoraliste qui fit s’écrouler un rapport de force (le réseau économique)en une faiblesse (la loi).

    Ne restait plus à Ottawa d’attaquer la loi et au réseau Anglais qui, lui, demeurait intègre ethniquement, reprennanit la vigeur de son rapport de force par l’économie qui attira ainsi les réseaux communautaires immigrants en son sein. Non pas la langue anglaise.

    La stratégie de "nouvelle loi 101" du PQ est une bouée pour nous faire flotter un peu plus longtemps, avant de couler.

    Le temps de deux mandats, au plus.


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008

    Monsieur Trempe,

    Je n’arbore plus le drapeau du Québec, face à ma demeure. Je ne le renie pas, mais comme il est le drapeau de tous les Québécois, je ne m’en sers pas pour couvrir ce que je suis. Alors, j’utilise un autre symbole.

    Comme je veux me distinguer (et c’est ce que je fais) je hisse le drapeau des Patriotes de 1837. Tout le monde comprend que je suis un séparatiste. Si nous étions un million à le faire, le Québec deviendrait indépendant avant la Saint-Jean-Baptiste, sans avoir à tenir compte des discours lénifiants de Pauline.

    Pierre B.


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008

    J’ai eue l’occasion de commenter le Plan Larose dans un texte d’opinion (http://www.ledevoir.com/2008/01/18/172217.html). J’ai aussi émis mon opinion sur une éventuelle constitution du Québec (avant que le projet de Mme Marois ne soit présenté au publique) : http://www.vigile.net/Entre-le-nous-et-le-mou. Ces deux textes rejoignent votre opinion : Il s’agit de poser des actes d’états et dans faire le cumul dans le but de lui donner suffisamment de consistance pour établir un rapport de force favorable menant à la rupture définitive. Le problème, c’est que pour réussir il nous faut un parti politique qui veut incarner cette stratégie dans l’état (seul l’état agit avec envergure : géopolitique), or le PQ ne veut pas assumer AUCUN rapport de force avec l’état qui nous a annexé.

    Ces rapports de forces sont de 3 ordres : Le politique ; l’économique ; et le médiatique.

    J’en suis venu à la conclusion que je donnerai mon appuis à ceux qui veulent assumer ces 3 rapports de forces et "débogué" le discours de la "souveraineté fantasme".

    Bref ceux qui veulent sonner la grosse cloche du réveil !

    Jean Claude Pomerleau


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008, par André Vincent

    Le problème n’est pas la stratégie cher monsieur, ni de savoir s’il est préférable de poser tel ou tel geste dans telle ou telle situation. Le problème vient de la culture même du PQ, ou plutôt dans le fait qu’ils sont trop « inastallés » si on peut dire ; le problème vient de son électoralisme crasse et de son prétendu pragmatisme qui n’est, au fond, qu’un prétexte pour refuser tout combat un tant soi peu difficile bref, ce parti a tout simplement perdu son âme !

    Depuis l’arrivée de Pauline Marois, le PQ a déjà reculé sur deux points majeurs : Pas question d’étendre aux cégeps l’obligation pour les émigrants d’aller à l’école française, et pas question non plus d’exiger qu’ils parlent un français convenable pour obtenir une éventuelle citoyenneté québécoise. Cette peur de se battre, peur des réactions de « l’autre », peur de la clause nonobstant, peur de perdre son siège, peur de ce que le monde vont dire, peur a ses fesses quoi !

    Ce parti ne fera jamais l’indépendance cher monsieur, vous pouvez me croire. Je les connais depuis 1970, et sauf pendant la période Parizeau, s’il est vrai qu’ils se disent souverainistes, ils refuse de se battre pour !

    Ou alors de la fesse gauche !


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008, par Suzanne Lachance

    Ce parti ne fera jamais l’indépendance cher monsieur, vous pouvez me croire. Je les connais depuis 1970, et sauf pendant la période Parizeau, s’il est vrai qu’ils se disent souverainistes, ils refuse de se battre pour !

    Sans oublier que Madame Marois a déjà dit ceci :

    - qu’une période de troubles suivra l’indépendance. Les péquistes ayant déjà démontré leur peu de courage (sauf sous Parizeau) il ne faudrait pas penser qu’ils seront assez courageux pour affronter une telle période, si elle devait advenir.
    - qu’elle serait prête à gouverner une province pendant 3 ou 4 mandats. Ce qui la rendra à sa retraite. Après moi, le déluge !
    - que le cadre constitutionnel canadien doit être respecté.

    Il faut vraiment nous prendre pour des imbéciles, lorsqu’on tente de nous faire croire que la démarche Marois/Larose nous mènera à l’indépendance. C’est une position de repli, de reddition. Rien d’autre.


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008

    Monsieur Trempe voit une opposition entre la création d’un rapport de force qui nous serait favorable et le Grand soir. Or ce sont deux aspects complémentaires de la même lutte. La question n’est vraiment pas de choisir entre l’un et l’autre mais de faire partie de l’équation en rejoignant ceux et celles qui veulent faire l’indépendance.

    G. Verrier


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    6 mai 2008, par Dominic Courtois
    Je suis parfaitement d’accord avec M. Trempe, souhaitons que ce soit effectivement la stratégie du PQ, et surtout que les Québécois l’appuient clairement lorsqu’il s’avance sur le terrain de la construction nationale.
  • Réplique aux répliques
    6 mai 2008

    1. À Pierre B. : Je suis d’accord pour le drapeau des patriotes, mais je pense néanmoins que le drapeau fleurdelisé représente bien les souverainistes, dans la mesure où, tel que le dit M. Colpron, les fédéralistes utilisent l’unifolié. De plus, le drapeau du Québec a l’avantage d’être beaucoup plus reconnu au près des gens moins politisés.

    2. À Gébé Tremblay : Tel que répondu sur le site du Québécois, les lois 195, 196, 101 et les références à la nationalisation de l’électricité et au développement hydroélectrique ne sont que des exemples. Ce texte se veut avant tout une critique des stratégies référendaires et électorales.

    3. À G. Verrier : L’établissement du rapport de force et le Grand soir où nous officialiserons le statut de pays du Québec sont effectivement deux éléments de la même lutte. Hors le but premier de ce texte est de défendre l’idée qu’il faut établir le rapport de force en premier.

    4. À tous ceux qui voient dans ce texte une défense du PQ : Le but premier du texte est de critiquer les stratégies référendaires et électorales.


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    7 mai 2008, par Bernard Thompson

    On dit que la nuit porte conseil mais prenons-nous la bonne décision le matin venu ?

    Je pense à une nuit particulière, celle des longs couteaux… je réfléchis alors à ce ‘Mythe du grand soir’...

    Je remarque que jamais les forces n’ont été aussi divisées à l’intérieur des partis politiques prônant l’option indépendantiste, que ces partis soient anciens ou nouveaux. La pluralité des partis porte le seau d’une dissension incompréhensible pour qui souhaite unir ses forces pour commettre le Pays. Cette créativité toute individuelle ne peut aucunement demeurer porteuse d’espoir. Triste réalité, s’il en est une, car nous ressemblons de plus en plus aux pays dont la gouvernance est assurée par de multiples partis politiques aux mille tendances, ce qu’on appelle les gouvernements de coalitions.

    Lorsque M Trempe nous rappelle cette nouvelle approche Larose-Marois telle que préconisée par le Parti Québécois actuel, je ne peux sûrement pas m’objecter à ses observations. Une gouvernance basée sur de nouveaux fondements tels une Constitution du Québec et une Citoyenneté québécoise ne peuvent qu’affermir notre volonté de parvenir au but ultime qu’est l’Indépendance. Avant même de constituer toute action référendaire, ne faut-il pas logiquement appuyer nos argumentaires sur des réalisations concrètes ? L’obligation de résultats, vous connaissez ? En soi, un référendum ne devrait être que la confirmation d’un désir déjà partiellement comblé. Or, aucun souverainiste, qu’il soit de gauche, de centre ou droite, n’a eu à ce jour le véritable sentiment que les balises d’un État québécois avaient été adéquatement définies de manière à instaurer le Pays. Sauf 1995, évidemment. Nous étions alors riches de la stratégie d’un Jacques Parizeau dont tout le monde s’ennuie. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il n’y avait pas d’ambigüités sous son règne. Il défendait le Québec à tous les niveaux avec une éloquence, une lucidité et une force remarquables.

    Je crois que Madame Marois a maintenant compris que le Parti québécois est à la croisée des chemins. Il faut éviter les faux pas en concrétisant les objectifs. Il ne faut pas sous-estimer l’équipe actuelle du PQ car elle comporte des acteurs et actrices prêts à mettre en place ces pierres angulaires nécessaires à la construction d’un État québécois. Soutenir un référendum serait permettre de tenir un vote sur des questions hypothétiques. Assurer une gouvernance forgeant l’État est en soi une bonne voie. L’Art avant les Lettres.

    Quant à la langue française faisant l’objet de tant de discussions en ce moment, je crois qu’elle a su bénéficier largement des prouesses d’une loi 101 qu’on doit cependant moderniser de manière à en assurer la pérennité. Le Canada multiculturaliste nous y force. Après tout, que serait la culture commune sans langue commune ? La langue forge aussi l’identité d’un peuple non ? Défendre sa langue c’est défendre sa culture, son histoire et son patrimoine. Pensons encore ici à… l’obligation de résultats !

    Bernard Thompson


  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    8 mai 2008, par Gino (Gabou) Boucher
    Peut importe ce que vous penser M. Trempe, les séparatistes comme j’en suis, et fier de l’être, en ont plus qu’assez d’attendre. De plus, nous sommes écoeurés de voir le Parti Québécois s’enfarger dans les fleurs du tapis. Ce parti ne prends plus la défense du québécois nationalistes, il ne prends même plus sa propre défense d’ailleurs. Jean Charest et ses troupes se moquent du Parti Québécois sans qu’il n’y est jamais de risposte, contestation ou autres, qui nous redonnerait au moins le sentiment que notre parti est toujours au combat pour notre liberté. Notre Parti Québécois est devenu le parti des moumounes du Québec quant à moi. Il devrait changer son appellation et devenir le PMQ. J’ai 38 ans et j’ai voté pour le PQ depuis le premier jour où j’ai eu le droit de vote. Maintenant, c’est terminé, assez le niaisage, je voterai pour le Parti Indépendantiste dès que j’en aurai la chance ! Pour moi, le PQ est déjà mort ! Exit le PQ et à grand coup d’pied au cul à part ça !!!
  • Pour en finir avec le mythe du Grand soir
    20 août 2008

    La pire stratégie est d’annoncer sa stratégie à l’avance... comme l’a fait Marois.

    On sait très bien que Jean Charest est bien moins honnête, plus subtil et généralement annonce l’opposé de ce qu’il est entrain de faire, pour calmer les masses.


  • Comment élaborer un discours qui permettrait d’être cohérent en présentant à la fois un programme provincial gagnant pouvant rejoindre même les nationalistes les plus modérés, et en prônant en même temps, de façon forte et convaincue, l’indépendance du Québec ?
    Philippe Trempe Tribune libre de Vigile   2 septembre 2008  4 messages
  • Comment je suis arrivé à promouvoir la souveraineté, et des perspectives pour aider les indécis à comprendre ce combat
    Romain Angeles Tribune libre de Vigile   28 août 2008  7 messages
  • Le vieux discours péquiste provoque lui-même le contraire de ce qu’il souhaite
    Marcel Haché Tribune libre de Vigile   26 août 2008  6 messages
  • François Legault, ex-aspirant à la chefferie du Parti québécois, manifeste clairement par sa déclaration voulue et certainement calculée, qu’il y a un profond malaise au Parti québécois
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  • Il n’y a pas un peuple qui souhaite son indépendance sans y voir
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