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Plus prévisible que ça… Dès que la question du statut de la langue française se pose au Québec, comme l’a fait avec pertinence Madame Pauline Marois dans son projet de loi sur la citoyenneté, d’autres réagissent machinalement en faisant la morale au bon peuple sur la piètre qualité de sa langue. Pavlov aurait pu en faire un traité scientifique.
Pourtant, sans le statut de langue officielle nationale au Québec, le français sera toujours toujours menacé d’appauvrissement.
Tant que le porte-parole de l’une des institutions sportives et culturelles les plus importantes au Québec ne sent pas le besoin de nous adresser la parole en français, et que ses patrons ne l’exigent pas, tant qu’une partie importante de la population du Montréal métropolitain peut vaquer allègrement à ses affaires sans apprendre un traître mot de français, tant que la Commission de notre « capitale nationale » chantera la gloire de celui qui, il y a 167 ans, préconisait l’assimilation pure et simple de la population de langue française, sous prétexte qu’elle n’avait ni histoire ni littérature, tant que Maxime Bernier ministre « nationaliste québécois » au sein du cabinet de Stephen Harper envoie ses enfants à l’école anglaise dès la maternelle parce qu’il ne veut pas « qu’ils parlent anglais avec un accent français », comment peut-on s’attendre à ce tout le monde traite cette langue avec le respect qu’elle mérite ?
Donnons à la langue française un statut officiel et national, avec tout ce que cela comporte, et la qualité suivra – avec ou sans la dictée.
Robin Philpot
Montréal, le 7 novembre 2007

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