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L’indépendance politique nous ouvrira les portes de la modernité - Denis Monière
             
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Pauline Marois « rides again » !
Jacques Bergeron
Tribune libre de Vigile
mardi 5 février 2008      127 visites


Pauline Marois « rides again » ! Après avoir appuyé la mauvaise « réforme sur l’éducation » et semoncé comme une maîtresse d’école Bernard Landry, Joseph Facal et M. Lisée, la voilà de nouveau partie pour la gloire, éphémère, devons-nous convenir. Ainsi on peut lire ce matin qu’elle veut, elle ne se contente pas de souhaiter, que les élèves sortent de l’école et ou du collège, bilingues, soit pour Mme la chef du PQ, français/anglais, rien de moins. Par ses remarques, on a l’impression qu’elle veut éloigner, d’elle et du PQ, ses électeurs et ses électrices.

Avant-hier c’était la réforme de l’éducation qu’elle appuyait malgré ses énormes défauts, défauts dénoncés par des Professeurs et des Parents. Demain ce sera quoi ? Elle songe peut-être à appuyer une réforme du mode de scrutin à l’italienne afin de prendre le pouvoir pour ne rien faire de plus que ce que son parti et le nôtre n’a fait lorsqu’il était au pouvoir.

Au lieu de réprimander ses anciens confrères, membres du parti qu’elle dirige, on souhaiterait qu’elle s’exprime davantage sur les moyens qu’elle prendra pour faire l’indépendance lorsqu’elle sera à la tête du gouvernement du Québec ; si jamais elle y arrive.

Ce n’est certainement pas avec ses dernières déclarations qu’elle y arrivera surtout si elle se permet d’analyser les réactions des indépendantistes.

Profitons donc de quelques moments pour l’inviter à cesser d’essayer de plaire à ses ennemis. Celles et ceux qui éliront son parti ne sont pas les ennemis de notre idéal. Ce sont des indépendantistes, surtout des Canadiens-français québécois, puisque ce sont eux et elles qui ont décidé au début des années « 1960 » de se donner un pays indépendant de langue française en terre des Amérique, qui éliront ses députés et lui permettront de diriger le gouvernement du Québec. Elle doit donc comprendre qu’elle a tout à perdre en s’attaquant aux membres de son parti et en appuyant des politiques allant à l’encontre de la philosophie des indépendantistes, ses « seuls électeurs ». Elle doit bien saisir qu’elle ne gagnera rien en appuyant sa démarche sur ses jeunes « suiveux » de la commission jeunesse qui ne cherchent qu’à lui plaire et à prendre un espace public que l’expérience et la sagesse leur interdisent.

On doit donc l’inviter à réfléchir (est-ce trop prétentieux de le faire ?) et à analyser les événements avant de s’exprimer sur certains sujets, comme le bilinguisme français/anglais qu’elle propose à ses concitoyens de langue française et cet autre sur la réforme de l’éducation. S’il le faut, qu’elle se libère de ses présents conseillers pour s’en adjoindre d’autres pouvant évaluer les sujets et les événements. Elle retrouvera peut-être, ainsi, les électrices et les électeurs qui s’apprêtent à lui faire faux bond lors la prochaine élection.

En attendant elle pourra peut-être prendre connaissance des « mémoires » qui suggèrent que les jeunes Québécoises et les Québécois devraient pouvoir faire l’apprentissage en temps opportun, d’au moins deux langues étrangères, parmi les huit langues les plus importantes parlées dans le monde, aucune d’elles cependant ne devant être « obligatoire ».

En terminant, puis-je me permettre de lui suggérer de se défaire, (devrais-je dire de se débarrasser ?) de son complexe « d’infériorité linguistique » en prenant quelques cours d’anglais, si elle croit que cela nuit à sa carrière et au poste qu’elle occupe, mais qu’en aucun cas elle ne devrait proposer que son peuple ne devienne bilingue « français/anglais », puisque cette démarche ne ferait que précéder la mort de notre langue en terre du Canada et des Amériques.

Nous ne lui en voudrions pas cependant de faire cette démarche auprès de ses concitoyennes et concitoyens de langue anglaise, pour lesquels cette démarche serait excellente, leur permettant de jouir des qualités de la plus belle langue parlée dans le monde.

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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Premier colloque annuel

L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008

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