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Comme le suggère les prédictions de L’Action nationale basées sur le
sondage Léger Marketing du 11 novembre,
l’effondrement de l’ADQ est en voie de ramener le paysage politique
québécois au bipartisme. Cela risque d’avoir pour conséquence le retour à
une très faible probabilité d’élire des gouvernements minoritaires. Ainsi,
en ce début de campagne, seuls les trois circonscriptions de Beauce-Nord,
Chutes-à-la-Chaudière et Rivière-du-Loup demeureraient adéquistes.
Nettement plus téméraire que L’Action nationale, la firme HKDP
Communication et Affaires publiques n’accorde que
deux sièges à l’ADQ, faisant mordre la poussière à Mario Dumont contre son
adversaire libéral, Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles. Cela semble
fort improbable. Qu’en pense Marie Grégoire, vice-présidente, communication
marketing chez HKDP ?
Quoi qu’il en soit, le portrait global est celui d’une lutte très serrée entre le PQ et le PLQ. Et puisque c’est l’électorat francophone en régions qui constitue la clé de la victoire, on ne verra pas souvent les chefs à Montréal d’ici au 8 décembre.
Mais ce qui est le plus troublant, c’est qu’advenant que l’avance libérale sur les péquistes passe des 6 points actuels à environ 3 ou 4 points, par exemple, alors la perspective d’un gouvernement libéral faiblement majoritaire se transformerait en celle d’un gouvernement péquiste tout juste minoritaire. Ajoutez d’abord à cette situation déjà inconfortable le fait que, comme en 1998, le PLQ de Jean Charest aura eu plus de votes que le PQ. Complétez ensuite le casse-tête avec un fort ralentissement économique et la Première ministre Marois aurait alors un joli cauchemar de gouvernance sur les bras. On serait bien loin du référendum « le plus tôt possible dans un premier mandat » du programme péquiste de 2005.
Le PQ doit donc espérer une remontée de l’ADQ dans les circonscriptions actuellement adéquistes où la lutte se déroule avec les Libéraux. Pour que Pauline Marois puisse espérer former un gouvernement majoritaire, il faudrait, par exemple, que Chaudière-Appalaches et la Capitale nationale réélisent le plus possible de leurs députés adéquistes sortants, ce qui ferait reculer le PLQ sans coûter des sièges au PQ. Et encore, la pluralité des voix resterait possiblement aux mains du PLQ de Jean Charest. Mais il reste encore 26 longs jours de campagne et comme dirait Yogi Berra...
Christian Gagnon
Montréal
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Mon scénario idéal :
PLQ : 60 PQ : 58 ADQ : 4 VLB : 1 QS : 2
Ça réveillerait du monde. Surtout au PQ. Ça ne mettrait pas Charest au commande et empêcherait le pillage du Québec. Ça forcerait Mario Dumont à se faire élire dans Lotbinière. En plus, ça nous permettrait de sacrer Marois dehors au congrès de 2009 et d’aller en campagne après avec un chef démocrate qui voudra, lui, faire l’indépendance. Sinon (si Duceppe était élu, mettons), VLB pourra servir de noyeau pour construire le parti de la suite des choses. En étant député, il aura droit d’être au débat. Au même titre que l’ADQ en 1998.

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