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Le débat qui fait rage sur l’accommodement raisonnable a le mérite de confirmer la volonté d’une majorité nette de Québécois de faire prévaloir l’égalité, la laïcité, et le partage d’une culture commune comme principes d’intégration.
« En finir avec le multiculturalisme »
             
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PI - le choix électoral de l’indépendance
Richard Gervais
Tribune libre de Vigile
samedi 9 février 2008      413 visites      1 message


L’ALTERNATIVE

À VIGILE,

Vous constatez enfin que le Parti québécois est fini comme véhicule de l’indépendance. Du référendum comme moyen frelaté au Québec bilingue, le PQ, écrivez-vous « finit là où il a commencé : dans la confusion (souveraineté –association) et les simulacres (la province nationale…) ». (« Le ridicule a fini par tuer ! », 8 février 2008). Bravo !

Il est remarquable que vous enchaîniez sur le Parti indépendantiste qui ressort, malgré vous, comme la solution de rechange au PQ démissionnaire. Pas mal pour un parti qui, supposément, tendrait à « confondre politique et rhétorique » ! Pas mal pour un parti nouveau qui a déjà des responsables dans plus de 40 circonscriptions, qui s’apprête à tenir des investitures dans les partielles de Pointe-aux-Trembles et de Bourget, qui a tenu son assemblée publique de fondation, s’est donné un logo, un programme, des statuts et qui, jour après jour, augmente ses adhésions et fait tout ce qu’il faut en somme pour offrir aux Québécois le choix électoral de l’indépendance. N’est-ce pas précisément la politique, plutôt que la rhétorique qui vous gêne dans le P.I. ?! Si le P.I. n’était que rhétorique, vous ne l’auriez sans doute même pas mentionné.

Quant à « représenter ceux qui pensent et veulent un objectif simple à concevoir et à proposer : l’indépendance du Québec », comme vous écrivez, comment devrait-on s’y prendre sinon en s’offrant justement pour représenter les citoyens dans des élections ?! C’est très exactement ce à quoi se consacre le P.I dans les circonscriptions, vous le savez. Et à moins de préférer les phrases à l’action, c’est électoralement aussi que se construit dès aujourd’hui la coalition des forces diverses de l’indépendance, que vous appelez de vos vœux. C’est sur le terrain électoral et parlementaire que se concrétisera la coalition en question. Les membres du P.I. de tous les milieux économiques et politiques, ils ont voté de tous bords aux dernières élections et c’est autour de l’idée claire d’indépendance que le P.I. rassemble ainsi.

Richard Gervais
Président du Parti indépendantiste

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —


En complément

Le ridicule a fini par tuer !

vendredi 8 février 2008

Des "chiffons rouges" de l’un (3 minutes de gloire, 3 jours d’excuses), au référendum par un gouvernement péquiste minoritaire de l’autre, voici maintenant la cerise... : bilinguiser TOUS LES PETITS QUÉBÉCOIS DE LA "PROVINCE" (pourquoi ne pas donner les cours de français en anglais...) !!! Le rideau tombe sur l’impensable. Le ridicule a fini par tuer ! À force de vouloir-sans-vouloir, on finit par penser-sans-penser. Le PQ finit là où il a commencé : dans la confusion (souveraineté-association) et les simulacres (la province nationale...).

Dommage que, de son côté, le PI ne soit pas fréquentable, en raison de sa propension à confondre politique et rhétorique. Ill aurait pu travailler à coaliser milieux d’affaires, minorités culturelles, nationalistes et indépendantistes, et à offrir une alternative vraie et ultime au statu quo rejeté par une majorité de Québécois. Il aurait pu représenter ceux qui pensent et veulent un objectif simple à concevoir et à proposer : L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC. - Vigile

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Vos commentaires:
  • PI - le choix électoral de l’indépendance
    16 avril 2008, par Marc Authier

    Il ne s’agit pas de bilinguisme institutionnel. Personne au PQ comme au Bloc Québécois n’a jamais songé à une telle mesure. On parlait de la méthode d’enseignement d’une langue seconde par immersion.

    Ce n’est pas l’apprentissage d’une autre langue qui pose problème, c’est la prédominance économique et culturelle écrasante de l’anglais dans les institutions qui est dramatique. Madame Marois comme Gilles Duceppe n’ont jamais parlé en ces termes de bilinguisme institutionnel.

    Le danger est avant tout l’uniculturalisme anglo-saxon institutionnel. Le PQ, comme l’ADQ, comme Québec solidaire, comme le PI sont conscients du danger. Vous exagérez un peu trop en sous-entendant que le PQ est pour le bilinguisme institutionnel.

    Vous avez par contre raison sur un point. Lorsque l’on demande à tout ce monde de faire quelque chose, on se croise les bras et se cachent derrièrre les Chartes des Droits pour ne rien faire. C’est ce qui scandaleux ; la naivité, la lâcheté et l’angélisme de nos élus.


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