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Nous sommes maintenant en campagne électorale et il nous faut, nous les souverainistes, resserrer les rangs en arrière du Parti québécois.
Nous devons nous débarrasser de l’ADQ, la réincarnation du Parti créditiste du Québec. Puis, le PQ doit redevenir le plus vite possible, l’opposition officielle. Avec cela, tous les espoirs sont permis !
Nous devons mettre nos luttes fratricides de côté et rejoindre le PQ pour combattre Jean Charest qui déclenchera des élections alors que la majorité des québécois s’oppose à cela.
Je ne nie pas le droit aux gens du PI de militer activement pour leur parti s’ils s’y sentent confortables. Ils ont leur place mais ne prendront pas le pouvoir. Par contre ; ce parti peut jouer son rôle de chien de garde de l’orthodoxie indépendantiste. Je suis parfaitement à l’aise avec ça !
J’ai décidé d’appuyer le PQ pour les élections prochaines. J’enterre la hache de guerre !
J’invite les souverainistes québécois à se rendre cette année en grand nombres, aux célébrations de Saint-Denis-sur-Richelieu. Je souhaite y rencontrer madame Marois comme je l’y rencontre depuis 1987. Faisons de la bataille de Saint-Denis, cette année, un grand happening de la fierté souverainiste.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
M. JULIEN,
Vous n’avez pas les convictions fortes.VOUS dites que le PI ne prendra jamais le pouvoir. Et le PQ non plus. Et le Bloc aussi. Ma foi, on est un peuple vraiment fait pour l’Opposition.
Si je me souviens, il n’y a pas si longtemps, vous pestiez contre le PQ. Votre dernière conversion ne m’étonne pas. Les gens vont de déceptions en illusions. Le miroir aux alouettes ! Vous allez, dans quelques mois, recommencer votre déception, car la parti que vous rejetiez hier ne fera que vous décevoir une fois de plus : LE PQ ne fera jamais l’indépendance du Québec,puisque ce parti n’est pas indépendantiste mais CONFEDERALISTE.
Enterrez votre hache de guerre...mais je vous préviens que vous aurez à la ressortir. Car le PQ ne mène le Québec nulle part. Il va essayer de se maintenir sur les cendres de L’ADQ. MAIS, attention, avec son programme autonomiste, il risque dE BROUILLER les cartes et se montrer plus séparatiste que ne l’est le parti de PAULINE MAROIS.
PB
100% avec vous, M. Julien.
Si nous entrons en élections, alors ce n’est pas le temps de critiquer. On recommencera après.
Là, c’est le temps de porter tous le même chandail.
Nous avons été superbes dans la dernière, fédérale, dépassons-nous dans cette provinciale.
Pour le P.I., je dis une chose ; servez-vous, avec nous, du PQ comme d’un bélier pour enfoncer la porte de notre État occupé et après qu’on aura foutu ces traîtres dehors on aura les moyens de nos revendications mutuelles.
Tous ensembles ! ON DÉFONCE !
Je vais vous le dire ce qui se passe avec les souverainistes en 2008 monsieur P.B. Notre génération qui s’est battu avec acharnement pendant 40 ans pour la souveraineté du Québec ; nous vieillissons et nous devenons las de ce combat qui fait du surplace depuis quelques années. Pour plusieurs d’entre nous, avons peut-être le goût de passer un peu à autre chose et il n’y a pas de mal à cela. Y a autre chose que la politique dans la vie ! Notre génération a pas mal donné et certains d’entre nous sont épuisés lorsqu’ils ne sont pas carrément vidés.
Beaucoup parmi nous ont négligé leur travail, se sont parfois endettés. Ils ont souvent sacrifié amis,famille. Les gens qui nous entourent et nous fréquentent,en ont ras-le-bol de nos jérémiades.Cela se pourrait-il ? Peut-on à 55, 65 et 70, vouloir s’occuper de soi et de nos proches. Est-il interdit de vouloir voyager, faire du sport, nourrir nos amitiés et nos amours souvent négligées ? Je sais que ce que je vais dire ici va frapper fort ! Avons-nous transmis ce goût du pays québécois à nos enfants, à la génération qui nous suit ? PERMETTEZ-MOI DE RÉPONDRE NON À CETTE QUESTION !
On ne voit que des têtes grises et blanches à nos assemblées et cela est très inquiétant.Ca fait mal à entendre, mais c’est la triste réalité. Lisez les derniers essais sortis récemment en librairie pour vous en convaincre dont celui de Christian Dufour sur la langue française.
J’ai assisté au spectacle de commémoration du 40ème anniversaire de fondation du PQ. J’avais l’impression de me trouver dans un foyer pour personnes du troisième âge. Il y avait bien quelques jeunes ça et là, mais je me demande s’ils n’étaient pas intéressés uniquement par le spectacle gratuit qui au fait,fut extraordinaire. J’ai eu un moment de tristesse en appercevant monsieur Parizeau accroupi sur sa chaise, ayant l’air de dire : ’’Où en sommes-nous rendus bon dieu ?’’
Je crois qu’il y a une jeune génération de québécois qui est très facilement et très normalement nationaliste.Une jeune génération beaucoup moins écorchée que les précédentes.Plus confiante en elle-même.Mais en même temps plus hésitante.Qui cherche ses leaders.Qui a cru en trouver un,le temps d’une élection, dans la personne de Mario Dumont.Je crois qu’elle a été un peu déçue.
Je refuse de croire que les jeunes 18-30 ans soient seulement individualistes,égoistes,désistéressés de la condition nationaleSeulement,ils sont plus facilement exigeants envers ceux qui portent les plus grandes grandes prétentions,les plus grandes espérances.
C’est le P.Q qui porte les plus grands rêves et les plus grandes espérances.C’est lui,en conséquence et en tout premier lieu,qui subit les plus grandes critiques,et c’est à son égard que se manifeste le plus facilement le cynisme réservé à la classe politique.S’il se l’est parfois attiré, ce cynisme,il faut reconnaître ici que la chef du parti Mme Marois se montre par ailleurs très digne.
Aux plus grandes espérances,les plus grandes exigences.Cela serait plutôt à l’honneur du P.Q.
Au P.Q. , donc, de se montrer digne.
Et la dignité passe ici par l’exigence de se battre pour sa jeunesse,si on veut bien admettre que nous n’avons rien de plus précieux.
A la personne qui était au 40e,
J’ai remarqué la même chose que vous. Les jeunes ne fréquentent plus les assemblées du PQ. Quand il en fait...Le rêve du pays du Québec fut le rêve d’une génération. Celle-ci s’en va, et elle blanchit, comme vous dites si bien. Elle a suffisamment donné. Elle se sent même trahie par ceux-là qui auraient dû accomplir définitivement le travail.
Certains jeunes ont pris la place des crânes dégarnis et des têtes blanchies mais ils n’ont pas toujours tenu compte du travail des militants antérieurs. Ils les connaissent si peu et ne savent même pas comment les nommer. Certains se sont moqués d’eux, les ont ridiculisés, ont dit qu’ils allaient réussir ce que cette génération précédente n’avait pas pu faire. On a plus au PQ la tradition de famille.
La grande majorité des jeunes n’est plus dans le pays à faire. Elle pitonne sur le clavier avec la planète entière. Leur pays, c’est le monde. Elle est bien plus préoccupée à apprendre deux ou trois langues, à voyager à travers le monde, à échanger et s’ouvrir sur les autres pays qu’à penser qu’il serait intéressant d’en bâtir un par ici.
A qui la faute ? Je pense le PQ est le grand responsable d’un tel désastre, d’un tel gachis. Il a cessé, par goût du pouvoir, d’expliquer la beauté et les exigences du pays du Québec.
Il a laissé cela au chanteur poète de la Côte-Nord...Et le pays reste toujours à faire. On ne peut tout de même pas lui demander de faire tout seul ce qui, normalement, aurait dû être accompli par la majorité occupée à écouter les niaiseries de la télé.
P.B.
Monsieur Julien,
Je connais très bien l’oeuvre de Monsieur Vigneault. Je suis même aller visiter sa terre ancestrale. J’écoute régulièrement ses chansons. Je les fredonne dans mon coeur. Là se trouve le pays à faire. J’ai entendu son dernier disque : le message est là, mais comme dans tous les domaines, les choses sont dites mais plus personne n’écoute. Les gens sont trop occupés à se divertir.
A qui la faute ? Pas à la mienne. Je parle tous les jours du pays à faire. Aux jeunes, moins jeunes. Je donne des conférences. J’en parle fois.
Les auditeurs n’écoutent plus. Ne veulent plus écouter. Ils ont ont tous quelque chose à faire. Comme dans l’Évangile, lorsqu’on y parle des invités aux noces. Ils avaient tous une excuse.
Même chose en politique. Les gens n’ont plus le temps. Ils sont tannés d’entendre parler de cela. Parce que ceux qui s’étaient donnés comme mission de construire le pays se sont découragés.
Quelqu’un avait dit, en 1995, qu’il fallait se cracher dans les mains et de recommencer. Lui-même, le lendemain, démissionnait. Et les autres sont entrés dans les méandres du pouvoir. Là se trouvent le profit, les honneurs et les pensions à venir. Il faut une personne détachée de tout pour se mettre à la tâche de faire un si beau travail. René Lévesque aurait pu :mais il a changé d’idée. Il a eu peur lui aussi que le peuple ne le suive pas.
Au Québec, en plus de ne pas avoir de projet précis sur l’indépendance, on se paie le luxe de frapper sur ceux qui se mettent à l’avant-scène de poursuivre les fondation de l’oeuvre. Ce n’est jamais le temps de commencer. Il faut attendre le grand patron. Il faut jouer stratégie. Bref, nous sommes diplômés en conneries collectives.
Vous avez raison : c’est nôtre faute à tous, mais tout particulièrement, la faute de ceux qui devaient construire mais qui se sont assis à côte de leur marteau, de leur truelle et de leur mortier. Ils ont préféré jouer stratégique. Faire l’indépendance, c’est combattre, et combattre sans cesse. Il y a encore des combattants, mais ils se sentent démunis, démotivés.
Pensez-vous, honnêtement, que c’est avec les deux feuilles de chou de Pauline qu’on peut sérieusement mettre un peuple en chantier. Ce n’est même pas un plan acceptable pour bâtir l’édifice...
Et vous allez encore voter pour cela ? Vous trouverez toutes les raisons pour vous justifier...comme les autres qui vous imiteront : ne pas diviser le vote, s’unir, pas le temps de se diviser. Et continuez la liste.
Il faut recommencer autrement ou se condamner à recommencer pour rien.
P.B.

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