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A la suite de René Marcel Sauvé, Pierre Bluteau, Denis Julien et Yvan Parent étant donné que Jean Charest va déclencher des élections parce qu’il veut profiter de sa position dans les sondages pour devenir majoritaire et parce qu’il ne peut pas supporter la présence de François Gendron qui lui rappelle constamment sa défaite dans l’élection du Président de l’Assemblée nationale, je fais mienne la position exprimée par Gaston Boivin en commentaire à mon article sur l’éloquence malhabile de Sylvain Simard.
Gaston Boivin écrit : “J’ose espérer que, malgré nos récriminations, nous saurons tous, dans la campagne électorale qui s’annonce, appuyer le Parti québécois, le seul parti en mesure de nous débarrasser de Charest et des libéraux, ces assoiffés de pouvoir et du fédéralisme, prêts à tout pour enchaîner à tout jamais le Québec dans le carcan de la fédération canadienne, fut-ce contre le Québec et au détriment des intérêts du Québec.”
Dans un article intitulé : On a gagné les élections du 14 octobre 2008 avec comme sous-titre : La force des souverainistes quand ils sont unis, j’ai écrit :
“Tout ce qui avait une tête sur les épaules souverainistes a recommandé de voter pour le Bloc québécois. Tous les penseurs ou intervenants souverainistes dont des participants au site Vigile.net ont fait l’unité en faveur du Bloc avec, en plus, l’engagement de nombreux artistes contre les coupures dans la culture. Félicitons-nous de notre belle victoire et tirons-en une leçon capitale pour l’avenir et les prochaines élections : quand nous sommes unis, nous sommes plus forts et plus efficaces.”
Comme le notait avec étonnement Yvan Parent, le Parti québécois met de l’avant son Manifeste sur la souveraineté ce qui permet à Jean Charest, à la période des questions à l’Assemblée nationale, de faire des gorges chaudes avec notre projet de pays. Il faudrait lui faire payer cher ce mépris qui s’apparente au mépris de Michael Fortier et des conservateurs qui ont payé le prix pour avoir tenté de défranchiser le vote de 18 millions de Québécois qui ont voté pour le Bloc depuis sa fondation.
Selon le sondage Léger-TVA, le Parti québécois serait à 34%. L’objectif doit être de faire le plein du vote souverainiste qui tourne autour des 40%. Il faut donc garder l’appui du 34% et ajouter 6%. en profitant, entre autres, de la dégringolade de l’ADQ.
Rappelons-nous que le Bloc a obtenu 38.1% des votes. Il faut travailler à ce que le Parti québécois obtienne 40% des votes lors de l’élection prochaine grâce à l’unité des forces souverainistes. Les 40% de souverainistes du Québec doivent voter pour le Parti québécois cette fois-ci qu’ils soient adéquistes, solidaires ou verts peu importe les sparages des chefs qui ne peuvent que conduire à la division des votes et à la réélection de Jean Charest qui pourrait même être majoritaire. J’aimerais que ceux et celles qui se disent souverainistes et qui encouragent la division des votes contre Jean Charest m’expliquent en quoi l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire auxquels ils auront contribué va faire avancer le Québec.
Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 29 octobre 2008
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
J’ai écrit : "Les 40% de souverainistes du Québec doivent voter pour le Parti québécois cette fois-ci qu’ils soient adéquistes, solidaires ou verts peu importe les sparages des chefs qui ne peuvent que conduire à la division des votes et à la réélection de Jean Charest qui pourrait même être majoritaire."
J’ai oublié d’inclure dans mon énumération les militants du Parti indépendantiste que j’invite à voter pour le Parti québécois. Comment expliquer cet "oubli" ? Après réflexion, est-ce à cause des troubles internes du PI ? Est-ce parce que les prises de position d’Eric Tremblay, au nom du PI, font réfléchir comme, par exemple, l’Assemblée nationale qui doit poser des gestes de souveraineté ou le cégep français obligatoire pour les immigrants ? Inconsciemment, j’hésitais sans doute à qualifier de "sparages" ces analyses ainsi que celles de Victor-Lévy Beaulieu, le plus connu des candidats du PI aux prochaines élections.
Cet oubli est une erreur involontaire comme celle de ne pas rendre possible un commentaire à mon texte, ce qui a été immédiatement corrigé par Vigile à ma demande. Je ne voudrais surtout pas que les militants du PI y voient du mépris. Là, je serais vraiment triste.
Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 31 octobre 2008

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