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Quelle différence y a-t-il entre le discours de Jean Charest, ci-devant « Premier ministre » du Québec, et le propos de Pierre Céré sur la citoyenneté Québécoise. En les analysant on remarque une similitude de pensée entre ces deux individus, soit la négation du droit du peuple du Québec à s’identifier et à inviter les autres peuples à s’intégrer à ce peuple venu donner vie au pays dans lequel nous vivons. Voilà toute la différence entre l’affirmation de Jean Charest, qui dit que nous sommes tous et toutes des immigrant-e-s et la réalité vécue par nos ancêtres venus de France donner vie à ce pays. Dans son cas très précis, nous devons reconnaître qu’une partie de son être est vraiment immigrante, puisque les Irlandais et les autres Anglophones connus et identifiés sont venus ici alors que le pays existait depuis plus d’un siècle.
Le Premier ministre du Québec, (lire « Premier » à l’anglaise) peut donc affirmer qu’il est « partiellement » un immigrant, puisqu’une partie de son être est venue ici comme telle. On ne peut donc lui reprocher de nous en faire part. Quant à sa deuxième partie, celle qui vient de France, à moins qu’elle ne soit venue que très tard du pays de nos ancêtres, elle ne peut entrer dans la catégorie des immigrants et des immigrantes arrivé-e-s au pays alors qu’il avait pris forme par le dur labeur des colons venus du pays de nos ancêtres, comme le mien (1653) ou celui de mon épouse (1640).
Je refuse donc d’être catalogué dans son affirmation tranquille, « de rectitude politique » « mesquine et partisane », à l’égard de mes ancêtres venus donner vie à ce pays, dont nous fêterons le 400ème anniversaire de sa fondation bientôt, que nous sommes tous et toutes des immigrants et des immigrantes.Quant au propos de Pierre Céré, on ne m’en voudra pas de ne pas trop m’y arrêter. Cependant, je trouve pénible ces propos « d’animateur social » qui ne peuvent faire la différence entre les individus, sous le faux prétexte d’une ouverture sur le monde, comme, si le fait de vouloir se donner un pays indépendant serait se fermer sur le monde, alors que près de 200 pays possèdent ce titre de « noblesse » leur permettant de participer aux grandes décisions politiques, culturelles, sociales et politiques qui gouvernent le monde.
Afin d’atteindre son objectif ;la négation de notre droit de nous donner un pays indépendant de langue « française en terre des Amériques »,et d’accorder la citoyenneté aux seuls individus qui méritent ce titre, il ne se gêne pas pour critiquer Mme Marois et Jean-François Lisée et le projet de citoyenneté du Parti Québécois, en accusant notre parti, et ces deux personnes, donc notre projet,de se fermer sur le monde. À l’aube de la nouvelle année, les Québécois et les Québécoises se seraient attendus à plus de justesse dans les propos de gens qui « osent » parler en leurs noms,(Jean Charest) ou qui se permettent( Pierre Céré, conseiller général ou ancien conseiller général de la SSJB de Montréal et animateur de ??) de critiquer son projet et ses « politiques d’intégration à la société dans laquelle ils vivent. Si on me le permet, « j’affirme » que le projet de citoyenneté,( faisant partie des lois dans de nombreux pays occidentaux, à tout le moins) défendu par Mme Marois et par M. Lisée, est très respectueux de la démocratique et des droits et des individus ayant immigrés dans nos pays.Il faudra beaucoup plus que les propos imprégnés de rectitude et d’intérêts politiques, pour nous convaincre que nous sommes tous des immigrants ou que notre projet se ferme sur le monde.
Notre « idéal » est trop grand et trop imprégné de justice sociale et culturelle pour le laisser emprisonner par et dans les propos de ces deux individus en mal de reconnaissance par ceux qu’ils fréquentent dans leurs loisirs politiques et culturels. On me permettra en terminant, de souhaiter une « Bonne et Heureuse année 2008 » à tous nos concitoyens et à toutes nos concitoyennes faisant partie, ou voulant faire partie du Québec, présent ou en devenir, en compagnie de celles et ceux qui ont donné vie à ce pays et qui souhaitent le voir devenir indépendant dans les plus brefs délais,en intégrant harmonieusement et culturellement en on sein, celles et ceux qui acceptent de vivre au pays du Québec avec ce peuple issu de France, et à celles et ceux qui s’y sont assimilés au cours des siècles.
Jacques Bergeron,
Ahuntsic, Montréal
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