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Maude Levasseur nous conseille de discuter en privé, entre indépendantistes convaincus, du genre de gouvernement que nous aurons avec Pauline Marois et son équipe et de sa capacité de faire avancer le Québec vers sa souveraineté : contrôle de tous les impôts et taxes, de toutes ses lois et de ses relations extérieures. Avec Luc Archambault, elle nous invite à ne pas semer le doute sur cette capacité et à voter pour le Parti québécois. Je suis du même avis que Maude Levasseur et Luc Archambault.
J’appuie Pauline Marois et je vais voter, évidemment, pour Bernard Drainville dans Marie-Victorin. Dans l’intérêt du Québec actuellement, il faut battre Jean Charest et élire un bon gouvernement, un gouvernement du Parti québécois qui gouvernera dans le cadre constitutionnel actuel puisque avec le genre de campagne électorale qu’il fait jusqu’ici (exemple : la publicité sur un enfant, une place), le Parti québécois n’aura pas le mandat de réaliser son manifeste sur la souveraineté. Ce que je viens d’écrire est un fait brut et objectif. Je ne dénigre personne : je constate un fait. Je n’attaque pas Pauline Marois, je constate un fait et j’ai bien hâte d’entendre Jacques Parizeau à TLMEP dimanche. La campagne n’est pas finie mais si je me base sur ce que j’ai entendu jusqu’ici, ma remarque sur le mandat est juste.
Parlant d’indépendantistes convaincus, dans l’histoire du Parti québécois, on les a souvent appelés les “purs et durs”, je parle de ceux et celles qui ont hué Lucien Bouchard et Pierre-Marc Johnson. Dernièrement encore, pendant un Conseil national, quand Pauline Marois a fait enlever du programme l’obligation de tenir un référendum dans le prochain mandat, comme cette idée a passé assez facilement, un journaliste a fait remarquer : c’est normal puisque les “purs et durs” ont quitté le Parti pour aller fonder le Parti indépendantiste. On laisse ainsi entendre que les “purs et durs” ont eu un effet déstabilisateur sur le Parti québécois. Pauline Marois dont la première priorité est la prise du pouvoir après le désastre Landry-Bloisclair a accueilli froidement le texte sur le référendum de Dubuc-Laviolette qui réclame un échéancier précis.
***
C’est dans ce contexte qu’un ami médecin m’a parlé du lycopène, d’antioxydants et de radicaux libres. Qu’est-ce que le lycopène ? Le lycopène fait partie de la famille des antioxydants qui ont un rôle protecteur vis-à-vis de certains cancers, des maladies du coeur et des vaisseaux, du diabète et de nombreuses autres maladies. Les vitamines E et C sont aussi des antioxydants. Le lycopène est un des antioxydants les plus puissants et c’est aussi un colorant qui donne leur belle couleur rouge aux tomates. Le lycopène a un pouvoir antioxydant qui peut expliquer son action contre le cancer.
Qu’est-ce qu’un antioxydant ? Un antioxydant diminue l’action nocive d’éléments que l’on appelle les radicaux libres qui agressent l’organisme et abîment les gènes. Les radicaux libres naissent de l’utilisation de l’oxygène par l’organisme. L’action des radicaux libres est un stress pour l’organisme qui porte le nom de stress oxydatif. Les génes sont contenus dans chaque cellule de notre corps. Ils se trouvent dans les chromosomes et dans l’ADN. Les gènes commandent tout le fonctionnement du corps (couleur des yeux, taille, certains traits de caractère, certaines maladies, durée de la vie...) Les gènes gouvernent le renouvellement des cellules. En se renouvelant, une cellule dite mère donne naissance à une cellule fille. Si des gènes sont abimés, la cellule fille peut être anormale et être alors à l’origine d’un cancer.
Dans quels aliments trouver le lycopène ? Les aliments les plus riches en
lycopène sont la tomate et le pamplemousse rose. Les tomates contiennent
aussi de la vitamine E et de la vitamine C qui sont des antioxydants. Le
concentré de tomate utilisé pour faire de la sauce spaghetti, la soupe de
tomate et le ketchup contiennent du lycopène qui peut diminuer, par
exemple, le risque de cancer de la prostate.
A la fin de cet exposé, j’ai demandé à mon ami médecin : “Où veux-tu en venir, cher savant ami ? Il me répondit : “Ça prenait une femme pour comprendre le stress que peut causer à un organisme les radicaux libres. Pauline Marois est un lycopène ; ce n’est pas une Castafiore. Comme une belle tomate rouge ou un frais pamplemousse rose, c’est un puissant antioxydant qui empêche les radicaux libres d’agresser l’organisme et d’abîmer les gènes.”
Je lui ai répliqué : “Félicitations pour cette belle leçon de biochimie organique. Mais comment expliques-tu que quand Jacques Parizeau a été chef, ceux et celles qu’on appelle “les purs et durs” étaient considérés non pas comme des radicaux libres cancérigènes mais comme les cellules les plus vivantes de l’organisme ? Ne penses-tu pas qu’il faudrait jeter aussi un coup d’oeil critique sur les leaders ?
Mon ami médecin ne me répondit pas mais conclut : “J’aime beaucoup Pauline Marois. Elle est indépendantiste et est entourée d’indépendantistes comme Louise Beaudoin, Pierre Curzi et Bernard Drainville pour n’en nommer que quelques-uns. Comme première ministre, elle pourrait nous surprendre. Et j’aime bien me l’imaginer en compagnie des tomates rouges et des pamplemousses roses.”
Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 15 novembre 2008
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Monsieur Barberis-Gervais,
J’ai lu votre texte et je me suis arrêté dès la première phrase. Là où vous écrivez : « ...du genre de gouvernement que nous aurons avec Pauline Marois et son équipe et de sa capacité de faire avancer le Québec vers sa souveraineté ».
« Faire avancer le Québec vers sa souveraineté », ne suppose nullement la prise du pouvoir provincial comme pré-condition, ceci dit entre souverainistes convaincus. Votre équipe d’indépendantistes de renom est sans doute très convaincue mais visiblement pas assez pour faire de la souveraineté l’enjeu des présentes élections. Je ne mets pas en doute leur sincérité ni la vôtre mais il faudra bien un jour considérer faire « avancer la souveraineté » avant et pendant les élections et en toute occasion pour que le jour de la victoire électorale tout soit déjà sur les rails. Or, vous en conviendrez avec moi, hormis une poignée de Gaulois qui tiennent le fort, il n’en est rien. L’âpreté à se faire élire nous fait perdre encore du temps !
GV
M. Robert BARBERIS-GERVAIS
Un nom manque à l’entourage de Pauline Marois, dans la nomenclature que vous rapportez ici, celui de Jacques Parizeau. Certes il n’est ni député ni candidat, mais il est à ses côtés. Moi, le radical souverainiste, ça me suffit, je suis du côté du Parti Québécois de Pauline Marois appuyé par Jacques Parizeau. Je suis heureux donc, d’être aussi en votre pugnace et solidaire compagnie pour appuyer, favoriser, défendre et illustrer l’à propos du renversement du gouvernement démissionnaire canadianisateur de Jean Charest par un gouvernement souverainiste du Parti québécois.
Permettez que je réponde à la question posée à votre savant ami médecin en complétant sa juste réponse. La question est de savoir qui sont les radicaux libres que détruirait l’agent oxydant Pauline Marois. Et, j’opine, que ce ne sont pas les « purs et durs ». Je m’explique...
D’abord, les « purs et durs » ça n’existe pas. Ce ne serait-ce qu’employer un vocable, une définition, participe à la rhétorique canadianisatrice. Il ne faut me semble-t-il jamais utiliser la langue de l’autre pour se définir. Je ne vois pas de radicalisme dans le mouvement souverainiste. On est ou pas en faveur de la souveraineté de l’État du peuple souverain du Québec. Cependant, nous pouvons diverger d’opinion quant à la stratégie pour y parvenir. On pourra privilégier ou pas, de faire d’une élection, un mini référendum. Cela, parce qu’on aura ou pas privilégié le fait de dévoiler à l’avance l’échéancier menant à la souveraineté. M. Parizeau a appuyé le fait qu’on cesse de donner des armes à nos adversaires en promettant un référendum dans un premier mandat. Pour la bonne et simple raison qu’une élection n’est pas un référendum et que l’échéancier d’une stratégie ne doit pas être publié à l’avance au plus grand profit de ses adversaires.
Si M. Parizeau était capable de fédérer tous les souverainistes, le fait que d’aucuns, tenants de la stratégie du dévoilement stratégique, quittent le parti, ne peut s’expliquer par le fait que M. Parizeau ne parviendrait plus à le faire. Si la moindre discipline s’appliquait, il pourrait toujours être celui qui les rassemble. S’il est question d’indiscipline, c’est tout autre chose.
Aussi, je ne crois pas à l’explication canadianisatrice qui veut que le Parti québécois souffre d’un clivage qui aurait fait quitter les partisans de la stratégie du dévoilement stratégique tout autant refusée par M. Parizeau qui est toujours un souverainiste père du souverainisme et respecté comme tel.
Si le PI avait réellement drainé les forces vives du PQ, il n’en serait pas où il en est maintenant. Ce parti serait une véritable force. Ce n’est pas le cas. Ainsi donc, où bien le PQ a perdu l’appui des tenants du référendum au premier mandat et ils ont quitté en masse le PQ, ou bien ils se sont plutôt rangés du côté de M. Parizeau. Je pense qu’ils se sont rangés du côté de M. Parizeau. Et, le PQ ne s’est pas effondré. Loin de là. Il peut même espérer encore former un gouvernement minoritaire battant le PLQ et son Premier ministre démissionnaire.
Reste que le PI a malgré tout rassemblé des souverainistes déçus par la stratégie du PQ. Ils sont moins des purs et durs que des impatients à la patience déçue. On peut les comprendre. La souveraineté de l’État est efficacement combattue par un Canada abuseur à qui la bonne fortune politique a souri depuis la défaite de M. Parizeau, en fait plutôt, la nôtre. Nous nous le pardonnons difficilement. Les boucs émissaires sont dans ce contexte de fort commodes exutoires d’un deuil à faire. Une invention canadianisatrice a propagé une fiction de division, à laquelle plusieurs souverainistes adhèrent. Ce ne serait pas l’efficacité de leurs attaques, de leurs manœuvres, ce ne serait pas l’étanchéité du contenant sophistique canadianisateur qui nous enferme qui aurait été la cause du surplace de la souveraineté, mais plutôt le fait que le PQ n’est plus capable de faire le plein du vote souverainiste parce que le PQ ne le serait plus, souverainiste. La belle affaire. Voilà la stratégie du lessivage médiatique à l’oeuvre et victorieux auprès, du moins, d’un certain nombre de souverainistes en deuil et impatients.
Le sophisme canadianisateur de la faute à expier.
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage » On frappe un bon coup, mais on ne parvient pas à le tuer du premier coup, on le blesse. Maintenant, pour le tuer, comme il n’avait de toute façon pas la rage, on dira qu’il faut l’achever parce qu’il est blessé.
C’est une nouvelle version du sophisme de la double faute. C’est le sophisme de la double faute et non contraire. La victime est fautive, peu importe la faute.
Ici. Le PQ subissait un temps toutes les attaques parce qu’il avait la rage souverainiste. On l’a suffisamment blessé pour que ce souverainisme ne puisse être opérant, on dit maintenant qu’il ne l’est plus assez, et il mérite donc d’être achevé. Comme l’ont dit les Conservateurs de la Art-Peur à propos du Bloc québécois, pour le priver de l’appui des souverainistes.
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Jean de La Fontaine l’a autrement illustré dans la fable « Le loup et l’agneau » Wikipédia « La raison du plus fort est toujours la meilleure. (...) Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ». Si le PQ souverainiste doit être abattu, combattu, il doit l’être tout autant même s’il est supposé ne plus l’être.
Voilà sur quoi s’est fondé un certain PIisme. Voilà ce qui fonde ce qu’on peut lire encore dans Vigile.
Quant au fait que des impatients aient déserté, cela s’explique par un certains nombre de facteurs différents. Vieillissement de la population et de la culture de l’engagement citoyen, désuétude des modes de militantisme, rivalités personnelles, perte d’espérance, d’enthousiasme dû à la perte de l’imminence de la souveraineté, ratées quant à la transformation de l’imminence en constance. Ainsi, les radicaux libres en questions, ceux que combat l’agent oxydant Pauline Marois, sont tout autre que les supposés « purs et durs » qui sont censés avoir quitté le PQ, au dire des propagandistes canadianisateurs. Une fable de la double faute et son contraire. Ainsi, tous les souverainistes ne seront aucunement attaqués par l’agent oxydant en question, puisque ce ne sont pas eux, quelqu’ils soient qui sont les radicaux libres, ce sont plutôt les canadianisateurs qui le sont. C’est donc nos adversaires qui seront attaqués. À commencer par le fait de ne plus leur donner l’arme d’un échéancier par avance dévoilé... Voilà ce qui peut les enfoncer et les détruire ces activistes radicaux prisonniers d’une canadianisation supposée libre... Nos adversaires comptent aussi à leur tableau de chasse, ce qui a tué l’enthousiasme.
Ainsi, il faut s’attaquer à l’enthousiasme. Il est question non plus qu’il soit produit par une cause circonstancielle de l’imminence de la souveraineté, non plus par l’inspiration que procurerait l’ascendant messianique d’un chef historique, mais bien plutôt par ce qui en soi, en chacun de nous anime une quête commune de libération d’un peuple, la cause du peuple souverain du Québec.
La culture de la dépendance au collectif
VS
La culture de la responsabilisation de soi
Être indépendantiste c’est d’abord en quittant ses dépendances affectives et électives qu’on le devient. Et, on le devient d’abord soi.
Il est question d’éprouver notre personnelle, et partant, collective constance et congruence. Il n’est plus question que le collectif pompe par le mouvement qui l’agite le supplément d’âme de chaque personne, mais bien question du contraire. Chaque personne, habitée par un enthousiasme qu’elle doit puiser à même sa propre source, prenant appui sur ce qui se présente à elle pour se hisser à la hauteur de ses rêves, doit avoir pour effet de collectivement constituer la force dont un collectif dispose pour faire avancer l’Histoire. Nous vivons la difficile transition entre une culture du cadeau reçu et une culture à venir du don. Il n’est plus question d’être nourri par l’enthousiasme des autres mais de nourrir l’enthousiasme à partir de ce que l’on est soi, pour qu’en retour, le collectif puisse être en mesure de faire circuler l’énergie en retour. Si notre enthousiasme n’est pas au rendez-vous. Il faut trouver comment se le procurer soi, et non passer son temps dans le repli déçu et accusateur des autres qui n’auraient pas assuré, qui ne seraient pas capables de procurer la nourriture qu’il faut pour être soi, enthousiaste.
Le lycopène est un tétraterpène de la famille des caroténoïdes, plus précisément des carotènes. C’est un pigment liposoluble rouge que l’on trouve surtout dans la tomate et dans la pastèque, mais également dans d’autres fruits rouges, le pamplemousse. Il doit son nom au nom latin de la tomate (Solanum lycopersicum).
Le lycopène est, parmi les caroténoïdes, le plus présent dans le corps humain et le plus puissant antioxydant.
J’avais oublié que le lycopène doit son nom au nom latin de la tomate : solanum lycopersicum. Troublé par la théorie sur les radicaux libres, j’ai mal entendu mon ami médecin qui est mort de rire à cause de mon erreur et a commencé à m’appeler Thomas Diafoirus, ce personnage de Molière qui parlait latin pour paraître savant.
Merci Jean-François de la correction. D’autant plus que je crois que vous avez saisi le message : je suis un peu fatigué du sort qu’on réserve à ceux qu’on appelle "les purs et durs". Je vais vous faire une confidence : je crois que j’en fais partie et depuis fort longtemps c’est-à-dire depuis le début de l’étapisme de Claude Morin qui a commencé par une annonce publicitaire publiée deux semaines avant les élections de 1973 un bon gouvernement d’abord ; l’indépendance ensuite, plus tard, par référendum. Aux quelques curieux, allez-voir ici sur Vigile. J’ai déjà expliqué ça.
Robert Barberis-Gervais
Et vous vous êtes dans les patates ! Et comme tous le savent : la patate douce, est une plante grimpante des régions chaudes, de la famille des Convolvulacées, cultivée pour ses tubercules comestibles.
Et en québécois, "faire patate" signifie : échouer, « rencontrer son Waterloo », « n’avoir pas su résister dans l’eau bouillante »
Avec sa feuille de choux provinciale, le PQMarois va "faire patate".
Jurer la main sur le coeur et l’oeil humide que nous sommes tous souverainistes, ne m’impressionne pas du tout. J’ai tellement entendu de conneries au PQ en 35 ans de militantisme que je suis immunisé à tout jamais.
Les grandes phrases pompeuses ne veulent rien dire. Ce sont les faits qui importent et qui parlent d’eux-mêmes.
Depuis son arrivée à la tête du PQ, Mme Marois a :
jeté aux poubelles l’objectif premier du PQ qui a toujours été de "réaliser la souveraineté du Québec" ;
jeté aux poubelles le "projet de pays" voté lors du congrès de juin 2005 ;
envoyé dans les limbes l’obligation référendaire sans la remplacer par aucune autre formule d’accession à l’indépendance ;
violé les statuts du parti à plusieurs reprises, en ce qui concerne le programme, dans l’affaire Saint-André et lors de l’adoption de la plate-forme électorale ;
fait disparaître le programme officiel du site virtuel du PQ.
Vous appelez cela des indépendantistes ?
Vous dites n’importe quoi et je vous soupçonne même d’avoir inventé un faux coulage d’un prétendu document interne du PLQ pour atteindre vos objectifs partisans.
Je ne sais pas qui vous êtes ni d’où vous sortez, mais vous dites n’importe quoi.
Je vous mets au défi de me prouver le contraire de ce que j’ai souligné comme faits. Vous en êtes incapable et vous faites de la diversion.
Pierre Cloutier
@ M. Pierre Cloutier
« Les grandes phrases pompeuses ne veulent rien dire. Ce sont les faits qui importent et qui parlent d’eux-mêmes. » nous dites-vous, je réponds.
Les courtes affirmations sans fondements veulent tout dire, comme les grandes phrases, fussent-elles pompeuses. Les faits importent certes, mais ne parlent pas d’eux-mêmes. Les faits parlent quand on les fait parler et vous les faites parler dans le sens de ce que vous en tirez comme conclusions. Elle sont contestables.
Depuis son arrivée à la tête du PQ,
Pauline Marois :
N’a rien « jeté aux poubelles » et affirme toujours défendre « l’objectif premier du PQ qui a toujours été de "réaliser la souveraineté du Québec" ».
Maintenant, que cette réalisation ne soit plus imminente, c’est un fait. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’objectif visé n’est plus visé. S’il vous semble ne plus l’être, c’est vous qui le dites. Ce n’est pas un fait, c’est un opinion fondé sur l’impatience, sur le refus de prendre acte de la perte de l’imminence, c’est le sophisme de l’effet pour la cause. Ce n’est pas le PQ la cause du report de la sovueraineté de lÉtat. La cause de ce report c’est ce que développent les canadianisateurs pour diviser le peuple souverain du Québec.
Pour ce faire, ils inventent un Bloc québécois qui ne serait pas assez souverainiste. Ils inventent la fiction d’un PQ qui n’est plus souverainistes. Vous marchez dans leur jeu. Soit vous êtes un allié objectif des canadianisateurs, soit vous en êtes un déguisé en souverainiste...
Ni le PQ, ni Pauline Marois n’ont renoncé à la souveraineté de l’État souverain du peuple souverain du Québec. Une telle assertion sophistique est l’exact reflet du discours canadianisateur qui tente désespérément de semer la division dans les rangs souverainistes. Car ils sont désepérés. Leur État du Canada unilatéral ne sera jamais accepté par ce peuple souverain du Québec. C’est pourquoi ils se sont toujours abstenus, et s’abstienne toujours, de le soumettre nommément à la directe et démocratique approbation du peuple.
N’A PAS « envoyé dans les limbes l’obligation référendaire ». Le référendum est toujours le passage obligé de la fondation démocratique de l’État du Québec fondé par le peuple souverain du Québec. Cette formule n’a pas à être remplacé par « autre formule d’accession à l’indépendance ».
N’A PAS « violé les statuts du parti à plusieurs reprises, en ce qui concerne le programme, l’affaire Saint-André et l’adoption de la plate-forme électorale » comme vous l’affirmez. Vous n’êtes peut-être pas d’accord avec les décisions de la direction de ce parti, mais il n’est en aucun cas question de ne pas respecter les statuts du parti.
Faire « disparaître le programme officiel du site virtuel du PQ. » ne constitue pas une preuve de quoi que ce soit de substantiel, prouvant le renoncement à l’objecfif. Pas plus que ne l’est le fait de recommencer à zéro 40 ans de luttes pour atteindre ce même objectif. Il n’est question dans les deux cas, que de reports. Lequel de ces deux reports risque de compromettre le plus l’atteinte de ces objectif ? Aucun des deux. Ce qui compromet l’atteinte de l’objectif, c’est la division du peuple souverain du Québec. Vous abondez dans la division voulue et entretenu par les canadianisateurs.
« Vous appelez cela des indépendantistes ? » Pour répondre à votre question, OUI. J’appelle ça être indépendantiste. La différence entre cet indépendantisme là et le supposé vôtre, c’est la perte de l’imminence de la souveraineté. Votre action ne fait pas nous débarrasser de cette perte. Au contraire. Votre action confirme le report de l’atteinte de l’objectif.
« Vous dites n’importe quoi et je vous soupçonne même d’avoir inventé un faux coulage d’un prétendu document interne du PLQ pour atteindre vos objectifs partisans. »
De quoi parlez-vous ? De quel document interne de « PLQ » parlez-vous ? Voulez-vous parler du document interne du « PQ » qui décrivait les travers de Pauline Marois ? PLQ, c’est un lapsus ? Vous êtes bien certain d’être souverainiste. N’est-vous pas plutôt un diviseur canadianisateur du PLQ. À vous lire on pourrait le croire... « pour atteindre vos objectifs partisans » de PLQuiste.
Pourquoi serait-il mauvais que les souverainistes veuillent atteindre leurs « objectifs partisans » ? On croirait lire un PLQuiste. N’est-vous pas en train de vous emmêler dans vos pinceaux diviseurs...
« Je ne sais pas qui vous êtes ni d’où vous sortez, » à qui le dites-vous !? « Mais vous dites n’importe quoi. », vous m’enlevez les mots de la bouche... ce n’est pas très hygiénique...
« Je vous mets au défi de me prouver le contraire de ce que j’ai souligné comme faits. Vous en êtes incapable et vous faites de la diversion. »
C’est fait, et je suis très bien capable de ne pas faire diversion et de me concentrer sur l’atteinte de l’objectif même si son avènement n’est pas imminent, cela en contredisant vos affirmations sans fondements, tout droit sorties de l’argumentaire canadianisateur.
« Vous appelez cela ( être ) indépendantiste ? » abonder dans le fait de reporter de plusieurs années la création de l’État souverain, pour repartir à zéro avec un autre parti, parce que vous refusez d’appuyer le PQ sous prétexte que le PQ ne va pas assez vite pour vous. En quoi votre option accélère les choses ?
Quelle différence entre le PQ qui reporte l’échéance, faute d’appui des indépendantistes et vous, et le PI, qui reportez de plusieurs années la même échéance. Parce que les faits impose qu’il faudra du temps, beaucoup de temps pour qu’un nouveau parti indépendantiste parvienne se former, à se fonder, à recevoir quelques votes, pour éventuellement sans aucun réel espoir de réussite avant 2 ou 3 élections, finalement former un gouvernement indépendantiste. Ce que le PQ a déjà fait comme parcours, vous devrez le refaire, dans des conditions adverses, et vous dites qu’il sera plus rapide de tout recommencer 30 années de parcours en jetant le PQ à la poubelle ?
C’est ça être indépendantiste ?
La perte de l’imminence de la création de l’État souverain n’engendre pas forcément le fait de reporter encore davantage cet avènement en affaiblissant le PQ, en recommençant à zéro avec un autre parti. Cela aussi consiste à abonder dans le report. Report pour report, qui donc affaiblit la cause du peuple démocratique et souverain du Québec ? D’après moi, ce sont celles et ceux qui cessent de mettre l’épaule à la roue pour renverser maintenant le Premier ministre démissionnaire et canadianisateur. C’est vous, donc, qui refusez de le faire, vous, donc, qui repoussez encore l’échéance, sous prétexte de report qui n’aurait pas lieu d’être. N’importe quoi !? À qui le dites-vous !
Voir aussi :
La crise du souverainisme québécois - Tribune libre 2008 11 23 - Luc A.
Soyons objectifs et congruents - Tribune libre 2008 11 23 - Nicodème Camarda

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