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La mondialisation de l’économie a produit une nouvelle bourgeoisie, la "Superclass", qui dans sa marche pour dominer le monde a la particularité d’avoir abandonné toute référence à une loyauté nationale.
Un des papes de cette élite, M David Rockefeller, a communiqué sa vision de la philosophie de l’ordre marchand lors d’une réunion du fameux groupe Bidelberg à Baden-Baden (Allemagne) en Juin 1991 : "(…). The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in the past centuries."
L’ordre marchand est donc confronté à l’État-nation qui, quand il est dirigé par des politiciens voués à l’intérêt national, peut être un frein à ses ambitions. Tous les moyens sont bons pour neutraliser ce seul rempart qui reste pour s’opposer à ses visées et défendre la démocratie : la déstabilisation de l’État, sa destruction, ou plus simplement, placer des pions politiques prêt à brader l’intérêt national pour un gain personnel. Ce qui est exactement le cas avec Sarkosy et Charest qui s’affichent sans gêne.
Les deux dansent sur la musique d’un membre éminent de la Superclass : Paul Desmarais, qui possède la moitié des médias du Québec (Gesca-La Presse). Ne comptez par sur ces « gardiens du pouvoir » pour défendre l’intérêt national du Québec.
Ne comptez pas non plus sur la Société Radio Canada, puisqu’elle a une entente secrète avec Gesca qui a été révélée grâce au travail acharné de M Patrick Bourgeois (Journal Le Québécois). Mais comptez plus sur le Journal de Montréal, lequel fut mis en demeure par Gesca, lui ordonnant de ne pas donner suite à cette histoire d’entente secrète. C’est le contraire qui s’est produit : Le J de M a fait écho au travail de M Bourgeois à quelques reprises depuis. Et en rajoute. Aujourd’hui (10 Mai 2008, p 21), M Chartrand consacre un article édifiant sur l’influence de Paul Desmarais sur le « pion » Sarkosy, pour conclure : « Y a-t-il encore quelqu’un qui doute de l’influence que possède le milliardaire canadien sur le président de la France ? Et surtout sur la question du Québec ? »
Il serait temps que ceux qui ont à cœur l’intérêt national arrêtent d’acheter les journaux de Gesca et de nourrir ainsi la bête qui est notre pire ennemi. Et peut être revenir lire… le journal du peuple.
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