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Le nouveau chef du PQ a tenu, en pleine campagne électorale, dans la belle région de Charlevoix, à nous montrer son « shack » à la télévision. La maison semble modeste. La vue sur le fleuve apparaît splendide. Mais que vient faire une telle visite du proprio, en pleine campagne électorale ? Le tour de l’humble logis du candidat péquiste vise-t-il à modifier substantiellement le résultat électoral de la fin septembre ? Les électeurs de Charlevoix, voyant que le nouveau chef du PQ campe, de temps en temps, dans une simple maisonnette, loin des splendeurs de sa luxueuse résidence de l’Ile-des-Sœurs, la préféreront-ils au candidat adéquiste qui semble avoir des racines longuement entretenues dans la merveilleuse circonscription qu’il veut représenter à l’Assemblée nationale ?
Les électeurs n’ont que faire de cette visite organisée du « shack » de Pauline. Ils souhaitent, j’en suis certain, qu’elle annonce ses couleurs indépendantistes, qu’elle montre comment un Québec indépendant ferait davantage resplendir les côtes charlevoisiennes et surtout, comment, dans un Québec indépendant, l’économie et la vie en société seraient améliorées. Les électeurs de ce comté, en élection partielle, ne doivent pas manquer l’occasion de talonner Pauline sur cette question cruciale. Sinon, à quoi ça sert d’avoir un chef de parti qui cache la raison d’être de la vie même de sa formation politique ? A moins que le goût du pouvoir l’emporte déjà sur le goût du Québec ? Le film a déjà passé sur les écrans politiques de la belle province. Autre chose au programme, ma chère Pauline ?
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Jacques Parizeau ne s’excusait pas d’être un bourgeois jusqu’au bout des ongles, même qu’il lui arrivait de s’en vanter, en partie par provocation, ce qui ne l’a pas empêché de gagner, en réalité, son référendum. Généralement, les gens le respectaient, même ceux qui ne l’aimaient pas. Mais, en vérité, il n’avait pas l’esprit étriqué d’un bourgeois, il se contentait d’être lui-même ; il était, en un mot, vrai.
Tout bourgeois qui croit nécessaire de s’excuser d’en être et qui joue petit bras en pensant ainsi appâter le peuple est en réalité un bourgeois qui sonne faux et méprise les "gens ordinaires". On peut concéder à Mme Marois une seule excuse : elle est loin d’être la seule à jouer ce jeu en politique, ce qui la ravale au rang des politiciens très moyens, ceux chez qui, habituellement, les moyens finissent par faire oublier la fin, comme Duplessis, qui portait toujours, sciemment, un chapeau cabossé pour faire peuple. Ça lui a peut-être réussi, mais beaucoup moins à ses électeurs. Pourrait-t-on dire que Mme Marois s’unionationalise ?
Raymond Poulin
Madame Lachance,
Si vous m’avez bien lu, je n’entretiens aucun espoir envers ce parti qui ne fût jamais indépendantiste. Il a toujours été confédéraliste. Il l’est encore et certains péquistes, dont je ne suis plus depuis longtemps, pensent que le PQ va les mener à l’indépendance.
J’interpelle Marois afin qu’elle parle de ce pourquoi elle est supposément là. Mais je ne m’illusionne pas. Elle n’en parlera. Elle parlera de tout sauf du pays à faire. Elle trop préoccupée à se faire élire pour parler du pays qu’on voudrait bien faire. Alors on le fera autrement et surtout sans elle. Vous m’avez bien compris ?
Nestor Turcotte Matane
Monsieur Turcotte,
Vous interpellez, vous mettez au défi, et vous laissez entendre que la réponse pourrait être celle que vous attendez. Je comprends l’angle que vous prenez, mais cela vaut-il vraiment la peine de mettre l’accent sur une cause que vous savez perdue ?
Suzanne Lachance

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