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[1] Hier, je suis allé faire une petite recherche sur le site virtuel du Parti québécois pour examiner les statuts dans l’affaire Jean-Claude Saint-André.
[2] Ce matin, j’y suis retourné pour vérifier quelque chose dans le programme officiel du Parti québécois voté lors du dernier congrès de juin 2005. À ma grande surprise, je me suis aperçu que le programme officiel avait disparu du site. Normalement, dans le menu déroulant en haut de la page d’accueil, on retrouvait le programme avec les statuts dans la rubrique "Parti". Le programme officiel a été remplacé par la "plate-forme" électorale qui a été voté hier à Saint-Eustache par un "conseil exécutif natinal élargi", nous dit un communiqué de presse.
[3] On comprend pourquoi. Quand on examine la "plate-forme" électorale, on se rend compte assez facilement, au chapitre de la souveraineté, que :
a) l’objectif premier qui a toujours été "de réaliser la souveraineté du Québec" depuis sa fondation est disparu ;
b) le "projet de pays" et l’obligation de le présenter à l’électorat voté par le congrès de 2005 est disparu ;
c) l’obligation référendaire est disparue, sans être remplacée par aucun mode d’accession à la souveraineté.
[4] Cela complète l’opération "Pauline" entamée lors du conseil national du PQ de mars 2008.
[5] Non seulement on a violé les statuts du parti et le programme, mais en plus on fait disparaître complètement le programme voté démocratiquement lors du Congrès de juin 2005 en faisant comme s’il n’existait pas.
[6] Quand on sait que ces opérations ont été menées de façon complètement illégale en vertu des statuts, je n’hésite pas un seul instant à parler de "DÉTOURNEMENT DE PARTI". Cela va nuire terriblement à ce parti, car sa crédibilité est irrémédiablement entachée.
***
[1] Depuis son arrivée à la tête du Parti québécois, Pauline Marois ne s’est guère souciée de la légalité interne de ce parti et a violé systématiquement les statuts d’un parti qui se targuait jadis d’être à l’avant-garde de la démocatie. Du jamais vu eb 40 ans d’existence.
[2] Il y a d’abord eu la mise aux poubelles du programme officiel du Parti québécois, au chapitre de la souveraineté, lorsqu’un simple conseil national a mis dans le placard le "projet de pays" voté démocratiquement lors du dernier congrès du parti, en juin 2005, l’obligation de le présenter à l’électorat, l’objectif premier du parti qui a toujours été depuis 40 ans de "réaliser la souveraineté du Québec" et l’obligation référendaire qui n’a pas été remplacée par aucune autre formule d’accession à la souveraineté. Selon les statuts, un simple Conseil national ne peut pas défaire ce qui a été voté par un congrès. Tout au plus peut-il préciser ou compléter le programme du parti, mais il n’a absolument aucun pouvoir de l’abolir. Voir à ce sujet les articles 93 et 106 a) des Statuts. Le dernier chapitre de cette sinistre farce vient de s’écrire avec la disparition pure et simple du programme officiel sur le site virtuel du Parti québécois. Le programme ? Quel programme ?
[3] Il y a eu ensuite "l’affaire Jean-Claude Saint-André" dont la candidature a été unilatéralement écartée au profit de l’ancien chef du Parti Vert, Scott Mackay, (qui ne s’est jamais affiché comme souverainiste) sous le prétexte, entre autres, qu’il s’était dissocié des grandes orientations votées illégalement par le conseil national de mars 2008, que Mme Marois assimile à un "motif grave" et sans respecter le droit à la dissidence inscrit en lettres d’or à l’article 15 des Statuts. Pour toute réponse, Mme Marois nous affirme que le droit à la dissidence ne s’applique pas au caucus des députés alors que cette règle n’existe pas dans les statuts de ce parti. Elle l’a tout simplement inventée. M. Saint-André est accusé d’être un paria alors que c’est Marois qui viole le programme officiel et les statuts. Les statuts ? Quels statuts ?
[4] Enfin, la dernière violation du droit interne du Parti québécois est l’adoption samedi le 8 novembre 2008, de la "plate-forme électorale" par un "conseil exécutif national élargi" nous mentionne un communiqué de presse que l’on retrouve sur le site virtuel du parti. En vertu des articles 106 c) et 110 des Statuts, l’adoption d’une plate-forme électorale est de la juridiction exclusive du Conseil national, composé des membres de la Conférence des présidents et présidentes, de délégués provenant des comtés, du comité des jeunes, des clubs politiques, des députés et des candidats du parti. Autrement dit, de la base élue du parti. Voici les articles en question :
article 106 - Le Conseil National :
a) adopte le plate-forme électorale du Parti ;
article 110 : Peu avant ou dès l’annonce d’élections générales ou d’un référendum au Québec, le conseil national se réunit d’urgence sur convocation de la présidence du conseil exécutif national. À l’occasion d’élections générales, le conseil national se réunit afin d’adopter la plate-forme électorale. Dans ces cas, le délai de convocation peut être réduit à cinq (5) jours.
[5] La seule mention d’un conseil exécutif élargi se trouve au paragraphe 136 i) des statuts qui se lit comme suit :
article 136 : Les élections des membres du conseil exécutif national sont régies par un règlement adopté à cette fin par le conseil national. Ce règlement doit prévoir que : i) Deux fois, par année, avant chaque conseil national, le conseil exécutif national doit se réunir de façon élargie avec l’ensemble des présidentes et présidents régionaux.
[6] En clair et en bref, il y a une énorme différence entre faire adopter une plate-forme électorale par une petite élite regroupée autour du chef plutôt que par des membres élus directement par la base du parti. La base ? Quelle base ?
[7] Ceci est tellement vrai que, sur le site virtuel du Parti québécois, la plate-forme électorale est décrite comme le "Plan Marois". Ce n’est non seulement pas une "plate-forme" qui respecte le programme officiel du Parti québécois voté en congrès en 2005, mais, en plus, ce n’est pas non plus la "plate-forme" du Parti québécois adopté par la base en respectant les statuts. C’est le plan Marois adopté en cantimini par une petite élite gravitant alentour de la cheffe. On est loin du grand parti démocratique que fut le Parti québécois. La démocratie en prend pour son rhume. C’est vraiment pathétique et troublant. La démocratie ? Quelle démocratie ?
[8] Jusqu’à hier, j’étais prêt à voter malgré tout pour le Parti québécois pour battre le PLQCharest. Aujourd’hui, j’en suis vraiment incapable. Tout cela me donne le goût de vomir. Le Parti québécois ? Quel Parti québécois ?
***
Les vrais dissidents du Parti québécois
[1] Les vrais dissidents du Parti québécois ce ne sont pas les gens qui comme Jean-Claude Saint-André ont toujours été fidèles à l’objectif premier du Parti québécois depuis sa fondation qui était celui de "réaliser la souveraineté du Québec".
[2] Les vrais dissidents ce sont ceux et celles qui appuient Pauline Marois et qui ont violé systèmatiquement depuis son arrivée en fonction les statuts du Parti et le programme officiel voté lors du congrès de 2005.
[3] Je ne suis pas contre le Parti québécois et son programme officiel.
[4] Je suis contre le PQMarois qui a emasculé le parti en défaisant à grands coups de hache ce qui constituait son coeur et son âme et en le faisant de façon illégale et mesquine. Nuance. Et elle est de taille.
[5] Même s’il faut défaire le PLQCharest, je ne vois vraiment pas comment je pourrais avec tout ce qui s’est passé, avoir le courage de voter pour le P.Q. Dans la vie, on peut faire des compromis, mais pas des compromissions. Il y a une limite à la bassesse et à l’ignominie.
Pierre Cloutier
Vraiment, mon cher Pierre, c’est d’être au pouvoir qui donne à naître les vrais leaders. Madame Marois sera grandie par sa fonction et selon la force du résultat électoral, elle aura ou non l’élan stratégique pour enclencher le processus menant à l’indépendance.
À se scandaliser de l’absence d’une échéance référendaire ou de tel document aussi pertinent que le programme, tu te donnes à toi bonne conscience mais tu tombes précisément dans le piège de la division.
Tu es, dans les faits, l’allié, malgré tout, du pouvoir libéral. Et tu penses que nous devions te suivre !
Non, cher Pierre, c’est la fonction qui fait la femme. Donnons lui un pouvoir fort, et tu verras que le vrai combat pourra commencer, y compris celui menant à un référendum gagnant. Nous peinturer dans un coin, c’est donner la prééminence au droit certes, mais nous affaiblir dans notre liberté d’action.
Sinon, nous ramerons, avec toi, dans le vide Charest !
Il est temps de se faire confiance, de nous faire confiance. Un seul pari est possible : Pauline ! Le reste, c’est donner tout à la clique Desmarais et sa créature déliquescente : Charest !
Je suis déçu par ta vision stratégique ou plutôt par ton absence de moyens gagnants ! Que nos ennemis doivent donc se réjouir !
Pourtant, est-il de plus grand et intègre patriote que toi !
Ta colère t’aveugle. Sois stratège ; envoie-nous pas au front encore plus démunis que nous le sommes.
Sois solidaire ! Sans toi, nous sommes déjà moins forts...
Gaëtan Dostie
Je m’étais promis de m’en aller de ce forum.
Mais, avant de m’en aller :
1-Le sire Saint-André devrait 50 000$ au PQ.Je sais que cela est loin de la théorie.Mais, quand même !
2-Il s’est présenté à la chefferie du PQ et a récolté moins de 1% des votes.
3-"L’affaire Saint-André" devrait tourner à l’avantage de Mme Marois.
4-"Tour royaume divisé périra" ! J’espère que vous allez voter PLQ.
Pierre Grandchamp Qui promet de ne plus intervenir sur ce forum pendant un bon bout de temps !
Cher Monsieur,
Vos propos sont clairs, précis et bien argumentés. Un péquiste qui lit, lentement, votre démonstration, ne peut qu’en venir à une seule conclusion : ce parti a trahi sa propre cause et donc a trahi les souverainistes. Voter pour lui, c’est cautionnner le mensonge, le détournement de l’option indépendantiste.
Tout comme vous, je ne pourrai voter pour un parti qui bafoue ainsi la démocratie.
P.B.
Dans une organisation moralement solide, le respect des règles internes a son importance. Dans le cas d’une organisation qui entretient de grandes ambitions, les accrocs à ces règles ne devraient pas faire l’objet d’une belle complaisance des partisans. Dans les accrocs, comme dans la complaisance qui les excuse, le Parti québécois est un parti ordinaire, très ordinaire. Mais au-delà du portrait que nous dépeint M. Cloutier, c’est le refus tout entier du Parti québécois d’aller au bâton qui devrait retenir notre attention. Et il ne faut pas confondre ici la lutte électorale avec la lutte pour l’indépendance. Car, si l’indépendance ne peut se passer du combat électoral, elle ne peut s’y limiter. L’envergure de la lutte exigeant la réunion dans la plus grande cohésion des chefs, de militants, des intellectuels, des gens des arts, en vue de mener un combat soutenu contre le fédéralisme en tant que tel et le carcan qu’il constiutue pour une nation minoritaire. Or, le Pq n’y est pas. Et peu importe la taille éventuelle de la victoire d’une Pauline Marois, le mandat qu’elle aura reçue ne sera que très équivoque en ce qui concerne la redéfinition de la frontière du Canada.
Il faut se souvenir que d’autres élus péquistes sont sortis de carrière avec pour tout bilan, leur valorisation et fierté personnelle pour avoir fait avancer le Québec dans le Canada. Or, toutes les statistiques convergent, l’avancée du Québec dans le Canada va de pair avec la désagrégation de la nation québécoise. Depuis l’Acte d’Union et le BNNAA, les forces nationalistes au Québec soufflent le chaud et le froid sur l’étendue des pouvoirs pour lesquels il faudrait se battre. Le Parti québécois de Pauline Marois n’est pas différent. Il ne constitue pas un parti dont les forces sont tendues en vue de faire l’indépendance du Québec. C’est un parti qui croit nécessaire et utile de gérer adéquatement le Québec dans le cadre imposé par la majorité canadienne, en attendant des lendemains qui chantent... l’hypothétique souveraineté. L’hypothétique souveraineté, cette souveraineté qui est tout sauf la condition, la raison d’être, la seule raison valable de se faire élire. La petite politique provinciale l’emporte encore une fois de plus et aucune mouvance indépendantiste digne de ce nom ne semble en mesure de remettre les vrais enjeux sur la table.
Aucune, sauf des voix qui, comme celle de VLB se font entendre avec sincérité pour que l’indépendance devienne notre but politique national commun. Mais c’est l’exception. Car pour un indépendantiste qui s’affirme, il y en a dix qui ont soit démissionnés, soit choisis de se taire et d’endurer au Pq ou de s’enthousiasmer sans cause au moindre bruissement, à la moindre évocation, à la moindre prononciation du mot souveraineté par Pauline Marois. Il y a en a dix ou cent qui choisissent, au lieu de combattre dans une organisation politique largement déployée(pas seulement électorale), de rester trop longtemps au Pq, jusqu’à ce qu’un bon jour on leur montre la porte. Ne fallait-il pas prendre la porte soi-même, plus fièrement et un peu plus tôt ?
Si le Pq était vraiment indépendantiste, il n’y aurait pas de VLB, pas de St-André, pas d’accrocs aux statuts et pas de campagne électorale terne.
Gilles Verrier
[1] Ce n’est pas mon vote qui va changer quoi que ce soit.
[2] Je ne suis pas contre le Parti québécois, je suis contre le PQMarois et j’ai très bien expliqué mes raisons. Sous sa gouverne, il y a eu détournement de parti et j’ai démontré comment. Si tu peux me prouver le contraire, fais-le. Mais je doute que tu puisses le faire, car tu te contentes de te réfugier dans la foi du charbonnier.
[3] Nous avons voté démocratiquement un programme officiel lors du congrès de juin 2005 avec un plan d’action et des obligations très précises. Mme Marois a tout jeté cela aux poubelles sans tenir un autre congrès. Je ne reconnais plus ce parti et je n’y suis plus à l’aise.
[4] Je ne donnerai pas de chèque en blanc à Mme Marois à cause de la façon dont elle s’est comportée depuis son arrivée à la tête du parti. Le lien de confiance n’est plus là. Je suis désolé.
Pierre Cloutier
[1] Quel âge avez-vous ?
[2] On dirait un enfant de 5 ans qui n’a plus ses bébelles : "Je ne suis pas content de ce vous écrivez sur ce forum, donc je le quitte". Enfantin et ridicule.
[3] Je ne sais pas si vous avez déjà milité au PQ mais je vous souligne qu’il y a au PQ une tradition très forte qui veut que les candidats et candidates soient élus par les militants de la base.
[4] L’exécutif national peut récuser exceptionnellement un candidat - il a le fardeau de preuve - pour des "motifs graves".
[5] Le motif concernant le non respect des "orientations fondamentales" est une farce sinistre quand on sait comment le programme officiel du PQ, voté démocratiquement lors du congrès de juin 2005 a été écarté illégalement.
[6] Quant à la question de la dette, l’exécutif national n’a donné aucun détail et Jean-Claude Saint-André n’a pas eu la chance de donner sa version. Une personne de son entourage m’a dit que le PQ voulait forcer Saint-André à rembourser personnellement la dette contractée par l’association du comté. Vous l’auriez-vous fait, M. Grandchamps ?
Pierre Cloutier
[1] Pendant 30-35 ans, j’ai été un très bon militant du PQ donnant temps et argent pour l’indépendance de notre patrie. Je pourrais vous envoyer mon c-v et vous vous renderiez compte qu’il est assez volumineux.
[2] J’avais l’intention de voter pour le PQ malgré toutes les incartades du PQMarois, mais l’affaire Saint-André, la dispararition du programme officiel sur le site du parti, l’adoption d’une plate forme électorale en catimini m’ont achevé. Trop c’est comme pas assez.
[3] Ce n’est pas moi le dissident, ce sont ceux et celles qui ont mis aux poubelles le programme officiel voté démocratiquement lors du congrès de juin 2005, sans tenir un autre congrès et en violant les statuts.
[4] S’il faut endurer 4 autres années de pouvoir libéral majoritaire pour remettre l’indépendance à l’ordre du jour avec un ou une chef décidée, je vais le faire. Quatre ans dans la vie d’un peuple, ce n’est rien.
[5] Si cela se produit ce sera la faute à Pauline Marois comme ce fut la faute à André Boisclair. Pas la mienne.
Pierre Cloutier
Vous avez oublié un autre outrage péquiste. Au conseil national, la division pure et dure (i.e. Montréal Centre) s’est faite pulvérisée sur toute la ligne. Enfin ... presque toute.
Car, avec l’aide du SPQ libre et en flatant Popo 1ere, les purs et durs avaient obtenu du PQ qu’il rapatrie unilatéralement l’assurance chômage. Un vote in extremis, d’ailleurs.
Quelle clause gênante pour popo... faut violer le fédéralisme canadian... Qu’à cela ne tienne, tenons une conférence élargie et biffons cet élément gênant.
Ainsi, le programme de pays a été presqu’entièrement anihilé au conseil national. Illégalement, comme vous l’avez souligné. Mais la petite parcelle qui en restait a été ÉGALEMENT rayée de l’histoire à ce conseil exécutif élargit.
En gros, le PQ n’est plus une démocratie. Jamais un chef du PQ n’est allé aussi loin dans le mépris de ses propres membres. René Lévesque aurait envoyé JCSA dans D’Arcy McGee, peut-être, mais ils l’aurait laissé se présenter. Surtout, il n’aurait pas PAYÉ 3-4 Taupins et portiers de bars pour molester des militants PÉQUISTES.
C’est décidé, à la prochaine élection j’annulle mon vote. Mme Labrie, vous ferez du pointage sans moi cette élection. C’est dommage pour Dave, mais Dave s’est allié à Marois. Il est devenu sont lieutenant en Montérégie. Il veut faire un match de football en 36 étapes. Pas moi. Je veux toucher à l’indépendance, par faire un toucher.
Je vais envoyer mes sous à VLB !
Bonjour Monsieur Cloutier
[1] J’aimerais vous témoigner mon admiration. J’apprécie le militant et l’homme d’éthique que vous êtes. Avec-vous on y voit claire. Vous êtes un pilier Pierre et le Québec à grand besoin d’homme comme vous, sinon, tout s’écroule.
[2] Je crois que si René Levesque était de ce monde il vous le dirait lui-même et en mon âme et conscience j’y crois sincèrement. Mais ça, c’était une autre époque. Une époque d’unité où dans l’ensemble nous regardions tous ensemble se pointer la liberté à l’horizon, vers ce pays : terre amère, terre amande… Hélas, le PQ d’hier n’est plus le PQ d’aujourd’hui : Autre temps autres mœurs, autres politiques autres politiciens, autres stratégies autres coup-bas …
[3] Que cela ne vache, que cela chienne (dirait Gilbert Langevin dans ses Année de Malheur) je suis aussi en parfait accord avec le propos de Gaëtan Dostie. Et même si tout porte à le croire, en mon âme et conscience, je ne crois pas que le PQ nous ait totalement abandonné ; Il est forcé de jouer le jeu de nos bourreaux : le jeu de leurs règles, de leurs politiques et de leurs lois... Mais suis-je vraiment naïf et aveugle de croire encore au « PQM » Peut-être…
[4] Vous le savez, je suis Italien, un bleu perdu dans un océan rouge. Mon opinion n’a peut-être pas grande valeur aux yeux de certains disons qu’il ne pèse pas lourd dans la grande balance des masses. Mais symboliquement mon vote, lui, tout comme le vôtre, à son importance. Ne serais-ce que pour remettre en perspective le lien fraternel qui nous unis dans l’atteinte d’un objectif commun : L’indépendance et la libération du Québec.
[5]Parfois je me dis que ce qu’il manque au PQ s’est seulement l’absence d’un discours rassembleur voir patriotique. Faire ressortir ou rejaillir la flamme du feu sacré. Ah ! si seulement madame Marois et le PQ pouvaient se prononcer en ce sens sans ameuter le reste du Canada et les vendus, les menteurs et les dénigreurs…
Bien à vous
Nicodème
[1] Merci de votre message. J’ai un oncle par alliance - Dino Fruchi - qui est italien et qui a épousé une de mes tantes. C’est un ancien prêtre qui est arrivé au Québec il y a plus de 40 ans en provenance de Toscane et qui est aussi nationaliste et indépendantiste que je peux l’être. Inutile de dire qu’il est minoritaire dans sa communauté.
[2] Vous savez, je ne critique pas le Parti québécois pour le plaisir de le faire. J’y ai milité pendant longtemps y consacrant temps et argent sans rien demander.
[3] Comme je suis avocat et juriste, je suis habitué à une certaine rigueur et tout ce que j’ai écrit sur le Parti québécois, je l’ai vérifié et contre-vérifié.
[4] J’ai participé activement au dernier congrès du PQ en juin 2005 et je sais pertinemment bien ce que nous avons voté.
[5] Avec l’arrivée de Boisclair puis de Mme Marois, toute la partie concernant l’accession à la souveraineté est disparue du programme sans qu’il y ait eu un autre congrès. C’est surtout cela qui me fâche. Mme Marois a émasculé le PQ de façon cavalière et illégale alors qu’il n’était pas nécessaire de le faire.
[6] Ceci est d’autant plus choquant que Mme Marois s’est prononcée lors de ce congrès (de 2005) en faveur du projet de pays et de l’échéancier référendaire serré alors que nous étions seulement 3 au micro des CONTRE pour s’opposer à l’échéancier référendaire serré.
[7] Aujourd’hui, elle défait tout sans tenir de congrès et elle démobilise tout le monde. C’est décevant et décourageant.
[8] Dans mon comté (Brome-Mississiquoi) le PQ n’a aucune chance contre Pierre Paradis. Pourquoi alors je voterais pour le PQ ?
[9] Si le PQ perd, peut-être y aura-t-il un autre chef comme Parizeau qui ramènera le discours indépendantiste à l’avant-scène et qui n’aura pas peur de présenter à l’électorat le projet de pays auquel nous tenons tant ? C’est ce que je souhaite de tout coeur. Sinon, nous allons nous enfermer dans la petite politique provinciale pour encore une génération ou deux.
Pierre Cloutier
[1]Cher Pierre je comprends. Elle brise les règles d’or. Elle démobilise et déstabilise. Elle défait les acquis. Elle sort des sentiers battus. Elle s’aventure en pleine jungle là où se terre notre ennemi commun : la loi de jungle. D’où peut-être cette très belle phrase de votre propre main : Démocratie ? Quel démocratie ? Phrase qui m’a fait exploser de rire tellement elle est évocatrice de la situation qui nous écorche tous au passage.
[2]La situation dans mon comté (Papinau) n’est pas des plus encourageante non plus (c’est à se demander pourquoi ?). Château fort libéral après les élections du 15 novembre 1976 où un certain Alfred Jean avait défait Normand Racicot de justesse par un mince 67 votes (c’était le bon temps !). À moins d’un miracle ici aussi le PQ n’a aucune chance de l’emporter. Mais je vais vous dire : Je vais quand même voter PQ. De toute façon qu’il perde ou qu’il l’emporte il ne pourra plus mettre à l’avant scène son discours nationaliste ou indépendiste. Le contexte actuel ne le permet pas ; Il doit ménager le choux et la chèvre de façon à rallier à sa cause le vote ethnique. Un travail de longue haleine et un défi en soi que nous nous devons, et de relever, et de remporter. De toute façon on ne peut pas vivre dans l’espoir d’un autre René Lévesque ou d’un autre Jacques Parizeau : Ils sont là au plus profond de nous même et ce qu’ils on fait pour nous devrait nous suffire. Ils nous ont montré le chemin à nous de le prendre, de le suivre et de le débroussailler.
[3]Cher Pierre je te réaffirme mon admiration ; elle est sincère et sans ambigüité. Jean Charest affirme, dans une publicité plutôt médiocre, que le cœur et l’âme d’un peuple c’est « l’économie ». Autrement dit le cash, l’argent, la prospérité… Ce n’est vrai qu’en partie ; Qu’adviendrait-il à l’âme de ce peuple si on lui retirait soudainement sa prospérité ? À cela je réponds simplement que le cœur et l’âme d’un peuple réside dans son amour, son unité…
Amitié
Nicodème

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