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Notre insistance maladive à rappeler sans discernement l’extrait que, selon le rapport Durham, les Canadiens-Français « sont un peuple sans histoire et sans littérature » nous voile sinon nous cache sérieusement des aspects plus fondamentaux de sa pensée. Un simple retour sur les cinq volets de l’analyse du rapport Durham vous en convaincra certainement. Il y a nettement plus que cette note frappante. Son rapport visait surtout un autre objectif global, soit la fusion de deux sociétés, dont la plus faible peut avoir intérêt à se fondre dans l’autre, plus puissante, mieux protégée par sa métropole naturelle et qui pourrait réagir plus efficacement devant la menace américaine.
Cette mission d’enquête au Canada dont Durham rend compte visait de grands objectifs. D’abord, il lui fallait trouver le moyen de mettre fin à l’état de désorganisation du Bas-Canada ainsi qu’à la paralysie du mode de fonctionnement du gouvernement causée par la séparation du Bas et du Haut-Canada en 1791. En outre, il lui revenait l’obligation urgente de mettre fin à l’impasse qui bloquait le développement des deux Canadas. En définitive, il devait mettre un terme à l’affrontement de deux nations dans la vallée du Saint-Laurent.
L’homme qu’avait pressenti le gouvernement de la Grande-Bretagne était un homme libre de pensée et aussi indépendant de fortune. Pour connaître ce gouverneur enquêteur que Londres envoya au Canada en 1838, nous présentons une notice biographique qui a probablement été rédigée par un ou une étudiante de Maurice Séguin au cours des années ’70. Pour notre part, nous avons mis en forme le texte en faisant des retouches ici et là tout en ajoutant dans la marge le résumé des événements de sa biographie.
L’ADDENDUM ajoute certains renseignements utiles à une meilleure compréhension de cette mission extrêmement importante autant pour le Canada que pour la Grande-Bretagne et l’Empire britannique.
Les Textes nos 1 et 2 montrent à quel point le gouverneur a bien préparé sa mission d’enquêteur.
Le Texte no 3 est d’une autre nature : il s’agit d’un questionnaire qui porte strictement sur le rapport Durham. Il vise à mieux faire comprendre la pensée de Durham tout en se faisant une meilleure idée de la « crise canadienne » de 1837.
Le Texte no 4 dresse un bref aperçu de diverses éditions du rapport Durham qui démontre que ce document politique a exercé et exerce encore une très grande importance sur l’avenir du Canada, du Québec et de l’Empire. On apprend encore, même en le consultant aujourd’hui.
Ce deuxième Canada n’est pas une vue de l’esprit, c’est principalement le fait d’un événement de longue durée (c’est-à-dire un fait qui s’étale dans le temps et dont le commencement se situe dans la lutte entre deux colonisations européennes, l’une française et l’autre anglaise, en Amérique du Nord) qui n’est pas un état fixé dans le temps mais un processus en cours. Pour les Canadiens-français, il n’y aura pas d’assimilation à brève échéance ; cependant, il y aura réellement une subordination, même s’ils sont majoritaires localement. D’ailleurs, ils ne seront que des égaux au plan technique de la représentation dans une Assemblée législative unifiée (42 députés pour le Canada-Est et 42 autres pour le Canada-Ouest). Le rapport Durham a établi les bases du deuxième Canada moderne en proposant, entre autres, une fédération du B.N.A. et l’établissement du gouvernement responsable. Londres refusa, dans un premier temps, de mettre œuvre ces deux recommandations.
Ça serait un merveilleux cadeau à faire pour célébrer le 400 ième anniversaire de la fondation de Québec par les admirateurs de Lord Durham. Tiens une suggestion loufoque et amusante que l’on pourrait nous offrir ; la réintroduction du "libre choix" à l’école et la déclaration officielle de l’anglais comme langue officielle du Québec. Je blague. Je blague.
On prèfère gruger en catamini par le bilinguiseme officiel à Jean Charest et ses amis. On prèfère gruger de l’intérieur. On commencera et on continuera de l’intérieur, tout en racontant des sornettes sur Champlain, sus la "nation" du Québec et les Français d’Amérique. Mais je trouve quand même l’idée très bonne.
On pourrait suggérer cela à The Gazette un fantastique thème de festivités : " Abolissons la Loi 101.Québes 400 ans ! Who care a f-ck !" Bon gardez le bourgade de Québec comme musée du français, nous reprenons le reste et nous vous laissons une petit joujou. Ah puis, même pas ! Nous ferons comme en Louisianne ou à Saint-Boniface.

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