Vigile.net
Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire - Gaston Miron
             
Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer.
Financement 2009
 1425$  7%  
Objectif : 20000$
INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 314
Le deuxième Canada (14/29)
Fin du séparatisme total de 1791
Bruno Deshaies
Chronique de Bruno Deshaies
jeudi 21 février 2008      201 visites


« Le 6 novembre 1837 : un choc entre Canadiens et Anglais,
rue St-Jacques à Montréal. »

« les Patriotes sont conduits par des étrangers, des aventuriers
comme il s’en trouve toujours dans ces époques troubles… »

***

Les deux révoltes de 1837 qui opposent les Fils de la liberté et le Doric Club mettent en jeu deux ambitions de prépondérance dans la colonie. Pour les Fils de la liberté, il s’agit de mettre fin à l’existence de gouvernements corrompus et aux lenteurs de Londres afin de corriger la situation qui ne reflète pas les principes démocratiques (cf. DOCUMENTS : Texte no 1). Quant au Doric Club, représentant les intérêts des Montréalais britanniques, il cherche le combat armé en vue de mettre fin à la politique de conciliation du gouverneur Gosford et de se faire écouter de Londres.

Le combat du 6 novembre ne peut se comprendre qu’à la lumière des cinq décennies qui couvrent les années 1790 à 1840. Cette marche vers la rébellion a des causes lointaines et immédiates (cf. DOCUMENTS : Texte no 2 et RÉF., no 3). Pour l’immédiat, comme le note Michel Lapalme : « La troupe militaire du commandant Colborne qui patrouille dans les rues de Montréal intervient. Elle ouvre le feu sur les Fils de la liberté qui prenne (sic) la fuite aussitôt. Aucun mort, quelques carreaux cassés… L’étincelle suffisait néanmoins. » (RÉF., no 4 : p. 31.)

Si l’on juge les événements dans l’esprit du manifeste des Fils de la liberté, il apparaît tangible que tous ces « patriotes » ne comprennent pas qu’ils cherchent à continuer la lutte parlementaire en proposant un cadre de programme de gouvernement tout en croyant à une lutte armée (cf. RÉF., no 5 : p. 80-81). À ce moment-là, précisément, il aurait fallu l’appui de la majorité des Canadiens-Français. D’où cette remarque très pertinente de Maurice Séguin : « …les Canadiens ont tout fait pour perdre ce régime qui leur accordait beaucoup plus qu’ils n’auraient pu l’espérer en 1760 ».

L’exaspération nationale fait germer le sentiment de révolte chez les Canadiens au point où la simple rébellion se transforme d’une certaine manière en une vision révolutionnaire, ce qui semble être le but de la Déclaration d’indépendance du Bas-Canada du 28 février 1838 (cf. RÉF., no 5 : p. 86-88 et no 6 : p. 206-208 ainsi que la présentation des DOCUMENTS ci-dessous). En contrepartie, le gouvernement colonial possède la capacité, les moyens et la force militaire pour défendre ses intérêts d’autant que leurs compatriotes anglais du Bas-Canada ont sonné en premier l’alarme en se rebellant. Les Montrealers viennent d’attirer sur eux l’attention de Londres après cinq décennies de lutte (voir DOCUMENT : Texte no 2). L’armée commandée par Colborne veillera à mâter les rassemblements de patriotes. Le gouverneur Durham, le nouvel envoyé par Londres, terminera le travail de mise en minorité des Canadiens et de consolidation du pouvoir à l’avantage des Britanniques dans un Canada-uni.

Bruno Deshaies


Version intégrale
Envoyer un message privé à Bruno Deshaies

Suggérer cet article par courriel
  • Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer et joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2009: 20000$
     1425$  7%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    7/01 Claude Morin: 50$
    7/01 Jacques Bergeron: 100$
    6/01 Anonyme (DD): 25$
    4/01 Giselle Chagnon: 100$
    4/01 Ginette Legros: 50$
    1er/01 Anonyme (LA): 100$
    1er/01 André Colpron: 1000$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net