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Le 30 février...
Caroline Moreno
Billet de Caroline
mardi 29 janvier 2008      364 visites


Parce qu’une étude sur la situation critique du français
n’est pas rendue publique
certains, dont Madame Marois, crient au camouflage.
Ces gens n’ont-ils pas d’oreilles ? N’ont-ils pas des yeux ?
Qu’est-ce qu’un rapport pourrait révéler
que nous ne sachions déjà ?

Il serait, à ce stade-ci, important de se demander pourquoi
nous en sommes arrivés là et ce que nous avons à faire
pour renverser une tendance qui continuera à prendre de l’ampleur
si on ne bouge pas.

Bien sûr, il y a le pouvoir d’attraction qu’exerce l’anglais.
Mais si le français était valorisé,
son attrait faiblirait-il autant ?

Rappelons qu’à l’époque où le Parti québécois gouvernait le Québec,
il procédait à la fermeture des COFIS.
Lucien Bouchard, l’inventeur de la paix linguistique,
se prononçait contre le renforcement de la loi 101
et l’obligation, pour les immigrants, de fréquenter le cégep de langue française.

Le parti qui, au lendemain du référendum,
aurait pu mener le bal, y mettait un terme.

Une fois au pouvoir et à la tête de la seule formation indépendantiste,
Bernard Landry se moulait à la même attitude autruchienne :
Pas de remous.
Non défense du français. Indépendance du Québec le 30 février.

En 2003, les libéraux de Jean Charest parachevaient le travail
en démantelant les carrefours d’intégration et de francisation.

Aujourd’hui, force est de constater que les péquistes
n’ont pas appris de leurs erreurs.
Ils n’ont toujours pas saisi qu’aucune loi québécoise
n’est au-dessus des lois canadiennes ;
que l’indépendance du Québec ne peut attendre ;
que de séparer du Canada et de vivre en français
équivaut à rompre la paix linguistique
qu’ils ont créée artificiellement et qui ne sert
qu’à angliciser les immigrants et les Québécois sans franciser les anglais.

La côte ne sera pas facile à remonter
dans la mesure où l’on décide
de s’y attaquer…
Il serait si simple de lui tourner le dos.

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