Vigile.net
« Il ne suffit pas toujours de faire de son mieux. Il faut parfois faire ce qu’il faut faire » - Winston Churchill
             
Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer.
Financement 2009
 1425$  7%  
Objectif : 20000$
La dette publique du Québec : une combinaison d’immoralité, de trahison...
L’histoire de la dette publique du Québec est la même que partout ailleurs
Jean-Louis Pérez
Tribune libre de Vigile
jeudi 6 septembre 2007      2302 visites      3 messages


L’histoire de la dette publique du Québec est la même que partout ailleurs  : histoires d’agio, d’immoralité, de trahison, de saccages, de comptabilité créative, de détournements de fonds, de corruption institutionnalisée, de fortunes improvisées et de ruine certaine pour la nation.

L’endettement du Québec était/est l’une des principales priorités des intérêts du mouvement "Anglosphère"(1) qui apparaissent toujours derrière la "mafiocratie" établie : tout de suite après la prise du pouvoir par le PQ en 1976. Quelques années auparavant —les groupes oligarchiques fédéralistes, en voyant la menace réelle des forces souverainistes pour libérer le Québec de la mainmise d’Ottawa, s’organisent pour endetter le Canada afin de prendre financièrement et politiquement le Québec en otage— le Fonds Monétaire International (FMI) accorda un énorme crédit au Canada à travers un consortium de banques et, en plus, déclara aux banques occidentales que ce pays était un endroit privilégié pour recycler l’excès des pétrodollars, comme ce fut le cas aussi pour l’Argentine(2).

Ottawa justifiait l’endettement irrationnel argumentant son besoin de devises fortes pour soutenir son augmentation absurde d’importations, particulièrement des armes(3), implanter son programme de nationalisation de l’économie canadienne —l’on se rappellera du Rapport Gray—, le contrôle des prix et salaires et la bureaucratisation de son appareil gouvernemental à travers la discrimination positive (à un niveau de 3 450 000 employés, donc 20% de ce corps bureaucratique est en partie constitué de votes captifs au Québec). Au même temps, depuis le milieu des années 70, la Banque du Canada, avec le consentement du gouvernement, a créé de moins en moins d’argent, tout en laissant aux banques privées une part de plus en plus grande de l’argent du pays.

Actuellement, la Banque du Canada crée chaque année seulement 2% de toute la masse monétaire du pays, tout en permettant aux banques privées de saigner le gouvernement et toute la population en créant 98% de tout l’argent en circulation à des taux d’intérêt scandaleusement élevés pendant la période 1970-2000 et dans un futur inmédiat (une fois que les familles à revenu moyen sont prises dans le piège des hipothèques à bas intérêt et longues périodes d’amortisation).

Ce sont ces faits du pouvoir centraliste d’Ottawa, les frais en intérêts exorbitants et le manque de liquidité monétaire nationale (2% de toute la masse monétaire) les causes principales de la hausse vertigineuse de la dette fédérale et celle du Québec qui va à la remorque de celle-là. Néanmoins, les transferts de capitaux envoyés par les anglophones et ses acolytes au Québec dans l’ouest canadien, aux pays occidentaux et dans les paradis fiscaux pendant la période de la "Révolution tranquille" (1962-1995... ?) constituent une somme plus importante que le total des dettes contractées par le Québec durant cette même période.

On aura compris, par cette énumération de contraintes centralistes et des stratégies perverses envers le Québec, que c’est depuis le début du gouvernement Trudeau (1968) que la dette du Canada a augmenté de 16,4 G$ à plus de 503 G$ en 2006(4). (La dette fédérale s’établissait alors à 499,9 milliards de dollars à la fin de 2004-2005, en baisse de 63,0 milliards par rapport à un sommet de 603 milliards en 1996-1997(5). Cette réduction permet des économies de plus de 3,6 milliards $ par année en frais d’intérêt ). D’autre part, rappelons que pendant la période 1970-2006 le fédéral a remboursé environ 700 millards $ en frais d’intérêts sur la pérennité de sa dette publique accumulée. La dette du Canada et, par effet de concaténation, celle du Québec continueront à grimper, surtout, à cause de cette dépendance des capitaux exogènes à la Banque du Canada, de la perte du contrôle des sociétés publiques qui ont été privatisées à travers un procesus de privatisation frauduleux et à l’augmentation des taux d’intérêts laissés en compte aux intérêts oligopolistiques de ces capitaux exogènes(6).

La dette du Québec atteint un chiffre astronomique dû à la dépendance envers Ottawa

La dette publique immédiate du Québec, celle qu’il faudrait rembourser sur le champ, s’élève à 135 milliards $ (80% du Produit Intérieur Brut du Québec) à laquelle il faut ajouter ce qu’il faudra payer demain inévitablement comme aliquota (21,9%) de la dette contractée par le fédéral auprès des institutions financières d’un montant qui se mantient autour de 460 milliards $, environ 101 milliards. Pour un total cumulatif de 236G $ (139% du PIB du Québec en 2006). L’actuel ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, "essaie" pourtant de maîtriser cette fabuleuse dette accumulée par ses prédécesseurs, mais n’y parviendra pas. Car le fédéral, avec ce nouveau gouvernement Harper —élevé par le pouvoir <> des groupes d’intérêts qui composent entre autres, la Trilaterale, Bilderberg, Anglosphère, etc.(7)— tiendra, une fois de plus, en otage le Québec en liquidant l’actuel surplus des comptes publiques qui servira encore à acheter des armes importées et en effectuant d’autres dépenses publiques décapitalisantes. Or il suffit de se rappeler que l’histoire de la dette publique fédérale est/sera toujours la même méthode clasique employée pour arriver à enréchir ces groupes d’intérêts oligarchiques et pour arriver tout juste à payer les intérêts composés de cette dette publique originée de façon alégale au détriment de la grande majorité des Québécois qui veulent vivre dans un Québec libre de corsaires des finances publiques et de pilleurs des ressourses naturelles.

Au seul niveau du gouvernement du Québec (pour un aperçu, voir le rapport de l’année 2005 des économistes du Québec) les dépenses annuelles en intérêts sur la dette publique dépassent aujourd’hui 11,5 milliards, dont presque deux milliards sont cependant versés dans les fonds de pension des employés publics et parapublics. Pour le reste, 7,5 milliards sont versés en dollars canadiens, la plus grande partie au Québec même, tandis que l’équivalent de 2 milliards est versé en monnaies étrangères. En tout et partout, 75% des intérêts sur la dette publique québécoise est versé en dollars canadiens, le reste l’étant en six monnaies étrangères.

Toutefois, le plus grand danger pour le Québec est la dette publique originée par le gouvernement d’Ottawa, car les contribuables québécois supportent environ 21,9% des 37,8 milliards $ que le gouvernement canadien verse en intérêts cette année, soit environ 8,2 milliards $ par année, et cela depuis quelques décades, la très grande partie en dollars canadiens, même si 28% de la dette publique fédérale est détenu à l’étranger. Ce sont donc quelques 20 milliards $ d’intérêts par année que les contribuables québécois supportent pour financer le service de la dette publique à Québec et à Ottawa.

D’autres données pour comprendre la concaténation perverse des dettes publiques du Québec : ceux qui en paient, 55% des contribuables —le 45% restant des déclarants ont des revenus inférieurs au seuil d’imposition parce que trop pauvres pour payer—, par contre, ils en paient déjà plus que partout ailleurs en Amérique et il ne saurait être question d’exiger plus de leur part, si l’on ne veux pas créer une crisis socioéconomique majeure au Québec. En effet, ils versent 30 % de plus que les Ontariens au fisc, ou 6,8 milliards $ d’impôt sur le revenu des particuliers de plus que leurs voisins ; 32 % de plus qu’en Colombie-Britannique, 34 % de plus qu’en Alberta. Pendant ce temps, la dette du Québec continue d’augmenter et présente déjà une dette cumulée de 234 milliards $ en mars 2006 ou 29 495 $ par habitant. Le paiement des intérêts de cette dette, atteint 20 milliards $ en 2006. C’est à dire, que la dette publique cumulée du Québec est maintenant le deuxième poste budgétaire en importance, après la Santé et les Services Sociaux (22,1G $) et avant le budget consacré à l’Éducation, Loisirs et Sports (12,8 G$). Résultant entre le Québec et le reste du Canada, un écart de prosperité de 8 500$ en moins par habitant.

Vider le patrimoine économique du fédéral en prévision de la séparation du Québec

En 2005 la réserve d’or à la Banque du Canada* s’élevait à seulement 3,3 tonnes ( une des réserves les plus basses du monde(8), n’oublions pas que le Canada est le 4ème producteur mondial de cette ressource stratégique) d’une valeur de marché de 71,8 millions $. Dans les années soixante la réserve de ce métal précieux oscillait entre 1000 et 1200 tonnes (5ème réserve d’or plus importante du monde) d’une valeur comparative en dollar constant de 25,4 milliards $. À cette baisse de la réserve d’or s’ajoute la valeur nette du patrimoine économique fédéral qui atteignait 53,3 points de PIB en 1980 et qui n’est plus que de 5,6 point de PIB en 2006. Cette dégradation est encore plus marquée si l’on s’en tient au bilan des actifs financiers(9). La situation par rapport au PIB/Dette à peu près équilibrée de 1980 a fait place à un endettement net à hauteur de 41,8 % du PIB en 2006.

Quant aux déficits financiers nets des trois ordres de gouvernement que représentaient 24,4 p. 100 du PIB en 1969, ce ratio a atteignait en 1995 un sommet, soit un peu plus de 95 p. 100 du PIB, un niveau qui ne s’était pas vu depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’effort de guerre justifiait un emprunt massif par le gouvernement fédéral. Depuis lors, l’amélioration marquée de la situation budgétaire des gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux– dans un contexte de croissance économique soutenue – ont fait tomber ce ratio aux environs de 81 p. 100. Malgré cette baisse de près de 14 points de pourcentage, le ratio reste très élevé, tant sur le plan historique que par rapport à celui des autres pays du G-7. Cet endettement croissant des administrations publiques a eu pour effet d’accroître les montants versés en intérêts sur les titres émis, qui constituent la majeure partie des intérêts sur la dette publique combinée de toutes les administrations publiques au pays. L’importance des intérêts par rapport au PIB n’a cessé de croître.

L’Argentine : un exemple de dérive d’endettement public et de dette inversée que le Québec doit éviter de reproduire

Un exemple de la dérive d’endettement public inversé nous l’avons en révélant le cas de la destruction de la richesse nationale de l’Argentine : En 1983, au sortir de la dictature, la dette du pays s’élève à 47 milliards de dollars. Mais plus de la moitié, 27 milliards $, n’est, en fait, qu’une dette privée, contractée pendant les années de dictature par les filiales argentines des grands groupes financiers et industriels internationaux auprès de leurs maisons-mères : Citibank, JP Morgan, la Bank of America, la Chase Manhattan Bank, le Crédit Lyonnais, la Société Générale, la Deutsche Bank, Ford, Mercedes Benz, Renault, Esso, IBM, Pirelli, etc. En 1984, Domingo Cavallo, ministre de l’Economie du gouvernement démocratique de Raul Alfonsin, a nationalisé cette dette. Bref, comme l’écrit Eric Toussaint, chercheur au Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), « le contribuable argentin rembourse la dette contractée par les filiales des multinationales auprès de leurs maisons-mères ou auprès des banquiers internationaux. » La dette est, selon les mots d’un économiste argentin, une « dette inversée »(10), l’Etat argentin doit moins d’argent aux banques étrangères que ce que celles-ci lui doivent, ou plutôt devraient symboliquement lui devoir.

Synopsis de la dette publique : des pertes nationalisées / des bénéfices privatisés

Argentine, hier : —Québec, demain ?— un patrimoine national bradé à partir de l’élection du président du pays en 1989. Carlos Menem —ce président laquais de l’Internationale Socialiste et pilleur des fonds publiques gardés dans les coffres des banques suisses— a bradé la quasi totalité du patrimoine de l’Argentine. Les infrastructures pétrolières, la compagnie nationale d’électricité, la gestion de l’eau, la télévision, les radios, la compagnie nationale des télécommunications, les routes, les autoroutes et les chemins de fer furent, tour à tour, privatisés dans d’étranges conditions. Rappelons seulement quelques exemples concrets de ces bradages. La compagnie pétrolière publique YPF a été vendue à la firme espagnole Repsol. C’est à la banque Merril Lynch qu’est revenue la charge d’évaluer la valeur de la compagnie argentine. Or, Merril Lynch a sous-estimé de 30 % les réserves pétrolières de la compagnie, diminuant ainsi son prix de rachat. Des Boeing 707 de la compagnie publique d’aviation argentine furent vendus 1,54 dollar pièce. Suite à la privatisation du service de distribution d’eau, le prix de l’eau a augmenté de 20 %. Le taux de profit d’une compagnie comme France Telecom est de 15 % en Argentine, 5 % dans le reste du monde. Le réseau de voies ferrées est passé, en quelques années, de 30 000 kilomètres à 8000 kilomètres. Le nombre de cheminots a été réduit de 90 000 à 15 000... Le programme de privatisations mené par Carlos Menem durant ses deux mandats (1989-1999) aurait fait perdre un minimum de 60 milliards de dollars à l’Etat argentin. La dette du pays a triplé et est passée à 147 milliards de dollars.


1. Conrad Black fait partie des principaux impulseurs de « l’Anglosphère  », un mouvement favorable à la création d’un bloc des pays anglophones. Ces gens estiment que les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande devraient se regrouper pour faire face au monde musulman ou à toute autre partie du monde qui pourrait constituer une menace. Pour Conrad Black, les États-Unis ne constituent pas seulement les leaders incontestés de l’Anglosphère. Ils constituent aussi un modèle économique et militaire que les autres pays anglophones devraient imiter. Reste que depuis deux décennies, c’était Conrad Black qui était le porte-étendard de l’Anglosphère. Tout cela grâce à ses journaux canadiens et britanniques, qui lui permettaient de faire des mamours aux États-Unis chéris. En Grande-Bretagne, il a ainsi utilisé le Daily Telegraph comme une tête de pont contre l’intégration à l’Europe, martelant inlassablement que le futur du pays n’était pas avec le continent honni, mais plutôt du côté de Washington. Cette vision a connu son apogée avec l’axe Bush-Blair et l’intervention militaire en Irak.

2. Le documentaire intitulé « mafiocratie » dans lequel se dénonce les trames bureaucratico-partisannes en Argentine qui ont conduit à la destruction de cette riche nation qui jouissait d’une population bien instruite et des infrastructures modernes. Dans ce film, très bien documenté, se révèle le saccage institutionnalisé. Un à un, l’argentin Fernando E. Solanas démonte les mécanismes de la dette publique argentine, sorte de redistribution sociale inversée où les richesses du pays sont inmanquablement transférées des parties les plus pauvres de la population vers les grands groupes financiers et industriels internationaux et leurs affidés locaux, mélange d’hommes politiques, de syndicalistes et d’aristocrates affairés et de journalistes de révérence, à défaut d’être de référence, une « mafiocratie » selon l’expression de Fernando E. Solanas.

Deux exemples parmi tant d’autres. La « mafiocratie » en Argentine, comme ça pourraît être ailleurs, c’est l’histoire de la destruction d’une nation. En plus le film rappelle « la mémoire d’un saccage : Argentine, le hold-up du siècle du documentariste argentin Fernando E. Solanas qui raconte l’histoire de l’Argentine de ces trente dernières années, l’histoire d’une trahison et d’une révolte, l’histoire d’une dette qui se creuse et d’une crise sociale qui s’aggrave. Dans certaines régions du pays, le taux d’enfants mal nourris ou sous nourris est passé, en quelques années, de 18 % à 80 %. Les restaurants se protègent des cohortes d’affamés et n’ouvrent leurs portes qu’après s’être assurés de la solvabilité de leurs clients. Chaque jour, une centaine de personnes meurt de sous-nutrition ou de maladies curables. Le chômage s’étend. Les économies de toute une vie ne valent plus rien. Pendant ce temps, une minorité s’enrichit. Comment a-t-on pu en arriver là, dans un pays peu peuplé, à la terre fertile, aux richesses minières, pétrolières et gazières importantes et qui avait, au cours de la première moitié du XXe siècle, un niveau de vie comparable à celui de l’Europe ? Pourquoi, dans un pays qui produit de quoi nourrir 300 millions de personnes, un pays aux institutions reconnues comme démocratiques, meurt-on de faim ? ».

3 . Aujourd’hui, le gouvernement Harper agit de la même façon que les libéraux : gober les surplus des comptes publiques pour endetter au maximum l’État fédéral et par conséquent le Québec qui n’a pas de veto sur les dépenses d’Ottawa. Un « Plan » de dépenses qui a déjà commandé plus de 25,4 milliards de dollars en équipement militaire depuis qu’il a conquis le pouvoir en 2006. L’aliquote pour le Québec de cette dépense militaire s’élève à 6,7G$.

4. Selon les chiffres de Statistique Canada, la dette des agriculteurs canadiens s’élève maintenant à 51 milliards de dollars, près de 5% de plus que l’an dernier. Le total de la dette agricole canadienne a plus que doublé depuis 1993.

5. Voici l’évolution de la dette accumulée en milliards $ à partir de Pierre E. Trudeau jusqu’à Jean Chrétien respectivement : Pierre Trudeau, de 1968 à 1984, de 16,4G$ à 162,2G$ ; Brian Mulroney, de 1984 à 1993, de 162,2G$ à 460,7G$ ; Jean Chrétien, de 1993 à 2003, de 460,7G$ à 603,5G$. Un sommet historique d’endettement mantenu en cas où le référendum de 1995 sortirait gagnant ou jusqu’au le prochain en ... ? Serait-ce la dette d’Ottawa le plan B du fédéral si le Québec gagnait un jour le référendum ? Est-ce la même stratégie utilisée aujourd’hui qu’en 1839, où Lord Durham recommandait dans son Rapport d’assimiler les Canadiens français en les plaçant politiquement dans une majorité anglaise (Harper pousse plus loin cette majorité avec sa loi C-56) et d’unifier la dette publique du Haut-Canada, lequel est très endetté, avec celle du Bas-Canada, qui l’était beaucoup moins.

6. Pour de plus amples détails sur la perte d’autonomie financière de la Banque du Canada, consulter : http://www.michaeljournal.org/annexB.htm

7. Pour plus d’information sur les pilleurs des ressources naturelles et des fonds publics, voir : http://www.vigile.net/Le-plan-Harper-un-piege-pour et la privatisation de Hydro-Québec http://www.vigile.net/Privatiser-Hydro-Quebec-pour-mieux

8. Voici la liste des 20 réserves d’or (en tonnes) les plus importantes du monde en 2005, dans les banques centrales :

EE.UU ___________ 8 135 (valeur de marché 178 milliards$. À 680$ l’once)

Allemagne _______ 3 430

FMI _____________ 3 220

France __________ 2 900

Italie __________ 2 450

Suisse __________ 1 290

Japon _____________ 765

Hollande __________ 725

BCE _______________ 720

Chine _____________ 610

Espagne ___________ 495

Taiwan ____________ 425

Portugal __________ 410

Russie ____________ 390

Inde ______________ 360

Venezuela _________ 358

Royame Unis _______ 312

Autriche __________ 310

Liban _____________ 285

Belgique __________ 230

* Tant qu’à la réserve d’or à la Banque du Canada en 2005 elle était de 3,3 tonnes, d’une valeur de 71,8 millions$.

9. Réserves de la Banque du Canada en liquidités internationales, seulement 37, 6 milliards $.

10. Dans le document intitulé « quand nous serons vraiment chez nous », présenté aux membres du PQ en vue du congrés d’octobre 1972, se dénonçait cette ingénierie frauduleuse de "dette inversée" appliquée à l’économie québécoise par les groupes oligarchiques qui la contrôlaient.

Jean-Louis Pérez (membre du PQ)

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

Suggérer cet article par courriel


Vos commentaires:
  • Avons-nous des mines d’or au Québec ?
    7 septembre 2007, par Robert Bertrand, rédacteur, Québec un Pays

    Si oui, pourquoi le Québec ne pourrait-il pas créer une réserve d’or ?

    Serait-il intéressant d’en créer une telle réserve ?

    Merci de votre opinion.


  • La dette publique du Québec : une combinaison d’immoralité, de trahison...
    7 septembre 2007, par Jean-Louis Pérez

    Bonjour Monsieur Bertrand,

    À votre première question, Avons-nous des mines d’or au Québec ?, voici ma réponse :

    Le Québec est le deuxième producteur d’or au Canada. La région de Val-d’Or, mieux connue par les explorateurs miniers sous le nom de la Vallée de l’or, a vu ses activités de prospection minière augmenter considérablement au cours des dernières années, après une certaine période de morosité. À ce jour, la production totale d’or combinée pour les sites miniers de Val-d’Or et de Malartic dépasse 25 millions d’onces, équivalant à 782 tonnes, qui aurait une valeur comparative en dollar/US constant dépassant les 17,5 millards (700$US/once. Cotization : 7/9/2007).

    Une combinaison gagnante pour le Québec dans les prochaines années

    Depuis un lustre, il y a une série de facteurs favorables qui explique ce regain d’intérêt pour la région de Val-d’Or. Le prix de l’once d’or, par exemple, a plus que doublé depuis 2002 et se situe présentement autour de 700 $US/once. Cette hausse a aussi été accompagnée par des sommets historiques des prix comme pour l’argent à 12,50 $US/once et pour les métaux de base : le cuivre à 3,50 $US/lb, le zinc à 1,60 $US/lb et le nickel à 14,80 $US/lb. Les marchés émergeants du sud-est asiatique, principalement celui de Chine, sont en grande partie responsables de ces hausses soutenues.

    Ces prix élevés de l’or, de l’argent et des métaux de base ont généré et soutenu une exploration vigoureuse dans les régions minières traditionnelles du Québec, incluant l’Abitibi et, plus particulièrement, la Vallée de l’or. Ils ont aussi favorisé le réexamen d’anciens gîtes miniers dont les paramètres économiques étaient considérés négatifs dans le passé et d’autres nouveaux sites à découvrir.

    À votre seconde question, Si oui, pourquoi le Québec ne pourrait-il pas créer une réserve d’or ?, je vous réponds :

    Globalement, on doit se rendre compte que l’or est une denrée bien plus précieuse et rare encore que la plupart des gens ne l’imaginent. C’est pourquoi, sachant que le Québec est un important producteur de cette ressource, il se doit d’avoir une réserve stratégique pour faire face à des cycles de hautes périodes inflationnistes.

    Voici un exemple comparatif entre les prix de l’Or (US$) et les valeurs des principaux indices boursiers :

    Or vs Indices boursiers (% d’augementation de 2002 au 31/8/2007)

    Dow Jones : 16,2%

    Nasdaq : 2,6%

    S&P500 : 12,3%

    CAC (US$) : 37,2%

    CAC40 : -2,1%

    Or : 150,4%

    À votre dernière question : Serait-il intéressant d’en créer une telle réserve ?, je vous dirai OUI !, mais en temps opportun, quand l’État québécois contrôlera direct ou indirectement une grande partie de cette ressource stratégique, car aujourd’hui ce sont les compagnies étrangères qui contrôlent la plupart des mines aurifères du Québec.

    ***

    « Si vous voulez devenir riche n’apprenez pas seulement comment on arrive à gagner de l’argent, mais aussi comment on l’épargne. » B. Franklin


    P.S. : Quelques unes de ces données proviennent du Gouvernement du Québec.


  • La dette publique du Québec : une combinaison d’immoralité, de trahison...
    22 avril 2008, par Marc Authier

    Et la dette des USA ? Celle-ci atteint en combinant tous les postes et tous les ajustement actuariels, le montant terrifiant de 66,000 milliards de dollars US ! 66,000 milliards. Foncièrement notre voisin est en faillite totale. L’édifice est maintenu pour l’instant par la Chine, le Japon, la Corée et les pétro-monarchies.

    Si jamais pour une raison ou une autre un de ces pays retirait son appui, notre voisin serait en crise financière au même niveau que l’Argentine !

    Nous dépendons au Québec comme au Canada beaucoup trop des USA. Ça sera terrible en effet. Quand on compare la dette du Québec on doit se consoler un petit peu. Mais pour ce qui est des USA par contre, je suis convaincu que nous nous dirigeons vers une crise économique qui sera beaucoup plus grave que celle de 1929. Beaucoup plus grave. Ça ressemblera dans les grandes lignes, à ce que nous avons vu pendant la Crise Asiatique ou la faillite de la Russie. Le Canada comme le Québec ne seront pas épargnés malgré les ressources naturelles.


  • Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer et joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2009: 20000$
     1425$  7%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    7/01 Claude Morin: 50$
    7/01 Jacques Bergeron: 100$
    6/01 Anonyme (DD): 25$
    4/01 Giselle Chagnon: 100$
    4/01 Ginette Legros: 50$
    1er/01 Anonyme (LA): 100$
    1er/01 André Colpron: 1000$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net