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La campagne électorale canadienne et la mise sur le leadership : de quoi parle-t-on au juste ?
Kamal El Batal
Tribune libre de Vigile
jeudi 18 septembre 2008      212 visites      2 messages


Tout le monde a pu constater et observer que la question du leadership est au cœur de la campagne électorale canadienne. En effet, ce concept qui peut être à la fois gratifiant et dommageable occupe une place stratégique aux yeux des dirigeants des deux vieux partis : les conservateurs et les libéraux. Il suffit de regarder les publicités de ces deux partis pour réaliser que la course au leadership est bel et bien engagée de façon déterminée par les chefs en vue de séduire la population et de gagner sa confiance.

Si on doit se fier sur l’actualité en général, les conservateurs considèrent que Stéphane Dion, Chef du PLC n’est pas un leader alors qu’à leurs yeux, c’est Stephen Harper qui incarne le leadership réel ! Pour être en mesure, nous, en tant que citoyens, de porter un jugement objectif sur la question du leadership, il faudrait auparavant comprendre ce que signifie dans la littérature scientifique « être un LEADER » ou tout simplement, le leadership. Plusieurs interrogations m’interpellent quand j’aborde cette question à savoir : peut-on parler d’un premier ministre leader ou doit-on se limiter à un parti politique pour parler du leadership de son chef ? Est-ce qu’un leader d’un parti politique est nécessairement leader quand il est premier ministre ?

Grosso modo, ce lexique désigne les capacités et les aptitudes dont peut jouir un individu pour qu’il soit qualifié à mener, à diriger, à influer, à écouter, à motiver, à créer, à impulser et à guider son entourage, son équipe ou encore, son pays vers l’atteinte de certains objectifs fixés démocratiquement au préalable. Or, un leader peut varier d’une fonction et d’un niveau à l’autre puisqu’un gestionnaire ou un décideur a des capacités pour le management et l’administration, sans pour autant mener par exemple l’équipe, l’institution ou la société à un autre niveau de son épanouissement et de son développement. Je ne nie point qu’il peut exister un bon gestionnaire qui a les qualités d’un leader.

Contrairement à ce qu’évoquaient certaines études par le passé que le leadership est fortement corrélé au charisme de la personne par exemple, des études récentes considèrent plutôt la vision, la stratégie, la persuasion, la communication, la confiance et l’éthique comme étant les compétences principales que l’on retrouve chez un leader qu’il soit politicien, gestionnaire ou décideur.

À la lumière de ces caractéristiques d’un leader, nos politiciens qu’ils soient chefs de partis politiques ou ministres, ont-ils la vision, la communication, l’éthique et la confiance pour diriger ce pays ? Peut-on les considérer comme des leaders ? M. Harper, M. Dion, M. Duceppe, M. Layton ou Mme. May sont-ils des leaders ou à tout le moins, ont-ils certaines caractéristiques de leadership ?

La réponse à cette question demeurera très subjective, va dépendre de la perception de chacun et est sujette à des biais psychologiques induits par les médias et les publicités. Chose certaine, c’est que le leadership reste un concept en évolution et que le 14 octobre 2008, un premier ministre du Canada sera conduit au pouvoir et qui sera ou pas nécessairement un LEADER !?

Kamal El-Batal
Citoyen de Québec

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Vos commentaires:
  • La campagne électorale canadienne et la mise sur le leadership : de quoi parle-t-on au juste ?
    18 septembre 2008, par MichelG
    Dion en passant sa loi antidémocratique C20 savait ce qu’il faisait contre la nation Québecoise et de ce fait contre lui et son parti. Cette loi totallitaire qui fait qu’un vote pro québecois vaut moins qu’un vote anti Québecois est inacceptable et sera toujours inacceptable dans tous les pays du monde .
  • La campagne électorale canadienne et la mise sur le leadership : de quoi parle-t-on au juste ?
    19 septembre 2008, par Lionel Lemay

    Je vois mal Stéphane Dion comme leader. Il m’apparaît plutôt comme un simple pion sur l’échiquier libéral, manoeuvré par la haute direction et les grands financiers du parti.

    Dans le cas de Harper, ce n’est pas un leader mais un autocrate qui contrôle entièrement le parti conservateur et qui est frustré de ne pouvoir prendre le plein contrôle du gouvernement. Il ne peut plus endurer sa situation comme gouvernement minoritaire et c’est pourquoi il a enfreint sa propre loi sur les élections à date fixe en provoquant un scrutin un an avant la date prévue. S’il obtient la majorité à la Chambre des communes, on pourrait se retrouver avec une forme de gouvernement qui frise la dictature.

    Les électeurs québécois doivent y penser deux fois avant de voter pour l’un ou l’autre de ces partis.


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