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J’écrivais récemment un article dans Vigile « l’Incroyable Traîtrise de Mme. Marois ». C’est certain que tout le monde ne peut pas être d’accord mais j’ai eu une réponse qui m’a illustré encore une fois que même si on apporte beaucoup de soins pour être compris, il s’en trouvera toujours pour ne comprendre que ce qu’ils veulent.
Je pense m’exprimer en français très convenablement. J’ai voyagé à travers la planète et j’ai été compris partout par les gens qui la parlaient. En 1959, j’ai fait partie de la R.C.A.F., la Royal Canadian Air Force, le groupement professionnel des cireurs de bottes au « spit shine » outillé d’équipement désuet, symbolique. C’est dans ce contexte d’humiliations et de racisme que j’ai appris l’anglais. Je le parle depuis longtemps, couramment même si j’ai, malgré tout, conservé un léger accent. Un jour, quand j’ai réalisé la version anglaise d’un petit film de 35 minutes sur la sécurité en entreprise que j’avais faite pour une pétrolière, on me l’a retournée parce que, à Calgary, où est la maison-mère de cette compagnie, on n’acceptait pas ma narration, ils étaient outrés de ce petit accent québécois. Belle mentalité !
En Europe ou en Asie, quand je passais plus d’une semaine dans un pays, j’essayais toujours d’apprendre au moins les rudiments de la langue de ce pays. Pourquoi je raconte ça ? Simplement pour dire que je ne suis absolument pas contre le fait d’apprendre l’anglais ou quelque autre langue, au contraire, c’est très enrichissant. Là où le bât blesse, c’est forcer le bilinguisme institutionnel, obliger de jeunes enfants à apprendre une autre langue, certes utile pour beaucoup mais souvent au détriment de la langue maternelle (ou paternelle dépendant des pays où on se trouve). Si on veut être prévoyant, on apprendra le chinois (le mandarin) qui deviendra bientôt la langue universelle, c’est une question de temps.
Par ouverture d’esprit, bonté ou inconscience nous sommes en train de se laisser noyer par l’immigration qui opte, soyons réalistes, pour l’anglophonie. Compte tenu du fait que les plus grands ennemis qu’un peuple colonisé peut avoir sont ses propres enfants, proches de conquérants, les lèches-c….bottes de ceux-ci. Qu’un anglophone d’Ottawa clame ouvertement son dédain du Québec, il va avoir droit à un tollé d’indignation mais qu’un lèche c…bottes québécois à Ottawa promulgue une loi sur la clarté référendaire (à la Dion), c’est-à-dire mine, trahit son pays de naissance, nous émettons alors de petits commentaires de protestation, fluets, en douceur, sans déranger qui que ce soit. Depuis la conquête et surtout depuis la Confédération, si on veut étudier l’histoire en profondeur, sans œillères, on constate qu’Ottawa a toujours tenté de nous faire disparaître, par diverses mesures, plus ou moins subtiles. On a dû se battre pour conserver notre langue française aussi imparfaite soit-elle et maintenant, plus que jamais, l’immigration incontrôlée et sciemment augmentée par les lèche-c…bottes qu’on élit à Québec montent dans le train fédéral pour achever de nous faire disparaître. Précédemment nous avions le PQ, du moins on le croyait, pour nous rassembler et promulguer des lois pour protéger notre langue. René Lévesque lui-même regrettait de devoir passer la loi 101, c’était notre bouée de sauvetage linguistique et culturelle. Bien sûr, les cours de « justice » fédérales ont rendu cette loi 101 presque inopérante, pleine de trous, un vrai fromage suisse. Il est reconnu à travers le monde que les pays où le bilinguisme a été en vigueur, la minorité de ce pays a lentement été assimilée. Ici, nous sommes entourés de plus de 300 millions d’anglophones et nous résistons toujours. Quel est le secret de la potion magique ?
En ce qui concerne Mme. Marois et le PQ, je suis extrêmement déçu du patinage de fantaisie (je croyais qu’il n’y avait que Robert Bourassa pour faire ça) de nos élites, des déclarations malhabiles, des contradictions, des éternelles chicanes. On dirait une guerre de poissons pas frais chez les Gaulois. Les romains s’en moquaient n’est-ce pas ? Nous avons besoin d’un druide éclairé, honnête et respecté. Au départ je voyais bien une femme diriger le pays mais à la pratique, un homme ou une femme ne semble pas changer grand-chose.
Dans une entrevue télévisée, VLB émettait l’opinion que Mme. Marois ne nous amènerait jamais vers l’indépendance, qu’elle voulait le pouvoir pour le pouvoir. Je crois de plus en plus qu’il avait malheureusement raison.
Le Québec est rempli de talents de toutes sortes. Nous sommes des gens capables, nous avons des compétences très avancées dans beaucoup de domaines. Nous avons tout pour réussir à se bâtir un pays de Paix, prospère, anti-militariste, Nous avons autre chose à faire qu’envoyer nos enfants se faire blesser et tuer pour engraisser les actionnaires des multinationales américaines ou autre sous de fallacieux prétextes. Nous sommes comme des adolescents attardés qui n’osent quitter papa / maman de peur de la vie même si papa les exploite. Vous êtes-vous demandé pourquoi les anglais d’Ottawa ne voulaient pas voir partir le Québec de la Confédération ? Par patriotisme de portefeuille. On nous dit que le Québec retire plus du fédéral que ce qu’il paye !
Quand une compagnie, une industrie possède plusieurs succursales et qu’une de ses succursales ne rapporte plus, que fait-on ? On la ferme. Malheureusement beaucoup de travailleurs ont vécu ça. Alors pourquoi veulent-ils garder le Québec ? Poser la question c’est y répondre.
Ivan Parent
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
"On nous dit que le Québec retire plus du fédéral que ce qu’il paye !" Voici la seul étude (Statcan) qui précise le montant du gain que le Québec tire du fait d’être pris dans la cage à castors canadienne : 2, 1 milliards (2004) soit 281 $ par citoyens:http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm
Ce gain est facilement compensable par l’élimination des couts de dédoublement du système quand on sortira de la cage (2,5 millirads). À ce gain mécanique, il faut ajouter le gain le plus important, un gain dynamique : Celui d’avoir l’ensemble des leviers d’un état optimal pour se donner une véritable stratégie d’état. Ce qui permettrais au Québec de joindre le club des pays de l’Europe du Nord qui sont les plus performant au monde en matière de création et répartition de richesse.
jcpomerleau
Cher monsieur Parent,
je suis assez, pour ne pas dire plutôt, ou encore tout à fait d’accord avec vous, sauf qu’en matière de patinage, je trouve que notre "chef" Péquiste patine plutôt sur "la bottine" alors que monsieur Bourassa était un véritable artiste en ce domaine.
C’est quand même curieux, ne touvez-vous pas, quand on considère avec un certain recul (et un recul certain),les moeurs politiques et la manie de toujours vouloir profiter de la moindre occasion de se faire valoir de certains de nos élus, de constater combien un homme comme Robert Bourassa faisait montre d’une remarquable retenue. Du stricte point de vue de l’éthique, j’ai définitivement beaucoup d’admiration pour lui que pour n’importe lequel de nos actuels politiciens.
Même si je n’ai jamais de ma vie voté pour aucune autre cause que celle de l’indépendance du Québec, je n’en demeure pas moins admiratif de ceux qui ont le bon sens de défendre leurs convictions plutôt que de faire feu de tout bois et de pourfendre allègrement leurs adversaires. Spectacle navrant auquel les Jean Charest de notre petit monde politique Québécois nous poluent les ondes depuis trop longtemps à mon goût.
Claude G. Thompson

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