Vigile.net
Nous ne réclamons que le droit d’être maître chez nous et de nous occuper de nos propres affaires. - Maurice Duplessis - 1946
             
Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
Financement 2008
 15931$  80%  
Objectif : 20000$
L’indépendance, une question d’histoire et d’identité
Daniel Gomez
Le Devoir
mercredi 3 janvier 2007


C’est vrai, comme l’a déjà dit un ministre français lors du dernier référendum, et comme l’a répété dernièrement dans Le Devoir Mathieu Bock-Côté (« Harper, un guide pour les souverainistes ? », le 28 décembre 2006) : on ne fait pas l’indépendance d’un pays pour des raisons administratives, fiscales ou écologiques. On fait l’indépendance d’abord et avant tout pour des raisons historiques et identitaires. On fait l’indépendance pour être reconnu comme peuple et comme nation. On fait l’indépendance, non pas pour avoir un strapontin à l’Unesco, mais pour avoir une vraie place dans cet organisme ; non pas pour être reconnu comme nation, plus ou moins tribale, à l’intérieur d’une « vraie nation », la canadienne, mais pour avoir une place à l’ONU ; non pas pour voir un Québécois porter le drapeau canadien aux Jeux olympiques, mais pour voir des athlètes québécois avec leur drapeau à ces mêmes jeux ; non pas pour avoir deux ou trois joueurs québécois au sein de l’équipe canadienne de hockey, mais pour avoir une équipe québécoise aux championnats mondiaux de hockey sur glace.

Tout cela semble si basique et si élémentaire qu’on se demande alors pourquoi la direction péquiste s’obstine à ressasser l’argumentaire instrumentaliste et comptable (déséquilibre fiscal, environnement, etc.) et à attendre anxieusement le prochain budget fédéral en souhaitant qu’Harper ne lâche rien sur le plan fiscal pour le Québec.

S’il veut faire avancer la cause de la souveraineté du Québec, le Parti québécois devrait peut-être songer à élever le débat lors des prochaines élections. Et pour l’instant, il ne semble pas porté à cela. Comment en effet expliquer le silence étourdissant des députés péquistes lorsque Guy Bertrand a soulevé l’idée, pas si farfelue que ça, de créer une équipe de hockey québécoise ? C’était là une excellente occasion de « faire du millage » sur la question identitaire. Comment expliquer également le même silence lors du débat sur les accommodements raisonnables ? Là encore les dirigeants péquistes ont été muselés par la rectitude politique. Et on pourrait multiplier les exemples.

Il reste de trois à cinq mois pour ramener la question de l’indépendance du Québec au niveau duquel elle n’aurait jamais dû sortir, celui de la reconnaissance internationale. André Boisclair et ses éminences grises auront-ils la profondeur suffisante pour mener cette tâche ? Jusqu’ici, cela ne semble pas évident, mais il est peut-être encore temps de modifier le tir...

Daniel Gomez, Département de sociologie, UQAM, Membre des Intellectuels pour la souveraineté

Suggérer cet article par courriel


Premier colloque annuel

L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008



Dîner des Patriotes 2008

23 novembre
28 novembre 2008

Solidarité Québec-Algérie

Vendredi 28 novembre 2008
  • Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
    Joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2008: 20000$
     15931$  80%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    16/11 Claude Morin : 50$
    16/11 Christian Gagnon : 50$
    13/11 Louis Gagnon : 30$
    11/11 Louis St-Hilaire : 25$
    11/11 Alain Raby : 25$
    9/11 Anonyme (PP) : 50$
    8/11 Giselle Chagnon : 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net