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Voilà que Jean Charest, indigne serviteur de l’État du Québec de langue française, utilise René Lévesque pour dévaloriser un projet de ses adversaires.
Il faut vraiment le faire, puisque cet individu fut parmi les ennemis de l’indépendance du Québec, un des plus acharnés à combattre notre projet d’indépendance avec Jean Chrétien, cet autre amant que la démagogie n’a jamais repoussé. Lorsque nous n’avons pas d’autres motifs que ce genre d’arguments pour combattre un projet « démocratique » qu’on pourrait modifier s’il avait le courage de l’étudier en commission parlementaire, on doit éviter de se prononcer sur un sujet, à moins que notre servitude nous incite à obéir aux motifs du plus fort !
Malgré tout, mais surtout malgré ses propos « déplacés », cet illustre personnage du « NON » à « une partie » de son être, devrait pouvoir juger des événements et des philosophies, ce qui semble lui échapper ? Lorsqu’il attaque Mme Marois et son projet, en faisant dire à René Lévesque qu’il n’aurait pas accepté de créer des citoyens de seconde classe, c’est la mémoire de cet « illustre » serviteur de l’État du Québec qu’il blesse par ses propos démagogiques.
En utilisant les mots des représentants de ses concitoyens Anglais et Anglophones, toutes ethnies confondues, il se fait le porte-parole des ennemis de son peuple, ou si l’on veut, d’une partie de son être !
Mais ce qu’il semble ignorer dans la « démesure » des propos qu’il utilise, c’est qu’un jour prochain, il devra répondre devant son peuple de la justesse de ses paroles, ou disparaître de la scène politique québécoise, ce qui devrait arriver, j’en suis même certain, lors du prochain rendez-vous électoral.
J’ai vaguement l’impression qu’il se prépare à remplacer un certain individu, dirigeant d’un parti politique « fédéral » outre Outaouais, grand ennemi du Québec ; à moins qu’il ne lorgne le « sénat », là où il pourra continuer à servir le Canada anglais de toutes ses forces, et avec la « hargne » qu’on lui connaît contre le désir d’émancipation politique du Québec.
Voilà assez de motifs pour que Mme Marois et le Parti Québécois n’abdiquent pas devant les ennemis du projet de « citoyenneté ». Si les « Anglophones », avec la complicité de plusieurs journalistes Canadiens-français, sont contre ce projet, c’est que ce projet est excellent.
Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal
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