|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
[1] Le plus grand défaut des souverainistes traditionnels du PQ, du Bloc et même du Conseil de la souveraineté, c’est leur attitude passive, défensive, attentiste, provincialiste et électoraliste. Le PQMarois n’a jamais été si loin dans la démission :
mise au rencart de l’objectif premier qui est celui "de réaliser la souveraineté" ;
mise au rencart du "projet de pays" concret et emballant et son remplacement par la souveraineté fantasme, virtuelle, blabla et abstraite ;
suspension de l’échéancier référendaire sans le remplacer par une autre formule d’accession à l’indépendance.
[2] Cette stratégie est non seulement démobilisatrice, mais elle est inefficace et vouée à l’échec. Le peuple n’en a rien à cirer de la "nécessaire souveraineté" intellectuelle et abstraite et ce ne sont pas un débat ou un manifeste sur la souveraineté qui vont changer les choses. Les citoyens québécois, comme tous les autres peuples, vivent dans la réalité et ils veulent du concret et du solide. En plus, l’histoire du Parti québécois nous a appris que la "bonne gouvernance provinciale" ne suffit pas et que la "promotion de la souveraineté" est le plus grand mythe de ce parti. Tant que les leaders souverainistes n’auront pas le courage de proposer à l’électorat un projet de pays concret et emballant, le mouvement souverainiste va battre de l’aile et continuer de s’épuiser inutilement.
[3] La crise pétrolière tombe à point, car elle fait prendre conscience à tout le monde que le Québec doit agir en posant maintenant les jalons de son indépendance pétrolière, comme l’a démontré l’ex-premier ministre Bernard Landry, il y a 2 semaines. Il s’agit là d’un projet de pays concret et emballant, d’une stratégie d’État d’envergure aussi importante que la nationalisation de l’électricité en 1962 - par une élection à double majorité - et le virage technologiques des années 1980-1990.
[4] Mais il y a plus. La crise pétrolière est en train de créer des brèches importantes dans le ROC (Rest of Canada). Les provinces de l’Ouest (principalement l’Alberta) et Terre-Neuve s’entichissent et mettent en place subtilement les bases de leur État-Nation, pendant que les provinces de l’Est s’appauvrissent. L’Ontario veut sauver son industrie de l’automobile et montre des signes d’impatience à l’endroit de la péréquation qui est censée être le ciment social, économique et politique du fédéralisme canadien. Les Ontariens commencent à se sentir plus Ontariens que Canadiens. Pour le Québec, il y a là une occasion en or, de faire d’une pierre 2 coups : se débarrasser du pétrole et sortir du Canada pétrolier. Créer un État optimal en ramenant tous les centres de décision chez lui au lieu de les partager avec un gouvernement extérieur. Comme la petite Norvège et tous les autres pays de l’Europe du Nord (Suède, Danemark, Finlande, Islande et même Irlande) qui sont des exemples de réussite sociale et économique.
[5] Cette stratégie d’État d’envergure est à mille lieux de la souveraineté fantasme, virtuelle et abstraite du PQMarois, du BlocDuceppe et du mouvement souverainiste traditionnel. Elle touche et touchera toutes les classes sociales et tous les milieux, entrepreneurs et créateurs, salariés et détenteurs de rente et citoyens précaires. Quand le baril de pétrole augmente, le "prix du pain" augmente. Quand le "prix du pain" augmente, il génère des perturbations sociales qui dans l’histoire, débouchent sur des révolutions.
[6] Le mouvement souverainiste est donc à la croisée des chemins. Où il continue de se réfugier dans la souveraineté abstraite et de poursuivre l’objectif de la "bonne gouvernance provinciale" - même sous l’appelation de "gouvernance dite souverainiste", ou il revient au "projet de pays" concret et emballant proposé par le XVè Congrès du PQ. Du souverainisme abstrait à l’indépendance concrète, il n’y a pas un instant d’hésitation.
[7] Pour ce faire, il faut au mouvement souverainiste/indépendantiste, un "champion", c’est-à-dire une personne compétente et d’expérience qui agira à la fois comme visionnaire, habile stratège et brillant tacticien et qui n’aura pas peur de le faire dans le cadre d’un nouveau paradigme. L’ex-premier ministre Bernard Landry est la personne toute désignée pour remplir ce rôle, que ce soit à la tête d’une nouvelle formation politique ou d’un mouvement. La balle est dans son camp. Allons-nous manquer une autre fois, notre rendez-vous avec l’histoire ?
Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
Tout votre propos est d’une logique implacable. Le problème, au Québec, c’est qu’on n’est pas capable de trouver, au bon moment, la bonne personne, pour enclencher la marche collective vers l’indépendance.
1- Marois n’est pas la bonne personne. Lucien B ne l’était pas. Boisclair encore moins. Landry a laissé tomber au moment où il devait continuer. Parizeau a démissionné après avoir échoué.
2- Je pense qu’il faut une PERSONNE qui parle plus du pays à faire que du pays à quitter. J’en ai marre du procès du fédéralisme. On en connaît tous les tenants et aboutissants. Il faut parler de ce qu’on veut faire et non de ce qu’on nous a fait.
3- Le chef doit être rassembleur. Voyageur. Vulgarisateur.
4- Landry pourrait sans doute faire l’affaire. A condition qu’il nous explique clairement ce qu’il veut faire. Je ne suis pas encore convaincu qu’il ne couche pas encore avec son UNION CONFÉDÉRALE...
Votre texte, en plus des 3 premiers, est persuasif mais je ne crois pas que la chose puisse se faire avant la prochaine élection provinciale qui devrait se tenir à l’automne ou, au plus tard, eu printemps prochain parce que M. Charest n’a pas le problème du fédéral, il peut déclencher des élections n’importe quand...lui.
Pourquoi ? Ça ne donne pas assez de temps pour lancer un nouveau parti indépendantiste et ça prendrait une bonne défaite du PQ avant de le confronter efficacement. Une défaite que vont tenter M. Charest et Dumont de concrétiser. Là, on pourrait bien voir la force ou la faiblesse de Mme Marois et du PQ et celle de son désir de souveraineté utile.
Une bonne alternative peut toujours attendre un peu même s’il y a de l’impatience chez les souverainistes. Une idée bien murrie peut s’améliorer à condition que ça ne retarde pas trop pour qu’elle pourisse. "L’histoire du PLQ du fruit constitutionnel pas mûr".
Cher Anonyme,
[1] Oui, je l’ai écrit récemment. On est vraiment pas chanceux. Lévesque prend le beau risque, Pierre-Marc Johson, l’affirmation nationale, Parizeau démissionne, Lucien Bouchard lâche le bateau en plein océan, Landry démissionne, Boisclair n’est allé nulle part et Marois verse dans la souveraineté fantasme.
[2] Oui, vous avez raison. Il faut un projet de pays concret et emballant, comme nous l’avons exigé lors du Congrès de 2005, que le PQMarois a mis aux poubelles. L’indépendance pétrolière en est un, comme le fut la nationalisation de l’électricité. Pas besoin de critiquer le fédéral. Juste le mettre en branle et expliquer pourquoi nous avons des intérêts divergents avec ceux du Canada inféodé aux pétrolières. Cela suffit.
[3] Bernard Landry a été celui qui a eu la vision de soulever cette stratégie d’État. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il ferait un bon leader à ce sujet. Sans nécessairement revenir au PQ. Évitons le personnalisme et concentrons-nous sur la stratégie d’État d’envergure. Le reste c’est du bla-bla.
[4] Je ne pense pas que Bernard Landry tienne encore à son idée de confédération. L’a-t-il déjà eu ? Non, pas nécessairement. Il a seulement déclaré un jour qu’il ne dirait pas non au même statut que la France à l’intérieur de l’Europe d’alors. Un pays souverain dans une union économique. Qu’y a-t-il de si terrible là-dedans ?
Pierre Cloutier
Pierre Cloutier
[1] Merci pour vos commentaires. Cela me fait du bien et met du baume sur mes plaies de patriote malheureux.
[2] Il se peut qu’il y ait des élections à l’automne comme il se peut qu’il n’y en ait pas. Moi, je voyais plus cela pour 2009, soit au printemps, soit à l’automne.
[3] En 2008, un parti politique, simple, souple, moderne, branché, décentralisé avec un personnage politique crédible et connu comme leader, cela ne devrait pas prendre trop de temps à créer, si il y a évidemment une volonté de le faire de la part de Bernard Landry. On verra.
[4] Je n’ai pas de boule de cristal et je ne joue pas aux gérants d’estrade, mais on peut raisonnablement croire que le PQMarois va subir la défaite aux mains du PLQCharest. Cela me semble inévitable.
[5] Une chose dont je suis de plus en plus convaincu : la bonne gouvernance provinciale + la souveraineté abstraite, CELA NE FONCTIONNE PAS ET NE FONCTIONNERA PAS, car cela passe 6 pieds par dessus la tête des citoyens "ordinaires" C’est de ce moule là que le mouvement souverainiste/indépendantiste doit se défaire. Tout ce que ça rapporte c’est de permettre à plusieurs générations de politiciens professionnels de se reproduire et de vivre de l’argent public en faisant miroiter le "grand soir" qui ne vient jamais. IL FAUT EN DÉCOUDRE AVEC LA BONNE GOUVERNANCE PROVINCIALE ET LE SOUVERAINISME ABSTRAIT, CAR CELA NE MÈNE NULLE PART.
[6] Par contre, ce qui est prometteur, c’est un projet de pays, concret et emballant, particulièrement l’indépendance pétrolière à laquelle j’ajouterais la social-économie numérique, soit la répartition équitable de la richesse informationnelle, qui est la forme la plus avancée de la social-démocratie.
[7] Il faut quelque chose de concret, de solide, de matériel qui rejoint toutes les classes sociales. La souveraineté c’est abstrait et intellectuel. L’indépendance pétrolière+la fibre optique pour tous, c’est du concret, car CELA TOUCHE TOUT LE MONDE ET TOUT LE MONDE EN TIRERA PROFIT. Et c’est surtout un merveilleux tremplin pour l’indépendance politique.
Pierre Cloutier
Vous parlez d’un mouvement plutôt que d’un autre parti ?
Vous parlez d’un mouvement plutôt que d’un autre parti. Oui l’idée est bonne. Mais à condition que celui-ci soit constructif plutôt que le style d’un boxeur sur le putching bag Marois. Faire progresser l’idée du pays québécois dans les divers partis et milieux serait l’objectif de ce groupement. Pénétrer dans les tiers-partis pour assurer une coalition sur le seul projet du pays. Oui ça promet.
M.Cloutier Je suis indépendantiste comme vous.Je vous lis suffisamment pour savoir que vous êtes énergique.Infatigable.Et je voterais facilement pour vous ,que vous représentiez le P.Q. ou le P.I.
Mais il me semble difficile de penser que votre projet d’indépendance énergétique à l’égard du pétrole puisse coller autant à un projet de libération nationale.C’est un projet très emballant,désirable d’un point de vue économique et social,très vert,évidemment,mais qui prêterait flanc au fait incontournable que le Québec fait présentement partie d’un pays lui-même producteur de... pétrole !
A cet égard,mais à cet égard seulement ! je suggèrerais,bien modestement, la prudence : très peu de démagogie fédéraliste pourrait venir à bout de beaucoup d’"énergie" et de pédagogie indépendantiste.
Le peuple du Québec ne s’est jamais défilé devant ce genre de chantier.Depuis la nationalisation de l’hydro-électricité,c’est sans discontinuer que notre peuple a "embarqué",et a donné son accord,à ce que ses "politiques" pouvaient suggérer qui ait quoi que ce soit de grandeur.De l’Expo à la Baie James.Les Jeux Olympiques.Le peuple québécois était au rendez-vous.Toujours.
Votre enthousiasme et votre impatience sont en accord avec ce peuple-là.Cela fait longtemps que notre peuple est moderne et radical.Ce sont nos élites qui hésitent.Qui hésitent devant le seul chantier qui vaille : l’indépendance.Pas juste l’"indépendance du Québec"(Qui pourrait n’être qu’une affaire de fonctionnaires !).Mais aussi l’indépendance,la libération,du peuple québécois.
Vos articles plaident souvent pour que les indépendantistes saisissent la balle au bond.Je crois aussi que cela est possible.Peu m’importe le "champion" !
Tout cela n’exclut pas...une saine prudence.Mais la prudence ne saurait justifier,elle non plus,quelque atermoiment que ce soit de la part des indépendantistes.La balle est dans notre camp.Nous avons raison.Vous avez raison en particulier.Et c’est contre toute raison que le P.Q. continue de se défiler.
Je voterais pour vous au P.I.
Monsieur Cloutier,
Vous n’arrêtez pas de nous rebattre les oreilles (les yeux !) avec le retour de Landry en politique, vous le mettez au centre de tous vos enthousiasmes, et vous concluez en disant que vous ne savez pas si l’homme est intéressé par la chose.
Ça ressemble drôlement à un coït interrompu.
Pas intéressée.
Marois annonce d’avance qu’elle ne nationalisera pas nos ressources énergétiques :
Marois plaide pour l’exploitation du pétrole et du gaz
L’exploitation des gisements gaziers et pétroliers du Golfe Saint-Laurent pourrait rapporter 50 milliards $ dans les coffres de l’État québécois en cinq ans, a soutenu jeudi la chef péquiste Pauline Marois.
[...]
Mais avant d’encaisser les redevances et les impôts, le gouvernement du Québec devra résoudre le vieux litige qui l’oppose au fédéral sur le partage des compétences dans le golfe.
cyberpresse.ca/article/20080626/CPACTUALITES/80626168/1019/CPACTUALITE S
Elle feint de "plaider" lorsque ces projets, ainsi que ceux de l’île Anticosti, sont déjà bien en marche et dans les mains de Paul Desmarais et du Carlyle Group (George H. W. Bush).
Des "redevances" de notre propre gaz ?
M. Cloutier, quelle est la position de Bernard Landry sur ce sujet fondamental ?
[1] Bravo, vous avez mis là le doigt sur quelque chose de très important.
[2] Quand les libéraux de Jean Charest sont arrivés au pouvoir en 2003, ils ont démantelé Hydro-Québec, Gaz et Pétrole.
[3] En 2008, Pétrolia, une compagnie privée, acquiert tous les droits d’exploitation d’Hydro-Québec pour le pétrole et du gaz sur l’Ile Anticosti.
[4] André Cayer, ex-président d’Hydro Québec devient conseiller spécial pour Junex, une autre compagnie privée d’exploration.
[5] Mme Marois dort au gaz et ne voit pas qu’une partie importante de nos ressources naturelles s’en vont dans le secteur privé pour les petits amis du PLQ.
[6] Mme Marois, qui s’en va en Norvège, pourrait peut-être en profiter pour acquérir les bases de la géopolitique 101 et d’essayer de comprendre comment ce petit pays INDÉPENDANT de 3 millions d’habitants a réussi de passer de la social-démocratie à la social-économie et de devenir un des pays les plus performants au monde, précisément parce qu’il peut avoir une stratégie d’État optimal.
[7] Le Québec aurait d’ailleurs tout intérêt à s’associer avec la Norvège et les autres pays de l’Europe du Nord. Leur géographie et leurs ressources naturelles sont identiques. Imaginez une entente entre le Fonds pétrolier norévgien et la Caisse de dépôt et placement pour acheter 10% d’Hydro-Québec et réduire substantiellement notre dette nationale !
[8] Ce que je reproche le plus à Mme Marois, c’est son absence de vision "nationale" du Québec et sa petitesse provinciale. CELA ME TUE.
Pierre Cloutier
[1] Mme Lachance, je vous en prie, épargnez-nous vos projections à caractère sexuel ou de cul ! C’est un niveau auquel je ne m’abaisse pas et c’est assez trivial comme argument, ce qui m’indique que vous n’en avez pas beaucoup.
[2] J’ai mis des faits sur la table et je m’attends à ce que les lecteurs me répondent avec un minimum d’arguments sensés et objectifs. Pas des histoires de cul !
[3] J’ai dit et je répète que pour accéder à l’indépendance, nous devons abandonner la stratégie de la bonne gouvernance + la souveraineté abstraite pour proposer aux québécois un projet de pays concret et emballant, dont l’indépendance énergétique fait partie.
[4] J’ajoute que pour défendre cette stratégie d’État d’envergure, cela nous prend un "champion" avec beaucoup d’expérience et de compétence, que me semble posséder Bernard Landry. Point final.
[5] Si vous pensez qu’un autre champion peut faire le travail, dites-nous le et surtout arrêtez d’être méchante inutilement. Cela ne fait pas avancer le débat et vous fait devenir vignaigrée, ce qui n’est pas bon pour votre équilibre mental.
Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
Le Premier ministre de la Norvège Jens Stoltenberg a déclaré tout récemment que les ressources pétrolières du pays ne feront pas des magnats pour appauvrir l’ensemble de la collectivité. De plus il a affirmé que les recettes énergétiques et d’autres ressources économiques norvégiennes, telles les activités de la pêche…, serviront exclusivement à continuer la consolidation de l’IDH des Norvégiens qui se maintiennent, depuis des années, au plus haut niveau du ranking mondial. En évitant ainsi, par cette politique d’équité redistributive, la corruption institutionnalisée et le saccage des ressources fiscales de la Nation.
JLP
Vive le Québec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles
[1] La Norvège comme tous les pays de l’Europe du Nord devraient nous servir de modèles.
[2] Ce sont tous des petits pays indépendants avec une stratégie d’État d’envergure et qui sont passés de la social-démocratie à la social-économie. Voir le livre de Jean-François Nougel : Les pays de l’Europe du Nord contemporaine : de 1900 à nos jours.
[3] Le PLQCharest est en train de brader nos ressources naturelles de pétrole et de gaz aux intérêts privés et au fédéral. C’est ÉNORME, car on parle ici de dizaines voire de centaines de milliards de dollars.
[4] En 2002-2003, sous Bernard Landry, Hydro-Québec, division Pétrole et Gaz, avait annoncé des investissements de 330 millions de dollars dans l’exploration pétrolière et gazière.
[5] Sous le PLQ-Charest, la division Hydro-Québec Gaz et Pétrole a été démantelée et Hydro-Québec vient de vendre tous ses droits d’exploration pétrolière et gazière à Pétrolia inc, sur l’Ile Anticosti. Pour sa part, André Caillé, ancien président d’Hydro-Québec est rendu chez Junex. Tous les acteurs dans ces dossiers depuis 2003 sont des libéraux$.
[6] Le PLQ-Charest doit mettre la cerise sur le sundae en juillet en signant une entente avec le fédéral.
[7] Pendant ce temps, le PLQMarois et la médiacratie québécoise DORMENT AU GAZ, c’est le cas de le dire.
Pierre Cloutier
[1] La Norvège comme tous les pays de l’Europe du Nord devraient nous servir de modèles.(Pierre Cloutier)
Alors Bernard Landry n’est pas votre homme, car l’identité ethnique est pour lui un "grand danger".
Or, la Norvège ne reconnaît que la nationalité par "Jus Sanguinis", c’est à dire par descendance d’un parent Norvégien. La naissance au pays ne suffit pas. Il faut résider un minimum de 7 ans pour faire une demande de reconnaissance de nationalité et ce n’est pas une garantie.
On ne deviens pas Norvégien aussi molement qu’on deviens Québécois.
La solidité de cohésion sociale norvégienne est incomparable avec le Québec.
Un petit pays se doit une cohésion à toutes épreuves.
[1] On peut marcher et mâcher de la gomme en même temps.
[2] Ce qui veut dire qu’on peut adapter ce qui nous convient et le reste, on le met de côté. On appelle cela de la souplesse.
[3] Les pays de l’Europe du Nord ont beaucoup à nous apprendre. Ils sont quasiment dans la même situation géopolitique que nous, c’est-à-dire en périphérie d’un grand marché. Et leurs territoires sont rudes et facilement défendables comme le nôtre.
[4] Surtout ce sont des petits pays, mais ils ont un avantage sur le Québec. Ils sont indépendants et peuvent donc appliquer une stratégie d’État d’envergure en fonction de leurs intérêts nationaux. Pas nous, parce que nous sommes inféodés à un gouvernement extérieur.
[5] Regardez ce qui se passe avec l’exploration pétrolière et gazière au Québec. Le fédéral prétend que les fonds marins lui appartient. Vous voyez le programme.....
Pierre Cloutier
Pierre Cloutier
Ils sont indépendants et peuvent donc appliquer une stratégie d’État d’envergure en fonction de leurs intérêts nationaux.(P. Cloutier)
Indépendants parce qu’ils ne se renient pas. La cohésion identitaire et sociale nécessaire à défendre en bloc leurs intérêts nationaux.
Il y a différence entre souplesse et molesse.
Il faut être bien conscient d’une chose, M. Cloutier, c’est que les communautés immigrantes et les anglos du Québec n’ont aucun intérêt à ce que le Québec devienne indépendant du Canada. Pour eux, que le Québec s’enrichisse de son pétrole à l’intérieur du Canada fait très bien leur affaire car déjà le fédéral réduit sa dette grâce à l’Alberta. Que le Québec en fasse autant fait aussi leur affaire à l’intérieur du Canada.
L’intérêt de réduire, même éliminer la dette du Québec par l’exploitation du pétrole et réussir l’indépendance du Québec ne revient qu’aux Québécois de souche (Canadiens français), afin de ne pas disparraître comme ethnie.
C’est donc sur ce socle d’assise que tous les efforts doivent porter.
Les communautés immigrantes sont bien conscientes que c’est grâce et par le fédéral qu’elles conserveront la cohésion de leurs identités ethniques (multiculturalisme). Elles n’ont aucune intention de s’assimiller.
Les campagnes de charmes sont futiles et les reniements de notre ethnie nous affaiblissent.
[1] Merci pour vos commentaires. Cela met un peu de baume sur mes plaies de patriote à la fois triste, mais toujours optimiste.
[2] J’essaie juste de faire comprendre aux souverainistes/indépendantistes que la veille stratégie qui dure depuis 1974, soit celle de la bonne gouvernance provinciale + le mythe de la "promotion de la souveraineté" abstraite ne fonctionne pas et ne fonctionnera pas plus dans l’avenir. C’est ce que j’appelle, moi, la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle, la souveraineté blabla, la "souveraineté-moumoune".
[3] Cela ne fonctionne pas parce que la souveraineté-moumoune passe 6 pieds par dessus la tête du peuple, parce qu’elle est trop abstraite et n’est pas liée à des choses concrêtes, réelles et matérielles.
[4] C’est une stratégie faite pour les intellectuels des IPSO ou du Conseil de la souveraineté et pour les politiciens professionnels du Parti québécois et du Bloc qui carburent au pouvoir (surtout le PQ) ou à la quotidienneté de l’actualité politique.
[5] Même les mots "souveraineté" et "référendum" sont devenus des mots repoussoirs qui donnent de l’urticaire à beaucoup de monde et sont ennuyants. La souveraineté-moumoune est triste, ennuyante et dépassée. Le peuple s’en fout et les jeunes ne veulent plus rien savoir. Y a juste les politiciens du PQ et du Bloc qui feignent de ne pas s’en apercevoir tous occupés qu’ils sont à faire de la politique partisane, le nez collé sur l’arbre qui empêche de voir la forêt.
[6] Il faut DONC TROUVER AUTRE CHOSE. Quelque chose de plus dynamique, de plus vivant, de plus concret, de plus emballant et qui rejoint tout le monde et toutes les classes sociales.
[7] Il nous faut une stratégie d’État d’envergure qui débouche sur l’indépendance politique. C’est pourquoi j’ai pensé que cette stratégie d’État d’envergure pouvait être celle qu’a mentionné récemment l’ex-premier ministre Bernard Landry, soit l’indépendance pétrolière en relation avec l’indépendance politique. Un vaste chantier comme le fut la nationalisation de l’électricité et le virage technologique, mais un vaste chantier qui débouchera sur l’indépendance politique si nous démontrons que le Québec a des intérêts divergents avec celui du Canada pétrolier.
[8] J’ajouterais à cela la social-économie numérique qui est l’accès équitable à la richesse informationnelle qui est la composante la plus importante de l’innovation, de la créativité, de la productivité, donc de la richesse collective tout en étant la forme la plus élevée de social-démocratie.
[9] A tout cela, il faut trouver un "champion", c’est-à-dire une personne crédible, compétente et expérimentée pour se faire le promoteur de cette stratégie d’État d’envergure.
[10] Conclusion : indépendance pétrolière et énergitique + social économie numérique + champion = indépendance politique.
[11] On est loin de la souveraineté-moumoune du PQMarois, du BlocDuceppe et du CSQ.
Pierre Cloutier
Passons aux gestes concrets oui !
Faisons une pétition pour remplacer des symboles réels par les NÔTRES.
Changeons les statues de Wolfe à Québec et Macdonald par celles de Lévesque et Papineau... ou par d’autres !
Voyons les réactions ensuite : s’il y a frustration dans le ROC ou le West Island alors tous comprendront que le Québec n’est pas libre au sein du Canada.
Pas de référendisme, des gestes concrets oui !
Sébastien Harvey
Réponse à Pierre Cloutier
« Les pays de l’Europe du Nord ont beaucoup à nous apprendre. Ils sont quasiment dans la même situation géopolitique que nous, c’est-à-dire en périphérie d’un grand marché. Et leurs territoires sont rudes et facilement défendables comme le nôtre. » Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
Être ou ne pas être !
Nous n’avons pas grand chosse à apprendre des pays du nord de l’Europe. Ce dont nous avons vraiment besoin c’est d’être honnête avec soi-même, avant tout, pour se gagner la confiance des électeurs. Car sans cette confiance, aucun project national d’envergure ne pourrait voir le jour, comme il en est de l’impérieux objectif consistant à réaliser la pleine souveraineté du peuple Canadiens français.
Lionel Groulx disait « Notre maître, le passé ». C’est cela qui doit être notre plus grand principe d’action politique pour qu’il nous incite à continuer à faire d’autres projets grandioses effectués par les Québécois au Québéc et partout ailleurs dans d’autres pays et reconnus au monde.
Concernant la vente de 10% d’Hydro-Québec
« Le Québec aurait d’ailleurs tout intérêt à s’associer avec la Norvège et les autres pays de l’Europe du Nord. Leur géographie et leurs ressources naturelles sont identiques. Imaginez une entente entre le Fonds pétrolier norévgien et la Caisse de dépôt et placement pour acheter 10% d’Hydro-Québec et réduire substantiellement notre dette nationale ! » Pierre Cloutier
L’incohérence que vous démontrez par cette proposition de privatisation ne concorde pas du tout avec votre position de nationaliste que vous avez manifestée depuis 35 ans au PQ. Si ce n’est pas ce que vous voulez nous transmettre.
JLP
Vive le Québec libre de caciques, de tricheurs de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles
Imaginez une entente entre le Fonds pétrolier norévgien et la Caisse de dépôt et placement pour acheter 10% d’Hydro-Québec et réduire substantiellement notre dette nationale ! (Pierre Cloutier)
M. Cloutier, nous n’avons pas besoin d’entente avec la Norvège, il nous suffit de les immiter.
Depuis autour 1980, le fédéral pille toutes les provinces en leur faisant payer des intérêts énormes sur la dette pour enrichir leurs amis propriétaires des grandes banques privées. Ce pillage, le fédéral le fait en passant par dessus la Banque du Canada pour emprunter les montants nécessaires à émettre l’argent en circulation.
La banque centrale de Norvège se réserve l’exclusivité d’émettre les billets et s’emprunter les montants afin de contrôler l’inflation et dépression. Le Roi n’emprunte rien dans les banques privées, il leur prête !
La Norvège n’a pas de dette mais a un surplus de 200 milliards.
Au Canada, même après 1867 (confédération), la Nouvelle Écosse avait sa propre argent (Scotia Pound) et le Québec n’a pas signé la constitution de 82. Alors il n’y a pas de raison pourquoi le Québec ne pourrait pas émettre lui-même des Billets du Trésor Québécois, sans intérêts, pour payer la dette québécoise, parallèlement au dollard canadien, et investir dans l’exploitation du gaz.
Ces Billets du Trésor Québécois pourraient servir pour des emprunts sans intérêts à tous les Québécois.
Ce sont ces billets que nous enverrions à Ottawa afin de respecter nos engagements en tant que province, jusqu’à ce que notre dette soit payée. Je vous rappele que nous payons 7 milliards en intérêts seulement et payons de l’intérêt sur l’argent emprunté pour payer ces intérêts !
C’est du pillage dont nous pouvons nous défaire comme l’a fait la Norvège.
C’est le premier geste concret et stratégique d’indépendance.
[1] Je ne sais pas quel âge vous avez, mais au Parti québécois, les mots "indépendance" et "souveraineté" n’ont jamais eu la même signification interne.
[2] Personnellement, je n’ai jamais, en 35 ans de militantisme au PQ, entendu prononcer le mot "indépendance", comme dans "Rassemblement pour l’indépendance nationale" (RIN), dont le chef était Pierre Bougault.
[3] Lors 2è congrès du Parti québécois - après que le RIN se soit fait hara-kiri et ait incité ses membres à rejoindre le Parti québécois - une motion a été présentée pour rendre hommage aux Bourgault, D’Allemagne, Chaput et Barbeau, les chefs historiques du mouvement indépendantiste du Québec et bien, croyez-le ou non, cette motion a été battue !
[4] Si c’est vrai comme vous dites que souveraineté=indépendance, pourquoi alors ne prononce-t-on jamais le mot indépendance au Parti québécois ?
[5] Ja vais vous le dire pourquoi : parce que pour les souverainistes-moumounes, le mot indépendance fait peur. Parce que les souverainistes-moumounes, ils ont peur de tout et ils se mettent à hyperventiler dès qu’ils quittent le moindrement leur zone de confort. La souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle, la souveraineté blabla, ce ne fait pas peur à personne, y compris aux fédéralistes. Mais par contre, l’indépendance et surtout l’indépendance concrète et emballante, comme un projet de pays ou un programme d’indépendance pétrolière qui nous amènera à prendre nos distances avec le Canada pétrolier, cela ça fait peur à nos souverainistes-moumounes.
[6] Pour les souverainistes-moumounes, bonne gouvernance provinciale + promotion de la souveraineté fantasme = souveraineté. Mais cela ne marche pas comme on l’a vu depuis les 30 dernières années. ET CELA NE MARCHERA PAS, car ça passe 6 pieds par dessus la tête du peuple.
[7] Pour les indépendantistes comme moi, projet de pays concret et emballant (indépendance pétrolière + social-économie numérique) = indépendance politique du Québec.
[8] S’il y a 2 mots dont il faut se débarasser, ce sont les mots "souveraineté" et "référendum". Ce sont des mots dépassés, ringards comme disent le français, "passé date" comme les vieux yogourts, incolores, inodores et sans saveur. Moi j’aime mieux les mots "indépendance politique" et "décision majoritaire des québécois".
Pierre Cloutier
Je ne sais pas ce que vous voulez dire par souveraineté interne ou externe car je n’ai jamais entendu parler de ces expressions avant vos textes. Moi je me fie toujours au dictionnaire. Dans le Robert que j’ai en main voici les définitions des mots souveraineté et indépendance.
Souveraineté:Indépendance (pour un état)
Indépendance:Situation d’une collectivité qui n’est pas soumise à une autre.
Donc deux synonymes d’après le dictionnaire et non d’après vos désirs pour blâmer ensuite Pauline Marois. Si vous écrivez votre dictionnaire on ne peut plus parler quand les mots changent de sens. Ces deux mots sont synonymes comme coupole et dôme, maison et demeure etc. Je n’ai jamais entendu parler d’indépendance interne, de souveraineté pétrolière non plus.
[1] J’ai d’abord parlé d’indépendance pétrolière à la suite de l’article publié par l’ex-premier ministre Bernard Landry sur l’indépendance politique et l’indépendance pétrolière. A moins que vous me démontriez que M. Landry est complètement dans le champ, ses arguments sont extrêmement intéressants. L’avez-vous lu ?
[2] J’ai ajouté l’indépendance énergétique parce qu’il est question de plus en plus de gisements pétroliers et gaziers importants au Québec.
[3] Si vous prenez la peine de mettre dans Google les mots "indépendance pétrolière" et Suède, vous allez découvrir que ce pays - indépendant soit dit en passant - a mis sur pied en 2006 un programme d’indépendance pétrolière. Donc ce n’est pas du fantasme.
[4] J’ai soulevé l’hypothèse d’une entente Québec-Norvège parce que je trouve leur stratégie concernant le pétrole plus intéressante que celle de l’Alberta. (70% de prise sur les richesses pétrolières pour la Norvège vs 50% pour l’Alberta.
Pierre Cloutier
[1] Pour beaucoup de gens, indépendance et souveraineté sont synonymes. Mais pas au Parti québécois. J’ai assez fréquenté le PQ pour savoir que le mot "indépendance" a toujours été à l’index. Cela remonte à la veille querelle entre René Lévesque (souveraineté-association) et Pierre Bourgault (Rassemblement pour l’indépendance nationale). La vie (comme la politique) n’est pas rationnelle mais relationnelle.
[2] Si je critique Mme Marois, ce n’est pas pour des questions personnelles ni de personnalité, mais uniquement pour ses idées. Sous sa gouverne, le conseil national du PQ
a) a mis aux poubelles l’objectif premier du programme qui a toujours été en 40 ans de "réaliser la souveraineté du Québec" ; b) a mis aux poubelles le "projet de pays" voté lors du Congrès de 2005 et l’obligation de la présenter à l’électorat en en faisant le thème de l’élection ; c) a envoyé dans les "limbes" l’échéancier référendaire sans le remplacer par une autre formule d’accession à la souveraineté. d) a violé, en faisant cela, à la fois le programme officiel du PQ voté en congrès et les statuts du parti (une première aussi en 40 ans).
[3] Pour dorer la pilule à la base militante et lui faire avaler cette "huile de castor" politique, Mme Marois s’est refugiée dans un prétendu programme de "promotion de la souveraineté", qui est, pour moi, de la souveraineté fantasme, la souveraineté virtuelle ou la souveraineté blabla, c’est-à-dire de la propagande abstraite qui n’a aucune prise sur le monde ordinaire puisque cela ne rejoint pas leurs préoccupations, concrètes quotidiennes et réelles.
[4] En lieu et place je suggère un "projet de pays" concret et emballant comme le souhaitait le congrès de 2005 - soit le programme officiel du PQ qui devrait encore être en vigueur puisqu’il n’y a pas eu d’autre congrès à ce jour, soit, dans mon esprit :
a) un programme d’indépendance pétrolière et énergétique ; b) un Québec branché en fibres optiques ou en bases WI-Fi à 100% c) un système monétaire parallèle basée sur des monnaies libres et ouvertes.
[5] S’il y a 2 mots que je ferais disparaître du contexte politique, c’est bien les mots "souveraineté" et "référendum" qui sont "vieux jeu", ringards et dépassés pour les remplacer par les mots "indépendance" et "décision majoritaire" des québécois.
[6] Le PQ sent le renfermé. C’est devenu un vieux parti, réactionnaire, inodore, incolore, sans saveur, sans imagination, créativité et audace. Rien pour attirer les jeunes, créateurs, artistes, entrepreneurs et intellectuels.
Pierre Cloutier
Gardez votre dictionnaire personnel pour vous tout seul moi je m’en tiens aux officiels. Souveraineté est positif et ça gênait Jean Chrétien qui suggérait les mot indépendance dans la question de 80 et de 95. L’indépendance n’est jamais totale car sur le plan économique elle est impossible, c’est alors l’interdépendance qui est la réalité et nous entrerons dans l’accord de libre-échange pour collaborer à l’enrichissement de notre peuple. Le mot souveraineté donne à l’unique législateur, interne si vous préférez, tous les pouvoirs sur le territoire et la population et est réalisable. Chrétien parlait aussi de cassure, de séparation bref de tous les mots négatifs que refuserait une population intelligente, qui n’ont jamais paru dans le libellé d’aucune question dans aucun pays du monde qui a tenu un référendum. Seule la voie positive pour un choix concret est alors utilisée.
Nous ne somme plus en 1966 quand je faisais campagne avec Marcel Chaput, dans Papineau. il y a quarante ans déjà, nous vivons en 2008. Landry n’a rien contre Pauline et ses idées valent les miennes. Il ne parle jamais urbi et orbi.
La Norvège où Pauline arrive 24 heures avant vous et la Suède sont des pays avancées mais qu’il ne faut pas copier à la lettre. On peut s’en inspirer un peu cependant. Que faites-vous avec votre théorie si on ne trouve pas ou peu de gaz dans le pli de l’Ohio ? Abandonnez-vous l’indépendance tout court ? Quand au pétrole,aucune pétrolière ne croit qu’il pourrait y en avoir là, vous êtes le seul à avancer celà.
Votre charge continuelle contre Pauline -vous avez le disque accroché- passe de la discussion au procès d’intention. Votre article 2a rejette le pouvoir du conseil national d’ajouter à, ou de modifier, le programme entre deux congrès, ce qui existe dans les statuts depuis Lévesque. Le prochain congrès ratifiera ou rejettera la décision, non de madame Marois, mais du conseil de modifier la stratégie ainsi lors de sa prochaine assemblée qui coutera 500,000$ et nécessitera 1 an de préparation. Ça ne se fait pas en criant lapin. C’est dans les statuts. L’article 1 est toujours au programme. Si vous ne voulez plus de référendum pourquoi en réclamez vous un dès la 1ère année de pouvoir du PQ ?
Enfin, dans le dictionnaire, ¨huile de castor¨ n’existe pas, il s’agit ’huile de ricin. J’en ai pris quand j’étais ado et que je croyais à l’autonomie provinciale de Duplessis, théorie à laquelle semble revenir Mario Dumont après 70 ans.
Enfin, s’il faut pour accéder au pays bénéficier de l’indépendance pétrolière puis énergétique, ensuite aux indépendances minière, financière etc. vous venez de balancer aux calendes grecques le pays du Québec. Ce serait l’ indépendance somnifère alors que vous préconisez. Adieu.
[1] La vie, comme la politique, n’est pas rationnelle, mais relationnelle. Ce n’est pas une question de définitions de dictionnaire, mais une question de réalité politique. Je le dis et je le répète et je vous mets au défi de me prouver le contraire : le mot indépendance a toujours été mal accepté au Parti québécois et les indépendantistes ont toujours été personnae non gratae. Que cela vous plaise ou non, c’est une réalité.
[2] Précisément nous ne sommes plus en 1966 mais en 2008. Et en 2008, la souveraineté-moumoune du PQ fait bâiller tout le monde d’ennui, y compris les jeunes. Idem pour le mot référendum. Tout cela sent le renfermé.
[3] Le Québec a tout ce qu’il faut pour faire l’indépendance pétrolière. Si on y trouve du gaz et du pétrole, nous n’allons pas cracher dessus. On est capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps. Quand vous dites que Pauline arrive en Norvège 24 heures avant moi, c’est pure enfantillage. Je n’embarque pas dans ce genre de stupidités.
[4] Je l’ai dit et je le répète, car vous ne semblez pas lire ce que j’écris : je n’ai rien contre Pauline personnellement. J’en ai contre le fait que sous sa gouverne, le Conseil National, a mis illégalement aux poubelles :
a) l’objectif numéro 1 du programme officiel qui est celui de réaliser la souveraineté du Québec ; b) le projet de pays voté lors du dernier congrès ; c) l’échéancier référendaire sans proposer d’autre formule d’accession à l’indépendance.
C’est un repli négatif qui était NON NÉCESSAIRE et qui démobilise tout le monde.
[5] Je vous mets au défi de me dire où et comment dans les Statuts du Parti québécois, le Conseil National a le pouvoir de modifier le programme officiel du PQ. C’EST ARCHI FAUX ET VOUS MENTEZ. Voir les articles 92, 93 et 106 des Statuts. Le Conseil National peut préciser et compléter le programme mais il n’a aucun pouvoir de le modifier ou de le mettre aux poubelles. Je suis avocat et juriste depuis 40 ans et je sais lire un texte. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.....
[6] Je connais assez bien le Parti québécois pour savoir que le prochain congrès va voter dans le sens de Pauline. Toute sa gang est là, le Conseil National a commencé l’oeuvre de démolition du Congrès de 2005 et cela se continuera selon le phénomène du bon moutonnage.
[7] Huile de ricin ou huile de castor, je m’en fous. Je sais simplement que le PQ Marois est indigeste et dur à avaler. Maintenant, si vous êtes maso, c’est une autre histoire.
[8] J’ai dit et je répète - parce que vous ne lisez pas ce que j’écrit - que l’indépendance pétrolière serait un programme d’État aussi important que celui de la nationalisation de l’électricité et beaucoup plus emballant et concret que la souveraineté fantasme, virtuelle, blabla et moumoune du PQMarois faite pour endormir les militants et permettre à Pauline de servir ses ambitions personnelles en voulant devenir la première première ministre du Québec.
[9] Je n’ai pas de boule de cristal, mais elle ne sera pas et ce sera tant mieux pour le mouvement indépendantiste.
Pierre Cloutier ll.m avocat

14716$ 74%
|
Pour contribuer en ligne
|