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Dans les extraits de l’autobiographie de Julie Couillard, qui circulent à droite et à gauche, on lit que Maxime Bernier était en désaccord avec la mission canadienne en Afghanistan.
Supposons ce fait exact. Cela signifierait que M. Bernier, comme plus d’un, tenait davantage à son titre de ministre qu’à ses convictions. On ne parle pas ici d’une divergence d’opinion entre buveurs de Pepsi et buveurs de Coke mais d’une pétro-guerre qui fait des victimes et qui coûte aux contribuables des milliards de dollars, laquelle, de plus, ne sera pas sans conséquence sur l’économie du Canada et du Québec.
Toujours selon Madame Couillard, Maxime Bernier se serait ouvertement moqué des rondeurs du patron. Si cela s’avère, M. Bernier ne doit pas se rendre compte que les politiciens de son envergure sont à la fois l’objet du mépris des Canadiens, qui voient en lui le french man ET des Québécois qui le considèrent comme un traître, à part bien sûr les Beaucerons qui en ont fait un héro et souffre-douleur. Le chef du parti libéral qui, lors du débat télévisé, se disait fier de sa double identité, en est lui aussi victime. Il n’est pas aussi aisé qu’il y paraît de jouer sur deux tableaux.
Quoi qu’il en soit, les lèche-bottes n’auront jamais le beau rôle.

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