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Pauline Marois devra l’an prochain affronter la base de son parti réuni en congrès. C’est là que va se dessiner le nouveau programme du Parti québécois, car comme je l’ai répété, la proposition du conseil national de mars 2008 ne peut pas constituer le programme officiel de ce parti.
Si Mme Marois veut vraiment faire l’unité parmi les troupes souverainistes et même ramener le monde au bercail, elle devrait respecter les 3 conditions suivantes :
1ère condition : Que l’objectif premier du Parti québécois qui est de "réaliser la souveraineté du Québec" demeure dans le programme du parti. La proposition du conseil national a modifié - sans aucun pouvoir d’ailleurs - cet objectif en le remplaçant par "Un gouvernement du Parti québécois s’engage à faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays". C’est la provincialisation du parti. Cette proposition est attentiste,excessive, inutile et démobilisatrice. Elle constitue une rupture draconnienne, car tous les programmes du Parti québécois, depuis sa fondation en 1968, ont toujours mentionné que l’objectif premier était de "réaliser la souveraineté du Québec". Même sous Pierre-Marc Johnson et son projet d’affirmation nationale en 1987, l’objectif était demeuré le même. Le conseil national de mars 2008 en a mis plus que ce le client en demandait. Il a jugé "ultra petita" comme on dit en droit. On n’est pas obligé, même si la conjoncture ne nous apparait pas favorable, de se coucher à terre. On peut se tenir debout quand même. CECI EST FONDAMENTAL.
2è condition : proposer un "projet de pays" à l’électorat québécois et en faire le thème de l’élection, et de façon complémentaire, appliquer les priorités adoptées par le conseil national de mars 2008, à savoir, faire la promotion de la souveraineté et poser 12 gestes de gouvernance dite "souverainiste". L’un et l’autre et non pas l’un à l’exclusion de l’autre. Les 2 propositions sont complémentaires et ne devaient pas s’exclure mutuellement. On peut, en effet, offrir un projet de pays lors de l’élection et poser des gestes de gouvernance nationale par la suite en attendant une décision majoritaire des québécois sur l’accession à la souveraineté. OFFRIR UN PROJET DE PAYS LORS D’UNE ÉLECTION, C’EST LA MEILLEURE FAÇON DE FAIRE LA PROMOTION DE LA SOUVERAINETÉ.
3è condition : assouplir l’accession à la souveraineté en faisant disparaître du programme le mot "référendum" - qui a une connotation négative - par l’expression "décision majoritaire". La phrase se lirait comme suit : "Le Québec accédera à sa pleine souveraineté à la suite d’une décision majoritaire des québécoises et québécois". Le "comment" et le "quand" seraient laissés à la discrétion du futur gouvernement et lui laisseraient plus de marge de manoeuvre et plus de souplesse. Même le Parti indépendantiste devrait être d’accord avec cela, car en bout de ligne, il veut faire adopter par une décision majoritaire des québécois un projet de constitution d’un Québec souverain.La seule différence qu’il y aurait entre le PQ et le PI serait au niveau de la déclaration d’indépendance. Le PI veut la faire avec une majorité des sièges, le PQ avec une décision majoritaire. Une décision majoritaire n’exclut pas une consultation référendaire sur une question ou une constitution, ni une élection décisionnelle à double majorité comme l’élection de 1962 sur la nationalisation de l’électricité. LE PARTI QUÉBÉCOIS N’A PAS D’AFFAIRE À TÉLÉGRAPHIER D’AVANCE LA STRATÉGIE D’ACCESSION À LA SOUVERAINETÉ.
Pierre Cloutier
Me Pierre,
Nous vous sommes reconnaissants de montrer quelque ouverture aux mains tendues du PQ vers les indépendantistes de bonne volonté pour un ralliement vers la déconfiture de l’occupant.
Votre suggestion, par contre, de remplacer le mot référendum par Décision majoritaire ne fait-elle pas paradoxe (rigueur intellectuelle oblige) avec votre ardeur passée à ridiculiser la volonté analogue de Boisclair de parler de Consultation populaire ? Question sémantique, vous avez aussi joyeusement sabré dans les Conversations nationales que le PQ avait empruntées des Écossais qui n’y voyaient rien à "niaiser".
Finalement, du côté conseillers juridiques (legal advisers) au Parti déjà à l’Assemblée nationale, il semble que les postes sont actuellement comblés par des forces vives, compétentes et à la fidélité irriprochable.
Alors, veuillez agréer, cher Maître, l’expression de nos bons sentiments. Nous vous appellerons dès qu’un poste se libérera.
Pourquoi ce sarcasme ? Vous n’êtes vraiment pas capable de dialoguer calmement sans verser dans la méchanceté. Merci de votre offre, je gagne très bien ma vie comme avocat et je ne cherche aucun emploi. Je vais vous demander de répondre aux 3 propositions que je fais en me disant si vous êtes d’accord ou non.
1 - Etes-vous d’accord pour qu’on garde dans le programme du PQ l’objectif premier du parti qui est "de réaliser la souveraineté du Québec" Oui ou non. Si non, pourquoi ?
2 - Etes-vous d’accord pour qu’on offre un projet de pays à l’électorat en en faisant le thème de la prochaine élection ? Oui ou non et si non pourquoi ?
3 - Etes-vous d’accord pour qu’on enlève le mot "référendum" et qu’on le remplace par "décision majoritaire" et qu’on ne précise ni le quand ni le comment pour donner plus de lalitude à un gouvernement péquiste ? Oui ou non et si non pourquoi ?
Si j’ai critiqué Boisclair, c’est parce qu’il a omis précisément de présenter à l’électorat un projet de pays et d’en faire le thème de l’élection, comme l’exige le programme officiel du parti voté lors du congrès de 2005. Qu’il ait parlé de consultation populaire ne change rien au problème soulevé.
Pierre Cloutier
Ah, j’oublias. Si je me suis un peu moqué des "conversations nationales sur la souveraineté", c’est parce que je considère après 40 ans d’existence et 18 ans au gouvernement, que le Parti québécois a d’autres choses à faire de plus urgent que de faire "des conversations nationales sur la souveraineté".
C’est pas du blabla qu’on veut. C’est de l’action. Et la meilleure façon de faire des "conversations sur la souveraineté" c’est justement de le faire pendant une élection en proposant à l’électorat un projet de pays, comme l’exige le programme officiel et en en faisant le thème de l’élection, chose que le PQ Marois NE VEUT PAS FAIRE.
Là il y a une vraie contradiction : on nous dit qu’on va faire la promotion de la souveraineté, mais on a peur d’aller devant l’électorat avec un projet de pays, ou un projet de souveraineté. Cout’donc, je rêve ou quoi ? Vous parlez la même langue que moi, je suppose et vous savez lire.
De toute façon, si vous voulez un vrai dialogue avec moi, répondez à mes questions au lieu de faire diversion ou de verser dans la méchanceté et le sarcasme. Ce sera beaucoup plus positif.
J’exige tout simplement le respect du programme et le respect des statuts. Est-ce vraiment trop demander ? Suis-je le gros méchant à cause de cela ?
Pierre Cloutier
M. Poulin,
Il faut comprendre qu’il y a beaucoup d’indépendantistes qui se tournent vers le Parti indépendantiste parce que la plate-forme électorale du PQMarois ne leur plait pas et qu’elle ne respecte pas ce qui a été voté lors du congrès de 2005.
Si le PQ veut respecter l’objectif numéro 1 du parti qui existe depuis 40 ans ("réaliser la souveraineté du Québec") en proposant un projet de pays et en en faisant le thème de l’élection, je n’ai aucun problème avec cela.
Si on remplace le mot "référendum" par "décision majoritaire" et qu’on laisse le comment et le quand au gouvernement, cela veut dire que la consultation populaire sur une question ne sera plus dans l’avenir LE SEUL MODE D’ACCESSION À LA SOUVERAINETÉ et c’est ce que je prône : laissons cela ouvert et un éventuel gouvernement péquiste décidera du quand et du comment.
Ce qui n’empêche pas d’autre part, le PI de radicaliser la lutte en mettant l’accent sur une déclaration d’indépendance à la suite d’une victoire obtenue par une simple majorité de sièges. Une simple déclaration d’indépendance de la part de l’Assemblée nationale, cela vaut ce que ça vaut. Tout dépendra du contexte et des rapports de force. De toute façon, le PI prévoit une consultation populaire sur une constitution d’un Québec souverain. C’est le peuple qui décidera. S’il n’en veut pas, ce sera retour à la case départ. Exactement comme le refus des Français de voter en faveur de la constitution européenne. Alors leur démarche est parfaitement légitime et démocratique. Quant à la déclaration d’indépendance, c’est une question de rapport de force. On ne peut prédire d’avance ce qui peut se passer.
René Lévesque, d’ailleurs ne voulait pas que le RIN se saborde au profit du PQ. Il considérait qu’il était préférable d’avoir une "aile radicale" à l’extérieur du parti et il avait probablement raison si on considère la lutte qui existe depuis entre les "souverainistes" et les "indépendantistes". Il pensait qu’un RIN allait aider le PQ, plus modéré, à se faire élire. Idem avec le PI. Il va peut-être aider le PQ à se faire élire.
Donc, à mon avis, le PI est nécessaire à ce stade-ci de notre lutte, car il va forcer finalement le PQ à parler vraiment d’indépendance. De toute façon, y a rien qui interdit les gens d’être membres des 2 partis.
Pierre Cloutier
Les contorsions indépendantistes...
La dialectique ébauchée dans tous les messages et le texte principal est finalement : ’’ comment faire manger à quelqu’un un mêts qu’il ne veut pas manger’’.La souveraineté se fera uniquement le jour ou ce sera bénéfique pour tous les québécois : francophones, anglophones, allophones...
Ce projet rassembleur est à créer....
Monsieur Cloutier,
Je retiens une partie de votre conclusion. Rien n’empêche en effet un électeur d’être membre de deux partis politiques, réservant son vote jusqu’à l’élection. Les indépendantistes au sein du PQ pourraient d’ailleurs y former un club politique, semblable au SPQ libre par exemple. Il y a peut-être là une piste à débroussailler.
Gilles Verrier
Pierre Cloutier,
Pour une fois, je suis généralement d’accord avec vous. Cela me bouleverse.
Mais, laissez Pauline Marois tranquille. Le PQ a eu de bons chefs qui ont fait leurs marques sur le Québec : Mrs Lévesque, Parizeau, et Bouchard. Je n’aime pas Landry. Je crois que Mr Johnson aurait été un exceptionnel premier ministre du Québec. Si le PQ avait aidé Mr Boisclair à surpasser son inexpérience, il aurait été un exceptionnel premier ministre aussi.
Mais, je crois que Pauline Marois deviendra le ou la meilleure chef que le PQ a eue. Elle a tant d’expériences et a occupé tant de fonctions publiques et ministérielles, dont la ministre des Finances, de la Santé et de l’Éducation. De plus, elle est souverainiste. Cela suffit pour moi. Si quelqu’un peut trouver le chemin de la souveraineté, c’est elle.
Alors, je vous prie de laisser tranquille Pauline Marois. Occupez-vous plutôt de discuter avec vos confrères souverainistes le moyen de convaincre les Québécois des raisons pourquoi la souveraineté est la meilleure option pour eux. Ensuite, si les Québécois le veulent, tenir un référendum or une « décision majoritaire ».
En politique seul l’acte compte. Seul l’action est pédagogique. Or avec Mme Marois on est confiné à "parler de ce que l’on a dis" (Ding et Dong). Le problème de l’élite souverainiste c’est celui de refuser d’assumer les rapports de forces que supposent sortir le Québec de son statut d’état annexé (constat géopolitique). Ces rapports de forces sont de 3 ordres : Politique, économique, et médiatique. Seul M Éric Tremblay assume vraiment le rapport de force politique et seul M Patrick Bourgeois assume le rapport de force médiatique.
Cela dit, l’espoir est ailleurs.Pendant que le fédéralisme radicale semble prendre le dessus définitivement et que les souveraineté semble une lointaine possibilité,les conditions objectives de l’éclatement du cadre fédérale de 1982 sont présentement réunis : Il y des fissures dans le mur de ROC, qui vont devenir des brèches qui permettront au Québec de sortir de la cage à castor canadienne... sans grandes efforts. Ce que M Sauvé nous annonçait depuis un bon moment déjà.
Préparons NOUS.
JC Pomerleau
Monsieur,
Avec respect, je pense que vous faites ce qu’on appelle, en psychologie, une "projection". Vous m’accusez de faire du "personnalisme" alors que je n’en fais pas.
Votre message m’indique que vous vous attachez d’abord à la personnalité des chefs, plutôt qu’à leurs idées.
Ex : vous dites ne pas aimer Landry mais vous ne discutez pas de ses idées. Vous dites que P-M Johnson aurait fait un bon chef, mais vous ne dites pas pourquoi.
Moi, c’est le contraire. Ce sont les idées des chefs concernant la souveraineté et les gestes qu’ils posent à ce sujet qui m’intéressent.
Ex : Je connais personnellement Pierre-Marc Johnson et je l’aime beaucoup comme être humain. Par contre, je n’ai jamais été d’accord avec lui sur la question nationale et je ne le serai jamais.
Je refuse d’embarquer dans le personnalisme. C’est une voie sans issue. Si André Boisclair ou Lucien Bouchard avaient été des hommes politiques aussi déterminés que M. Parizeau à faire l’indépendance et à prendre les moyens pour y arriver, j’aurais voté pour eux. Mais tel n’est pas le cas.
Quant à Pauline Marois, je ne l’ai jamais attaqué personnellement. J’ai attaqué ses idées et ses gestes. Et j’ai bien expliqué pourquoi.
Nuance, mais elle est de taille.
Bien content de voir que vous approuvez les 3 conditions que j’ai soulevées dans mon texte.
Si le prochain congrès fait cela, je vais travailler très fort avec Pauline.
Par contre,
si le congrès enlève du programme l’objectif premier qui est de "réaliser la souveraineté du Québec" - comme l’a fait le conseil national de mars 2008
si le PQ refuse de proposer un projet de pays et d’en faire le thème de la prochaine élection
si le PQ refuse de prendre une position plus ouverte et moins dogmatique sur l’accession à la souveraineté
je vais continuer à dénoncer le PQ de Pauline Marois.
Pas Mme Marois. Non le PQ de Mme Marois. Ses idées et ses gestes. Pas sa personnalité. Pas sa personne. Pas son statut de femme.
Avez-vous compris ? Comment puis-je faire pour être plus explicite ?
Pierre Cloutier
M. Berthiaume,
Il ne s’agit pas de contorsions. Il s’agit de savoir ce que l’on veut.
Si on veut un pays, on commence par offrir au peuple québécois un projet de pays concret et emballant LORS D’UNE ÉLECTION et le peuple en disposera.
S’il n’en veut pas, on le saura assez rapidement. Si on perd on revient à la prochaine élection et ainsi de suite. Pourquoi le PLQ peut-il revenir à chaque élection avec un projet fédéraliste et le PQ ne le fait pas ? Pourquoi ?
En 2005, lorsque le PQ a voté le projet de pays, le PQ était à 50% dans les sondages et la souveraineté était à près de 55% avec un projet de partenariat.
Qu’est qui vous autorise à écrire péremptoirement que le peuple n’en veut pas ?
L’élection de 2007 ? L’élection de 2007 a été perdue pour 2 raisons :
1 - Le refus de Boisclair de proposer un projet de pays à l’électorat et d’en faire le thème de l’élection ;
2 - La personnalité déficiente de Boisclair. Surtout ce facteur.
Vous savez comme moi que l’humeur du peuple est assez changeant.
Il y a quelque temps, Charest était dans la merde jusqu’au cou. Maintenant, il a les vents dans les voiles à cause de la stupidité de Mario Dumont et la démission du PQ qui remet à plus tard le projet de souveraineté.
Lorsqu’on a peur de présenter à l’électorat un projet de pays et d’en faire le thème d’une élection, pour se réfugier dans la souveraineté fantasme, la souveraineté blabla ou la souveraineté virtuelle, on ne peut pas dire que le peuple n’en veut pas.
Quand M. Parizeau a eu le courage et la détermination de mettre le projet de pays comme priorité no 1, les militants sont revenus au parti et on a failli gagner le référendum, si le gouvernement fédéral n’était pas intervenu de si triste mémoire.
Au lieu de se cracher dans les mains et de recommencer, Lucien Bouchard s’est écrasé, a fait de la diversion avec son déficit zéro, sa réforme des municipalités et on connait le résultat. Les forces de pression fédéralistes, marchandes et réactionnaires ont très bien manoeuvré et M. Paul Desmarais, le roi du Québec, a même invité M. Bouchard dans son château de Sagard, comme un ami.
Aujourd’hui Lucien Bouchard fait des millions dans un gros bureau d’avocats anglophones du centre-ville et négocie pour les patrons.
Avez-vous compris ?
Pierre Cloutier
NB :
Nuance. Et une grosse : Parler de souveraineté véhicule paradoxalement la crainte, car c`est un mot abstrait qui est perçu comme un euphémisme, une pusillanimite quoi. Prenons l’ habitude de dire carrement INDÉPENDANCE.
Assumons si nous voulons entrainer !
Si NOUS voulons eviter de perpetuer le malentendu aux yeux de ceux qui souhaiteraient bien faire l’ INDÉPENDANCE mais seulement a condition de se faire AU PREALABLE accorder gracieusement la souverainete par l’ Autorite legale de peur “d’entrer dans l’ illegalite” ( Bousquet...)...alors que le Peuple Quebecois est deja souverain !
Pour le reste, bien d’accord avec Cloutier.
Quoique j’ aie l’ intuition que Mmme Marois a choisi, comme Descartes a qui cette tactique a bien reussi d’ ailleurs, “d’ avancer masquee”...
Bonjour Pierre,
Comment allez-vous ?
Depuis un mois, une fois semaine on me remet la disquette de lectures à temps libre de cette tribune, et je vois qu’il y a encore de vos textes.
Des textes qui ne concernent pas les milliers de lecteurs francophones de Vigile de par le monde, mais les militants, les membres et les députés du Parti québécois, seulement.
Au fil du temps, après le TJ, j’ai noté quelques répliques à ces textes. J’en suis maintenant à 646 mots. Mais avant d’afficher quoi que ce soit, permettez-moi de demander quelques précisions.
1- Quelle est votre circonscription et votre député ? J’aimerais leur écrire et vérifier s’ils ont reçu une copie de tous vos textes, depuis le début de cette saga.
2- Avez-vous assisté et voté au Conseil national de mars dernier ? Si non, pourquoi ?
3- Pourquoi n’allez-vous pas afficher ces billets directement là, où se trouvent les personnes concernées, à qui s’adressent ces billets, au site et au blogue du Parti québécois ?
Au plaisir de vous lire…
sp
Monsieur Serge,
1 - Mon ex-député, Claude Boucher, du comté de Johnson, reçoit une copie de tous mes textes. Son fils, qui sera candidat les reçoit par son entremise. Claude est d’accord avec mes 3 propositions qui, dit-il, sont "le salut du PQ".
2 - Je ne suis pas allé au Conseil National car je ne suis pas sur l’exécutif de comté et cela ne m’intéressait pas comme observateur, car je savais très bien ce qui allait être voté.
3 - J’ai envoyé une copie de tous mes textes à plusieurs députés du parti ainsi qu’à certaines personnes de la permanence nationale. Je n’ai jamais reçu aucune réponse, sauf de la part d’une personne de la permanence nationale, qui m’a dit que j’étais "ridicule" et que je divisais le vote. Vous voyez le genre ? Tout cela n’est pas rationnel, mais relationnel.
Quand on va contre la majorité, on passe toujours pour le gros méchant.
Pourtant, j’ai l’impression que mes 3 propositions sont tout à fait raisonnables.
Si vous voulez avoir plus de détails, appelez moi au 1-450-535-6716 ou écrivez-moi à cloutip@cooptel.qc.ca
Pierre Cloutier ll.m avocat
Expliquez-vous. Quels permissions à Bush et à Harper ?
Qui a demandé la permission ?
Certainement pas moi. Ni le PQ.
Ne dites pas n’importe quoi.
Moi, ma seule permission c’est au peuple québécois qu’il faut la demander.
Lors de la prochaine élection, d’abord.
Pierre Cloutier
Bonjour Pierre,
Merci des précisions et vos références de communication.
Depuis, j’ai demandé au collègue Christian d’ouvrir un dossier pour amasser quelques informations et de se revoir pour en discuter. Ce qu’on a fait hier après-midi. Donc…
À propos de votre point 3 et l’absence de réponse, ainsi que votre remarque « Quand on va contre la majorité, on passe toujours pour le gros méchant », il semble que tout ça est causé par une politique de parti. Un politique que l’on retrouve aussi au Blok, au PLQ et à l’ADQ. Rien de neuf, quoi.
Une politique qui dicte de ne pas discuter en public de stratégies politique, afin de ne pas concéder des avantages et ou permettre aux adversaires d’élaborer des contre stratégies, ciblées. Ces discussions sont réservées entre membres et en mode privé.
Vous affichez… 1ère condition : Que l’objectif premier du Parti québécois qui est de "réaliser la souveraineté du Québec" demeure dans le programme du parti. 2è condition : proposer un "projet de pays" à l’électorat québécois et en faire le thème de l’élection… poser 12 gestes de gouvernance dite "souverainiste"…. 3è condition : assouplir l’accession à la souveraineté en faisant disparaître du programme le mot "référendum" - qui a une connotation négative - par l’expression "décision majoritaire".
Corrigez-moi si je fais erreur… Ces conditions sont des stratégies politiques propres au Parti québécois, que vous affichez-là en public, non ?…
Ce sont des stratégies à partir desquelles vous avez élaboré trois questions à la cheffe du parti, que vous avez transmit dans une lettre au symbole canado-fédéraliste du Québec, la presse libérale de Gesca, publiée au forum le 16 mai 2008, p. A21.
Étant donné qu’ici il n’y a que 7 répondants, cette voie publique vous a-t-elle rapporté les bénéfices ou les appuis que vous espériez ?…
Je pose cette question car, étant donné qu’il n’y a pas de Congrès ou d’élection cette année, je ne vois pas à qui cette façon de procéder peut profiter, à ce moment-ci. Y a-t-il une raison, pour ce moment ?...
Cordialement
sp
Les 3 questions que j’ai posées relèvent du programme officiel du Parti québécois voté lors du congrès de juin 2005 et de la proposition adoptée lors du conseil national de mars 2008 qui sont 2 DOCUMENTS PUBLICS qui ne concernent nullement la stratégie. C’est tellement vrai que ces 2 documents sont accessibles publiquement sur le site du Parti québécois et que tout le monde peut y accéder. Donc, c’est pas privé, mais PUBLIC.
D’autre part, il est important à ce stade-ci de savoir quelle est la véritable nature du Parti québécois et quel mandat va-t-il rechercher auprès de la population lors de la prochaine élection, si cette élection A LIEU AVANT LE PROCHAIN CONGRÈS prévu pour octobre 2009.
Actuellement il y a des contradictions majeures entre le programme officiel voté lors du dernier congrès et la proposition adoptée par le Conseil National de mars 2008.
Le programme officiel du Parti québécois mentionne que l’objectif premier du parti est de RÉALISER la souveraineté du Québec. Il exige que lors de la prochaine élection, le Parti québécois prépare et propose à l’électorat un "projet de pays" et en fasse le thème de l’élection. Enfin, il exige qu’un gouvernement péquiste tienne un référendum "dès que possible durant le premier mandat".
Donc, c’est clair et un vote pour le PQ est un vote pour le pays.
Par contre, le conseil national dit exactement le contraire. L’objectif premier n’est plus de RÉALISER la souveraineté du Québec, mais de "faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays". Une fois élu, le gouvernement du Québec posera des gestes de gouvernance nationale et fera la promotion de la souveraineté. Mais il ne tiendra pas de référendum sur l’accession à la souveraineté, car cette obligation a été suspendue de façon indéterminée par le Conseil National. S’il n’y a pas de référendum, il n’y a pas d’accession possible à la souveraineté, car le Parti québécois est un parti référendiste et il n’y a aucune alternative qui a été adoptée par le Conseil national.
Donc, un vote pour le Parti québécois - durant le prochain mandat - n’est pas un vote pour réaliser la souveraineté du Québec ou pour un pays mais un vote pour un gouvernement provincial qui va agir dans le cadre constitutionnel canadien et qui ne fera rien pour en sortir.
Est-ce clair ? Donc, comme militant, j’ai tout à fait le droit de savoir MAINTENANT, quelle est la nature profonde du Parti québécois et quel mandat il recherchera lors de la prochaine élection : un mandat de réaliser la souveraineté ou un mandat de gouverner la province de Québec en respectant le cadre constitutionnel canadien ?
Cout’donc, sapristi, me semble que c’est assez clair. Est-ce qu’on va essayer durant le prochain mandat de sortir du Canada ou est-ce qu’on va continuer d’y rester ?
Pierre Cloutier
Réponse à Serge Est-ce clair ? Donc, comme militant, j’ai tout à fait le droit de savoir MAINTENANT, quelle est la nature profonde du Parti québécois et quel mandat il recherchera lors de la prochaine élection : un mandat de réaliser la souveraineté ou un mandat de gouverner la province de Québec en respectant le cadre constitutionnel canadien ? 4 juin 2008 - Pierre Cloutier
Pardonnez ce retard Pierre… Mais ce logiciel passé date des commentaires ne permet pas le suivi par la boite courrier et on ne peut cueillir les nouvelles répliques que manuellement, à temps libre, une ou deux fois par mois.
Pour votre info… On a fait quelques recherches au début de juin, incluant au site du PQ, et découvert que les documents que vous citez sont effectivement publics. La confusion réside peut-être dans ce qu’on m’a dit, que j’ai exprimé par cette phrase, à propos de vos trois « conditions » pour le PQ et la cheffe Marois… « Ces discussions sont réservées entre membres et en mode privé. »
Cela veut dire… Les réponses à vos conditions sont de nature stratégie politique, réservées aux discussions entre membres du parti et en privé. Une règle appliquée dans tous les autres partis politique, d’ailleurs. Donc… Comme militant, pour obtenir des réponses, vous devez vous adresser aux directeurs et aux militants au site du PQ ou au bureau du Parti.
Cela veut dire… Sapristi !... Ne restez pas ici, vous perdez votre temps en venant y afficher vos conditions et questions pour le Parti et la cheffe Marois.
D’ailleurs… La preuve que la cuisine nauséabonde de poisson pourri et de singe brûlé, typique de l’art culinaire péquiste, n’intéresse personne hors du site du PQ, vous est donnée par ce billet. Depuis le 23 mai, Le nombre de lecteurs de ce billet a été de 3 dixièmes de un pour-cent des visites mensuelles de Vigile, estimées à quelque 90,000 visites. C’est un échec. Vous avez, là, un billet vraiment au mauvais site.
Qui plus est… Tous les autres indices que Christian m’a fait part, indiquent que vous êtes en bien mauvaise posture. Dans de boem mauvais draps. À cause de cette citation, à propos de vos intentions, que vous avez affiché le 24 mai. Celle-ci…
Réponse à Antonio Maddelena 24 mai 2008 Par contre, si le congrès enlève du programme l’objectif premier qui est de "réaliser la souveraineté du Québec" - comme l’a fait le conseil national de mars 2008 si le PQ refuse de proposer un projet de pays et d’en faire le thème de la prochaine élection si le PQ refuse de prendre une position plus ouverte et moins dogmatique sur l’accession à la souveraineté je vais continuer à dénoncer le PQ de Pauline Marois. Pas Mme Marois. Non le PQ de Mme Marois. Ses idées et ses gestes. Pas sa personnalité. Pas sa personne. Pas son statut de femme. Avez-vous compris ? Comment puis-je faire pour être plus explicite ? Pierre Cloutier
C’est limpide. Cela exprime une attitude intransigeance, antidémocratique, qui peut être interprétée d’hostile. Vous dites là… Si le congrès adopte ce qui ne vous plait pas, à la majorité, vous rejetez le verdict, cette expression de la démocratie et vous continuez votre guérilla. Ah bon !… Tiens donc !…
Étant donné que vous n’avez qu’un seul vote, parmi des milliers, vous feriez mieux de ne pas aller au congrès. Le risque d’essuyer un enlève et deux refus, est bien trop grand, non ?…
Entre temps… On vient de me dire que vous avez laissé un commentaire au billet « Oui, il faut déposer les armes… » et que vous y parlez de Bern Landry. Tiens tiens…
Permettez-moi le temps d’en prendre connaissance et de préparer une réplique. Je crois qu’on va se régaler…
13 juin 2008, par G.B. Bravo M. Cloutier, Un petit mot d’encouragement, j’admire votre détermination. J’espère qu’on va arrêter de placoter entre nous autres et passer à l’action.
Votre admirateur GB, a raison, Pierre. Vous devriez passer à l’action et faire tout comme lui.
Vous devriez ouvrir votre blogue et inviter tous les militants du PQ à répondre à vos billets, sans embêter qui que ce soit. Sa nature et objectif étant très précis, je parie que vous allez y recueillir quatre fois plus de visiteurs et de commentaires qu’ici.
Bonne fin de semaine… sp

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