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	<title>Vigile.net - Cin&#233;ma &amp; TV</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>Que nous reste-t-il du &quot;Temps des bouffons&quot; ?</title>
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		<dc:creator>Sylvain Rocheleau - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Ce film, je le vois maintenant comme un appel au combat. Pas &#224; la prise des armes, mais au genre de combats qui m&#232;nent &#224; la libert&#233; des peuples. Les peuples ne se lib&#232;rent pas par r&#233;f&#233;rendum. Les peuples se lib&#232;rent quand ils combattent et gagnent contre des &#233;lites politiques et &#233;conomiques qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a eu plusieurs &lt;a href=&quot;http://vigile.net/-Pierre-Falardeau-&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;hommages&lt;/a&gt; qui lui ont &#233;t&#233; rendus suite &#224; son d&#233;c&#232;s et aussi quelques affronts. Pierre Falardeau ne laissait personne indiff&#233;rent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je laisse le soin aux journalistes et &#224; ceux qui l'ont connu de dresser un portrait de l'homme. J'en serais incapable. Je n'en demeure pas moins attrist&#233; de voir ce grand patriote moderne nous quitter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme plusieurs, je l'ai d&#233;couvert &#224; travers &lt;a href=&quot;http://sylvainrocheleau.com/Video/elvis-gratton.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Elvis Gratton&lt;/a&gt; quand j'&#233;tais encore pr&#233;pub&#232;re. &#192; l'&#233;poque, pour moi, Falardeau &#233;tait un grand comique. C'&#233;tait vulgaire. &#199;a d&#233;tonnait dans le paysage cin&#233;matographique. C'&#233;tait le film id&#233;al pour un pr&#233; ado. Puis j'ai vieilli et j'ai commenc&#233; &#224; regarder ce film diff&#233;remment d'ann&#233;e en ann&#233;e. (Oui, moi aussi, je l'ai vu tellement que je pouvais le citer presque au complet). &#192; 15 ans, j'ai commenc&#233; &#224; reconnaitre certains de mes oncles dans Elvis. C'&#233;tait le g&#233;nie de ce film : m&#234;me les gens de qui il riait riaient de bon c&#339;ur en le regardant. &#192; 16 ans, j'ai d&#233;couvert son ironie. Et &#224; 17 ans, j'ai compris la dimension politique du film. Quand Elvis Gratton 2 est sorti et qu'il battait Star Wars au box-office, j'en &#233;tais tr&#232;s fier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le film de Falardeau qui me d&#233;crocha la m&#226;choire fut sans aucun doute &#171; Le temps des bouffons &#187;. Ce n'est pas le meilleur de ces films, mais c'est le plus grand coup de poing cin&#233;matographique que je n'ai jamais vu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jamais je n'ai ressenti un aussi grand malaise en regardant un film. Je ne sais plus combien de fois j'ai recul&#233; la cassette en me disant : &#171; &#199;a se peut-tu qu'il ait dit &#231;a ? &#187; Tout est choquant dans ce film. Le comportement des Canadiens fran&#231;ais &#171; collabo &#187; dans cette c&#233;l&#233;bration du colonialisme britannique est honteux et les commentaires de Falardeau sont assassins. Je suis sorti de ce film en me disant &#171; Y'a raison, mais l&#224; il va trop loin &#187;. Puis, j'ai (encore) vieilli et mon regard sur ce film a chang&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce film, je le vois maintenant comme un appel au combat. Pas &#224; la prise des armes, mais au genre de combats qui m&#232;nent &#224; la libert&#233; des peuples. Les peuples ne se lib&#232;rent pas par r&#233;f&#233;rendum. Les peuples se lib&#232;rent quand ils combattent et gagnent contre des &#233;lites politiques et &#233;conomiques qui ne servent pas leurs int&#233;r&#234;ts. On a souvent critiqu&#233; Falardeau en le traitant de d&#233;pass&#233; avec ses id&#233;aux d'antan et sa d&#233;monisation d'une certaine classe politique. Je crois, au contraire, qu'il est tout &#224; fait d'actualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La libert&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois n'est toujours pas conquise. Certains bienpensants, que Falardeau d&#233;testait, nous diront que le Qu&#233;bec peut s'&#233;panouir dans la conf&#233;d&#233;ration. Comment se fait-il alors que notre langue soit en d&#233;clin dangereux dans notre propre m&#233;tropole ? Pourquoi sommes-nous en train de financer des guerres que nous ne voulons pas ? Pourquoi tapons-nous des mains quand le Canada nous offre un statut de nation vide de sens ? Parce que nous ne sommes pas libres. Individuellement, nous le sommes, mais collectivement, non.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Falardeau, par son film, m'aura appris &#231;a. C'est ce qui nous reste de ce film et de sa vie : le combat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;revoir &quot;&lt;a href=&quot;http://sylvainrocheleau.com/Video/le-temps-des-bouffons.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le temps des bouffons&lt;/a&gt;&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les films en salle : l'anglais triomphe largement</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Sylvio Le Blanc - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Voir aussi : Le sous-titrage au FFM, 2 septembre 2009 Le lundi 24 ao&#251;t, en consid&#233;rant les versions sous-titr&#233;es, il y avait &#224; l'affiche dans les salles de cin&#233;ma du Qu&#233;bec 63 films en langue fran&#231;aise et 73 en langue anglaise, soit 10 de plus du c&#244;t&#233; anglophone. Strictement &#224; Montr&#233;al, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/09/02/265170.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le sous-titrage au FFM, 2 septembre 2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lundi 24 ao&#251;t, en consid&#233;rant les versions sous-titr&#233;es, il y avait &#224; l'affiche dans les salles de cin&#233;ma du Qu&#233;bec 63 films en langue fran&#231;aise et 73 en langue anglaise, soit 10 de plus du c&#244;t&#233; anglophone. Strictement &#224; Montr&#233;al, il y avait 44 films en langue fran&#231;aise et 62 en langue anglaise, soit 18 de plus du c&#244;t&#233; anglophone.[1]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qui croirait, au vu de ces chiffres, que les francophones forment environ 80 % de la population qu&#233;b&#233;coise et les anglophones environ 10 % ?[2]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis 6 ans, au lieu de gagner du terrain, nous en perdons. En effet, le 3 mai 2003, il y avait &#224; l'affiche &#224; Montr&#233;al 54 films en langue fran&#231;aise et 49 en langue anglaise[3]. Une situation pour le moins pr&#233;occupante.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[1] &lt;a href=&quot;http://www.cinoche.com/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.cinoche.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[2] &lt;a href=&quot;http://www.olf.gouv.qc.ca/etudes/rapport_complet.pdf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.olf.gouv.qc.ca/etudes/rapport_complet.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[3] &#171; Le Devoir &#187;, &#171; Le cin&#233;ma &#224; Montreal, euh !&#8230; Montr&#233;al &#187;, le mardi 6 mai 2003, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La Presse &#187;, &#171; On se croirait &#224; Paris&#8230; &#187;, le mardi 6 mai 2003, p. A 12.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al, le 31 ao&#251;t 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Encore le titre en anglais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans son papier sur le film en comp&#233;tition au FFM r&#233;alis&#233; par Micha Lewinsky*, je ne vois pas pourquoi l'incorrigible Odile Tremblay donne le titre de ce film suisse en anglais. Il a &#233;t&#233; tourn&#233; en suisse allemand et porte le titre original suivant : &#171; Die Standesbeamtin &#187;, titre qui a &#233;t&#233; traduit en fran&#231;ais par &#171; Marie-nous &#187;. C'est en outre la version originale qui est pr&#233;sent&#233;e au FFM. Comme les sous-titres &#233;taient accessibles en fran&#231;ais lors de la s&#233;ance de dimanche au Cin&#233;ma Imp&#233;rial, pourquoi venir nous assommer avec le titre en anglais, &#171; Will You Marry Us ? &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al (Qu&#233;bec)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/08/31/264893.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.ledevoir.com/2009/08/31/264893.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourriez-vous ajouter ce qui suit ci-contre dans les commentaires de mon article initial : &#171; Les Films en salle : l'anglais triomphe largement &#187;, en faisant suite aux commentaires de Julien Beaupr&#233; ? J'ai essay&#233; de l'envoyer par la voie normale, mais on me dit que mon texte est trop long (20000 caract&#232;res). Merci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pense que ce dossier &#171; doublage &#187; fait le tour de pas mal de questions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M. Beaupr&#233;, le doublage n'est pas une pratique honteuse et mercantile. Il n'est pas irrespectueux envers les auteurs de cin&#233;ma, acteurs, etc. Nullement !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sachez M. Beaupr&#233; que de grands r&#233;alisateurs comme Federico Fellini et Stanley Kubrick veillaient soigneusement &#224; ce que les doublages fran&#231;ais de leurs films soient faits. Je ne sais pas si vous connaissez Kubrick. C'est un r&#233;alisateur qui contr&#244;lait maladivement son produit artistique. S'il avait consid&#233;r&#233; le doublage comme un artifice honteux et irrespectueux, il aurait oblig&#233; les distributeurs &#224; mettre des sous-titres &#224; ses films.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sachez aussi que de grands acteurs (Depardieu, Piccoli, etc.) ont doubl&#233; et doublent encore aujourd'hui. Pourquoi pratiqueraient-ils un m&#233;tier honteux envers eux-m&#234;mes ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Croyez-moi, le sous-titrage, pour vous qui voulez prot&#233;ger le fran&#231;ais, c'est la pire des solutions. Parlez-en aux N&#233;erlandais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous donne &#224; lire quelques lettres parues dans les journaux sur ce sujet qui me passionne. Vous y trouverez des r&#233;pliques &#224; vos arguments.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, Id&#233;es, le jeudi 27 f&#233;vrier 1997, p. A 7.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Industrie cin&#233;matographique : Une image vaut bien plus que mille mots&lt;br&gt;
Le doublage des films est nettement pr&#233;f&#233;rable au sous-titrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans Le Devoir du 29 janvier, Odile Tremblay s'inqui&#232;te avec d'autres &#171; du nombre de plus en plus restreint de films pr&#233;sent&#233;s en version originale sous-titr&#233;e en fran&#231;ais &#187;. Elle s'&#233;l&#232;ve par exemple contre le fait que le &#171; Hamlet &#187; de Kenneth Branagh puisse &#234;tre doubl&#233; et non sous-titr&#233;, constituant ainsi &#171; un outrage &#224; la langue de Shakespeare, qui doit &#234;tre entendue &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mme Tremblay a droit &#224; ses id&#233;es. Quant &#224; moi, j'ai toujours pr&#233;f&#233;r&#233; le doublage au sous-titrage. La raison en est essentiellement la suivante : j'accorde plus d'importance au texte et &#224; l'image &#8211; et aux mille mots qu'elle sugg&#232;re &#8211; qu'&#224; &#171; la musique de la langue &#187; et au &#171; sel des mots &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prendre le temps d'assimiler les sous-titres &#8211; quand ils sont lisibles ! &#8211;, c'est prendre le risque de rater un mouvement de cam&#233;ra &#233;loquent ou l'expression inopin&#233;e et r&#233;v&#233;latrice d'un acteur. Lire les sous-titres, c'est s'&#233;chiner sur une traduction succincte et incompl&#232;te des dialogues. (Sous ce rapport, le sous-titrage du dernier Branagh serait une catastrophe : les tirades y &#233;tant nombreuses et denses, on passerait son temps &#224; lire des sous-titres... approximatifs.) J'ai vu &#224; plusieurs reprises le &#171; Falstaff &#187; d'Orson Welles &#8211; une perle rare. Mes yeux n'ont pratiquement pas quitt&#233; le bas de l'&#233;cran de la version sous-titr&#233;e ; par contre, dans la version doubl&#233;e, j'ai pu appr&#233;cier &#224; sa juste valeur la cam&#233;ra virtuose de l'auteur, les d&#233;cors et le jeu multiple des acteurs, tous plus talentueux les uns que les autres. Certes, dans l'op&#233;ration, j'ai perdu la voix de Welles, mais j'ai h&#233;rit&#233; en revanche celle de Pierre Brasseur. Quelle voix ! Et quel texte... fran&#231;ais ! Le &#171; Henry V &#187; de Branagh, c'&#233;tait bien, mais doubl&#233; par G&#233;rard Depardieu, quel enchantement (ce dernier produisit lui-m&#234;me le doublage quelques ann&#233;es apr&#232;s la sortie de la version originale parce qu'il admirait l'&#339;uvre, preuve qu'un homme de go&#251;t peut pr&#233;f&#233;rer le doublage au sous-titrage).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un film, perdre l'anglais de Shakespeare serait-il aussi outrageant que le fait de perdre l'allemand de Goethe, l'espagnol de Cervant&#232;s ou le chinois de Pu Song Ling ? &#171; La musique de la langue &#187; de ce dernier &#171; doit[-elle] &#234;tre entendue &#187; dans un film ? Elle ne r&#233;v&#232;le pourtant rien &#224; quiconque ne conna&#238;t pas un tra&#238;tre mot de chinois. Par contre, un habile traducteur et un tout aussi habile directeur artistique sauront peut-&#234;tre nous en restituer la richesse dans une version doubl&#233;e. Je ne sais pas ce que donne la voix de l'ordinateur de &#171; 2001 : l'Odyss&#233;e de l'espace &#187; en anglais, mais en fran&#231;ais, elle est incomparable. Et que dire de la voix fran&#231;aise de Patrick McGoohan dans &#171; Destination danger &#187; ! Et de celle, tonitruante, de Gian Maria Volonte dans &#171; La Classe ouvri&#232;re va au paradis &#187;... Et de celle de Tom Hulce dans &#171; Amadeus &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ennui avec le doublage, c'est quand il est b&#226;cl&#233;. Force m'est d'admettre que, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les versions doubl&#233;es au Qu&#233;bec sont de pi&#232;tre qualit&#233;, contrairement &#224; celles venant de France. Apr&#232;s avoir vu &#171; Blade Runner &#187; en version originale, j'ai compar&#233; l'ancienne mouture, doubl&#233;e en France, avec la nouvelle, doubl&#233;e ici. Le &#171; Blade Runner &#187; fran&#231;ais est de beaucoup sup&#233;rieur au n&#244;tre. Tout y concourt : la qualit&#233; et l'&#233;ventail des voix ; la justesse de ton ; la synchronisation parfaite. En outre, quelle mis&#232;re que d'entendre les sempiternelles voix d'un petit cercle d'acteurs-doubleurs qu&#233;b&#233;cois (alors qu'en France, ils sont l&#233;gion). Quelle am&#232;re surprise que de reconna&#238;tre &#224; tout bout de champ Aubert Pallascio, Edgar Fruitier, Yves Corbeil, Bernard Fortin, Luc Durand, &#201;lisabeth Chouvalidz&#233; ou Vincent Davy (les prestations de ce dernier sont souvent superbes &#8211; en particulier dans &#171; La Soci&#233;t&#233; des po&#232;tes disparus &#187; et &#171; La Rivi&#232;re du 6e jour &#187; &#8211; , mais comme sa voix est surexploit&#233;e, le charme s'en trouve rompu). Et il y a &#233;galement un probl&#232;me de continuit&#233; : un tel double le dernier Sean Connery, sans &#234;tre assur&#233; pour autant de doubler le prochain (alors que le Sean Connery fran&#231;ais est rest&#233; le m&#234;me depuis &#171; James Bond 007 contre Dr No &#187;). Ou encore, une m&#234;me voix secondaire peut &#234;tre utilis&#233;e pour doubler de deux &#224; trois personnages secondaires (prend-on les spectateurs pour des idiots ?). Non, notre industrie du doublage au Qu&#233;bec n'est pas &#224; la hauteur. Ce qui m'am&#232;ne, tristement, &#224; esp&#233;rer voir les distributeurs qu&#233;b&#233;cois privil&#233;gier &#224; l'avenir les films doubl&#233;s en France au d&#233;triment de ceux d'ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec d'autres, Mme Tremblay estime &#171; qu'une &#233;ducation du public est &#224; faire afin de promouvoir l'importance des versions originales &#187;. Je ne suis pas de cet avis. Le public qu&#233;b&#233;cois s'est habitu&#233; au doublage et cela m'appara&#238;t constituer un avantage. Il d&#233;testerait se retrouver dans la situation des N&#233;erlandais qui n'ont acc&#232;s qu'&#224; des versions sous-titr&#233;es. (Je me suis d'ailleurs laiss&#233; dire que cette r&#233;alit&#233; avait grandement favoris&#233; la p&#233;n&#233;tration de l'anglais aux Pays-Bas, ce qui laisse songeur vu notre position fragile, encercl&#233;s que nous sommes par 300 millions d'anglophones.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour finir, je pense qu'il faut continuer &#224; (bien) doubler les films qui peuvent se le payer et sous-titrer les plus pauvres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 30 janvier 1997&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre de Jacques Lagac&#233; parue dans &#171; La Presse &#187;, R&#233;pliques, le lundi 10 mars 1997, p. B3.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Vive le doublage fait en France !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne partage aucunement l'indignation que suscite chez Nathalie Petrowski (La Presse, 17 f&#233;vrier) et chez d'autres le conflit entre Qu&#233;b&#233;cois et Fran&#231;ais sur la question du doublage de films. Moi, ce qui m'indigne plut&#244;t, c'est la m&#233;diocrit&#233; du produit qu&#233;b&#233;cois dans ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque fois que je tombe sur un film doubl&#233; au Qu&#233;bec, j'enrage en entendant les nombreuses maladresses de traduction et fautes de fran&#231;ais, la diction laborieuse (on est &#224; mon avis bien loin du &#171; fran&#231;ais impeccable &#187; dont parle un lecteur de La Presse dans une r&#233;cente lettre), les intonations chantantes ou qui manquent de naturel ou de force. Souvent, mon int&#233;r&#234;t pour le film se perd, quelle que soit sa qualit&#233; par ailleurs, car je ne parviens plus &#224; croire &#224; des personnages qui sonnent faux et s'expriment dans un fran&#231;ais qui sent la traduction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout doublage comporte certes, par sa nature m&#234;me, une part de fausset&#233;. Il demeure n&#233;anmoins que, comme la traduction, le doublage est un art, art que les Fran&#231;ais, il faut le reconna&#238;tre, poss&#232;dent &#224; un degr&#233; que nous sommes loin d'avoir atteint.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je trouve que lorsqu'on place la question du doublage sur un strict plan politique et &#233;conomique, on passe &#224; c&#244;t&#233; de l'essentiel. D'une part, les raisons culturelles invoqu&#233;es par les Fran&#231;ais pour refuser les doublages faits au Qu&#233;bec (accent, fran&#231;ais r&#233;gional, etc.) sont &#224; mon avis fondamentales, et on ne doit pas les &#233;carter sommairement, comme le fait Serge Turgeon (La Presse, samedi 22 f&#233;vrier), en pr&#233;sumant qu'elles sont dict&#233;es par la mauvaise foi. D'autre part, le fait que la loi Bacon ait provoqu&#233; un petit &#171; boum &#187; &#233;conomique chez les acteurs ne prouve malheureusement pas qu'elle soit bonne ; en l'occurrence, il s'agit d'un boum artificiel, fond&#233; non pas sur une production de qualit&#233;, mais sur la cr&#233;ation d'une client&#232;le captive. C'est pourquoi je me r&#233;jouis, m&#234;me si nos acteurs risquent d'en souffrir, que les doublages faits en France reprennent une part importante du march&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le lundi 23 juin 1997, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La Cin&#233;math&#232;que et le biculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une Cin&#233;math&#232;que qu&#233;b&#233;coise (CQ) tout autant anglaise que fran&#231;aise ? Apr&#232;s avoir parcouru leur dernier programme incorpor&#233; dans la Revue de la Cin&#233;math&#232;que de juin-juillet-ao&#251;t 1997, j'ai constat&#233; en tout cas qu'elle accordait pour le moins un traitement de faveur &#224; l'anglais. Voyez plut&#244;t : Parmi les 22 films pr&#233;sent&#233;s en version originale anglaise (j'omets les films d'animation et les films muets), seulement quatre d'entre eux sont sous-titr&#233;s en fran&#231;ais &#8211; un de moins que les cinq films en version originale fran&#231;aise sous-titr&#233;s en anglais. Parmi les 45 films tourn&#233;s dans une autre langue que le fran&#231;ais et l'anglais, 31 sont sous-titr&#233;s en anglais, 13 seulement en fran&#231;ais, et un dans les deux langues. De plus, les titres en anglais ne sont pas traduits en fran&#231;ais (il en va de m&#234;me des titres en anglais des 31 films sous-titr&#233;s en anglais). Quel beau programme pour nos amis anglo-qu&#233;b&#233;cois morts de rire, qui d&#233;j&#224; sont choy&#233;s par les autres cin&#233;mas de r&#233;pertoire et les divers festivals.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La CQ repr&#233;senterait-elle un film japonais sans sous-titre ? Un film grec sans sous-titres ? Non. Mais elle pr&#233;sente 18 films en version originale anglaise sans sous-titres et sans doublage. Viendrait-il &#224; l'id&#233;e de la CQ de ne pas traduire le titre d'un film allemand ? Non. Mais elle fait une exception avec l'anglais. On s'est battu ici pour obtenir rapidement des versions fran&#231;aises dans les salles commerciales, avec l'objectif bien terre &#224; terre de prot&#233;ger le fran&#231;ais. Mais de cela la CQ n'a cure et fait quasiment comme si l'anglais avait ici un statut identique au fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sous-titrage co&#251;te de l'argent, le doublage encore plus, et la CQ n'est pas riche. Qu'&#224; cela ne tienne, il existe d&#233;j&#224; des versions doubl&#233;es de la plupart des 22 films dont il est question plus haut, et si les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision peuvent se les procurer, je ne vois pas pourquoi la CQ ne pourrait faire de m&#234;me. Mais c'est oublier que les puristes de la CQ abhorrent le doublage (leur rh&#233;torique est bien connue : le doublage alt&#232;re l'int&#233;grit&#233; artistique d'un film). Ils font montre ainsi de leur peu de consid&#233;ration &#224; l'endroit des unilingues francophones qui voudraient voir, comprendre et appr&#233;cier ces films, et qui, en outre, pr&#233;f&#232;rent le doublage au sous-titrage (c'est aussi le cas des 800 000 analphab&#232;tes du Qu&#233;bec).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur Robert Daudelin, nous voulons que la Cin&#233;math&#232;que qu&#233;b&#233;coise soit fran&#231;aise (ce serait une premi&#232;re en Am&#233;rique). De gr&#226;ce, montrez-nous tous vos films en fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 19 juin 1997&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre de Robert Dolbec (Outremont) parue dans &#171; La Presse &#187;, &#201;ditorial, La bo&#238;te aux lettres, le vendredi 28 mai 1999, page B2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Doubl&#233; au Qu&#233;bec ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Tu as vu ce film en version fran&#231;aise ? Un film doubl&#233; ? Quelle Horreur ! Moi, je ne vois que des versions originales.&quot; Combien de fois ai-je entendu ce petit discours m&#233;prisant. &#201;videmment, si l'on ma&#238;trise bien l'anglais. Mais si, comme moi, on n'est pas parfaitement &#224; l'aise en anglais, le probl&#232;me est diff&#233;rent. Certains films, comme ceux de Woody Allen, supportent mal le doublage, mais les films d'action, style &#171; Indiana Jones &#187;, n'en souffrent pas beaucoup... &#224; condition bien s&#251;r que le doublage soit de qualit&#233;. Et c'est l&#224; le probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis quelques ann&#233;es, on voit de plus en plus de films doubl&#233;s au Qu&#233;bec. Trop. La qualit&#233; d'un doublage d&#233;pend de la qualit&#233; de la synchronisation, de la qualit&#233; de la traduction et, surtout, de la qualit&#233; des com&#233;diens. On trouve &#233;videmment quelques excellents com&#233;diens ici, et aussi quelques moins bons... Je dis &quot;quelques&quot; parce que le Qu&#233;bec est petit, et que le bassin de com&#233;diens y est assez r&#233;duit. Les doublages &#233;tant r&#233;alis&#233;s en fran&#231;ais &quot;international&quot;, langue qui n'est pas vraiment naturelle pour la plupart de nos com&#233;diens, &#231;a nous en laisse encore moins. C'est ainsi qu'on retrouve &#224; peu pr&#232;s toujours les m&#234;mes voix, m&#234;me dans les r&#244;les principaux, et que ces voix ne sont pas toujours celles de com&#233;diens de talent. Il est d'ailleurs exceptionnel qu'on parvienne &#224; r&#233;unir une distribution o&#249; tous les acteurs sont de niveau acceptable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En France, par contre, on trouve un &#233;norme r&#233;servoir de com&#233;diens de talent ; le fran&#231;ais est vraiment leur langue maternelle et, s'ils viennent d'une r&#233;gion o&#249; l'accent est diff&#233;rent, ils trouvent normal de le perdre pour pratiquer leur m&#233;tier (d'ailleurs, aucun Berrichon ne s'offusquerait du fait qu'on ne veuille pas d'un &#171; Indiana Jones &#187; &#224; l'accent berrichon). Les films am&#233;ricains y prennent l'affiche beaucoup plus tard qu'ici : on prend le temps qu'il faut pour faire le doublage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand un com&#233;dien devient la voix attitr&#233;e d'une vedette am&#233;ricaine, ce sera souvent &#224; vie, et il ne doublera g&#233;n&#233;ralement pas d'autres vedettes. Je vous invite &#224; &#233;couter les voix fran&#231;aises de Sean Connery, ou d'Eddy Murphy. Un plaisir... &#201;coutez maintenant leurs doublages qu&#233;b&#233;cois. Bon, ce n'est pas une catastrophe, mais je me dis parfois que, vraiment, je devrais am&#233;liorer mon anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Union des artistes pr&#233;tend exiger que le doublage de tous les films pr&#233;sent&#233;s ici soit fait ici. C'est absurde. Nous pouvons certainement en doubler correctement un certain nombre, mais pas tous. Ce serait nous condamner &#224; la m&#233;diocrit&#233;. Accepteriez-vous que, sous pr&#233;texte de prot&#233;ger l'industrie vinicole qu&#233;b&#233;coise, on oblige les restaurants &#224; ne servir que du vin qu&#233;b&#233;cois ? Je suis cependant tout &#224; fait d'accord avec l'une des demandes de l'Union des artistes : l'obligation d'afficher l'origine du doublage. Cela me permettrait de choisir plus facilement le moment o&#249; j'irai am&#233;liorer mon anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, Id&#233;es, les samedi 12 et dimanche 13 juin 1999, p. A 11.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Doublage au cin&#233;ma :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La grenouille qu&#233;b&#233;coise veut &#234;tre aussi grosse que le b&#339;uf fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques mois, l'Union des artistes (UDA), par la voix de son pr&#233;sident, Pierre Curzi, s'en prenait &#224; Mike Nichols, le cin&#233;aste de Couleurs primaires, pour avoir fait doubler son film sur le Vieux Continent et non ici. Et ce, sans v&#233;rifier au pr&#233;alable si Nichols savait que le fran&#231;ais se parlait quelque part en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout derni&#232;rement, elle est revenue &#224; la charge. Elle a lanc&#233; une campagne pour sensibiliser les Qu&#233;b&#233;cois &#224; l'importance &#233;conomique et culturelle du doublage (va pour l'importance &#233;conomique, mais culturelle, je cherche).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le but ultime de cette campagne ? Convaincre les majors de doubler ici (parce qu'elles le font de moins en moins). Une des tactiques pour y arriver ? Faire conna&#238;tre &#224; tous l'origine du doublage. On se demande bien en quoi cette tactique pourrait avoir quelque impact que ce soit puisqu'une seule version doubl&#233;e est disponible pour un film donn&#233; (est-ce qu'un Qu&#233;b&#233;cois va s'emp&#234;cher de voir le dernier Spielberg parce qu'il a &#233;t&#233; doubl&#233; en France ?).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'aurais trouv&#233; int&#233;ressante une campagne lanc&#233;e par l'industrie du doublage, et appuy&#233;e par l'UDA, qui aurait garanti aux Qu&#233;b&#233;cois un doublage de premi&#232;re qualit&#233;. Une esp&#232;ce de profession de foi, avec code d&#233;ontologique en main. Bref, une campagne annon&#231;ant des changements d'importance derri&#232;re la cam&#233;ra, ou plut&#244;t derri&#232;re le micro. C'&#233;tait se faire du cin&#233;ma. Ce qu'on veut uniquement, c'est des emplois pour les artistes et de l'argent pour les industriels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Assur&#233;e du soutien tacite de l'UDA, notre industrie du doublage peut donc, avec impunit&#233;, continuer &#224; doubler les films dans cette langue b&#226;tarde et sans vie qu'on nomme &#171; fran&#231;ais international &#187; ou &#171; fran&#231;ais normatif &#187;. Elle peut continuer &#224; ignorer le joual dans les films (sauf dans les titres Clanche et Il faut clencher ; incidemment, c'est &#171; clanche &#187; ou &#171; clenche &#187; qui est joual ?). &#192; faire parfois plus fran&#231;ais que les Fran&#231;ais (je ne compte plus les &#171; va te faire foutre ! &#187;, les &#171; je t'emmerde ! &#187;, les &#171; esp&#232;ce de con ! &#187;, expressions que l'on sait typiquement qu&#233;b&#233;coises). &#192; utiliser la voix d'un seul et m&#234;me acteur-doubleur pour doubler deux, trois, quatre ou cinq t&#234;tes d'affiche hollywoodiennes. &#192; utiliser des acteurs-doubleurs aux voix caract&#233;ris&#233;es tr&#232;s connus du public (Harrelson-Flynt devient comique malgr&#233; lui quand la voix de Bernard Fortin &#8211; aper&#231;u la veille dans La Petite Vie &#8211; est perc&#233;e &#224; jour). &#192; mettre &#224; l'avant-sc&#232;ne des acteurs-doubleurs sans exp&#233;rience, dont le jeu, l'intonation et l'articulation sont d&#233;ficients.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'industrie peut continuer &#224; rompre comme bon lui semble l'appariement d'un acteur avec un acteur-doubleur (un acteur qui a pr&#234;t&#233; sa voix &#224; Laurence Fishburne dans Agent double n'a pas &#233;t&#233; rappel&#233; pour doubler les Fishburne subs&#233;quents). &#192; ne faire aucun effort pour d&#233;nicher des voix qui correspondent &#224; celles doubl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; ne pas savoir rendre cr&#233;dibles les accents, &#171; british &#187; ou autres &#8211; ce que les Fran&#231;ais font si bien. Elle peut continuer &#224; s'enorgueillir de doubler un film pour 75 000 $, en deux semaines, comme s'il s'agissait de produire des saucisses de m&#234;me consistance (comme si La Mince Ligne rouge pouvait &#234;tre doubl&#233; aussi vite que Dracula, ce vieux cochon). Les Qu&#233;b&#233;cois, pense-t-elle, n'y voient que du feu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un doublage qui se respecte doit procurer l'illusion que les personnages parlent en direct dans une langue vivante, avec des voix assorties et exclusives. Ce que l'industrie fran&#231;aise du doublage r&#233;ussit g&#233;n&#233;ralement bien car elle est respectueuse des cin&#233;philes. Aid&#233;e en cela par un bassin d'acteurs-doubleurs tr&#232;s &#233;tendu et qui semblent tous n&#233;s, ma foi, pour faire ce m&#233;tier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, du seul fait que la voix et la langue nous d&#233;paysent, un film doubl&#233; en France renforce l'illusion qu'il est original ; une distance s'instille, la magie op&#232;re. Aucun Qu&#233;b&#233;cois ne se surprendrait de voir un de ses compatriotes pr&#233;f&#233;rer le vin fran&#231;ais au sien, la bouffe fran&#231;aise &#224; la sienne, les mus&#233;es fran&#231;ais aux siens, mais on taxe les partisans comme moi du doublage fran&#231;ais de colonis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est un &#233;l&#233;ment capital et incontournable que l'UDA et l'industrie qu&#233;b&#233;coise du doublage n'ont jamais pris en consid&#233;ration : le plaisir du cin&#233;phile. Si un doublage transmute un bon film en un mauvais film, je crie au scandale, m&#234;me si cela a pour cons&#233;quence de nuire &#224; l'industrie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne dis pas que notre doublage ne peut pas exister, mais il doit &#234;tre remix&#233;, codifi&#233; et d'une importance proportionnelle au march&#233; qu'il dessert, c'est-&#224;-dire modeste (n'oublions pas qu'un petit march&#233; comme le n&#244;tre n'aurait normalement que les moyens du sous-titrage).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, il doit &#234;tre compl&#233;mentaire au doublage fran&#231;ais et non r&#233;fractaire (demanderions-nous &#224; nos &#233;diteurs de traduire sans le concours des &#233;diteurs fran&#231;ais tous les romans en langues &#233;trang&#232;res lus par les Qu&#233;b&#233;cois ?).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne dis pas que l'industrie doit faire usage du joual dans tous ses doublages, mais il doit certainement &#234;tre tr&#232;s pr&#233;sent, et ce, parce que le joual est tr&#232;s pr&#233;sent au Qu&#233;bec. Et je dis sans ambages que notre industrie devrait s'abstenir dor&#233;navant de faire certains doublages car c'est au-dessus de ses forces (entre autres, tout ce qui est british et, pourquoi pas, tout film cot&#233; de 1 &#224; 3 par l'Office des communications sociales). Et il vaudrait peut-&#234;tre la peine de cr&#233;er une &#233;cole du doublage, qui serait &#224; la charge de l'industrie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'avenir du doublage qu&#233;b&#233;cois est sur la piste de l'humilit&#233;, de la v&#233;rit&#233;, de l'originalit&#233; et du professionnalisme. En faisant la sourde oreille au changement, l'industrie qu&#233;b&#233;coise du doublage encourt l'extinction... de voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Voir Montr&#233;al &#187;, Courrier, le jeudi 15 f&#233;vrier 2001, p. 5.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'accent qu&#233;b&#233;cois de Juliette Binoche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis all&#233; voir le film &#171; Chocolat &#187;, de Lasse Hallstr&#246;m, en version fran&#231;aise. &#192; ma grande surprise, j'ai constat&#233; que Juliette Binoche et Leslie Caron ne s'&#233;taient pas doubl&#233;es elles-m&#234;mes, et que les autres voix n'avaient pas l'accent fran&#231;ais. (Binoche nous avait pourtant fid&#233;lis&#233;s avec &#171; L'Insoutenable L&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre &#187;, &#171; Fatale &#187; et &#171; Le Patient anglais &#187;.) Am&#232;re conclusion : ce film avait &#233;t&#233; doubl&#233; ici et non en France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des critiques ont relev&#233; l'incongruit&#233; langagi&#232;re de cette &#339;uvre dont l'action se situe dans un village fran&#231;ais &#224; la fin des ann&#233;es 50. Dans sa version originale, on y voit jouer en anglais des r&#244;les de Fran&#231;ais de souche par des acteurs britanniques, &#233;tats-uniens, su&#233;dois et fran&#231;ais, c&#244;te &#224; c&#244;te. Bref, un melting-pot invraisemblable. En gommant cette invraisemblance, il est manifeste pour moi que le doublage donne une plus-value artistique au film (n'en d&#233;plaise aux puristes qui ne jurent que par le sous-titrage). &#192; la condition cependant que le doublage en soit un en fran&#231;ais de France, pardi !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne sais pas qui chez les distributeurs a pr&#233;sid&#233; &#224; cette d&#233;cision stupide de faire doubler ce film ici au lieu de nous donner &#224; voir la version doubl&#233;e en France, mais il est s&#251;r que cet individu n'a pas r&#233;fl&#233;chi cinq secondes. Ou encore, il s'en foutait royalement : cette d&#233;cision en &#233;tant une d'affaire, point &#224; la ligne. Au diable les cin&#233;philes qu&#233;b&#233;cois ! (La pilule est encore plus dure &#224; avaler quand on sait que notre industrie du doublage est subventionn&#233;e.) Mais nos industriels du doublage auraient pu limiter les d&#233;g&#226;ts, par exemple, en recrutant tout ce que le Qu&#233;bec compte d'acteurs d'origine fran&#231;aise. C'&#233;tait trop leur demander.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage proprement dit de &#171; Chocolat &#187; est caract&#233;ristique de celui g&#233;n&#233;ralement produit au Qu&#233;bec : il est pauvre, sans relief et semble fait &#224; la va-vite. La seule voix nette et cr&#233;dible du lot est celle pr&#234;t&#233;e &#224; Johnny Depp (d'aucuns argueront que l'acoustique du Dauphin a quelque chose &#224; voir l&#224;-dedans). Je n'en dirai pas plus, sinon que le film a perdu de sa valeur, ce qui est pour le moins d&#233;solant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour finir, j'adresse ce message aux acteurs de langue fran&#231;aise (ce qui inclut les Qu&#233;b&#233;cois, bien entendu) qui tournent dans une autre langue que la leur : faites stipuler dans vos contrats que vos films distribu&#233;s au Qu&#233;bec doivent &#234;tre doubl&#233;s par vous. De la sorte, on &#233;vitera de voir un jour G&#233;rard Depardieu pr&#234;ter sa voix &#224; Bernard Fortin, et vice versa (imaginez &#171; Vatel &#187; doubl&#233; au Qu&#233;bec) !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 14 janvier 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre de L&#233;o Guimont parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mardi 24 avril 2001, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Union des artistes manifestait r&#233;cemment contre le doublage en France des films am&#233;ricains. S'il est vrai que l'argot fran&#231;ais dans la bouche d'acteurs am&#233;ricains sonne bizarrement &#224; nos oreilles, je trouve &#233;galement qu'un gros accent qu&#233;b&#233;cois &#224; couper au couteau n'est pas plus cr&#233;dible ni agr&#233;able &#224; entendre, par exemple dans la t&#233;l&#233;s&#233;rie Ally McBeal, &#224; un point tel que j'ai renonc&#233; &#224; &#233;couter cette s&#233;rie en fran&#231;ais tellement je la trouve mal doubl&#233;e et horripilante &#224; entendre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce que les com&#233;diens et com&#233;diennes d'ici ne pourraient pas commencer par soigner leur diction de mani&#232;re &#224; parler un fran&#231;ais international, intelligible et compr&#233;hensible par tous, y compris les Fran&#231;ais, &#224; l'instar de nos grands com&#233;diens de la trempe de G&#233;rard Poirier, par exemple ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La prononciation de trop d'entre eux est molle, sans vie et &#231;a ne m'&#233;tonne pas que les Fran&#231;ais n'en veuillent pas tellement c'est mal foutu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je comprends parfaitement qu'il faille prot&#233;ger notre petit march&#233; qu&#233;b&#233;cois et donner du travail &#224; nos artistes, mais il faut, en contrepartie, que ces derniers nous donnent un produit de la meilleure qualit&#233; &#8211; on le m&#233;rite bien nous aussi, non ? &#8211; et contribuent ainsi &#224; rehausser le niveau de notre pauvre langue d&#233;j&#224; si lamentablement parl&#233;e dans la plupart des m&#233;dias &#233;lectroniques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al, le 19 avril 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre de Yves Hamel parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mercredi 9 mai 2001, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'UDA... deux poids, deux mesures !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lundi de P&#226;ques, alors que je me rendais voir un film au cin&#233;ma Quartier-Latin, je suis arriv&#233; face &#224; face avec un groupe de manifestants devant le cin&#233;ma pour apprendre qu'il s'agissait de membres de l'Union des artistes, leur pr&#233;sident Pierre Curzi en t&#234;te, qui s'opposaient au fait que le groupe am&#233;ricain Columbia faisait doubler en fran&#231;ais, en France, les films destin&#233;s au march&#233; qu&#233;b&#233;cois plut&#244;t que de les faire doubler ici, au Qu&#233;bec, par des artistes de chez nous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis, quelques jours plus tard, j'apprenais dans le journal que TVA avait d&#233;cid&#233; de ne plus faire doubler la t&#233;l&#233;s&#233;rie Ally McBeal au Qu&#233;bec mais de diffuser d&#233;sormais la version doubl&#233;e en France. Or je n'ai pas entendu la moindre r&#233;action et je ne crois pas non plus que les membres de l'UDA soient all&#233;s manifester devant les studios de TVA, boulevard De Maisonneuve. Ne serait-ce pas ce que l'on pourrait appeler du &quot;deux poids, deux mesures&quot; de la part de l'UDA ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il m'appara&#238;t beaucoup plus grave qu'un t&#233;l&#233;diffuseur d'ici, subventionn&#233; &#224; tour de bras par T&#233;l&#233;film Canada et la SODEC, prenne de telles d&#233;cisions. Quel est le nombre de t&#233;l&#233;s&#233;ries am&#233;ricaines diffus&#233;es par TVA-Quebecor qui sont traduites en France plut&#244;t qu'au Qu&#233;bec ? L'UDA s'en rend-elle compte ? Et pourtant, ses membres pr&#233;f&#232;rent aller manifester contre une multinationale comme Columbia qui, de toute &#233;vidence, a pris une d&#233;cision d'affaires sans vraiment conna&#238;tre le march&#233; d'ici, &#233;tant g&#233;r&#233;e par des Am&#233;ricains avec une vision qui se situe &#224; mille lieues des pr&#233;occupations du Qu&#233;bec ! Or le groupe TVA-Quebecor, ce sont des gens de chez nous qui le dirigent et qui pr&#233;f&#232;rent donner du travail aux Fran&#231;ais plut&#244;t qu'aux Qu&#233;b&#233;cois. Il me semble que c'est beaucoup plus grave, non ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, au fait, vous &#234;tes vous pos&#233; la question &#224; savoir pourquoi les artistes de l'UDA, Curzi en t&#234;te, pr&#233;f&#232;rent manifester contre Columbia plut&#244;t que TVA-Quebecor ? C'est simple : ils ont peur des repr&#233;sailles de la part de TVA. Imaginez, la direction de TVA-Quebecor qui verrait Curzi devant ses studios pourrait ensuite d&#233;cider qu'il ne fera plus partie d'aucun de ses t&#233;l&#233;romans... et la m&#234;me chose pourrait arriver &#224; bien d'autres membres parmi les artistes les mieux pay&#233;s de l'UDA, beaucoup mieux, d'ailleurs, que ceux qui ne vont faire, occasionnellement de surcro&#238;t, des contrats de doublage ici et l&#224;, quand il y en a ! Au fait, le slogan de TVA n'est-il pas justement &quot;Le r&#233;seau d'ici&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al, le 28 avril 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; La Presse &#187;, Forum, le mardi 5 juin 2001, p. A13.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Double-t-on mieux au Qu&#233;bec ? : NON&lt;br&gt;
Un film mal doubl&#233; est un film perdu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(&#192; Monsieur Benjamin Feingold, PDG, Columbia TriStar)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En avril, des membres de l'Union des artistes (UDA) du Qu&#233;bec ont manifest&#233; et lanc&#233; &#224; nouveau le slogan &#171; On veut s'entendre ! &#187; pour protester contre les politiques de doublage de la soci&#233;t&#233; que vous dirigez, Columbia TriStar. Ils demandent instamment &#224; ce que vous fassiez doubler ici les films que vous nous destinez.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'applaudis &#224; votre d&#233;cision r&#233;cente de continuer &#224; faire essentiellement doubler vos films en France, et de ne pas suivre la Warner qui, il y a deux ans, a c&#233;d&#233; aux pressions de l'UDA, de l'industrie du doublage et du gouvernement qu&#233;b&#233;cois r&#233;unis. Si vos motivations rel&#232;vent de la comptabilit&#233; (car faire doubler le m&#234;me film, &#224; la fois en France et au Qu&#233;bec, vous co&#251;te le double), les miennes sont d'ordres esth&#233;tique et culturel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour justifier le doublage qu&#233;b&#233;cois, un porte-parole de l'UDA a d&#233;clar&#233; r&#233;cemment au National Post : &#171; Qu&#233;b&#233;cois colloquialisms, slang, expressions and accents differ widely from those in France. When you put them side by side, it's obviously not the same language &#187; Et le pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement des entreprises culturelles du Qu&#233;bec (SODEC) y a quant &#224; lui d&#233;clar&#233; : &#171; It's been proven that Quebec audiences prefer films dubbed in Qu&#233;b&#233;cois. &#187; Faites-moi rire ! Saviez-vous, M. Feingold, que nos industriels du doublage sont en r&#233;alit&#233; les seuls au monde &#224; doubler dans une autre langue que celle parl&#233;e par la population qu'ils desservent ? On l'appelle &#171; fran&#231;ais international &#187; ou &#171; fran&#231;ais normatif &#187; ou &#171; fran&#231;ais universel &#187;, bref une esp&#232;ce de fran&#231;ais aseptis&#233;, &#233;dulcor&#233;, proprement imbuvable, que personne ne parle (&#224; part peut-&#234;tre les ambassadeurs) et que plusieurs acteurs-doubleurs d'ici arrivent d'ailleurs mal &#224; ma&#238;triser. Qu'il s'agisse de doubler un truand de Harlem ou un truand de Wall Street, c'est du pareil au m&#234;me, il faut l'entendre pour le croire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le responsable de la Commission de doublage de l'UDA a d&#233;clar&#233; il y a trois mois : &#171; On comprend d&#233;sormais les Fran&#231;ais de vouloir des films doubl&#233;s dans une langue qui leur ressemble. &#187; La question vous d&#233;mange vous aussi M. Feingold : et la langue de doublage d'ici, pourquoi ne nous ressemble-t-elle pas ? Pourquoi se refuser ce qu'on trouve naturel chez les autres ? Le pr&#233;sident de l'UDA a d&#233;clar&#233; quant &#224; lui : &#171; On veut &#234;tre respect&#233;s avec une culture sp&#233;cifique (...) &#187;. Mais pourquoi respecter une culture qui n'est sp&#233;cifiquement pas la n&#244;tre ? Tu parles, &#171; On veut s'entendre ! &#187;. Ce qu'on entend, c'est une langue qui n'est la langue de personne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il arrive que certains films soient doubl&#233;s dans une langue qui nous ressemble, mais il s'agit presque toujours de com&#233;dies b&#233;b&#234;tes, ce qui n'a rien de tr&#232;s glorifiant. Pourtant, nos cin&#233;astes tournent dans cette langue s&#233;culaire et nos musiciens la chantent. Nous avons de grands dramaturges qui l'&#233;crivent et qui font voir leurs &#339;uvres &#224; travers le monde (traduites, souvent, dans les &#171; jouals &#187; des pays qui les montent).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, les films doubl&#233;s en France le sont dans une langue qui diff&#232;re un peu de la n&#244;tre par l'accent et par certains termes, mais nous la comprenons ais&#233;ment et nous y sommes habitu&#233;s. Jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1980, les doublages fran&#231;ais de films ont &#233;t&#233; les seuls auxquels nous avions acc&#232;s (nous avons ainsi vu plusieurs des plus beaux films qui existent, que l'on revoit encore aujourd'hui avec plaisir). Avant que l'UDA et les industriels du doublage ne partent en guerre contre le doublage fran&#231;ais pour avoir leur part du march&#233;, personne n'y trouvait &#224; redire. La langue des doubleurs fran&#231;ais nous semble vraie, vivante, en m&#234;me temps qu'un brin d&#233;paysante, ce qui ajoute &#224; la vraisemblance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est enrageant de constater chez l'UDA cette pitoyable d&#233;rive culturelle qui la fait promouvoir une langue b&#226;tarde au d&#233;triment de deux langues authentiques (la n&#244;tre et celle des Fran&#231;ais), et aussi de la voir se faire l'&#233;cho d'industriels qui font d&#233;filer le texte et qui ne pensent qu'&#224; leurs profits et pertes. Encore plus quand on sait que l'industrie est subventionn&#233;e &#224; fond la caisse. En outre, il est d&#233;concertant de voir l'UDA ne s'en prendre qu'aux majors. En effet, peu de temps apr&#232;s la manifestation de membres de l'UDA, le r&#233;seau de t&#233;l&#233;vision TVA d&#233;cidait de diffuser la version doubl&#233;e en France de la s&#233;rie Ally McBeal au d&#233;triment de la version doubl&#233;e ici, &#224; la suite de nombreuses plaintes visant la pi&#232;tre qualit&#233; du doublage qu&#233;b&#233;cois. Mais, cette fois, personne chez l'UDA n'a os&#233; empoigner le porte-voix pour hurler &#171; On veut s'entendre ! &#187;, de peur des repr&#233;sailles, vraisemblablement. C'est pour dire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais quand bien m&#234;me nos doubleurs prendraient la d&#233;cision de doubler dans une langue qui nous ressemble, cela ne r&#232;gle en rien le probl&#232;me grave et pour tout dire insoluble que repr&#233;sente notre tout petit bassin d'acteurs-doubleurs. Alors que sur le Vieux Continent il est in&#233;puisable, il n'est ici constitu&#233; en gros que d'une trentaine d'individus qui reviennent nous rebattre les oreilles d'un film &#224; l'autre. (...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De plus, nos industriels du doublage embauchent bien souvent des acteurs-doubleurs qui n'ont pas les qualit&#233;s requises pour doubler. Et quand ils en d&#233;nichent un bon, ils lui font doubler &#224; plein r&#233;gime plusieurs t&#234;tes d'affiche. (...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M. Feingold, il est heureux que vous n'ayez fait doubler Le Tailleur de Panama qu'en France. C'est un film merveilleusement doubl&#233;, et nos industriels auraient &#233;t&#233; incapables d'en faire autant. (...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous qui pensez business, M. Feingold, soyez rassur&#233; pour l'avenir. Vos films qui remportent du succ&#232;s dans le monde en remportent de m&#234;me ici, et leur doublage en France n'y change rien. Cela &#233;tant, pourquoi d&#233;penser 75 000 $ de plus pour faire doubler un film ici ? (...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vu leur m&#233;pris affich&#233; des Qu&#233;b&#233;cois, nos m&#233;diocres doubleurs ne m&#233;ritent pas que leurs affaires fleurissent. Malheureusement, des emplois seront perdus, mais le septi&#232;me art, lui, sera bien servi. Pour moi, un film mal doubl&#233; est un film perdu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Article de Maritza Boss&#233;-Pelchat paru dans le journal &#233;tudiant &#171; Montr&#233;al Campus &#187;, Culture, le 10 octobre 2001, p. 17. Avec illustration (caricature).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'industrie du doublage au Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chasse gard&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils pr&#234;tent leur voix &#224; Tom Cruise, Russel Crowe ou &#224; l'un des T&#233;l&#233;tubbies. Si certains com&#233;diens-doubleurs de la colonie artistique qu&#233;b&#233;coise ne ch&#244;ment pas, d'autres se font moins entendre. Manque de volontaires ou cercle ferm&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ce sont toujours les m&#234;mes doubleurs d'un film &#224; l'autre &#187;, d&#233;plore le d&#233;tenteur d'une ma&#238;trise en cin&#233;ma &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al, Sylvio Leblanc. Selon lui, seule une trentaine de com&#233;diens se r&#233;partiraient les r&#244;les &#224; doubler. Et il n'est pas le seul &#224; penser ainsi. Le manque de diversit&#233; dans le choix des doubleurs et la surexposition de certains sont les reproches les plus souvent adress&#233;s &#224; l'Union des artistes (UDA). Pourtant, d'apr&#232;s le responsable de la Commission du doublage au Qu&#233;bec, S&#233;bastien Dhavernas, &#171; ce domaine est l'un des rares o&#249; il n'y pas de star system &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs consid&#232;rent que le doublage au Qu&#233;bec constitue une v&#233;ritable chasse gard&#233;e. Jeune com&#233;dien de 27 ans et passionn&#233; du doublage, Martin Watier reconna&#238;t qu'il existe une clique dans ce domaine et avoue m&#234;me faire partie du groupe qui compte une cinquantaine de com&#233;diens. Le doubleur de Mark Walbergh dans Nuits endiabl&#233;es de Ryan Phillipe dans Pari cruel et de Freddy Prinze Jr dans Elle a tout pour elle, estime que le ph&#233;nom&#232;ne ne diff&#232;re pas des autres industries telles que la t&#233;l&#233;vision et le cin&#233;ma, o&#249; les m&#234;mes t&#234;tes reviennent souvent. Martin Watier, apparu au petit &#233;cran dans Zap et dans Watatatow, confie avoir la piq&#251;re pour le doublage. Il a m&#234;me d&#233;j&#224; refus&#233; de jouer dans des courts et longs m&#233;trages, afin de pr&#234;ter sa voix &#224; des acteurs &#233;trangers. L'artiste ajoute que le salaire rend le m&#233;tier tr&#232;s attrayant et que rares sont ceux qui le boudent. Assistante de Chantal David &#224; l'agence artistique du m&#234;me nom, Christine Charbonneau affirme qu'un doubleur gagne 6,50 $ par ligne ou 105 $ l'heure. Elle estime que les com&#233;diens ne sont jamais perdants : &#171; C'est le plus payant qui l'emporte. &#187; Le coordonnateur &#224; la maison de doublage Cin&#233;lume, Vasko Nicolov souligne que la paie peut &#234;tre tr&#232;s &#233;lev&#233;e au bout du compte. &#171; Un r&#244;le-titre dans un film comme Fight Club peut contenir jusqu'&#224; 800 lignes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon l'UDA, 500 com&#233;diens qu&#233;b&#233;cois gagneraient leur cro&#251;te avec le doublage et environ la moiti&#233; d'entre eux tireraient une part importante de leurs revenus en pr&#234;tant leur voix aux acteurs &#233;trangers. Mais plusieurs parmi ceux-ci s'y consacreraient qu'occasionnellement, m&#234;me une seule fois par ann&#233;e. &#171; Certains com&#233;diens ne font du doublage que s'ils n'ont pas d'autres obligations ou pour boucler les fins de mois &#187;, souligne Martin Watier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Doubleurs d'exp&#233;rience&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si dans les ann&#233;es 1980 la traduction des films pouvait s'&#233;taler sur huit semaines, aujourd'hui, les adaptateurs n'ont plus que trois ou quatre jours pour effectuer la t&#226;che. D'apr&#232;s Matthieu Roy-D&#233;carie, les maisons de doublage font donc plus souvent appel aux m&#234;mes com&#233;diens. Par cons&#233;quent, les gens d'exp&#233;rience comme Gilbert Lachance, Alain Zouvi, Vincent Davy, S&#233;bastien Dhavernas, Yves Corbeil et Bernard Fortin sont souvent sollicit&#233;s. Vasko Nicolov ajoute que la gent masculine ne ch&#244;me pas, car &#171; le nombre d'acteurs am&#233;ricains entre 25 et 40 ans d&#233;passe celui des voix masculines qu&#233;b&#233;coises &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nonobstant le nombre limit&#233; de com&#233;diens, les directeurs de plateau accordent habituellement une importance prioritaire &#224; la continuit&#233; des voix attribu&#233;es aux acteurs &#233;trangers. Par exemple, Gilbert Lachance double tous les films auxquels participent Tom Cruise, Matt Damon, Johnny Depp et Chris Tucker, tandis que Claudie Verdant double les productions mettant en vedette Julia Roberts, Meg Ryan et Kim Basinger. &#171; Il y a des acteurs auxquels on s'attache, affirme Martin Watier. En incarnant toujours les m&#234;mes personnages, on en vient &#224; conna&#238;tre leurs tics, leur sensibilit&#233;, leur psychologie. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; ce favoritisme de la part des directeurs de plateau, 40 nouvelles voix viennent annuellement renflouer le bassin de com&#233;diens-doubleurs. Le Conservatoire d'art dramatique de Montr&#233;al est l'un des rares &#233;tablissements qui offre la formation au Qu&#233;bec. Strictement r&#233;serv&#233; aux membres de l'UDA &#8211; car l'apprenti doit d&#233;j&#224; &#234;tre com&#233;dien &#8211; l'enseignement se d&#233;roule sur cinq semaines. Mais d'apr&#232;s S&#233;bastien Dhavernas, le talent de doubleur n'est pas donn&#233; &#224; tous. &#171; Plusieurs com&#233;diens se d&#233;marquent &#224; la t&#233;l&#233;vision et au cin&#233;ma, mais ne ma&#238;trisent pas la technique du doublage. &#187; Il souligne que ce genre de travail ne convient pas aux gros ego, car l'artiste doit se &#171; fusionner avec l'image et se faire oublier &#187;. Martin Watier se rappelle qu'&#224; ses d&#233;buts, il y a sept ans, &#171; on voyait les com&#233;diens-doubleurs comme des gens qui n'avaient pas r&#233;ussi &#224; percer &#224; l'&#233;cran. Une sorte de snobisme existait &#224; leur endroit. &#187; Il consid&#232;re toutefois que l'optique a chang&#233; depuis quelques ann&#233;es. &#171; Faire du doublage est devenu un choix et non plus une sortie de secours. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Secteur en essor&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L'industrie est en sant&#233; &#187;, affirme d'une voix assur&#233;e S&#233;bastien Dhavernas. Le domaine du doublage g&#233;n&#232;re un chiffre d'affaires annuel de 19 millions $ au Qu&#233;bec et, durant la semaine cin&#233;matographique qui s'est termin&#233;e le 21 juin 2001, 65 % des productions &#224; l'affiche ont &#233;t&#233; doubl&#233;es ici. Mais plusieurs croient que le Qu&#233;bec ne sait pas tirer son &#233;pingle du jeu. D&#233;tracteur du doublage qu&#233;b&#233;cois, Matthieu Roy-D&#233;carie pointe l'industrie du doigt : &#171; Je n'en ai pas contre nos com&#233;diens, mais bien contre l'industrie en g&#233;n&#233;ral, qui se contente de faire rouler une business et ce, au d&#233;triment de la qualit&#233;. &#187; Sylvio Leblanc est beaucoup plus acerbe dans sa critique. &#171; On fait dur c'est terrible &#187;, lance cet autre pourfendeur de l'industrie. Selon lui, les doubleurs qu&#233;b&#233;cois ont toujours la m&#234;me intonation et ne s'adaptent pas aux r&#244;les qu'ils interpr&#232;tent. Il met d'ailleurs en doute la cr&#233;dibilit&#233; des personnages doubl&#233;s par Bernard Fortin, dont il identifie facilement la voix. &#171; Pour moi, reconna&#238;tre un com&#233;dien, c'est catastrophique, je perds toute la magie du film. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le choix du fran&#231;ais utilis&#233; vient &#233;galement diviser les points de vue. Pour sa part, Matthieu Roy-D&#233;carie accuse l'UDA de faire usage d'une langue aseptis&#233;e. &#171; Le fran&#231;ais international est un langage neutre, technique et sans &#226;me &#187;. Sylvio Leblanc partage cet avis et soutient que l'Hexagone propose un parler argotique beaucoup plus color&#233; et vivant. &#171; Ici, les doubleurs parlent en joual le soir et en cul-de-poule lorsqu'ils doublent. Ce n'est pas naturel et &#231;a se sent &#187;, d&#233;plore-t-il. L'organisation artistique croit plut&#244;t que la langue utilis&#233;e convient &#224; la client&#232;le nord-am&#233;ricaine &#224; laquelle elle s'adresse. Dans une lettre qui se voulait une r&#233;plique aux critiques de Sylvio Leblanc, S&#233;bastien Dhavernas admettait qu'une langue plus qu&#233;b&#233;coise serait parfois de mise, mais laquelle, se demande-t-il : &#171; Celle de Tremblay, des journalistes de Radio-Canada, des Gasp&#233;siens, de Jean-Louis Roux ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;France ou Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour r&#233;gler le probl&#232;me, Sylvio Leblanc estime que le Qu&#233;bec devrait abandonner le doublage en raison de sa pi&#232;tre qualit&#233;. &#171; On ne l'a pas du tout et &#231;a ne serait pas malheureux de perdre compl&#232;tement l'industrie au profit de la France. &#187; Moins drastique, Matthieu Roy-D&#233;carie pense &#171; qu'il faudrait agrandir le bassin de com&#233;diens-doubleurs, offrir une meilleure formation, en faciliter l'acc&#232;s aux minorit&#233;s ethniques et faire un choix clair sur l'utilisation de la langue &#187;. Avant tout, il soutient que l'UDA devrait davantage se questionner sur la situation, car selon lui, ce n'est pas pour la qualit&#233; que les Am&#233;ricains doublent au Qu&#233;bec, mais bien pour l'&#233;conomie de temps et d'argent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le responsable de la Commission du doublage demeure tr&#232;s optimiste et s'&#233;vertue &#224; clouer le bec &#224; ceux qui critiquent l'industrie. &#171; La majorit&#233; des cin&#233;philes et des gens du domaine sont en faveur du doublage qu&#233;b&#233;cois. Les autres font une croisade personnelle et avancent des arguments d&#233;raisonnables. &#187; Selon lui, tout ce qui manque &#224; l'UDA c'est un coup de pouce du gouvernement, qu'il juge un peu mou en mati&#232;re de l&#233;gislation. L'organisation souhaiterait que Qu&#233;bec adopte un d&#233;cret semblable &#224; celui de la France, qui stipule que tous les films en circulation dans les salles de cin&#233;ma fran&#231;aises doivent &#234;tre doubl&#233;s dans un studio &#233;tabli au pays ou dans un autre &#201;tat de l'Union europ&#233;enne. Cette loi permettrait de fortifier l'industrie qu&#233;b&#233;coise, qui doit composer avec la concurrence fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s S&#233;bastien Dhavernas, une telle l&#233;gislation ferait en sorte d'augmenter consid&#233;rablement le nombre de doublages qu&#233;b&#233;cois et, du m&#234;me coup, les emplois reli&#233;s &#224; l'industrie. Sylvio Leblanc ne croit toutefois pas que cette loi r&#233;glerait le probl&#232;me de la surexposition. &#171; Il y aurait plus de films doubl&#233;s ici mais pas plus de doubleurs. Tout ce que &#231;a va changer, c'est que les m&#234;mes reviendront nous rabattre les oreilles plus souvent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre de Jason Desroches parue dans &#171; La Presse &#187;, Forum, La bo&#238;te aux lettres, le vendredi 28 d&#233;cembre 2001, p. A14.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un effet pervers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En lisant les pages cin&#233;ma de ce journal, on s'aper&#231;oit que le doublage qu&#233;b&#233;cois a remport&#233; la victoire et ce, sans doute au d&#233;triment des spectateurs d'ici. Presque tous les films am&#233;ricains &#224; l'affiche sont d&#233;sormais traduits ici, d'o&#249; les &quot; v.f.Q &quot; &#224; la fin des critiques. Mon but n'est surtout pas de d&#233;nigrer le travail louable des acteurs d'ici car je reconnais la qualit&#233; du doublage qu'ils font ainsi que le langage utilis&#233; (quoique le fran&#231;ais de T&#233;l&#233;journal ne se pr&#234;te pas &#224; toutes les sauces).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que je d&#233;plore, c'est plut&#244;t le fait que ce soit toujours les m&#234;mes voix d'un film &#224; l'autre. Qui, hormis les t&#233;nors de l'UDA, se plaignait du statu quo ? Exiger que tout soit doubl&#233; au Qu&#233;bec me para&#238;t inutilement protectionniste et je m'inqui&#232;te d'une telle petitesse sur le plan culturel. Allons-nous maintenant exiger une traduction propre au Qu&#233;bec pour toutes les t&#233;l&#233;s&#233;ries ? Les romans ? Devant un nombre si restreint de voix pour tous les films doubl&#233;s, je crois que plusieurs spectateurs d&#233;laisseront carr&#233;ment les versions doubl&#233;es en fran&#231;ais. Bel effet pervers d'une revendication qui se voulait fi&#232;rement qu&#233;b&#233;coise !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Montr&#233;al&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mercredi 14 ao&#251;t 2002, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Artv ou la contradiction faite art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artv me fait bien rire. Cette cha&#238;ne &#233;tait toute fi&#232;re de pr&#233;senter il y a quelques mois l'oscaris&#233; La vita &#232; bella (La vie est belle), r&#233;alis&#233; et interpr&#233;t&#233; par Roberto Benigni, et n'a pas l&#233;sin&#233; sur les moyens pour nous faire savoir qu'il s'agissait de la version originale italienne sous-titr&#233;e en fran&#231;ais, pr&#233;f&#233;rant ignorer la superbe version doubl&#233;e en France (Benigni est r&#233;put&#233; aussi dur &#224; doubler que Woody Allen et l'acteur fran&#231;ais qui rel&#232;ve le d&#233;fi depuis des ann&#233;es est tout simplement extraordinaire). Artv, une cha&#238;ne puriste ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle ne fut pas ma surprise de constater que cette m&#234;me cha&#238;ne pr&#233;sentait le dimanche 11 ao&#251;t, &#224; 13 h, un film aux antipodes du premier : Passion in the Desert (Passion dans le d&#233;sert), avec Michel Piccoli, non pas dans sa version originale anglaise sous-titr&#233;e en fran&#231;ais, cette fois, mais plut&#244;t dans sa version doubl&#233;e en fran&#231;ais, et pas n'importe quel doublage mais celui fait au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai alors compris que Artv n'&#233;tait pas la cha&#238;ne puriste que l'on croyait, car il est inadmissible de pr&#233;senter un film dans lequel un acteur fran&#231;ais que nous connaissons bien est doubl&#233; par un Qu&#233;b&#233;cois. Il faut l'entendre pour le croire. Est-ce &#224; dire que Michel Piccoli a refus&#233; de se doubler ? Non. Piccoli, qui aime et pratique le doublage (il a entre autres doubl&#233; Donald Sutherland dans le Casanova de Fellini), l'a fait, ce doublage, mais pour l'Europe (Piccoli n'a pas &#224; se doubler en double), et cette version, Artv nous l'a refus&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela n'est pas une premi&#232;re. G&#233;rard Depardieu, Vincent Perez et Juliette Binoche ont entre autres &#233;t&#233; doubl&#233;s par des Qu&#233;b&#233;cois, alors que ces voix nous sont famili&#232;res depuis des lustres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision doivent tenir compte du volet doublage au moment de pr&#233;senter un film et d&#233;terminer, des versions doubl&#233;es disponibles, laquelle est la meilleure. Artv aurait pu suivre l'exemple de TVA avec Ally McBeal, de TQS avec Dolores Claiborne (pr&#233;sent&#233; le 10 ao&#251;t) et de Historia avec Birdy (pr&#233;sent&#233; il y a quelques semaines).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai vu d&#233;j&#224; &#224; la t&#233;l&#233;vision leurs pendants &#224; chacun doubl&#233;s au Qu&#233;bec et la chose est &#233;vidente pour toute personne ayant un tant soit peu de sens critique et de go&#251;t : la version doubl&#233;e en France est nettement sup&#233;rieure &#224; l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De gr&#226;ce, quelque cha&#238;ne de t&#233;l&#233; que vous soyez, ne pr&#233;sentez pas Chocolat (et Juliette Binoche) doubl&#233; au Qu&#233;bec, comme cela a &#233;t&#233; fait en salle. Un doublage qui a fait &#233;crire &#224; Matthieu Roy-D&#233;carie, un directeur de plateau de doublage pendant quelques ann&#233;es au Qu&#233;bec : &#171; On ne double pas Juliette Binoche par quelqu'un d'autre ! &#199;a ne se fait pas, point &#224; la ligne ! Et on ne double pas un film qui se passe dans un petit village fran&#231;ais par des acteurs vaguement qu&#233;b&#233;cois. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 12 ao&#251;t 2002&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Soleil &#187;, Carrefour des lecteurs, le jeudi 16 janvier 2003, p. A 16.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Chapeau &#224; la SRC et &#224; ARTV !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La SRC a pr&#233;sent&#233; le 3 janvier La vie est belle de Roberto Benigni dans sa superbe version doubl&#233;e en France (avec un minimum de pauses publicitaires judicieusement introduites) deux jours apr&#232;s qu'ARTV, elle, l'ait pr&#233;sent&#233; dans sa version originale sous-titr&#233;e en fran&#231;ais. Les deux cha&#238;nes ont ainsi pu contenter un grand nombre de t&#233;l&#233;spectateurs, sauf les non-c&#226;bl&#233;s &#224; ARTV qui auraient pr&#233;f&#233;r&#233; voir le film dans sa v.o. sous-titr&#233;e et, bien entendu, les aficionados du doublage qu&#233;b&#233;cois (je n'en dirai pas plus).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand les cha&#238;nes de t&#233;l&#233; font un bon coup, il faut le mentionner. Je dis bravo.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 4 janvier 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; M&#233;tro (Montr&#233;al) &#187;, page des lecteurs, courrier, le mercredi 12 f&#233;vrier 2003, p. 23.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Chicago doubl&#233; au Qu&#233;bec est ridicule&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai sursaut&#233; en entendant des chanteurs qu&#233;b&#233;cois doubler les chansons originales du film Chicago. Moi qui croyais cette pratique r&#233;volue depuis des lustres. Selon Manuel Tadros (l'adaptateur), &#171; il s'agirait m&#234;me de la premi&#232;re com&#233;die musicale adapt&#233;e en fran&#231;ais depuis l'&#233;poque de La M&#233;lodie du bonheur (1965) et de Mary Poppins (1964) &#187;. On semble fier de ce retour en arri&#232;re. Alors que, par souci d'&#233;conomie, notre petite industrie du doublage utilise toujours les m&#234;mes acteurs-doubleurs et se plaint de n'avoir jamais assez de soutien des autorit&#233;s gouvernementales, voil&#224; qu'elle d&#233;pense quelques milliers de dollars pour doubler des chansons originales (pour un film non destin&#233; aux enfants, pr&#233;cisons-le). Va comprendre qui pourra !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien que chaud adepte du doublage cin&#233;matographique, dans une com&#233;die musicale, j'ai toujours pr&#233;f&#233;r&#233; entendre les chansons originales et les lire sous-titr&#233;es en fran&#231;ais (comme dans Opera do Malandro, de Ruy Guerra), pour la raison qu'il est pour ainsi dire impossible de doubler convenablement un chanteur, l'op&#233;ration se traduisant par un asynchronisme quasi constant du mouvement des l&#232;vres et du texte entendu. Le r&#233;sultat est toujours m&#233;diocre, souvent ridicule. Et le Chicago qu&#233;b&#233;cois n'y &#233;chappe pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ne rien arranger, plusieurs acteurs sont doubl&#233;s chacun par plus d'un doubleur. Prenons l'exemple de Richard Gere, d'abord doubl&#233; par Hubert Gagnon (voix famili&#232;re s'il en est, pr&#234;t&#233;e aussi &#224; Homer J. Simpson, Mel Gibson, Robert De Niro, Sir Anthony Hopkins, Christopher Walken, Dennis Quaid, Jeff Bridges, John Goodman, Patrick Stewart, Steven Seagal, Rene Kirby, Danny Green, Michael Shamus Wiles, Michael McShane, Philip Baker Hall, Cha&#238;non, Optimus Primo, M&#233;t&#233;orite) pour les dialogues, puis par Robert Marien pour les chansons. Idem pour Renee Zellweger et Catherine Zeta-Jones. Bref, six voix pour trois personnages, qui vont et viennent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur un autre registre, comme le doublage qu&#233;b&#233;cois semble vouloir perdurer, je donne le conseil suivant aux d&#233;cideurs de l'industrie : faites prononcer dor&#233;navant &#224; vos doubleurs les noms propres &#224; la &#171; franglaise &#187; et non &#224; l'anglaise. Dans Chicago, les noms &#171; Roxie Hart &#187;, &#171; Amos Hart &#187;, &#171; Mary Sunshine &#187; prononc&#233;s &#224; plusieurs reprises &#224; l'&#233;tats-unienne sont autant de coups de dague port&#233;s &#224; la magie du doublage, car il n'y a rien de plus s&#251;r que ce d&#233;testable proc&#233;d&#233; pour nous rappeler que la langue de base utilis&#233;e dans le film n'est pas le fran&#231;ais. Cela, les Fran&#231;ais l'ont compris depuis toujours, mais ici, nos doubleurs veulent tellement se singulariser qu'ils en prennent des d&#233;cisions contraires au bon sens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 2 f&#233;vrier 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; M&#233;tro (Montr&#233;al) &#187;, page des lecteurs, courrier, le jeudi 29 mai 2003, p. 27.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Musimax fait affront aux cin&#233;philes et aux francophones&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 24 mai en soir&#233;e, Musimax a pr&#233;sent&#233; &#171; Evita &#187;, le film d'Alan Parker, dans sa stricte version originale anglaise. N'est-ce pas un affront inflig&#233; &#224; ses t&#233;l&#233;spectateurs francophones, quand on sait que les versions doubl&#233;e et sous-titr&#233;e en fran&#231;ais existent ? La cha&#238;ne, qui se fait le servile porte-voix de nos voisins du sud, ne rate pourtant pas une occasion de nous servir les plus plates interviews en anglais sous-titr&#233;es en fran&#231;ais. Mais quand il s'agit d'un bon film&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis convaincu qu'une majorit&#233; de t&#233;l&#233;spectateurs aurait aim&#233; lire les textes des chansons sous-titr&#233;s en fran&#231;ais, pour les bien comprendre. Et entendre Madonna ou Banderas parler fran&#231;ais aux Argentins n'aurait pas &#233;t&#233; plus curieux que de les entendre le faire en anglais. (Mal pris, ma foi, on aurait m&#234;me &#233;t&#233; pr&#234;ts &#224; prendre la version doubl&#233;e au Qu&#233;bec, mais elle n'existe pas.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s avoir fait affront aux francophones, Musimax a fait ensuite affront aux cin&#233;philes en introduisant ind&#233;cemment une centaine de messages publicitaires (vous avez bien lu) tout au long du film, brisant tout int&#233;r&#234;t. (N.B. : Les messages publicitaires &#233;taient, eux, en fran&#231;ais.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;cid&#233;ment, &#171; Musimin &#187; est une d&#233;nomination qui si&#233;rait mieux &#224; la cha&#238;ne : &#171; min &#187; pour minimum, minus, minable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 25 mai 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Voir Gatineau / Ottawa &#187;, Courrier, le jeudi 5 juin 2003, p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Finding Nemo &#187; ou &#171; Trouver Nemo &#187; ? Ellen DeGeneres ou Anne Dorval ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'occasion de la sortie du film &#171; Trouver Nemo &#187;, version fran&#231;aise de &#171; Finding Nemo &#187;, plusieurs critiques de cin&#233;ma francophones ont pris la peine de pr&#233;ciser que Ellen DeGeneres, Albert Brooks, Alexander Gould, Geoffrey Rush, Willem Dafoe, Erica Beck, avaient pr&#234;t&#233; leur voix aux personnages de dessin anim&#233; du film, et pris la peine aussi de commenter leur performance, tout en sachant pertinemment que leurs lecteurs iraient en majorit&#233; voir la version fran&#231;aise (faite au Qu&#233;bec, incidemment). L'un d'eux y est m&#234;me all&#233; d'une interview avec Ellen DeGeneres. Diantre ! pourquoi pas plut&#244;t avec Anne Dorval, son vis-&#224;-vis qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le lecteur de journaux francophones moyen, non abonn&#233; &#224; &#171; The Gazette &#187;, il importe peu de savoir que DeGeneres a fait un doublage &#233;tats-unien extraordinaire, en revanche, compte tenu de son int&#233;r&#234;t pour la version fran&#231;aise, il veut en savoir plus sur la performance de Dorval. Les acteurs-doubleurs qu&#233;b&#233;cois sont certes moins connus que les stars DeGeneres, Brooks, Rush et Dafoe, et font en cons&#233;quence vendre moins de copies, mais, en l'occurrence, ce sont les voix des premiers qui seront entendues, et pas les autres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas une premi&#232;re. Par le pass&#233;, nombre de critiques francophones se sont fait un point d'honneur d'indiquer que Tom Hulce avait doubl&#233; tel personnage de dessin anim&#233;, Mel Gibson tel autre, James Earl Jones et Michael J. Fox tels autres. Je peux comprendre qu'on le fasse pour le b&#233;n&#233;fice des N&#233;erlandais, vu qu'ils voient des films sous-titr&#233;s, mais pour la majorit&#233; des spectateurs francophones, c'est superflu, et, en outre, vexant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car cette pratique, en apparence anodine, en est une en r&#233;alit&#233; de m&#233;pris et de d&#233;ni, et concourt &#224; d&#233;velopper un sentiment de culpabilit&#233; chez des spectateurs francophones, qui en viennent &#224; s'en vouloir de ne pouvoir &#171; appr&#233;hender la richesse &#187; de la version originale souvent encens&#233;e et publicis&#233;e. Sentiment renforc&#233; par la position in&#233;branlable du coll&#232;gue de travail ou du beau-fr&#232;re qui ne jure que par les versions originales anglaises, l&#232;ve le nez sur toute version doubl&#233;e et te plaint de ne pas penser comme lui.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est regrettable qu'un si grand nombre de critiques voient exclusivement les versions originales anglaises alors qu'ils bossent pour des lecteurs, qui, eux, voient majoritairement les versions fran&#231;aises. Voil&#224; pourquoi se prononcent-ils rarement sur la qualit&#233; d'un doublage. N'ont-ils pourtant pas le devoir de faire le &#171; tour complet &#187; d'un film, et aussi de faire se d&#233;velopper chez leurs lecteurs un sens critique relativement au doublage, cette composante du cin&#233;ma incontournable au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Accessoirement, cela aurait des effets positifs sur l'industrie qu&#233;b&#233;coise du doublage, qui, aujourd'hui, voyant qu'on ne lui pr&#234;te gu&#232;re attention, fait trop souvent son travail comme elle l'entend et &#224; la va comme je te pousse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 1er juin 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Voir Montr&#233;al &#187;, Courrier, le jeudi 26 juin 2003, p. 7.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La Cin&#233;math&#232;que et le doublage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le programme estival de la Cin&#233;math&#232;que qu&#233;b&#233;coise, en faisant abstraction des films d'animation et des productions t&#233;l&#233;visuelles, j'ai remarqu&#233; que 48 des films pr&#233;sent&#233;s sont en anglais (version originale anglaise, version muette avec intertitres anglais, versions autres que fran&#231;aises avec sous-titres anglais). Quelle belle partie de programme pour nos amis anglo-qu&#233;b&#233;cois morts de rire qui sont d&#233;j&#224; choy&#233;s par les autres cin&#233;mas de r&#233;pertoire et les divers festivals. Pour une cin&#233;math&#232;que suppos&#233;e &#234;tre fran&#231;aise, il faut quand m&#234;me le faire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma seule consolation est que Robert Boivin, le nouveau directeur g&#233;n&#233;ral, a programm&#233; sept films doubl&#233;s en fran&#231;ais. Enfin quelqu'un &#224; la Cin&#233;math&#232;que qui comprend que le doublage cin&#233;matographique, qui existe depuis les ann&#233;es 1930, fait partie int&#233;grante de l'histoire du cin&#233;ma, et qui a peut-&#234;tre lu : &#171; Les plus r&#233;ticents au principe m&#234;me du doublage sont attendris de retrouver, dans les versions fran&#231;aises de Laurel et Hardy, l'accent anglais caricatural qu'on leur a donn&#233; autrefois&#8230; &#187; Un petit pas fait dans la bonne direction (je dis &#171; petit &#187; car plusieurs des 48 films pr&#233;sent&#233;s en anglais ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; doubl&#233;s en fran&#231;ais).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 22 juin 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mardi 22 juillet 2003, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un oubli : le doublage d'&#171; Orgueil et pr&#233;jug&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne manquait qu'une chose &#224; la bonne critique de Martin Bilodeau parue dans le dernier Agenda culturel du &#171; Devoir &#187; concernant la minis&#233;rie &#171; Orgueil et pr&#233;jug&#233;s &#187;, diffus&#233;e en six &#233;pisodes par la puriste Artv (qui pr&#233;f&#232;re les versions sous-titr&#233;es &#224; celles doubl&#233;es) depuis le 13 juillet, et c'est la mention de la qualit&#233; exceptionnelle du doublage fran&#231;ais, qui privil&#233;gie un accent et une langue pr&#233;cieux, rendant bien le charme surann&#233; de cette &#339;uvre britannique pour les t&#233;l&#233;spectateurs francophones.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je connais des gens bilingues qui ont vu &#224; la fois la version originale anglaise (rediffus&#233;e par la cha&#238;ne A&amp;E il y a environ un an) et la version doubl&#233;e, et qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; cette derni&#232;re, c'est tout dire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'en suis convaincu, voil&#224; un doublage que nous n'aurions pu produire ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 16 juillet 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;plique parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le lundi 18 ao&#251;t 2003, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le meilleur des doublages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans &#171; Le Devoir &#187; du 13 ao&#251;t, Mario Desmarais f&#233;licite la Paramount d'avoir fait en sorte que la version fran&#231;aise du film &#171; The Hours &#187; disponible sur VHS et sur DVD depuis le 24 juin, soit celle que les Qu&#233;b&#233;cois ont vue en salle, &#224; savoir celle doubl&#233;e au Qu&#233;bec. Et veut que cette mani&#232;re de proc&#233;der devienne la r&#232;gle chez les &#171; majors &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contraintes par la loi de sortir ici leurs versions fran&#231;aises dans des d&#233;lais impartis, les &#171; majors &#187; doivent faire avec le doublage qu&#233;b&#233;cois (car souvent, en France, les films ne sont pas encore sortis).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, au moment de rendre disponibles les formats VHS et DVD, les deux sont dans la course.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ayant &#224; trancher, les &#171; majors &#187; doivent imp&#233;rativement opter pour le meilleur doublage (&#224; valeur &#233;gale, celui qu&#233;b&#233;cois pourrait &#234;tre privil&#233;gi&#233;), l'art devant &#234;tre bien servi d'abord, et non l'int&#233;r&#234;t de l'un ou de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour M. Desmarais, qui est du milieu, il importe peu que le doublage concurrent fran&#231;ais puisse &#234;tre meilleur. Mais il en va autrement pour les cin&#233;philes qu&#233;b&#233;cois, qui veulent entendre le meilleur doublage disponible, pour leur plaisir, point &#224; la ligne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si M. Desmarais et ses coll&#232;gues de Technicolor S.C.C. croient vraiment en leurs moyens, ils n'ont pas &#224; craindre la concurrence. Mais nous pouvons craindre le pire si la pratique tant souhait&#233;e par M. Desmarais devient la r&#232;gle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour finir, je dis sans d&#233;tour &#224; M. Desmarais que si nous n'avions pas le doublage fran&#231;ais au Qu&#233;bec, nous serions bien malheureux. Ce serait comme le Qu&#233;bec sans la France, en quelque sorte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 14 ao&#251;t 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; La Croix &#187; (France), Forum, Courrier, le lundi 26 janvier 2004, p. 27.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Doublage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains semblent d&#233;plorer le fait que le film &#171; The Statement &#187; (&#171; Expos&#233; &#187;), de Norman Jewison, ait &#233;t&#233; tourn&#233; en anglais, bien que les lieux, le contexte, le sujet et les personnages principaux soient tout ce qu'il y a de plus fran&#231;ais. Pourtant, cette pratique des Anglo-Saxons, qui font d'abord des films pour leur public, est courante et aussi vieille que Hollywood. La langue au cin&#233;ma est souvent une convention assum&#233;e. Cela est expos&#233; le plus simplement du monde dans &#171; &#192; la poursuite d'Octobre rouge &#187;, de John McTiernan. On y voit d'abord un commandant russe (Sean Connery) converser en russe avec d'autres officiers russes, puis, subitement, ils passent &#224; l'anglais, comme pour nous dire : &#171; Voil&#224;, vous savez comme nous que les Russes parlent russe, mais pour vous faciliter la vie durant ce film nous allons les faire s'exprimer en anglais. &#187; Je ne reproche pas &#224; Jewison, Lantos et Cie d'avoir tourn&#233; &#171; The Statement &#187; en anglais. Ce que je d&#233;plore en revanche, c'est que des francophones aillent voir ce genre de film dans sa version originale, alors que la version doubl&#233;e existe. Surtout que le doublage fran&#231;ais gomme l'incongruit&#233; langagi&#232;re de la version originale. [&#8230;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autant ici, au Qu&#233;bec, qu'en Europe, bien des critiques et des conservateurs de cin&#233;math&#232;que ne jurent que par la version originale, nous incitant par cela m&#234;me &#224; baisser la garde face &#224; ceux qui produisent le plus de films au monde, j'ai nomm&#233; les Anglo-Saxons, morts de rire, qui n'en demandaient pas tant. Alors qu'aux &#201;tats-Unis, on fait g&#233;n&#233;ralement d'un film &#233;tranger qui marche un remake qui fera le tour du monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 2 janvier 2004&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mardi 13 avril 2004, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage plus s&#233;duisant que le sous-titrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Seducing Doctor Lewis &#187; (&#171; La Grande S&#233;duction &#187;) a &#233;t&#233; lanc&#233; derni&#232;rement dans les salles du Canada anglais, ce qui a amen&#233; le commentaire suivant de La Presse canadienne : &#171; Le film sera sous-titr&#233;, un obstacle traditionnel qui effraie le grand public et confine souvent les films aux salles de r&#233;pertoire. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, le grand public n'aime pas les sous-titres, qui le d&#233;tournent de l'essentiel, &#224; savoir l'image, avec tout ce qu'elle renferme (le jeu multiple des com&#233;diens, les mouvements de cam&#233;ra, la palette des couleurs, les d&#233;cors, etc.). Des sous-titres qui appauvrissent aussi le texte (qui n'est jamais pleinement rendu par ceux-l&#224;) et qui, pour finir, balafrent l'image.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et, pour ne rien arranger, entendre parler joual fera fuir plusieurs Canadiens anglais, qu'ils y entendent quelque chose ou pas (on nous aime tellement dans le ROC, surtout depuis le scandale des commandites).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une solution ? Oui. Nous devrions cesser de jeter notre argent par les fen&#234;tres en subventionnant le doublage de films &#233;trangers qui nous sont destin&#233;s et qui sont de toute fa&#231;on doubl&#233;s en France, et l'investir plut&#244;t dans le doublage de nos propres films afin de les aider &#224; percer les march&#233;s &#233;trangers (comme avec &#171; La Guerre des tuques &#187;). Nous ne perdons pas uniquement au box-office en ne le faisant pas, mais ailleurs aussi, comme dans l'industrie touristique (pensez aux attractifs paysages du film vus par des touristes en puissance).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant que &#171; La Grande S&#233;duction &#187; sera vue par une minorit&#233; de personnes au Canada anglais et partout dans le monde dans sa version sous-titr&#233;e, Hollywood va probablement entreprendre des d&#233;marches pour en faire un &#171; remake &#187;, qui sera tourn&#233; sur quelque &#238;le idyllique &#233;tats-unienne, puis sera vu partout dans le monde dans sa version originale anglaise et dans ses versions doubl&#233;es fran&#231;aise, espagnole, italienne, allemande. Un &#171; remake &#187; qui fera probablement un tabac (comme bien d'autres avant lui). Pas fous les &#171; Amaricains &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;fendre et pr&#244;ner le sous-titrage, c'est faire l'affaire des grands &#171; dominateurs &#187; culturels, qui, eux, savent y faire. Il faut pouvoir, dans la mesure de nos moyens, les concurrencer sur leur propre terrain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sous-titrage est un pis-aller, n&#233;cessaire seulement quand le film est trop pauvre pour se payer un doublage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 4 avril 2004&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre aussi parue dans &#171; Voir Gatineau / Ottawa &#187; et sur le site web &#171; Le Qu&#233;b&#233;cois &#187;, avec des variantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue sur le site web du journal fran&#231;ais &#171; Le Parisien &#187;, Forums, Les internautes ont la parole, le mercredi 12 mai 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La Grande S&#233;duction &#187; sous-titr&#233;e. Pourquoi pas ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On a fait &#233;cho ici au Qu&#233;bec des propos du journal fran&#231;ais &#171; Le Parisien &#187;, qui a estim&#233; que le film qu&#233;b&#233;cois &#171; La Grande S&#233;duction &#187;, projet&#233; actuellement en France, p&#226;tissait &#171; &#224; plusieurs reprises d'un accent particuli&#232;rement appuy&#233; qui g&#234;ne la compr&#233;hension &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je saisis mal la raison pour laquelle ce film n'a pas &#233;t&#233; sous-titr&#233; pour le b&#233;n&#233;fice de nos cousins fran&#231;ais. Quand on a l'opportunit&#233; de montrer un bon film, il faut tout mettre en &#339;uvre pour en faire go&#251;ter toute la richesse. Et rien de tel pour nous rapprocher et nous renforcer face &#224; l'anglais envahissant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le chef-d'&#339;uvre de Pierre Perrault et de Michel Brault &#8211; &#171; Pour la suite du monde &#187; &#8211; n'avait pas &#233;t&#233; sous-titr&#233; en fran&#231;ais pour l'Europe, on n'aurait peut-&#234;tre pas pu lire dans &#171; Les Lettres fran&#231;aises &#187; du 9 avril 1964, sous la plume de Michel Mardore, ce qui suit : &#171; L'&#233;crivain Pierre Perrault, sp&#233;cialiste des folklores, int&#233;ressa le cin&#233;aste Michel Brault (connu en France surtout pour sa collaboration avec Jean Rouch) au sort privil&#233;gi&#233; d'une &#238;le situ&#233;e dans l'estuaire du Saint-Laurent, l'&#238;le aux Coudres. Ses habitants, en d&#233;pit de contacts normaux avec la civilisation du XXe si&#232;cle ont conserv&#233; intactes des traditions, une langue et surtout une &#171; vision du monde &#187; qui remonte &#224; la d&#233;couverte de cette &#238;le par Jacques Cartier, au XVIe s. (&#8230;) Nous voyons par cons&#233;quent, dans sa pleine existence biologique, une authentique civilisation &#171; disparue &#187; comme on pouvait en trouver en Afrique ou en Am&#233;rique latine. L'id&#233;e d'une s&#233;r&#233;nit&#233; des choses et de la transmission &#224; l'infini des traditions, constitue la cl&#233; de ce monde et du film qui le repr&#233;sente avec une sensibilit&#233; et une intelligence exceptionnelles. Le titre, si admirablement faulkn&#233;rien, s'inspire d'une phrase prononc&#233;e par l'un des protagonistes. Il dit tout. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Gumb-oh ! La ! La ! &#187;, cette s&#233;rie documentaire portant sur les Louisianais &#233;tats-uniens d'expression fran&#231;aise, aurait &#233;t&#233; difficile d'acc&#232;s aux Qu&#233;b&#233;cois si elle n'avait pas &#233;t&#233; sous-titr&#233;e en fran&#231;ais. Cette probl&#233;matique ne concerne pas que les francophones. Il arrive par exemple aux Britanniques de sous-titrer leurs propres films (nombre de ceux d'&#201;cosse, en l'occurrence).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour finir, bien que chaud adepte du doublage, dans le cas qui nous occupe, il n'y a pas d'autre alternative que le sous-titrage. Se doubler mutuellement nos films dans la grande famille de la francophonie mondiale, serait nous faire insulte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 12 mai 2004&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre aussi parue dans &#171; Le Journal de Sa&#244;ne-et-Loire &#187; (France) &#8211; ainsi que sur son site web &#8211;,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;avec des variantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Commentaires de Mathias parus sur le site web du journal &#171; Le Parisien &#187; (France), le lundi 24 mai 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un bijou !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est vrai qu'au d&#233;but du film, l'accent des acteurs est parfois dur &#224; comprendre. Mais on s'y fait tr&#232;s vite !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peut-&#234;tre effectivement qu'une version sous-titr&#233;e aurait pu &#234;tre envisag&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En tout cas, ce film est un bijou ! Dommage qu'il ait &#233;t&#233; retir&#233; des &#233;crans si vite ! Malheureusement il fallait lib&#233;rer des &#233;crans pour un navet nomm&#233; &quot;Kill Bill&quot; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, continuez chers cousins de nous faire rire avec des films comme &quot;Bienvenue &#224; Sainte-Marie la Mauderne&quot; ! Cela fait un bien fou !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Commentaires de fingourmet parus sur le site web du journal &#171; Le Parisien &#187; (France), le lundi 31 mai 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La Grande S&#233;duction &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On s'y fait tr&#232;s vite &#224; l'accent. Ce film est fantastique et nos cousins n'avaient pas &#224; le sous-titrer selon moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'&#233;tait diff&#233;rent pour le film de Perrault tourn&#233; si je ne m'abuse dans un petit village de l'&#238;le aux Coudres au Qu&#233;bec alors que tous les acteurs &#233;taient des paysans de l'endroit avec un accent assez particulier. Il n'y avait sauf erreur aucun acteur professionnel dans ce dernier film. De plus, le son &#233;tait d&#233;ficient. Je trouve donc que l'on peut difficilement comparer ces 2 films.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon moi, &#171; La Grande S&#233;duction &#187; est un film fran&#231;ais grand public et il serait illogique de le sous-titrer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue sur le site web &#171; Vigile.net &#187;, Tribune libre, le jeudi 9 septembre 2004.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Version &#171; originale &#187; italienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 7 septembre, T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec a fait un pi&#232;tre choix en pr&#233;sentant le film &#171; Teorema &#187; (&#171; Th&#233;or&#232;me &#187;) dans sa version italienne sous-titr&#233;e en fran&#231;ais. On devait pourtant savoir que tous les acteurs &#8211; en commen&#231;ant par l'Anglais Terence Stamp, qui ne parle pas italien &#8211; ont &#233;t&#233; postsynchronis&#233;s (les voix sont r&#233;enregistr&#233;es en studio). Une technique fort pris&#233;e des Italiens, mais &#224; laquelle ils n'accordent aucun soin, contrairement aux Fran&#231;ais. Qu'en a-t-il r&#233;sult&#233; ? Une version &#171; originale &#187; italienne pitoyable, se traduisant par un asynchronisme constant du mouvement des l&#232;vres et des syllabes entendues, et par un son ambiant factice. Bref, un d&#233;sastre sonore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs pr&#233;f&#232;rent les versions originales sous-titr&#233;es &#224; celles doubl&#233;es, pour la couleur locale et tutti quanti. Soit. Mais o&#249; r&#233;sident l'avantage et le plaisir si le film n'est pas tourn&#233; en son direct ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La version doubl&#233;e en fran&#231;ais de &#171; Teorema &#187; existe pourtant (qu'on ne vienne pas r&#233;torquer qu'elle est indisponible), que j'ai vue d&#233;j&#224;. En gommant tous les d&#233;fauts de la postsynchronisation italienne, celle-ci apporte une plus-value artistique au film, et nous lib&#232;re du fastidieux exercice de lire les sous-titres sur un petit &#233;cran, en nous laissant nous concentrer sur les images, dans leur enti&#232;ret&#233;. En outre, le texte du sc&#233;nariste et r&#233;alisateur Pier Paolo Pasolini (d'abord un po&#232;te) est meilleur entendu de la bouche de com&#233;diens fran&#231;ais chevronn&#233;s que lu, les sous-titres &#233;tant toujours succincts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pense que TQ &#8211; qui doit bien voir &#224; ses cotes d'&#233;coute par les temps incertains qui courent pour elle &#8211; se trompe en estimant que ses t&#233;l&#233;spectateurs appr&#233;cient davantage le sous-titrage au doublage. Idem pour Artv.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela dit, viendra un jour, j'esp&#232;re, o&#249; il sera possible pour les t&#233;l&#233;spectateurs de choisir eux-m&#234;mes la version qu'ils pr&#233;f&#232;rent. Quelqu'un voudra se farcir un doublage qu&#233;b&#233;cois, aucun probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien entendu, les cha&#238;nes t&#233;l&#233; doivent continuer de pr&#233;senter les bons films qui ne peuvent se payer un doublage. Vaut mieux voir un bon film sous-titr&#233; que de ne pas le voir du tout.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 8 septembre 2004&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le mercredi 22 septembre 2004, p. A 6.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ciao Bella &#187; en fran&#231;ais !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La t&#233;l&#233;s&#233;rie &#171; Ciao Bella &#187;, d&#233;butant tout juste &#224; Radio-Canada et portant sur une famille italienne de Montr&#233;al, a &#233;t&#233; tourn&#233;e directement en fran&#231;ais, ce qui est invraisemblable, voire ridicule (comme cela le serait avec les communaut&#233;s chinoise, juive ou anglaise de Montr&#233;al). En outre, les deux jeunes s&#339;urs parlent fran&#231;ais sans accent (il est &#224; noter que plus on est jeune dans cette s&#233;rie, moins on a l'accent, comme si le fran&#231;ais gagnait tu terrain). M&#234;me le cousin d'Italie parle fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une convention veut que nous acceptions les films tourn&#233;s ou doubl&#233;s en fran&#231;ais m&#234;me si la logique en prend parfois pour son rhume. Mais dans ce cas-ci, cela ne fonctionne pas, et c'est d&#251; &#224; la proximit&#233; de la communaut&#233; italienne. Le r&#233;alisme aurait d&#251; &#234;tre au rendez-vous. De la sorte, nous aurions eu beaucoup d'anglais et d'italien tandis que le fran&#231;ais aurait &#233;t&#233; cantonn&#233; au bas de l'&#233;cran, o&#249; nichent les sous-titres. En effet, il faut se promener &#224; Montr&#233;al pour se rendre compte que l'anglais et l'italien sont les langues de communication privil&#233;gi&#233;es par les repr&#233;sentants de la communaut&#233; italienne, et non le fran&#231;ais. Cette communaut&#233;, il faut s'en souvenir, a &#233;t&#233; parmi les plus farouches opposants &#224; l'affirmation du fait fran&#231;ais au Qu&#233;bec, vers 1970.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les anglophones qui verront la m&#234;me s&#233;rie &#224; CBC, eux, seront en terrain connu (la s&#233;rie a &#233;t&#233; tourn&#233;e dans les deux langues).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ciao Bella &#187; a &#233;t&#233; produite &#224; m&#234;me le fonds dit &#171; transculturel &#187; (un mot qui fait peur), cr&#233;&#233; par Robert Rabinovitch, pr&#233;sident de Radio-Canada, pour d&#233;velopper des projets pr&#233;tendument conjoints pour les deux r&#233;seaux. Que veut nous faire accroire la maligne cha&#238;ne (qui ne fait jamais rien pour rien) avec cette s&#233;rie ? Que le fran&#231;ais n'est plus menac&#233; &#224; Montr&#233;al ? Il l'est pourtant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 17 septembre 2004&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Soleil &#187;, Arts magazine, Courrier du lecteur, le samedi 3 juin 2006, p. A2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le sous-titrage &#224; la t&#233;l&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sous-titrage des &#233;missions et des films &#224; la t&#233;l&#233;vision ne s'adresse pas qu'aux sourds et malentendants. Il appert que bien des N&#233;o-Qu&#233;b&#233;cois dont la langue premi&#232;re n'est pas le fran&#231;ais y ont recours (c'est parfois m&#234;me une condition d'&#233;coute). Quand notre accent les d&#233;sar&#231;onne, le texte qui d&#233;file au bas de l'&#233;cran les remet bien souvent en selle. Et rien de tel pour apprendre &#224; prononcer les mots. Non seulement les N&#233;o-Qu&#233;b&#233;cois perfectionnent de la sorte notre langue, mais de plus ils se familiarisent avec nos us et coutumes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au chapitre du sous-titrage, bien que certaines cha&#238;nes soient m&#233;ritantes, il reste encore &#224; faire. Les minist&#232;res et organismes gouvernementaux pertinents &#224; l'int&#233;gration et &#224; la formation des N&#233;o-Qu&#233;b&#233;cois, tant &#224; Ottawa qu'&#224; Qu&#233;bec, devraient contribuer financi&#232;rement au sous-titrage &#224; la t&#233;l&#233;vision et favoriser sa g&#233;n&#233;ralisation. Ce serait de l'argent bien d&#233;pens&#233;, j'en suis convaincu, en consid&#233;rant aussi la force d'attraction de l'anglais en cette petite terre d'Am&#233;rique assi&#233;g&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 21 mai 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Ici &#187;, Courrier, le jeudi 8 juin 2006, p. 4.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Double doublage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs l'auront remarqu&#233;, le doublage du film The Da Vinci Code entendu sur nos &#233;crans est en partie qu&#233;b&#233;cois et en partie fran&#231;ais. Il appert en effet que les acteurs fran&#231;ais Audrey Tautou, Jean Reno et Jean-Pierre Marielle se sont doubl&#233;s eux-m&#234;mes alors que les autres acteurs l'ont &#233;t&#233; par des Qu&#233;b&#233;cois, dont Bernard Fortin (Tom Hanks), Guy Nadon (Ian McKellen) et Luis de Cespedes (Alfred Molina).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entendre ainsi se r&#233;pondre l'accent qu&#233;b&#233;cois trafiqu&#233; et l'accent fran&#231;ais dans un film se d&#233;roulant essentiellement en France, cela frise le ridicule. Et reconna&#238;tre imm&#233;diatement des voix hautement famili&#232;res comme celles des trois acteurs qu&#233;b&#233;cois cit&#233;s, cela suffit &#224; vous faire trouver plat un film que vous auriez pu autrement appr&#233;cier (comment ne pas d&#233;crocher quand on per&#231;oit l'omnipr&#233;sent Fortin derri&#232;re Hanks ?).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne comprends pas la Columbia et Sony Pictures d'avoir laiss&#233; faire &#231;a, d'autant que le doublage fran&#231;ais &#233;tait r&#233;alis&#233; au moment de la sortie du film ici. Si trois voix fran&#231;aises ont pu &#234;tre acquises par la maison de doublage qu&#233;b&#233;coise, pourquoi pas toutes ? Pourquoi avoir d&#233;pens&#233; pour doubler en double ? Et pourquoi le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a-t-il accord&#233; des cr&#233;dits d'imp&#244;t &#224; une production superf&#233;tatoire, faisant payer en somme aux Qu&#233;b&#233;cois leur billet d'entr&#233;e plus cher pour entendre le doublage le moins cr&#233;dible ? Il ne devrait plus se compromettre dor&#233;navant dans les cas o&#249; le doublage fran&#231;ais existe d&#233;j&#224; au moment du lancement du film ici, ayant mieux &#224; faire avec notre argent. Des artistes en arrachent et ont besoin de son support pour monter des projets, originaux, eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'esp&#232;re au moins que la Columbia se rach&#232;tera lors de la sortie des formats vhs et dvd.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 28 mai 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Soleil &#187;, Arts magazine, Courrier du lecteur, le vendredi 30 juin 2006, p. ?.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Et le d&#233;bat sur le doublage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La quatri&#232;me &#233;dition du Dictionnaire du cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois vient de para&#238;tre chez Bor&#233;al. J'ai &#233;t&#233; d&#233;&#231;u de constater qu'il n'y a pas d'entr&#233;e sous &#171; doublage &#187;. C'est le privil&#232;ge des directeurs Michel Coulombe et Marcel Jean de ne pas traiter des techniques propres au cin&#233;ma (montage, etc.) dans leur dictionnaire, contrairement aux Fran&#231;ais, mais en ce qui concerne le doublage, il aurait fallu faire une exception, car au Qu&#233;bec, c'est plus qu'une technique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, depuis les ann&#233;es 1980, l'industrie du doublage a fait beaucoup parler d'elle. Souvenons-nous des &#233;tudes et des rapports sur le sujet. Souvenons-nous des campagnes lanc&#233;es par l'Union des artistes en faveur du doublage qu&#233;b&#233;cois. Pensons &#224; la masse d'articles et de courriers des lecteurs le louant ou le coulant (comme r&#233;cemment encore, avec la sortie du Code Da Vinci). Bref, il m'appara&#238;t que le doublage a donn&#233; lieu &#224; un d&#233;bat important ici, dont un dictionnaire du cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois doit rendre compte, surtout quand celui-ci a l'ambition de dresser le portrait du cin&#233;ma au Qu&#233;bec sous tous ses angles. Si on a rendu compte de la saga r&#233;cente des festivals de cin&#233;ma, je pense qu'on aurait pu tout aussi bien faire pareil avec celle sur le doublage. En outre, si un dictionnaire d'ici n'en parle pas, lequel va le faire ? Un dictionnaire du cin&#233;ma canadien ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je sais que le doublage n'a pas bonne presse aupr&#232;s de la plupart des sp&#233;cialistes du cin&#233;ma, mais il s'agit ici d'un dictionnaire, pas d'un livre d'auteur. Il faut faire preuve d'un maximum d'objectivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'esp&#232;re donc qu'on traitera du doublage dans la cinqui&#232;me &#233;dition, &#224; la condition que la contribution dictionnairique ne soit pas le fait d'un Pierre Curzi, d'un S&#233;bastien Dhavernas ou d'un Bernard Fortin (je plaisante).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En terminant, les photos paraissant sur la premi&#232;re de couverture font penser que le cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois existe depuis une dizaine d'ann&#233;es. Elles sont peut-&#234;tre plus accrocheuses et vendeuses que d'autres plus anciennes, mais ce n'est pas tout de vendre. &#192; ce chapitre, la premi&#232;re &#233;dition de 1988 (que je conserve pr&#233;cieusement) &#233;tait exemplaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 18 juin 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Soleil &#187;, Arts magazine, Courrier du lecteur, Ce que vous en pensez, le samedi 18 novembre 2006, p. A2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Scorsese doubl&#233; au Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dernier film de Martin Scorsese, Agents troubles (vous pigez le jeu de mots ?), version fran&#231;aise de The Departed, a &#233;t&#233; doubl&#233; au Qu&#233;bec. Quelle d&#233;ception ! Il faudrait faire savoir au r&#233;alisateur, si exigeant, que son film y a perdu. Un malheur ne venant jamais seul, il ne nous sera vraisemblablement pas possible non plus de voir Les Infiltr&#233;s (la version doubl&#233;e en France) en DVD.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet &#233;ni&#232;me mauvais doublage m'a fait r&#233;fl&#233;chir et penser &#224; une solution : la France et le Qu&#233;bec devraient se partager le march&#233; du doublage selon la qualit&#233; des films. Ainsi, tous les films ordinaires ou mauvais seraient doubl&#233;s au Qu&#233;bec alors que tous les bons films seraient doubl&#233;s en France. Pourquoi ? En g&#233;n&#233;ral, les spectateurs qui ne font pas la diff&#233;rence entre un bon et un mauvais films ne font pas plus la diff&#233;rence entre un bon et un mauvais doublages, alors qu'il en va autrement pour les cin&#233;philes. L'industrie qu&#233;b&#233;coise n'aurait pas &#224; craindre une diminution des profits, car la majorit&#233; des films sont ordinaires ou mauvais. On n'entendrait plus personne critiquer le doublage qu&#233;b&#233;cois et les cin&#233;philes seraient heureux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 12 novembre 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Journal de Qu&#233;bec &#187;, Votre opinion, le vendredi 9 f&#233;vrier 2007, p. 14.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Doublage qu&#233;b&#233;cois ou fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai lu la tr&#232;s int&#233;ressante s&#233;rie d'articles sur le doublage parue dans le Journal. Personnellement, j'ai toujours pr&#233;f&#233;r&#233; le doublage fran&#231;ais et j'en explique les raisons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La langue d'abord. Plusieurs critiquent le doublage fran&#231;ais &#224; cause de la langue, quelquefois argotique, qui ne serait pas la n&#244;tre. Pourtant, la langue privil&#233;gi&#233;e par les doubleurs qu&#233;b&#233;cois n'est pas davantage la n&#244;tre (des films comme &#171; Slap Shot &#187;, avec Paul Newman, doubl&#233;s dans une langue qui nous est propre, constituant des exceptions) ; on l'appelle fran&#231;ais &#171; international &#187; ou &#171; normatif &#187;. Les Fran&#231;ais doublent au moins dans leur langue, tandis que les n&#244;tres le font dans un fran&#231;ais d'ambassadeurs. Entre les deux, je choisis celle qui sonne vrai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les voix ensuite. Pendant qu'en France, le bassin des doubleurs est immense, il est ici bien limit&#233; (les Fran&#231;ais sont dix fois plus nombreux que nous). En outre, une trentaine de voix reviennent sans cesse (l'impression que nous avons de toujours entendre les m&#234;mes voix n'est s&#251;rement pas une lubie). Et on le sait, il n'y a pas meilleure fa&#231;on de rompre le charme d'un film que de reconna&#238;tre derri&#232;re des personnages des acteurs comme Bernard Fortin et Guy Nadon, cent fois vus ou entendus ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'argent maintenant. Comme le doublage qu&#233;b&#233;cois est subventionn&#233; par l'&#201;tat (par des cr&#233;dits d'imp&#244;t), il en r&#233;sulte que le billet de cin&#233;ma revient plus cher aux Qu&#233;b&#233;cois pour un film doubl&#233; ici. Si le doublage &#233;tait de meilleure qualit&#233; que l'autre, j'accepterais volontiers de d&#233;lier les cordons de la bourse, mais ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, l'industrie qu&#233;b&#233;coise doit consentir des efforts pour r&#233;aliser des doublages passables, car elle est concurrenc&#233;e par l'industrie fran&#231;aise, mais imaginons ce qu'il adviendra quand elle aura le monopole. Je crains le pire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 7 f&#233;vrier 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Soleil &#187;, Arts magazine, Opinion, Ce que vous en pensez, le samedi 12 mai 2007, p. A2.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage qu&#233;b&#233;cois, encore et toujours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Union des artistes (UDA) a eu beau changer de pr&#233;sident, elle tient le m&#234;me discours redondant. Ainsi, elle invite pour la &#233;ni&#232;me fois le gouvernement &#224; pourvoir le Qu&#233;bec d'une loi visant &#224; faire doubler ici tous les films en langue &#233;trang&#232;re, revendiquant surtout le respect de notre &#171; nord-am&#233;ricanit&#233; &#187;. Mon &#339;il !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains critiquent le doublage fran&#231;ais &#224; cause de la langue, quelquefois argotique, qui ne serait pas la n&#244;tre. Pourtant, la langue privil&#233;gi&#233;e par les doubleurs qu&#233;b&#233;cois n'est pas davantage la n&#244;tre (des films comme Lancer frapp&#233;, avec Paul Newman, doubl&#233;s dans une langue qui nous est propre, constituant des exceptions) ; on l'appelle fran&#231;ais &#171; international &#187; ou &#171; normatif &#187;. Les Fran&#231;ais doublent au moins dans leur langue, tandis que nos doubleurs le font dans un fran&#231;ais d'ambassadeurs. Entre les deux, je choisis celle qui sonne vrai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant qu'en France le bassin des doubleurs est immense (les Fran&#231;ais sont 10 fois plus nombreux que nous), il est ici bien limit&#233;. En outre, une trentaine de voix reviennent sans cesse (l'impression que nous avons de toujours entendre les m&#234;mes voix n'est s&#251;rement pas une lubie). Et on le sait, il n'y a pas meilleure fa&#231;on de rompre le charme d'un film que de reconna&#238;tre derri&#232;re des personnages des acteurs comme Bernard Fortin et Guy Nadon, 100 fois vus ou entendus ailleurs. Imaginons maintenant que tous les films soient obligatoirement doubl&#233;s ici. Ce serait, &#224; mon sens, d&#233;sastreux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le doublage qu&#233;b&#233;cois est subventionn&#233; par l'&#201;tat (par des cr&#233;dits d'imp&#244;t), il en r&#233;sulte que le billet de cin&#233;ma revient plus cher aux Qu&#233;b&#233;cois pour un film doubl&#233; ici. Si le doublage &#233;tait de meilleure qualit&#233; que l'autre, j'accepterais volontiers de d&#233;lier les cordons de la bourse, mais ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, l'industrie qu&#233;b&#233;coise doit consentir des efforts pour r&#233;aliser des doublages passables, car elle est concurrenc&#233;e par l'industrie fran&#231;aise, mais imaginons ce qu'il adviendra quand elle aura le monopole. Je crains le pire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier ministre Jean Charest parlait il y a quelques mois de libre &#233;change entre l'Europe et le Canada (dont le Qu&#233;bec). Suivant cela, il serait incompr&#233;hensible de couper la voie au doublage fran&#231;ais. Les quelque 6 millions de francophones que nous sommes, assi&#233;g&#233;s par 300 millions d'anglophones, ont int&#233;r&#234;t &#224; maintenir le maximum de ponts avec les francophones europ&#233;ens, de mani&#232;re &#224; favoriser le d&#233;veloppement et l'enrichissement de notre langue commune (commune, oui, malgr&#233; de petites diff&#233;rences). Ne nous isolons pas encore plus sur notre &#238;le d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 26 avril 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Devoir &#187;, &#201;ditorial, Lettres, le vendredi 29 juin 2007, p. A 8.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le joual des T&#234;tes &#224; claques appr&#233;ci&#233; en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les T&#234;tes &#224; claques sont d&#233;j&#224; un ph&#233;nom&#232;ne au Qu&#233;bec et en passe de le devenir aussi en France. Et, surprise, on tient mordicus l&#224;-bas &#224; ce que la langue privil&#233;gi&#233;e par les auteurs, &#224; savoir le joual, reste telle quelle. D'un c&#244;t&#233;, les Fran&#231;ais nous disent qu'ils appr&#233;cient cette langue qui nous ressemble ; de l'autre c&#244;t&#233;, nous doublons pour nous seuls des films &#233;trangers dans un fran&#231;ais passe-partout horrible, un fran&#231;ais international sans vie. C'est quand m&#234;me fort. Nous n'avons m&#234;me pas le courage, chez nous, de notre propre langue ! Et l'ADQ qui exige dans ces conditions que tous les films &#233;trangers soient doubl&#233;s ici... De gr&#226;ce, M. Dumont, laissez-nous nos 30 % de films doubl&#233;s en France dans une langue qui sonne vrai et contentez-vous des 70 % qui sont d&#233;j&#224; doubl&#233;s ici dans une langue d'ambassadeurs imbuvable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 26 juin 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre publi&#233;e dans &#171; Ledevoir.com &#187;, Vos r&#233;actions, le 14 octobre 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La force de l'anglais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La force de l'anglais est vraiment ph&#233;nom&#233;nale et se manifeste partout. Prenons cet article de la critique de cin&#233;ma Odile Tremblay portant sur le dernier film du Ta&#239;wanais Ang Lee (ou Lee Ang). Elle en donne d'abord le titre en anglais : &#171; LUST, CAUTION &#187;, puis, secondairement, entre parenth&#232;ses, le titre en fran&#231;ais : &#171; D&#201;SIR, DANGER &#187;, alors que le film a &#233;t&#233; tourn&#233; en chinois. Peut-on m'expliquer ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On peut voir le film &#224; Montr&#233;al dans sa version doubl&#233;e en fran&#231;ais au Qu&#233;bec et dans sa version originale chinoise sous-titr&#233;e en anglais. Je soup&#231;onne que Mme Tremblay l'ait vu dans cette derni&#232;re version, vu qu'elle abhorre le doublage. Mais comme la critique travaille pour des cin&#233;philes essentiellement francophones qui lisent leur journal pr&#233;f&#233;r&#233; en fran&#231;ais, son article aurait d'abord d&#251; donner le titre en fran&#231;ais : &#171; D&#233;sir, danger &#187;, puis, par respect, celui en chinois, entre parenth&#232;ses : &#171; Se, Jie &#187;. Le titre anglais, dans ce cas pr&#233;cis, on s'en tamponne ; on le laisse &#224; &#171; The Gazette &#187;. (Je ne dis pas, si elle avait fortement recommand&#233; aux lecteurs d'aller voir la version originale sous-titr&#233;e en anglais, j'aurais compris, mais ce n'est pas le cas.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le corps de son article, c'est pire encore. Mme Tremblay mentionne exclusivement en anglais ces titres de film : &#171; Eat Drink Man Woman &#187; (&#171; Sal&#233;, sucr&#233; &#187; ou &#171; Yin shi nan nu &#187;), &#171; Crouching Tiger, Hidden Dragon &#187; (&#171; Tigre et dragon &#187; ou &#171; Wo hu cang long &#187;) et &#171; In the Mood for Love &#187; (&#171; Les Silences du d&#233;sir &#187; ou &#171; Huayang nianhua &#187;), alors que ces films ont &#233;t&#233; tourn&#233;s en chinois. Pourquoi &#171; Le Devoir &#187; fait-il un cadeau &#224; cette langue qui d&#233;j&#224; s'impose outranci&#232;rement partout dans le monde ? &#171; The Gazette &#187;, elle, n'en fait pas &#224; la langue fran&#231;aise. R&#233;veillez-vous, Mme Tremblay !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre d'Andr&#233; Loiseau publi&#233;e dans &#171; Ledevoir.com &#187;, Vos r&#233;actions, le 15 octobre 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Triste et belle observation, Sylvio&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merdre (comme le dirait Ubu), c'est pourtant vrai !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Madame Tremblay est trop charmante pour avoir fait expr&#232;s de choisir cette langue &#233;trang&#232;re. Nous sommes tous tellement cern&#233;s puis assomm&#233;s par l'anglais que nous en voyons les relents jusque dans nos images et jusque dans nos r&#234;ves. Et il semble que nous admirions inconsciemment les vainqueurs auxquels nous r&#233;sistons.
En attente d'un pays qui nous ressemble, nous nous battrons encore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; Le Journal de Qu&#233;bec &#187;, Votre opinion, le jeudi 25 octobre 2007, p. 18.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Heureuse initiative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le doublage des films qu'il distribue est fait au Qu&#233;bec, Alliance Atlantis Vivafilm l'indique maintenant dans ses publicit&#233;s &#233;crites. Que voil&#224; une heureuse initiative, qui sera formatrice pour bon nombre de spectateurs ne faisant pas encore la distinction entre les doublages d'ici et d'outre-Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ceux qui font d&#233;j&#224; la distinction et qui accordent de l'importance au doublage, l'indication est utile. Ainsi, ceux qui, comme moi, n'appr&#233;cient pas le doublage qu&#233;b&#233;cois sauront &#224; quoi s'en tenir. Idem pour ceux qui, &#224; l'inverse, n'appr&#233;cient pas le doublage fran&#231;ais. Tous les distributeurs devraient reprendre l'id&#233;e &#224; leur compte, parce que le doublage dans les films, ce n'est pas rien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 22 octobre 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre publi&#233;e dans &#171; L'Express de Toronto &#187; (Ontario), Forum, le mardi 3 juin 2008, p. 3.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage 100 % qu&#233;b&#233;cois ? Catastrophe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ADQ et le PQ font la paire sur la question du doublage. Ils ont r&#233;ussi &#224; faire tenir pour l'automne prochain une commission parlementaire pour en parler. Ils aspirent &#224; ce que les majors &#233;tats-uniens fassent doubler toutes leurs productions au Qu&#233;bec, non satisfaits qu'actuellement 78 % d'entre elles le soient d&#233;j&#224; et que seulement 22 % le soient &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti lib&#233;ral, quant &#224; lui, veut que les choses restent telles quelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis pas surpris que le d&#233;put&#233; p&#233;quiste Pierre Curzi, ex-com&#233;dien et ex-pr&#233;sident de l'Union des artistes, r&#233;clame 100 % des doublages, car le faisant depuis des ann&#233;es, mais je comprends mal qu'une majorit&#233; de Qu&#233;b&#233;cois le suivent encore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ne voient-ils pas que notre bassin d'acteurs est trop &#233;troit pour rencontrer les futures exigences ? Une quarantaine de voix reviennent d&#233;j&#224; sans cesse (l'impression que nous avons de toujours entendre les m&#234;mes voix n'est s&#251;rement pas une lubie).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs acteurs doublent d&#233;j&#224; une vingtaine de personnages importants. Qu'est-ce que ce sera quand notre modeste industrie s'occupera de doubler au grand complet les films et les t&#233;l&#233;s&#233;ries (comme Beaut&#233;s d&#233;sesp&#233;r&#233;es, Ch&#232;re Betty, superbement doubl&#233;es pour l'instant en France) entrant sur notre territoire ? Une folie !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme on le sait, il n'y a pas meilleure fa&#231;on de rompre le charme d'une &#339;uvre doubl&#233;e que de reconna&#238;tre derri&#232;re des personnages des acteurs comme Bernard Fortin, cent fois vus ou entendus ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut que les Qu&#233;b&#233;cois sachent aussi que nos meilleurs acteurs fuient le doublage, le m&#233;prisant en quelque sorte. Pierre Curzi lui-m&#234;me a &#233;t&#233; sollicit&#233; pour en faire, mais il a toujours refus&#233;. Les acteurs vont toujours pr&#233;f&#233;rer faire du th&#233;&#226;tre, du cin&#233;ma, de la t&#233;l&#233;, et m&#234;me de la pub, plut&#244;t que du doublage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui fait que nos doubleurs ne sont pas n&#233;cessairement les meilleurs acteurs possibles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En France, en revanche, le bassin des doubleurs est immense (les Fran&#231;ais sont dix fois plus nombreux que nous, ce qui donne une id&#233;e).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains pourfendent le doublage fran&#231;ais &#224; cause de la langue, quelquefois argotique, qui ne serait pas la n&#244;tre. Pourtant, la langue privil&#233;gi&#233;e par les doubleurs qu&#233;b&#233;cois, appel&#233;e commun&#233;ment fran&#231;ais &#171; international &#187; ou &#171; normatif &#187;, n'est pas davantage la n&#244;tre. Les Fran&#231;ais doublent au moins dans leur langue, alors que les n&#244;tres le font dans un fade fran&#231;ais d'ambassadeurs. Entre les deux, je choisis celle qui sonne vrai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'industrie qu&#233;b&#233;coise doit actuellement consentir des efforts pour produire ses doublages, car elle est concurrenc&#233;e par les industries fran&#231;aise et belge, mais qu'adviendra-t-il quand elle aura le monopole (donn&#233; en cadeau par l'&#201;tat) ? Je crains le pire, vu que les Qu&#233;b&#233;cois ne sont pas tr&#232;s exigeants, question doublage, et que les critiques (qui devraient normalement &#233;valuer la qualit&#233; du doublage), pour la plupart, privil&#233;gient les versions originales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le doublage qu&#233;b&#233;cois est subventionn&#233; par l'&#201;tat (par des cr&#233;dits d'imp&#244;t), il en r&#233;sulte que le billet de cin&#233;ma revient plus cher aux Qu&#233;b&#233;cois pour un film doubl&#233; ici. Si le doublage &#233;tait de meilleure qualit&#233; que l'autre, j'accepterais volontiers de d&#233;lier les cordons de la bourse, mais ce n'est pas le cas, loin de l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je salue la d&#233;termination de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, dans ce dossier. &#192; l'heure o&#249; le Premier ministre Jean Charest parle de libre &#233;change entre l'Europe et le Qu&#233;bec, il serait incompr&#233;hensible de fermer la voie, ici, au doublage &#233;tranger. Les quelque 6 millions de francophones que nous sommes, assi&#233;g&#233;s par 300 millions d'anglophones, ont int&#233;r&#234;t &#224; maintenir le maximum de ponts avec les francophones europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ADQ et le PQ font de la petite politique au chapitre du doublage. L'autonomie ou l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec signifierait-elle pour eux son isolement et son appauvrissement culturel ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 1er juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre parue dans &#171; M&#233;tro (Montr&#233;al) &#187;, C'est vous qui le dites, Courrier des lecteurs, le jeudi 15 janvier 2009, p. 30.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le doublage de Valkyrie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CIN&#201;MA. L'action du film Valkyrie se situe en Allemagne, durant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, en 1944. Tom Cruise y joue le r&#244;le du colonel Claus von Stauffenberg, qui, avec plusieurs autres opposants au r&#233;gime nazi, planifie l'assassinat du f&#252;hrer Adolf Hitler et la reprise du contr&#244;le de l'arm&#233;e et du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme les personnages sont tous allemands, ils devraient logiquement s'exprimer dans la langue de Goethe, mais, dans la version originale, c'est dans la langue de Shakespeare que &#231;a se passe. Et comme les acteurs sont d'origines diverses (Grande-Bretagne, &#201;tats-Unis, Allemagne, Pays-Bas), les accents sont forc&#233;ment divers, ce qui donne des &#233;changes souvent bigarr&#233;s et dissonants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; pourquoi il est pr&#233;f&#233;rable de voir la version doubl&#233;e en fran&#231;ais, qui gomme l'incongruit&#233; langagi&#232;re de la version originale. Par l'unit&#233; de ton qu'il insuffle au film, le doublage, de premier ordre (ce qui ne g&#226;che rien), lui conf&#232;re m&#234;me une plus-value artistique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien des critiques et des conservateurs de cin&#233;math&#232;que ne jurent que par la version originale, nous incitant par cela m&#234;me &#224; baisser la garde face &#224; ceux qui produisent le plus de films au monde, j'ai nomm&#233; les Anglo-Saxons, morts de rire devant cette ardeur &#224; d&#233;fendre leur langue h&#233;g&#233;monique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, Montr&#233;al, le 26 d&#233;cembre 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;******************************************************************************&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre publi&#233;e dans &#171; Ledevoir.com &#187;, Vos r&#233;actions, le 11 juillet 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les voix fran&#231;aises en sourdine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je f&#233;licite les Cin&#233;mas Fortune, les seuls &#224; donner l'information pertinente relativement aux voix des personnages anim&#233;s dans le film &#171; L'&#200;re de glace - L'Aube des dinosaures &#187;, vf de &#171; Ice Age - Dawn of the Dinosaurs &#187;. Oui, bravo ! G&#233;rard Lanvin, Vincent Cassel et &#201;lie Semoun pour les francos, Ray Romano, Denis Leary et John Leguizamo pour les anglos. Et je bl&#226;me les autres cin&#233;mas, les distributeurs, ainsi que les relayeurs d'information de ne faire mention quant &#224; eux que des doubleurs anglophones, alors qu'ils savent pertinemment que ceux qui iront voir la vf n'entendront pas les voix anglaises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me la R&#233;gie du cin&#233;ma se met de la partie en se limitant aux voix anglaises dans sa fiche, alors que cet organisme gouvernemental en est un du Qu&#233;bec, o&#249; la seule langue officielle est le fran&#231;ais. Elle sait pourtant que la vf existe, puisqu'elle le mentionne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant &#224; M&#233;diafilm, cet organisme qui cote les films de 1 &#224; 7, non content d'escamoter la vf, il donne, tenez-vous bien, son appr&#233;ciation de la performance des doubleurs anglophones, alors que sa client&#232;le est essentiellement francophone. Voici un extrait de sa mission : &#171; Partager notre expertise avec l'ensemble des spectateurs du petit et du grand &#233;cran du monde francophone (...) &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi agit-on ainsi au Qu&#233;bec, o&#249; le fran&#231;ais est pourtant &#171; assi&#233;g&#233; &#187; par l'anglais ? Par masochisme ? Par snobisme ? Par purisme (la sacro-sainte vo) ? Quoiqu'il en soit, cela ne peut qu'inciter des Qu&#233;b&#233;cois &#224; aller voir la vo anglaise, qui retiendront que c'est celle-l&#224; qu'il faut voir. Si nous &#233;tions la France, ce roc solide de notre langue, nous pourrions peut-&#234;tre voir les choses diff&#233;remment, mais nous ne sommes pas la France. Ici, nous devons faire attention.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me le site officiel de la vf donne le nom des acteurs anglophones. Imaginez !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour finir, il est pour le moins regrettable que des critiques voient exclusivement les vos anglaises alors qu'ils bossent pour des lecteurs qui voient majoritairement les vfs. Ne cherchez pas la raison pour laquelle ils ne se prononcent jamais sur la qualit&#233; d'un doublage. N'ont-ils pas le devoir, pourtant, de faire le tour complet d'un film, et aussi de faire se d&#233;velopper chez leurs lecteurs un sens critique relativement &#224; cette composante du cin&#233;ma incontournable au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio Le Blanc, le 11 juillet 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Questions nationales au FFM - Triptyque d'un r&#234;ve d'ind&#233;pendance</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/08/31/264910.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Odile Tremblay - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>http://www.ledevoir.com/2009/08/31/...Ce soir, &#224; 19h, dans le cadre du Festival des films du monde, plusieurs politiciens ou ex-politiciens, souverainistes pour la plupart, de Bernard Landry &#224; Pierre Curzi, en passant par Gilles Duceppe, assisteront &#224; la premi&#232;re d'un documentaire tr&#232;s (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/08/31/...Ce soir, &#224; 19h, dans le cadre du Festival des films du monde, plusieurs politiciens ou ex-politiciens, souverainistes pour la plupart, de Bernard Landry &#224; Pierre Curzi, en passant par Gilles Duceppe, assisteront &#224; la premi&#232;re d'un documentaire tr&#232;s attendu. Questions nationales, de Roger Boire et (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/08/31/264910.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La r&#233;volte impossible</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/07/24/260233.html</link>
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		<dc:date>2009-07-25T14:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Christian Rioux - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Or, de quoi nous parle le jeune cin&#233;aste sinon de la r&#233;volte impossible ? Qu'on appr&#233;cie le film ou non, J'ai tu&#233; ma m&#232;re est un film sur l'impuissance personnelle et collective, celle d'une jeunesse qui ne sait plus ni comment ni contre quoi se r&#233;volter, celle enfin (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Or, de quoi nous parle le jeune cin&#233;aste sinon de la r&#233;volte impossible ? Qu'on appr&#233;cie le film ou non, J'ai tu&#233; ma m&#232;re est un film sur l'impuissance personnelle et collective, celle d'une jeunesse qui ne sait plus ni comment ni contre quoi se r&#233;volter, celle enfin d'une soci&#233;t&#233; r&#233;sign&#233;e qui ne semble pas voir (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/07/24/260233.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Le m&#226;le qu&#233;b&#233;cois, un loser ?</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200907/25/01-887255-le-male-quebecois-un-loser.php</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200907/25/01-887255-le-male-quebecois-un-loser.php</guid>
		<dc:date>2009-07-25T13:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>http://www.cyberpresse.ca/opinions/... un publicit&#233; de Whiskas, de la nourriture pour chat, c'est un homme qui joue le r&#244;le du f&#233;lin. *** Que penser de ces publicit&#233;s t&#233;l&#233;vis&#233;es dans lesquelles les hommes sont non seulement des &#171; gars faibles &#187;, mais &#233;galement, pour employer un (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.cyberpresse.ca/opinions/... un publicit&#233; de Whiskas, de la nourriture pour chat, c'est un homme qui joue le r&#244;le du f&#233;lin. *** Que penser de ces publicit&#233;s t&#233;l&#233;vis&#233;es dans lesquelles les hommes sont non seulement des &#171; gars faibles &#187;, mais &#233;galement, pour employer un qualificatif de circonstance, des losers de premier ordre (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200907/25/01-887255-le-male-quebecois-un-loser.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Star Intoxication -VS- Le syst&#232;me stellaire du Qu&#233;bec des r&#233;gions</title>
		<link>http://www.vigile.net/Star-Intoxication-VS-Le-systeme</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Star-Intoxication-VS-Le-systeme</guid>
		<dc:date>2009-04-15T23:51:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Luc Archambault - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Texte publi&#233; dans le Cyberpresse du vendredi 17 avril 2009 *** Terre-&#224;-terre promotion identitaire du Qu&#233;bec dit &#171; des r&#233;gions &#187; ou intoxication stellaire ? La Presse-2009 04 15-Nathalie Petrowski- Star Intoxication Madame Petrowski, Dans votre chronique d'aujourd'hui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte publi&#233; dans le &lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/la-presse/200904/17/01-847426-un-sentiment-identitaire-des-regions.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Cyberpresse du vendredi 17 avril 2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Terre-&#224;-terre promotion identitaire du Qu&#233;bec dit &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;des r&#233;gions&lt;/i&gt; &#187; ou intoxication stellaire ?&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse-2009 04 15-Nathalie Petrowski-&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/nathalie-petrowski/200904/15/01-846590-star-intoxication.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Star Intoxication&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_3723 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/IMG/jpg_63376.jpg&quot; title='JPG - 31.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/local/cache-vignettes/L200xH134/jpg_63376-0a5a4.jpg' width='200' height='134' alt='JPG - 31.2 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Madame Petrowski,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans votre chronique d'aujourd'hui intitul&#233;e &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/nathalie-petrowski/200904/15/01-846590-star-intoxication.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Star Intoxication&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; ( La Presse-2009 04 15-Nathalie Petrowski ), vous d&#233;crivez fort bien un ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; concernant une partie du sentiment identitaire qu&#233;b&#233;cois et ce qu'il faut pour faire un Qu&#233;bec fort et en sant&#233;. Vous &#233;crivez :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Plus important encore : les r&#233;gions se sont litt&#233;ralement empar&#233;es du ph&#233;nom&#232;ne et l'ont pouss&#233; &#224; l'extr&#234;me, organisant ici et l&#224; des rassemblements et des mouvements d'appui dignes d'authentiques campagnes &#233;lectorales. (...)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'&#233;tait impressionnant, mais c'&#233;tait un peu triste aussi dans la mesure o&#249; cette mobilisation massive s'est faite autour d'un divertissement qui n'avait d'autre but que d'entretenir une forme d'intoxication extr&#234;me au vedettariat. Or, c'est bien beau les vedettes, mais ce n'est pas avec des vedettes qu'on fait des enfants forts ni des pays en sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si un jour, le public de Star Acad&#233;mie comprend que se mobiliser pour un chanteur, c'est bien, mais que se mobiliser pour une id&#233;e politique ou un projet de soci&#233;t&#233;, c'est encore mieux, l'&#233;mission aura fait une v&#233;ritable oeuvre sociale. En attendant, Star Acad&#233;mie a fait de nous des intoxiqu&#233;s heureux mais des intoxiqu&#233;s tout de m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le &#171; public de Star Acad&#233;mie &#187; est intoxiqu&#233;, je pense que votre opinion sur ce ph&#233;nom&#232;ne l'est tout autant. Il l'est par un certain m&#233;pris du peuple caract&#233;ristique de bien des &#233;lites y compris les n&#244;tres &#171; Le peuple ne sait pas se mobiliser pour du s&#233;rieux &#187;. Mais je peux comprendre qu'on puisse n'y avoir pas trouv&#233; d'antidote et qu'on y succombe. En effet, la mobilisation politique du peuple semble &#234;tre tout ce qu'il y a de d&#233;sesp&#233;rant compte tenu du fait qu'elle ne semble exister que pour ce que l'on peut consid&#233;rer comme &#233;tant des futilit&#233;s. Cependant, en n'&#233;tant pas aveugl&#233; par des &#233;toiles trop proches, le ph&#233;nom&#232;ne que vous d&#233;crivez me semble plut&#244;t &#234;tre tout ce qu'il y a d'encourageant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela parce qu'il permet de canaliser ce que nous pourrions qualifier de dignit&#233; et fiert&#233; de la pluralit&#233; des r&#233;gions du Qu&#233;bec. En effet, ce qu'il y a de significatif dans tout ph&#233;nom&#232;ne ce n'est pas tant ce qu'il manifeste, mais ce qui permet de le manifester. Et, je ne pense pas que ce soit b&#234;tement de la soumission &#224; un syst&#232;me de vedettariat abrutissant. Au contraire. Ce qui pousse le public de chaque r&#233;gion &#224; se mobiliser autour de l'un(e) des sien(ne)s, ne f&#251;t-ce que des pousseur(e)s de chansonnettes, ce n'est pas l'air de la chanson ou l'air de la &#171; vedette &#187;, mais bien un sentiment identitaire r&#233;gional en concurrence les uns avec les autres, tout ce qu'il y a de profond, prometteur et sain &#224; plusieurs &#233;gards.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les r&#233;gions du Qu&#233;bec ont en commun d'avoir toutes &#233;t&#233; saign&#233;es &#224; blanc depuis l'industrialisation de la m&#233;tropole qui a vid&#233; les campagnes du Qu&#233;bec. Cela s'appelait le progr&#232;s contre la Grande noirceur des terres de roches, ces pierres aux souliers qui voulaient &#171; beaucoup voyager &#187; et s'ouvrir au monde comme l'a si bien chant&#233; le po&#232;te de l'&#206;le d'Orl&#233;ans, cette Chartre d'Am&#233;rique. Le syst&#232;me stellaire qu&#233;b&#233;cois qui rayonne depuis, depuis Montr&#233;al, est compos&#233; pour beaucoup de cette d&#233;racin&#233;e diaspora qu&#233;b&#233;coise qui a affam&#233; et mis en p&#233;riph&#233;rie ce qui auparavant &#233;tait au centre de nos orbites soci&#233;tales. De Gilles Vigneault &#224; Guylaine Tremblay, de Jean Leloup &#224; Marie Tifo, de Pascale Picard &#224; Guy et Louis B&#233;langer, de Bob Walsh &#224; D&#233;d&#233; Fortin, de Andr&#233; Robitaille &#224; Richard Desjardins, de Jos&#233;e Desch&#234;nes &#224; Pierre-Fran&#231;ois Legendre et j'en passe ( S&#233;bastien Ricard, R&#233;my Girard, Raymond Bouchard, Francis Leclerc, Ariane Moffat, Roy Dupuis...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que font les r&#233;gions du Qu&#233;bec en se mobilisant pour de suppos&#233;es futilit&#233;s n'a rien de futile. C'est d&#233;j&#224; l&#224;, politique, elles se mobilisent. Si elles ne se mobilisaient pas pour des futilit&#233;s, le feraient-elles pour autant autrement ? Et... il se trouve qu'elles le font aussi autrement, mais cela se trouve &#224; n'&#234;tre pas aussi tonitruant, quand ce n'est tout simplement pas ignor&#233; m&#234;me cri&#233; &#224; haute voix. Les r&#233;gions se battent tous les jours pour faire de leur terroir, de leur milieu de vie quelque chose qui ne soit pas intoxiqu&#233; par ce qui nous vient indubitablement de Montr&#233;al... via des m&#233;dias centralis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que se ph&#233;nom&#232;ne laisse entendre c'est qu'il t&#233;moigne de la vitalit&#233; des r&#233;gions et de leur dur d&#233;sir de durer. L'&#233;mission participe &#224; l'expression de ce d&#233;sir, je dirais m&#234;me qu'il l'encourage et d&#233;veloppe de belle et profonde fa&#231;on en permettant de la manifester, m&#234;me pour s'il &#233;tait question de futilit&#233;s commerciales. Je ne vois pas pourquoi il faudrait d&#233;j&#224; vouloir que cela se manifeste aussi politiquement. Cela viendra en son heure.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'heure, on part de loin. On part d'un Qu&#233;bec coup&#233; en deux. Montr&#233;al et la province... Maintenant, le Qu&#233;bec commence &#224; &#234;tre multiple et pluriel. La Province n'est pas qu'un tout indiff&#233;rent. Chaque r&#233;gion a ses particularit&#233;s identitaires multiples et le syst&#232;me stellaire du vedettariat de la chanson en est maintenant l'une des composantes qui toutes expriment quelque chose qui est bien loin d'&#234;tre superficiel. C'est le Qu&#233;bec tout entier tel qu'il se compose en tous ses territoires qui se trouvent ainsi rappropri&#233;s &#224; la fois par celles et ceux qui habitent telle r&#233;gion, que par toutes celles qui la d&#233;couvrent ainsi, se d&#233;couvrant du m&#234;me coup autrement plus seule, mais faisant partie d'un tout dont le centre du monde se trouve toujours l&#224; o&#249; l'on se trouve. Pour une fois, ce centre du monde n'est pas Montr&#233;al... n'est pas que Montr&#233;al... Et pourtant... L'&#233;quipe de Julie est tout ce qu'il y a de Montr&#233;alais, c'est donc tout &#224; l'honneur de leur travail de mise au monde d'un pays qui est tout autre chose qu'une vague r&#233;gion uniforme du Canada multiforme et pluriel... Ce n'est pas politique &#231;a !?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand la Beauce vote en masse pour un tel ou une telle &#224; l'Acad&#233;mie stellaire de Julie &amp; Co., elle ne se mobilise par que pour une chansonnette, elle vote pour sa survie, vote contre l'expatriation de sa jeunesse, vote pour le d&#233;veloppement de ses ressources, vote pour un(e) repr&#233;sentant(e) de son succ&#232;s et de son rayonnement, vote pour ce que produit son terroir et ses habitants, &#224; savoir qui du foie de canard, qui un fromage fin, qui des structures d'acier, et toutes, des enfants plein de vie et de talents. Ne reste qu'&#224; donner au peuple du Qu&#233;bec de tous ses terroirs d'autres occasions de voter en ces faveurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Respectueusement,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Luc A.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jesignequebec.com/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;jesignequebec.com&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Site citoyen d'expression solidaire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P&#233;titions - Lettres ouvertes - Propositions et projets&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre ouverte - 2009 04 15 - &#192; Nathalie Petrowski -&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jesignequebec.com/detail-lettre.php?id=17&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Star Intoxication VS Le syst&#232;me stellaire du Qu&#233;bec des r&#233;gions&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;P.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soit dit en passant on n'a jamais vu autant de drapeaux du Qu&#233;bec depuis longtemps &#224; la t&#233;l&#233;... Cela me semble &#234;tre une r&#233;ponse non &#233;quivoque &#224; la canadianisation des f&#234;tes du 400e de Qu&#233;bec qui a tout fait pour camoufler nos couleurs...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voir : &#171; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lequebecois.org/default.aspx?page=14&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Qu&#233;bec 2008 : des c&#233;l&#233;brations 400 fois d&#233;tourn&#233;es de leur sens&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187; &#201;ditions du Qu&#233;b&#233;cois&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_3722 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/IMG/jpg_Sir-Paul-Drapeau-du-Quebec-200.jpg&quot; title='JPG - 51.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/local/cache-vignettes/L200xH194/jpg_Sir-Paul-Drapeau-du-Quebec-200-87f52.jpg' width='200' height='194' alt='JPG - 51.9 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M'est d'avis que M. Ang&#233;lil n'a pas appr&#233;ci&#233; d'&#234;tre rel&#233;gu&#233; lors de ces f&#234;tes, &#224; un terrain de sport tout ce qu'il y a de plat et d'exig&#252;e, alors qu'un certain Sir Paul lui... a pu chanter et porter nos couleurs vue sur fleuve.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soit dit en passant encore, dans la liste des sujets attenant &#224; votre chronique on lit les titres : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Moulin &#224; Images, Robert Lepage, Cirque du Soleil, Guylaine Tremblay, Denis Bouchard&lt;/strong&gt;... Toutes des vedettes stellaires qui ont &#233;t&#233; s&#233;cr&#233;t&#233;es par toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec... Rien que pour la r&#233;gion du Saguenay Lac Saint-Jean, la liste est longue... Voir :&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Portail Saguenay&#8211;Lac-Saint-Jean&lt;/strong&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Saguenay%E2%80%93Lac-Saint-Jean&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Wikip&#233;dia&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Des G&#233;meaux aux Jutra en passant par Radio-Canada.</title>
		<link>http://www.vigile.net/Des-Gemeaux-aux-Jutra-en-passant</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Des-Gemeaux-aux-Jutra-en-passant</guid>
		<dc:date>2009-03-29T16:42:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Lapointe - Billet de Louis Lapointe</dc:creator>
		


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		<description>Stephen Harper est un homme qui n'oublie pas et ne pardonne jamais. Son ressentiment &#224; l'endroit du Qu&#233;bec et de ses artistes n'a rien de rationnel, bien au contraire, &#224; l'image de plusieurs de ses compatriotes canadiens du ROC qui d&#233;testent les Qu&#233;b&#233;cois, il est (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous le savons maintenant, Stephen Harper est non seulement un homme qui ne recule pas facilement, mais en plus il est profond&#233;ment rancunier. Parce qu'il a refus&#233; de fl&#233;chir devant les protestations des artistes canadiens &#224; qui il venait de couper 50 millions $, il a perdu la majorit&#233; qu'il souhaitait obtenir gr&#226;ce au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La tr&#232;s c&#233;l&#232;bre vid&#233;o amateur r&#233;alis&#233;e par un groupe d'artistes qu&#233;b&#233;cois a certainement &#233;t&#233; l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur d'une temp&#234;te m&#233;diatique qui a atteint son point culminant lors de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Soir&#233;e des G&#233;meaux&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e &#224; l'antenne de Radio-Canada un certain soir de septembre 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fur et &#224; mesure que la soir&#233;e avan&#231;ait, les discours &#233;taient de plus en plus improvis&#233;s, les artistes ayant remplac&#233; les habituelles formules de remerciement par des invectives tr&#232;s senties &#224; l'endroit de Stephen Harper et de son gouvernement, n'h&#233;sitant pas &#224; le d&#233;crire comme comme fasciste et d'extr&#234;me droite. On se serait cru &#224; Paris au milieu des ann&#233;es 1980 : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Touche pas &#224; mon pote&lt;/i&gt; ! &#187;, le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;pote&lt;/i&gt; &#233;tant devenu &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'artiste&lt;/i&gt; &#187;. L'escalade avait pris tellement d'ampleur ce soir-l&#224; que j&#8216;ai dit &#224; mon &#233;pouse que Radio-Canada allait payer tr&#232;s cher pour cet affront si jamais les conservateurs &#233;taient r&#233;&#233;lus, la r&#233;action de Stephen Harper &#233;tant alors devenue in&#233;vitable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici un extrait du billet que j'ai &#233;crit &#224; ce sujet le 21 septembre 2008 :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Dans le fond, nous savons tous que si Harper peut s'attaquer impun&#233;ment aux artistes comme il le fait pr&#233;sentement, m&#234;me s'il recule strat&#233;giquement sur cette question avant la fin de la pr&#233;sente campagne, il pourrait bien, un jour ou l'autre, d&#233;finitivement r&#233;gler le sort des derniers m&#233;chants s&#233;paratistes qui habitent encore la tour de Radio-Canada &#224; Montr&#233;al, on parlera de centaines de millions de dollars. Il n'y aura alors plus personne pour s'en offusquer, ni &#224; Ottawa, ni &#224; Qu&#233;bec. Ils l'auront bien m&#233;rit&#233;, car, apr&#232;s tout, tous ces m&#233;chants s&#233;paratistes ont voulu briser le Canada. Ils ont m&#234;me profit&#233; de la soir&#233;e des G&#233;meaux pour cracher sur le gouvernement conservateur de Harper.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le fond, Harper pourrait bien &#234;tre l'homme qu'il faut au Canada pour d&#233;barrasser d&#233;finitivement le Qu&#233;bec de la vermine s&#233;paratiste qui pourrit sa vie artistique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce soir, ce sera la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Soir&#233;e des Jutra&lt;/i&gt; &#224; la t&#233;l&#233;vision de Radio-Canada. Plusieurs artistes seront probablement tent&#233;s de reprendre le combat l&#224; o&#249; ils l'avaient laiss&#233; un certain soir de septembre 2008. Cela ne changera strictement rien &#224; l'ordre des choses, cela risque m&#234;me de renforcer la position des conservateurs &#224; l'endroit de Radio-Canada. Stephen Harper est un homme qui n'oublie pas et ne pardonne jamais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son ressentiment &#224; l'endroit du Qu&#233;bec et de ses artistes n'a rien de rationnel, bien au contraire, &#224; l'image de plusieurs de ses compatriotes canadiens du ROC qui d&#233;testent les Qu&#233;b&#233;cois, il est profond&#233;ment ancr&#233; dans son subconscient. Il n'aime pas ceux qui personnifient notre diff&#233;rence. Il pr&#233;f&#233;rerait un seul drapeau, une seule nation, une seule langue et une seule culture pour le Canada. L'inverse de ce qu'est Radio-Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; pourquoi il n'aime pas les artistes qu&#233;b&#233;cois qui n'ont rien &#224; cirer de ses obsessions totalitaires tant elles sont r&#233;ductrices et grossi&#232;res et qui, &#224; l'image de l'homme politique qu'il est, sont devenues l'objet des caricatures les plus incisives. Juste assez pour lui faire perdre sa majorit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Op&#233;ration Walkyrie : comment Hollywood attente &#224; l'Histoire</title>
		<link>http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-02-27%2008:50:36&amp;log=lautrehistoire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-02-27%2008:50:36&amp;log=lautrehistoire</guid>
		<dc:date>2009-02-28T13:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>http://www.dvdrama.com/news-31363-l... &#171; Stauffenberg &#233;tait un &#234;tre exceptionnel &#187;, s'exclame l'acteur Tom Cruise en pleine promotion du film Walkyrie. La production hollywoodienne relate le complot du 20 juillet 1944 au cours duquel une poign&#233;e de militaires allemands tent&#232;rent (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.dvdrama.com/news-31363-l... &#171; Stauffenberg &#233;tait un &#234;tre exceptionnel &#187;, s'exclame l'acteur Tom Cruise en pleine promotion du film Walkyrie. La production hollywoodienne relate le complot du 20 juillet 1944 au cours duquel une poign&#233;e de militaires allemands tent&#232;rent d'assassiner Hitler. Mais elle ne (...) - &lt;a href="http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-02-27%2008:50:36&amp;log=lautrehistoire"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Engagement dans l'enfermement et anticipation de la censure</title>
		<link>http://www.vigile.net/Engagement-dans-l-enfermement-et</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Engagement-dans-l-enfermement-et</guid>
		<dc:date>2009-02-10T15:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Dominic Desroches - Collaboration sp&#233;ciale</dc:creator>
		


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		<description>Le message est clair d&#233;sormais : il faut absolument quitter le syst&#232;me de domination pour le comprendre. Les anglophones dominent encore les francophones et les niveaux de vie ne sont pas comparables. Plus le temps passe, plus le temps presse : 82% des Qu&#233;b&#233;cois en 1960 ne contr&#244;lent pas 20% de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le message est clair d&#233;sormais : il faut absolument quitter le syst&#232;me de domination pour le comprendre. Les anglophones dominent encore les francophones et les niveaux de vie ne sont pas comparables. Plus le temps passe, plus le temps presse : 82% des Qu&#233;b&#233;cois en 1960 ne contr&#244;lent pas 20% de l'&#233;conomie du Qu&#233;bec. Il faut un changement (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Engagement-dans-l-enfermement-et"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>&quot;Mike Duffy Live&quot; </title>
		<link>http://www.vigile.net/Mike-Duffy-Live</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Mike-Duffy-Live</guid>
		<dc:date>2008-12-30T17:32:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean Lacroix - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Priv&#233;s du r&#233;seau d'information continue de CTV, &#171; Newsnet &#187;, la plupart des Qu&#233;b&#233;cois n'&#233;coutent probablement pas &#171; Mike Duffy Live &#187;. Depuis des ann&#233;es, ce journaliste en profite pour se lancer dans des attaques r&#233;guli&#232;res contre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Quelques perles refl&#233;tant (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Priv&#233;s du r&#233;seau d'information continue de CTV, &#171; Newsnet &#187;, la plupart des
Qu&#233;b&#233;cois n'&#233;coutent probablement pas &#171; Mike Duffy Live &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis des ann&#233;es, ce journaliste en profite pour se lancer dans des
attaques r&#233;guli&#232;res contre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Quelques perles refl&#233;tant sa neutralit&#233;, son jugement, et son objectivit&#233; : les syndicats insistent
que l'on caract&#233;rise Pierre Trudeau et Jean Chr&#233;tien comme &#171; des vendus &#187;
dans les cours d'histoire au secondaire ; ou encore, St&#233;phane Dion est &#171; un
Canadian hero &#187; pour avoir tenu t&#234;te aux &#171; separatists &#187; qui dominent les
universit&#233;s francophones. Assez indiscutable, non ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais depuis un certain temps, (est-ce l'&#233;lection de 2006 ?), m&#234;me ce &#171; Canadian hero &#187; devient victime du &#171; vieux Duff &#187;. Qui fut un des premiers
journalistes &#224; diffuser et &#224; rediffuser son entrevue b&#226;cl&#233;e lors de la
derni&#232;re campagne &#233;lectorale en affirmant que &#171; Mr. Dionne has a problem to
comprehend &#187; ? You guessed it !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, apr&#232;s avoir d&#233;form&#233; les propos d'Elizabeth May en fin de
campagne, les traitant de &#171; off-the-wall &#187; (cingl&#233;s) et &#171; bizarres &#187;, la
chef du Parti vert l'a enfin rappel&#233; &#224; l'ordre. (&#201;pisode toujours
disponible sur YouTube)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant les d&#233;bats au sujet de la coalition, Duffy a, &#224; la grande surprise
de tous et chacun, servit de courroie de transmission aux fausset&#233;s
conservatrices &#8212; ce que tout autre journaliste aurait refus&#233; de faire.
Regardez les commentaires de Don Newman et de Keith Boag (de la CBC)
accessibles aussi sur YouTube. De plus, il en a ajout&#233; quelques-unes de sa
propre invention : s'en prenant de nouveau &#224; Elizabeth May, il l'a accus&#233;e
d'avoir sugg&#233;r&#233; que Stephen Harper s'appr&#234;tait &#224; envoyer des soldats pour
bloquer le parlement. &#171; Fair and balanced &#187;, right ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;compense est venue hier matin : Mike Duffy sera dor&#233;navant
l'honorable s&#233;nateur Michael Duffy, repr&#233;sentant l'Ile du Prince-&#201;douard,
o&#249; il poss&#232;de une &#171; maison d'&#233;t&#233; &#187;. Dommage que les Qu&#233;b&#233;cois ne regardent
pas &#171; Newsnet &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Biographie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Date de naissance : Le 27 mai 1946&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Michael Duffy est l'une des personnalit&#233;s m&#233;diatiques les plus connues et les plus respect&#233;es du Canada. Il anime actuellement une &#233;mission quotidienne sur la cha&#238;ne CTV, Mike Duffy Live. M. Duffy s'est joint &#224; la radio de la CBC en 1974, est pass&#233; &#224; l'&#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e The National en 1978, pour se joindre &#224; CTV en 1988. Il est membre de l'Ordre du m&#233;rite de l'Association canadienne des radiodiffuseurs. M. Duffy participe aux activit&#233;s d'un certain nombre d'&#339;uvres de charit&#233;, &#224; Ottawa et dans sa province natale, notamment le UPEI Building fund, et la campagne d'appel de fonds de la Holland College Foundation, actuellement en cours. Il est adjoint invit&#233; &#224; l'Universit&#233; Duke, et a &#233;t&#233; mis en nomination &#224; deux reprises pour le prix Best in the Business du Washington Journalism Review. M. Duffy a re&#231;u de nombreux autres prix et citations, et est titulaire de dipl&#244;mes honorifiques de l'Universit&#233; de l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard, de l'Universit&#233; Niagara, &#224; Niagara Falls, NY, et de l'Universit&#233; Wilfrid Laurier, &#224; Brantford.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.parl.gc.ca/common/senmemb/senate/isenator_det.asp?senator_id=2802&amp;sortord=A&amp;Language=F&amp;M=M&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.parl.gc.ca/common/senmemb/senate/isenator_det.asp?senator_id=2802&amp;sortord=A&amp;Language=F&amp;M=M&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le monde selon Babine</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/11/22/217814.html?fe=5460&amp;fp=71418&amp;fr=118601</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/11/22/217814.html?fe=5460&amp;fp=71418&amp;fr=118601</guid>
		<dc:date>2008-11-25T14:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Odile Tremblay - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>La grosse production qu&#233;b&#233;coise de la saison &#224; saveur fantastique, r&#233;alis&#233;e par Luc Picard sur un sc&#233;nario du conteur Fred Pellerin, gagnera une foule d'&#233;crans vendredi prochain</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La grosse production qu&#233;b&#233;coise de la saison &#224; saveur fantastique, r&#233;alis&#233;e par Luc Picard sur un sc&#233;nario du conteur Fred Pellerin, gagnera une foule d'&#233;crans vendredi prochain - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/11/22/217814.html?fe=5460&amp;fp=71418&amp;fr=118601"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>France 24, ou les nouvelles &#224; la p'tite semaine... ? </title>
		<link>http://www.vigile.net/France-24-ou-les-nouvelles-a-la-p</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/France-24-ou-les-nouvelles-a-la-p</guid>
		<dc:date>2008-10-16T15:19:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean-Luc Gouin - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>http://www.france24.com/fr/ Att. : Direction de France24.com (webdesk@france24.com) Antenne t&#233;l&#233;visuelle nationale fran&#231;aise d'information &#171; Qui aime beaucoup ch&#226;tie comme loup &#187; Att. : Direction de France24.com (webdesk@france24.com) Antenne t&#233;l&#233;visuelle nationale fran&#231;aise (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2443 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:252px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_16-france24.jpg' width=&quot;252&quot; height=&quot;92&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Att. : Direction de France24.com (webdesk@france24.com)&lt;br&gt;
Antenne t&#233;l&#233;visuelle nationale fran&#231;aise d'information&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Qui aime beaucoup ch&#226;tie comme loup &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Att.&lt;/i&gt; : Direction de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;France24.com&lt;/strong&gt; (webdesk@france24.com)
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Antenne t&#233;l&#233;visuelle nationale fran&#231;aise d'information&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Qui aime beaucoup ch&#226;tie comme loup&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Baroudant dans l'espace franco-fran&#231;ais depuis plus d'un an, j'ai eu maintes occasions, h&#233;las, de m'attrister de la qualit&#233; de la t&#233;l&#233;vision d'&#171; ici &#187;. De fait je me retrouve enti&#232;rement, et pour ainsi dire sans r&#233;serves, dans le commentaire critique suivant d'une compatriote publi&#233; sur la toile num&#233;rique il y a d&#233;j&#224; quelques mois : &#171; &lt;a href=&quot;http://mathilde.lejdd.fr/2008/03/07/1-azincoart-coart-toajoars-langae-franaise-de-l-anoblissement-l-abolissement-de-soi&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Azincourt court toujours&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or compte tenu de la cr&#233;dibilit&#233; intellectuelle que l'auditeur est en droit d'attendre, en particulier, d'une cha&#238;ne exclusivement destin&#233;e &#224; l'information (et qui au surplus se d&#233;finit elle-m&#234;me comme &#233;tant la voie internationale fran&#231;aise de l'information), j'ai toujours &#233;t&#233; &#233;tonn&#233; de devoir prendre acte combien sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France 24&lt;/i&gt; &#171; la priorit&#233; des priorit&#233;s &#187; semble &#234;tre accord&#233;e &#224; la juv&#233;nilit&#233; et au joli minois, sinon aux mensurations du tour de poitrine, des lectrices des t&#233;l&#233;journaux diffus&#233;s en boucles le jour durant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais il n'y a pas que cela. Loin s'en faut. Et apr&#232;s tout, pourrait-on me r&#233;torquer &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;illico&lt;/i&gt; et non sans raisons, m&#234;me &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Arte&lt;/i&gt; (cha&#238;ne franco-allemande dite de culture...) nous admoneste en permanence des voix totalement infantilis&#233;es de femmes dans ses auto-promotions d'antenne. Comme si une femme, d&#233;sormais, ne pouvait se r&#233;v&#233;ler de quelque int&#233;r&#234;t pour l'auditoire (outre son corps ob&#233;issant radicalement aux param&#232;tres de l'id&#233;e que les directeurs d'antenne s'en font, directeurs qui semblent tous &#8211; et ne parlons pas de la pub &#8211; avoir frein&#233; leur &#226;ge mental au stade de la pr&#233;-adolescence) que si celle-ci joue le r&#244;le d'une enfant de six ou sept ans jouant elle-m&#234;me... &#224; la femme (fatale, bien s&#251;r). Sid&#233;rant. Et primaire. Comme le tronc neuronal o&#249; baignent nos archa&#239;smes pulsionnels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vraiment, un si&#232;cle de f&#233;minisme intelligent pour en arriver l&#224;... ? &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M6, TF1, Arte, Cartoon, Histoire, Jimmy, C+Family, TV Breizh, Canal +, TSR, TPS Star, Virgin&lt;/i&gt; et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;TV5 Monde&lt;/i&gt; (que dis-je ? &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;TV5-&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;World&lt;/strong&gt;,&lt;/i&gt; de son propre aveu ! cha&#238;ne internationale autrefois de qualit&#233; qui s'est laiss&#233;e litt&#233;ralement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;squatt&#233;e&lt;/i&gt; par la programmation franco-fran&#231;aise, notamment par ses p&#233;nibles &#171; vari&#233;t&#233;s &#187; plus ou moins abrutissantes) : toutes des cha&#238;nes interchangeables... ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;cid&#233;ment, &#224; l'instar de la t&#233;l&#233; &#233;tatsunienne, la t&#233;l&#233;vision europ&#233;enne ne recule plus devant aucun ridicule. Car la Suisse, la Belgique, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, entre autres pays, disons-le sans ambages (en surplus de l'anglo-saxonie qui maintenant, et depuis toutes les strates de la soci&#233;t&#233; sans exception aucune, p&#233;n&#232;tre chaque phrase ou quasi de ces nations, r&#233;v&#233;lant par l&#224; m&#234;me un haut sens du m&#233;pris d'elles-m&#234;mes), n'ont &#224; ce sujet rien &#224; envier au terrible manque d'imagination, &#224; l'&#233;rotisation tous azimuts (voire obsessionnelle) de tout et de rien, ainsi qu'&#224; l'indigence g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la t&#233;l&#233;vision &#8211; hormis exceptions rares &#8211; qui pr&#233;vaut en France. Mais revenons plut&#244;t &#224; l'objet de la pr&#233;sente, soit : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France 24.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, au fil des mois je constatai &#224; plusieurs reprises &#8211; et c'est sans compter ce qui (&#224; l'instar de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;so very important News,&lt;/i&gt; bien s&#251;r, du divorce de la chanteuse Madonna) participe franchement de la &#171; non-nouvelle &#187; : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement fran&#231;ais a l'intention de...&lt;/i&gt;, &#187; pr&#233;tend &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France 24&lt;/i&gt;, par exemple, alors qu'aucune annonce officielle de cet ordre n'aura &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e au pr&#233;alable par l'institution d&#233;sign&#233;e (comme si &#224; l'occasion &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France24&lt;/i&gt; se faisait tout simplement la porte-parole tout &#224; la fois &#171; rassurante &#187; et officielle de l'&#201;tat m&#234;me) &#8211; une &#171; lecture &#187;, disons, quelque peu orient&#233;e des actualit&#233;s. Ne f&#251;t-ce que par troncature des faits et des informations l&#233;gitimes qui eussent d&#251; y &#234;tre associ&#233;es minimalement &#8211; ce qui rel&#232;ve moins, j'en conviens, de la d&#233;sinformation (fonci&#232;rement malhonn&#234;te par d&#233;finition) que de la m&#233;sinformation (qui selon les cas rel&#232;ve ou de l'ignorance, ou de la paresse intellectuelle, ou du pr&#233;jug&#233;, ou de l'incomp&#233;tence, ou de quelque autre attitude de m&#234;me nature). Jamais &#224; ce jour, toutefois, le ph&#233;nom&#232;ne ne m'&#233;tait apparu aussi probant qu'au petit matin de ce 15 octobre 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, cons&#233;cutivement au scrutin &#233;lectoral qui s'est tenu la veille au Canada, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France24&lt;/i&gt; nous &#171; apprend &#187; la r&#233;&#233;lection du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Parti Conservateur&lt;/i&gt; (quoique minoritaire, derechef) ; face incidemment &#224; un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Parti Lib&#233;ral&lt;/i&gt; plus affaibli que jamais (ce qui est exact : une &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Opposition officielle&lt;/i&gt; qui aura eu grand' peine &#224; engranger 78 &#233;lus sur les 308 de l'ensemble du pays) et un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;NPD&lt;/i&gt; qui sort grandi (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mutatis mutandis&lt;/i&gt; ce n'est pas inexact non plus) de cet appel pan-canadien aux urnes. Le hic, c'est que l'on n'a pas souffl&#233; mot &#8211; rien de rien, n&#233;ant, silence, z&#233;ro : &#231;a n'existe pas ! &#8211; de l'autre grand parti en lutte sur la sc&#232;ne f&#233;d&#233;rale, soit le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Bloc Qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or outre qu'il s'agit, symbole incarn&#233; du dysfonctionnement du Canada de tout temps incapable de composer avec la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;diff&#233;rence&lt;/i&gt; fran&#231;aise en son sein, d'un joueur particuli&#232;rement important sur l'&#233;chiquier politique du pays (et dont le Qu&#233;bec constitue encore et toujours &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;l'envers d'un pays qui n'est ni pays, ni patrie&lt;/i&gt; &#187;, selon le mot fameux de Gilles Vigneault), et qui m&#234;le passablement les cartes (avec bonheur, ajouterais-je) dans un &#201;tat essentiellement anglophone o&#249; on d&#233;nonce avec violence le &#171; g&#232;ne cong&#233;nital s&#233;paratiste du Qu&#233;bec &#187; tout en ignorant, pourtant, opini&#226;trement et avec superbe, ses aspirations l&#233;gitimes (m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res actuelles !), ledit &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Bloc Qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; r&#233;colta &#224; lui seul, &#224; la faveur de ces &#233;lections, et pour l'unique territoire du Qu&#233;bec, une d&#233;putation de 32% sup&#233;rieure au NPD pour tout le Canada (soit 50 des 65 si&#232;ges du Qu&#233;bec, eu &#233;gard aux 37 si&#232;ges pan-canadiens du NPD...).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, simple et triviale question &#224; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;France24.com&lt;/strong&gt; : Est-ce donc l&#224; l'id&#233;e que vous vous faites d'une information cr&#233;dible, pertinente, exhaustive et de qualit&#233; ???&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car enfin, si je veux bien constater (tout en la d&#233;plorant avec consternation, profonde d&#233;ception aussi) la &#171; politique &#187; de banalisation &#224; peine dissimul&#233;e de l'actuel pr&#233;sident de la France &#224; l'&#233;gard de ce pays en devenir nomm&#233; Qu&#233;bec, reste qu'il ne rel&#232;ve pas du mandat de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;France 24,&lt;/i&gt; sauf erreur (sur cette question certes, mais point seulement), de se m&#233;tamorphoser de la sorte en instrument complaisant du pouvoir &#233;tatique de la R&#233;publique. En l'occurrence, la 5e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Laquelle, rappelons-le pour m&#233;moire, fut fond&#233;e par nul autre que le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, immense ami du Qu&#233;bec ; et dont vous, Fran&#231;ais, comm&#233;morez rien moins que le jubil&#233; cette ann&#233;e m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Luc Gouin,&lt;br&gt;
16 octobre 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>France : l'adaptation des Bougon salu&#233;e par les m&#233;dias</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/arts/television/200810/14/01-29117-ladaptation-des-bougon-saluee-par-les-medias.php</link>
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		<dc:date>2008-10-14T11:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis-Bernard Robitaille - La Presse </dc:creator>
		


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		<description>M&#234;me si pour l'instant il ne s'agit que d'un tour de piste, Les Bougon, version fran&#231;aise, viennent de faire une entr&#233;e par la grande porte &#224; la t&#233;l&#233; fran&#231;aise. Les deux &#233;pisodes diffus&#233;s hier soir bout &#224; bout par la cha&#238;ne priv&#233;e M6 ont &#233;t&#233; annonc&#233;s avec les plus grands (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;M&#234;me si pour l'instant il ne s'agit que d'un tour de piste, Les Bougon, version fran&#231;aise, viennent de faire une entr&#233;e par la grande porte &#224; la t&#233;l&#233; fran&#231;aise. Les deux &#233;pisodes diffus&#233;s hier soir bout &#224; bout par la cha&#238;ne priv&#233;e M6 ont &#233;t&#233; annonc&#233;s avec les plus grands &#233;loges par les m&#233;dias fran&#231;ais &#224; commencer par Le (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/arts/television/200810/14/01-29117-ladaptation-des-bougon-saluee-par-les-medias.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Infiniment Qu&#233;bec</title>
		<link>http://sep7.ca/Infiniment-Quebec.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sep7.ca/Infiniment-Quebec.html</guid>
		<dc:date>2008-08-01T03:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Un documentaire de Jean-Claude Labreque, narr&#233; par Gilbert Sicotte accompagn&#233; de la musique de Jorane, Qu&#233;bec, 2008, 52 min.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Un documentaire de Jean-Claude Labreque, narr&#233; par Gilbert Sicotte accompagn&#233; de la musique de Jorane, Qu&#233;bec, 2008, 52 min. - &lt;a href="http://sep7.ca/Infiniment-Quebec.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>&lt;i&gt;La petite mosqu&#233;e dans la prairie&lt;/i&gt; : du mauvais vaudeville en hijab</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080618/CPARTS/806180654/6741/CPOPINIONS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080618/CPARTS/806180654/6741/CPOPINIONS</guid>
		<dc:date>2008-06-18T11:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>Hugo Dumas - (Photo Radio-Canada) Comme nos amis du Rest of Canada (ROC), la s&#233;rie La petite mosqu&#233;e dans la prairie reste polie, sourit abondamment, respecte les conventions, ne provoque pas de d&#233;bats enflamm&#233;s et, d&#233;ballons le reste des clich&#233;s, flirte avec l'ennui. Ayant effac&#233; de mon (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton13999.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;288&quot; height=&quot;194&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Hugo Dumas - (Photo Radio-Canada) Comme nos amis du Rest of Canada (ROC), la s&#233;rie La petite mosqu&#233;e dans la prairie reste polie, sourit abondamment, respecte les conventions, ne provoque pas de d&#233;bats enflamm&#233;s et, d&#233;ballons le reste des clich&#233;s, flirte avec l'ennui. Ayant effac&#233; de mon disque dur mental ce produit 100 % canadian, (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080618/CPARTS/806180654/6741/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Les enfants-sorciers, ou les croyances d'un documentariste</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-enfants-sorciers-ou-les</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Les-enfants-sorciers-ou-les</guid>
		<dc:date>2008-06-16T14:51:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Denis Blondin - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Radio-Canada pr&#233;sentait, dimanche le 15 juin, un documentaire intitul&#233; &#171; Les enfants-sorciers &#187;. Selon son r&#233;alisateur, Yves Bernard, il &#233;tait important de faire conna&#238;tre l'existence des s&#233;vices subis par un grand nombre d'enfants africains, mais aussi et surtout le fait que ces (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/documentaires/play-video/index.asp?idContenu=3348&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2211 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:194px;'&gt;
&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_16-src.jpg' width=&quot;194&quot; height=&quot;128&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;Radio-Canada pr&#233;sentait, dimanche le 15 juin, un documentaire intitul&#233; &#171; Les enfants-sorciers &#187;. &lt;/a&gt;Selon son r&#233;alisateur, Yves Bernard, il &#233;tait
important de faire conna&#238;tre l'existence des s&#233;vices subis par un grand
nombre d'enfants africains, mais aussi et surtout le fait que ces s&#233;vices
&#233;taient le r&#233;sultat des superstitions de leurs parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le documentaire illustre bien le fait que, dans certains pays africains,
notamment l'Angola, le Congo et le B&#233;nin, un grand nombre d'enfants sont
abandonn&#233;s ou maltrait&#233;s par leurs parents, victimes de violence, d'abus,
de torture ou de meurtre, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; accus&#233;s d'&#234;tre dot&#233;s de pouvoirs
de sorcellerie mal&#233;fique et responsables de certains malheurs r&#233;els.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le probl&#232;me, c'est que, dans ce documentaire, les comportements aberrants
qui sont mentionn&#233;s ne sont jamais interpr&#233;t&#233;s comme le r&#233;sultat de
m&#233;canismes sociaux similaires &#224; ceux qu'on observe ailleurs. Tout au plus
mentionne-t-on le fait que l'Angola et le Congo ont &#233;t&#233; le si&#232;ge de
sanglants conflits arm&#233;s, impliquant des millions de morts. Mais quand
vient le temps de pr&#233;senter les divers cas examin&#233;s, l'explication se
limite &#224; invoquer les croyances ou les superstitions des parents, et la
seule solution envisageable serait d'&#233;liminer ces croyances arri&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or quelles sont les vraies causes de tels comportements ? Sans pr&#233;tendre en
fournir une explication unique et d&#233;finitive, les sp&#233;cialistes s'entendent
sur le fait qu'il s'agit essentiellement de causes sociales : un &#233;tat de
d&#233;sorganisation sociale qui ne permet pas d'int&#233;grer les individus et les
groupes et qui engendre des sentiments de frustration, d'injustice, de
d&#233;valorisation, de d&#233;sespoir, et des comportements de criminalit&#233;, de
violence, de toxicomanies, etc. Ces m&#233;canismes sont fort complexes mais ils
agissent de la m&#234;me fa&#231;on dans les divers milieux o&#249; on peut en observer
les effets. La fa&#231;on particuli&#232;re avec laquelle chaque culture vit ces
probl&#232;mes et les interpr&#232;te varie cependant. L'un de ces syst&#232;mes
d'interpr&#233;tation consiste &#224; voir dans les malheurs v&#233;cus le r&#233;sultat d'un
pouvoir de sorcellerie exerc&#233; par certaines personnes. Mais, quelle que
soit l'interpr&#233;tation formul&#233;e, elle intervient apr&#232;s coup. Ce n'est pas
elle qui g&#233;n&#232;re r&#233;ellement les malheurs subis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le contexte traditionnel, la croyance en la sorcellerie &#233;tait surtout
un m&#233;canisme de contr&#244;le et de coh&#233;sion sociale. La crainte d'&#234;tre accus&#233;
de sorcellerie, au moment o&#249; surviendrait un quelconque malheur r&#233;el
utilisable comme pr&#233;texte, suffisait &#224; inciter les membres de la communaut&#233;
&#224; se comporter en bons citoyens et &#224; &#233;carter tout risque de donner prise &#224;
la suspicion des autres. Exactement comme la crainte des contraventions
nous incite &#224; respecter les lois de la circulation. Mais &#224; partir du moment
o&#249; les communaut&#233;s ont vu leur ordre social d&#233;truit par des facteurs qui
sont autant externes que locaux , la table &#233;tait mise pour voir se
multiplier les comportements antisociaux dont les enfants sont toujours les
premi&#232;res victimes. Et ces comportements ont pu &#234;tre formul&#233;s dans les
termes d'une culture traditionnelle remodel&#233;e dans un nouveau contexte.
Mais ces m&#234;mes comportements existent malheureusement aussi dans bien
d'autres soci&#233;t&#233;s et la croyance en la sorcellerie n'y joue aucun r&#244;le
direct, pas plus que la langue dans laquelle ils sont exprim&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il faut en croire le documentaire Les enfants-sorciers, la source des
probl&#232;mes r&#233;side dans la superstition des parents. Soit, mais si &#171; nous &#187;
savons que c'est une pure superstition, pourquoi r&#233;p&#233;ter la m&#234;me chose
qu'eux et ignorer les vraies causes ? Assumer que la cause des agressions
est la superstition des parents, c'est pr&#233;cis&#233;ment une croyance, et cette
croyance est exactement de m&#234;me nature que celle que le documentaire
pr&#233;tend d&#233;noncer. C'est une explication fausse, parfaitement imaginaire,
issue elle aussi d'un syst&#232;me culturel particulier : le n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon nos conceptions occidentales traditionnelles, il existerait encore
des &#234;tres humains plus ou moins &#171; primitifs &#187;, dont le cerveau est r&#233;gi par
des principes irrationnels, &#224; l'inverse de ceux qui sont cens&#233;s faire
fonctionner le n&#244;tre. Il s'en suit que les Autres seraient d'une nature
diff&#233;rente et en tout point oppos&#233;e &#224; la n&#244;tre : parlant des dialectes
plut&#244;t que des langues, vivant de croyances plut&#244;t que de connaissances,
sp&#233;cialistes en rituels plut&#244;t qu'en techniques, bref des &#234;tres dont la
pens&#233;e qualifi&#233;e d'irrationnelle d&#233;coulerait d'un cerveau sans commune
nature avec celui que Nous croyons poss&#233;der et qui Nous sert en m&#234;me temps
&#224; d&#233;finir l' &#171; &#202;tre humain &#187; sur la base de la raison. Selon cette logique
inconsciente, ces Autres plus ou moins &#171; primitifs &#187; ne seraient pas
pleinement des &#234;tres humains puisqu'ils n'en poss&#232;deraient pas les
caract&#233;ristiques essentielles. Bref une conception des diff&#233;rences entre
humains qui a servi de trame de fond pendant toute l'histoire coloniale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si on peut approuver le travail de d&#233;nonciation que voulait mener le
r&#233;alisateur de ce documentaire, il est pour le moins aberrant de constater
le caract&#232;re r&#233;trograde du cadre d'interpr&#233;tation qu'il utilise et qui
risque surtout d'entretenir et de raviver les pires pr&#233;jug&#233;s traditionnels
que les colonisateurs europ&#233;ens ont fa&#231;onn&#233;s concernant les peuples
d'Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Denis Blondin&lt;br&gt;
Anthropologue&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>Too many English stations ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Too-many-English-stations</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Too-many-English-stations</guid>
		<dc:date>2008-06-11T00:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Don MacPherson - The Gazette (Montreal) </dc:creator>
		


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		<description>Does Quebec have too many radio and television stations ? And if so, which ones should be taken off the air ? Those are some of the questions raised by the growing support among political parties in Quebec for provincial control over the licensing of broadcasters in its territory. In (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Does Quebec have too many radio and television stations ? And if so, which ones should be taken off the air ? Those are some of the questions raised by the growing support among political parties in Quebec for provincial control over the licensing of broadcasters in its territory. In February, the Quebec Liberal Party's policy (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Too-many-English-stations"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title> Daniel Turp lance le mouvement Radio-Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.leplateau.com/article-217634-Daniel-Turp-lance-le-mouvement-RadioQuebec.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.leplateau.com/article-217634-Daniel-Turp-lance-le-mouvement-RadioQuebec.html</guid>
		<dc:date>2008-05-30T23:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description>par Carole le Hirez - Le d&#233;put&#233; de Mercier est &#224; la t&#234;te d'une coalition militant en faveur de la cr&#233;ation d'une radio culturelle 100 % qu&#233;b&#233;coise qui donnerait la part belle &#224; la cr&#233;ation musicale d'ici. Il y a quelques mois, Daniel Turp prenait la plume pour manifester son (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton13764.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;285&quot; height=&quot;187&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;par Carole le Hirez - Le d&#233;put&#233; de Mercier est &#224; la t&#234;te d'une coalition militant en faveur de la cr&#233;ation d'une radio culturelle 100 % qu&#233;b&#233;coise qui donnerait la part belle &#224; la cr&#233;ation musicale d'ici. Il y a quelques mois, Daniel Turp prenait la plume pour manifester son m&#233;contentement face au traitement que r&#233;serve la (...) - &lt;a href="http://www.leplateau.com/article-217634-Daniel-Turp-lance-le-mouvement-RadioQuebec.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les Fran&#231;ais sont-ils des francophones comme les autres ?</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/05/06/188433.html</link>
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		<dc:date>2008-05-06T11:36:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louise Beaudoin - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Cette question est plus s&#233;rieuse qu'il n'y para&#238;t, et la r&#233;ponse qui lui sera donn&#233;e d&#233;terminera en bonne partie l'avenir de la Francophonie. Nous voil&#224; enfin sortis de la saga de TV5 Monde qui, pendant six mois, a empoisonn&#233; les relations entre la France et le Qu&#233;bec ainsi (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Cette question est plus s&#233;rieuse qu'il n'y para&#238;t, et la r&#233;ponse qui lui sera donn&#233;e d&#233;terminera en bonne partie l'avenir de la Francophonie. Nous voil&#224; enfin sortis de la saga de TV5 Monde qui, pendant six mois, a empoisonn&#233; les relations entre la France et le Qu&#233;bec ainsi que la pr&#233;paration du XIIe Sommet de la (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/05/06/188433.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Argument</title>
		<link>http://www.vigile.net/Argument</link>
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		<dc:date>2008-05-05T15:20:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


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		<description></description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton13234.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;121&quot; height=&quot;185&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title> Tirer la cha&#238;ne ou non</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188299.html</link>
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		<dc:date>2008-05-05T12:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Paul Cauchon - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Cette chronique a d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; les critiques &#233;mises par plusieurs t&#233;l&#233;spectateurs envers Radio-Canada, que ce soit sur le site Internet du Devoir ou sur diff&#233;rents blogues des autres m&#233;dias. Ce num&#233;ro d'Argument, lui, t&#233;moigne de la d&#233;ception (le mot est faible) des intellectuels envers (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Cette chronique a d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; les critiques &#233;mises par plusieurs t&#233;l&#233;spectateurs envers Radio-Canada, que ce soit sur le site Internet du Devoir ou sur diff&#233;rents blogues des autres m&#233;dias. Ce num&#233;ro d'Argument, lui, t&#233;moigne de la d&#233;ception (le mot est faible) des intellectuels envers une entreprise publique qui fut un fleuron de la (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188299.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Modernisation de TV5 Monde : Une r&#233;ussite &#224; laquelle le Qu&#233;bec a contribu&#233;</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188308.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188308.html</guid>
		<dc:date>2008-05-05T11:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Christine St-Pierre - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>L'accord intervenu au sujet de la modernisation de TV5 Monde, apr&#232;s neuf mois d'intenses n&#233;gociations, est une r&#233;ussite. Fruit d'une fructueuse n&#233;gociation entre la France et les gouvernements partenaires de TV5, et des interventions du Qu&#233;bec et du Canada, cet accord permet (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;L'accord intervenu au sujet de la modernisation de TV5 Monde, apr&#232;s neuf mois d'intenses n&#233;gociations, est une r&#233;ussite. Fruit d'une fructueuse n&#233;gociation entre la France et les gouvernements partenaires de TV5, et des interventions du Qu&#233;bec et du Canada, cet accord permet en effet de pr&#233;server les fondements et les acquis (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188308.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>T&#233;l&#233;r&#233;alit&#233;</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080504/CPOPINIONS03/805040522/6742/CPOPINIONS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080504/CPOPINIONS03/805040522/6742/CPOPINIONS</guid>
		<dc:date>2008-05-04T16:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Pratte - &#201;ditorial - La Presse</dc:creator>
		


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		<description>La r&#233;alit&#233; c'est que sous (malgr&#233; ? gr&#226;ce &#224; ?) la comp&#233;tence f&#233;d&#233;rale, la radiodiffusion qu&#233;b&#233;coise est devenue consid&#233;rablement plus vigoureuse et diversifi&#233;e au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es. Outre TQS aujourd'hui, le maillon faible du syst&#232;me a toujours &#233;t&#233;... T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec, une (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La r&#233;alit&#233; c'est que sous (malgr&#233; ? gr&#226;ce &#224; ?) la comp&#233;tence f&#233;d&#233;rale, la radiodiffusion qu&#233;b&#233;coise est devenue consid&#233;rablement plus vigoureuse et diversifi&#233;e au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es. Outre TQS aujourd'hui, le maillon faible du syst&#232;me a toujours &#233;t&#233;... T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec, une soci&#233;t&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080504/CPOPINIONS03/805040522/6742/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Bon d&#233;barras !</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080502/CPOPINIONS02/805020669/6732/CPOPINIONS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080502/CPOPINIONS02/805020669/6732/CPOPINIONS</guid>
		<dc:date>2008-05-02T12:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Alain Charbonneau - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Certes, en r&#233;gion, il y a une perte. L'information pourrait certainement y &#234;tre relev&#233;e, particuli&#232;rement par les hebdomadaires. N'oublions pas non plus que la t&#233;l&#233;vision n'est plus autant la vache sacr&#233;e qu'elle a d&#233;j&#224; &#233;t&#233;. L'Internet devient la source premi&#232;re (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton13193.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;282&quot; height=&quot;188&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Certes, en r&#233;gion, il y a une perte. L'information pourrait certainement y &#234;tre relev&#233;e, particuli&#232;rement par les hebdomadaires. N'oublions pas non plus que la t&#233;l&#233;vision n'est plus autant la vache sacr&#233;e qu'elle a d&#233;j&#224; &#233;t&#233;. L'Internet devient la source premi&#232;re d'information pour bien des gens. Que TQS (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080502/CPOPINIONS02/805020669/6732/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Les fruits de l'indiff&#233;rence</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/05/02/187894.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/05/02/187894.html</guid>
		<dc:date>2008-05-02T11:10:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Christian Rioux - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Dans cette affaire, reconnaissons que le Qu&#233;bec est loin d'avoir su faire jouer &#224; temps tout le capital de sympathie dont il jouit en France. Comment expliquer autrement qu'aucune personnalit&#233; politique de premier plan et pas un seul intellectuel en vue n'ait publiquement pris (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans cette affaire, reconnaissons que le Qu&#233;bec est loin d'avoir su faire jouer &#224; temps tout le capital de sympathie dont il jouit en France. Comment expliquer autrement qu'aucune personnalit&#233; politique de premier plan et pas un seul intellectuel en vue n'ait publiquement pris la d&#233;fense du Qu&#233;bec et de TV5 ? Comment (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/05/02/187894.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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