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	<title>Vigile.net - Moni&#232;re, Denis</title>
	<link>http://www.vigile.net/+-Moniere-Denis-+</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>La gouvernance souverainiste de l'&#201;tat et l'accession du Qu&#233;bec &#224; la souverainet&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-gouvernance-souverainiste-de-l</link>
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		<dc:date>2008-02-07T16:21:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Daniel Gomez - www.ipsoquebec.org</dc:creator>, <dc:creator> IPSO - www.ipsoquebec.org</dc:creator>
		


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		<description>Le 28 janvier dernier, environ 80 participants sont venus &#233;changer avec messieurs Larose et Moni&#232;re sur le th&#232;me de ce que pourrait &#234;tre une gouvernance souverainiste dans le contexte f&#233;d&#233;ral actuel. Ce d&#233;bat s'inscrit dans le cadre de la r&#233;flexion que portent les Intellectuels pour la (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton11662.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;198&quot; height=&quot;132&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Le 28 janvier dernier, environ 80 participants sont venus &#233;changer avec messieurs Larose et Moni&#232;re sur le th&#232;me de ce que pourrait &#234;tre une gouvernance souverainiste dans le contexte f&#233;d&#233;ral actuel. Ce d&#233;bat s'inscrit dans le cadre de la r&#233;flexion que portent les Intellectuels pour la Souverainet&#233; sur ce qui pourrait &#234;tre la meilleure (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-gouvernance-souverainiste-de-l"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Pour une &#233;lection sur les projets et les pouvoirs du Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.vigile.net/Pour-une-election-sur-les-projets</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Pour-une-election-sur-les-projets</guid>
		<dc:date>2008-02-04T18:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Gilbert Paquette - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Toute nouvelle proposition de solution de la question nationale lors de la prochaine &#233;lection doit &#234;tre cr&#233;dible parce que menant infailliblement &#224; un r&#233;sultat qui ne d&#233;pende que de la volont&#233; majoritaire du peuple qu&#233;b&#233;cois. Il faut avoir le courage de mettre des enjeux nationaux qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte publi&#233; dans &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/02/11/175615.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le Devoir du lundi 11 f&#233;vrier 2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;lectrochoc de l'&#233;lection de 2007 am&#232;ne enfin le Parti qu&#233;b&#233;cois &#224;
s'interroger sur son cadre strat&#233;gique. Les propositions fusent :
gouvernance souverainiste (Larose), r&#233;f&#233;rendum &#224; initiative populaire
(SPQ-libre), r&#233;f&#233;rendum rapide suite &#224; une campagne souverainiste
(Moni&#232;re), pacte &#233;lectoral pour autoriser la r&#233;alisation de la souverainet&#233;
(Bariteau). Plusieurs de ces propositions ne s'attaquent qu'indirectement &#224;
la question principale qui pollue notre vie d&#233;mocratique : la schizophr&#233;nie
entre la nation et le pays, avec ses impacts n&#233;fastes sur la situation du
fran&#231;ais, la coh&#233;sion nationale interethnique, l'incapacit&#233; de proc&#233;der aux
investissements &#233;normes requis en &#233;ducation, en sant&#233;, en d&#233;veloppement
durable, l'emprisonnement de notre &#201;tat dans l'espace canadien &#224; l'heure de
la mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'&#224; maintenant la d&#233;marche souverainiste s'est caract&#233;ris&#233;e par son
absence de d&#233;termination. Dans huit &#233;lections sur les dix auxquelles le
Parti Qu&#233;b&#233;cois a particip&#233; depuis sa cr&#233;ation, donc sauf en 1970 et 1973,
il a fait campagne sur une plateforme &#233;lectorale visant la gouvernance
provinciale, parfois assortie d'une promesse de tenir un r&#233;f&#233;rendum,
parfois d'un engagement &#224; ne pas en tenir un ou d'en tenir un en autant
qu'on soit s&#251;r de le gagner !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons maintenant, gr&#226;ce aux protagonistes du r&#233;f&#233;rendum &#224; initiative
populaire une autre variante de l'&#233;tapisme, une autre &#233;chappatoire. Il
faudra que le Parti Qu&#233;b&#233;cois soit &#233;lu et qu'il passe une loi sur les &#171; r&#233;f&#233;rendums &#187;. Puis on attendra le temps qu'il faut que 500 000 personnes
en demandent un sur la souverainet&#233;. Et si un r&#233;f&#233;rendum &#233;tait demand&#233; &#224;
l'initiative du West Island pour s&#233;parer la province de Qu&#233;bec en deux ou
pour demander une &#171; meilleure &#187; int&#233;gration du Qu&#233;bec au Canada ? Entre-temps, qu'arrivera-t-il de nos projets urgents, sans le rapatriement des
pouvoirs collectifs dont nous avons besoin pour les r&#233;aliser. Je suis
totalement d'accord que &#171; le Qu&#233;bec doit investir massivement dans
T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec pour en faire une v&#233;ritable t&#233;l&#233;vision nationale &#187;. Alors
comment fait-on en attendant le &#171; r&#233;f&#233;rendum du peuple &#187; dans une province
qui ne peut m&#234;me pas soutenir correctement ses &#233;coles, ses universit&#233;s et
ses h&#244;pitaux, quel que soit le parti au pouvoir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un vote pour le Parti, un vote pour le Pays.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut cong&#233;dier l'&#233;tapisme r&#233;f&#233;rendaire &#224; la Claude Morin ou nouvelle
vague. Il y a quelque chose de fondamentalement faux pour un souverainiste
de s'engager &#224; faire &#171; bon gouvernement &#187; dans le r&#233;gime f&#233;d&#233;ral, surtout
tel qu'il a &#233;volu&#233; depuis le r&#233;f&#233;rendum de 1995. Pour un souverainiste, la
seule fa&#231;on pour le Qu&#233;bec de se donner un bon gouvernement, c'est de se
donner un vrai gouvernement, un gouvernement complet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut avoir le courage, prendre le risque, de faire campagne l&#224;-dessus,
&#224; chaque &#233;lection. D'abord, d'un point de vue d'efficacit&#233; &#233;lectorale, un
parti ind&#233;pendantiste se place en position de faiblesse en situant ses
engagements &#233;lectoraux dans le cadre f&#233;d&#233;ral actuel o&#249; le Qu&#233;bec est
&#233;trangl&#233; financi&#232;rement, plut&#244;t que dans le cadre d'un pays et du
rapatriement des pouvoirs qui vont avec. Peu d'engagements &#233;lectoraux des
politiciens provinciaux peuvent maintenant se r&#233;aliser sans une
participation financi&#232;re d'Ottawa qui a le gros bout du b&#226;ton. Il reste
alors le qu&#233;mandage (de nos propres imp&#244;ts) &#224; Ottawa, attitude pernicieuse,
d&#233;valorisante et dangereuse pour l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais il y a plus grave. Les p&#233;riodes &#233;lectorales sont les moments o&#249; la
discussion politique est la plus intense, l&#224; o&#249; les citoyens &#233;coutent et
participent le plus &#224; l'&#233;change des id&#233;es. Or, une option qui n'occupe pas
l'espace public &#224; ce moment-l&#224; est vou&#233;e &#224; la disparition, surtout si on
laisse les adversaires en parler n&#233;gativement, sans r&#233;plique. Faire des
&#233;lections de gouverne provinciale a suffisamment nui au progr&#232;s du Qu&#233;bec
vers sa souverainet&#233; nationale. D'une fa&#231;on ou de l'autre, la prochaine
campagne &#233;lectorale du Parti qu&#233;b&#233;cois doit absolument viser une gouverne
nationale, une gouverne qui pr&#233;suppose le rapatriement des pouvoirs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Gouverne souverainiste ou gouverne de pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;cente proposition de G&#233;rald Larose ne vise qu'indirectement cet
objectif. Un vote pour le PQ &#224; la prochaine &#233;lection serait un vote pour
une &#171; gouverne souverainiste &#187; faite de gestes de souverainet&#233; :
citoyennet&#233; et constitution qu&#233;b&#233;coise, renforcement de la loi l01, mise
sur pied d'une caisse d'assurance emploi du Qu&#233;bec, nationalisation de
l'eau, pr&#233;paration de la reconnaissance internationale du futur Qu&#233;bec
souverain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'en suis, mais dans la mesure o&#249; ils se situent dans la l&#233;galit&#233; telle
qu'&#233;tablie par la constitution canadienne de 1982 (que le Qu&#233;bec n'a
toujours par reconnue), ces gestes pourraient aussi bien &#234;tre pos&#233;s par un
parti f&#233;d&#233;raliste. L'abolition du poste de lieutenant-gouverneur qui fait
applaudir les foules est un bel exemple ; pour vraiment l'abolir, il faut
modifier la constitution du Canada, alors on le mettra plut&#244;t au
garde-robe ! Des gestes qui ne requi&#232;rent pas de modification &#224; la
constitution canadienne ne permettent pas de rapatrier au Qu&#233;bec un seul
des pouvoirs du f&#233;d&#233;ral. Penser que l'accumulation de tels gestes pendant
un mandat de quatre ans suffira &#224; faire avancer la souverainet&#233; vers un
moment majoritaire me semble tr&#232;s risqu&#233;. &#192; la fin du mandat, le
Gouvernement du Qu&#233;bec n'aura pas plus et peut-&#234;tre moins de moyens qu'au
d&#233;but puisque la centralisation &#224; Ottawa se sera poursuivie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour une d&#233;marche qui donne des r&#233;sultats.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut cibler la vraie question, soit le rapatriement des pouvoirs dont
le Qu&#233;bec a un urgent besoin pour r&#233;soudre ses probl&#232;mes concrets. Entre
1990 et 1994, l'&#233;chec des accords du Lac Meech et de Charlottetown a mis en
&#233;vidence clairement le refus global du Canada-anglais face aux aspirations
du Qu&#233;bec, pendant que l'appui des Qu&#233;b&#233;cois &#224; la souverainet&#233; augmentait
en fl&#232;che, jusqu'&#224; un sommet de 67%. Cette croissance spectaculaire
d&#233;montre qu'il est possible de r&#233;soudre cette question. Si Robert Bourassa
avait alors accept&#233; les propositions du rapport Allaire ou la main tendue
de Jacques Parizeau, le Qu&#233;bec serait souverain depuis 15 ans. Imaginez
tous ce que les Qu&#233;b&#233;cois auraient accompli.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reprendre la promotion de la souverainet&#233; sans la concr&#233;tiser dans des
projets qui requi&#232;rent une gouvernance nationale serait une grave erreur.
Cela a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; &#224; l'&#233;lection de 2007 lorsque le chef du PQ, mettant de
c&#244;t&#233; le programme de son parti (sauf l'obligation r&#233;f&#233;rendaire), s'est
interdit de traiter de la langue et de la culture, de la lutte &#224; la
pauvret&#233;, du d&#233;placement des activit&#233;s &#233;conomiques, du d&#233;fi d&#233;mographique
et de bien d'autres questions importantes o&#249; on aurait besoin du coffre &#224;
outil d'un &#201;tat souverain. Le r&#233;sultat a fait para&#238;tre le Parti Qu&#233;b&#233;cois
comme un vieux parti &#224; court d'id&#233;es. En fait, c'est toute la campagne
&#233;lectorale qui, d&#233;pourvue de grands enjeux, fut v&#233;ritablement &#171; provinciale &#187;, presque folklorique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un des principaux obstacles d'une solution de notre question nationale est
la lassitude, le renoncement et la peur de l'&#233;chec qui se sont d&#233;velopp&#233;s
depuis quarante ans. Aucune solution ne semble pouvoir s'imposer, ce qui
am&#232;ne une majorit&#233; de la population &#224; rejeter tout nouveau r&#233;f&#233;rendum qui
se tiendrait dans les m&#234;mes conditions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est par ailleurs significatif de constater le d&#233;sir tr&#232;s majoritaire de
la population, que les partis politiques qu'ils &#233;lisent r&#232;glent cette
question. Lors d'un sondage en 1999, interrog&#233; sur l'opinion suivante : &#171; Que le Qu&#233;bec soit une province ou un pays, ce qui est important, c'est que
cette question soit r&#233;gl&#233;e une fois pour toutes &#187;, 70% se sont dit d'accord
avec cet &#233;nonc&#233;, dont 48% enti&#232;rement d'accord. Tout laisse croire qu'en
2008, le r&#233;sultat serait semblable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toute nouvelle proposition de solution de la question nationale lors de la
prochaine &#233;lection doit &#234;tre cr&#233;dible parce que menant infailliblement &#224; un
r&#233;sultat qui ne d&#233;pende que de la volont&#233; majoritaire du peuple qu&#233;b&#233;cois.
Il faut avoir le courage de mettre des enjeux nationaux qui n&#233;cessitent un
rapatriement des pouvoirs d'Ottawa, au c&#339;ur de la prochaine &#233;lection et de
toutes celles qui suivront.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gilbert Paquette&lt;br&gt;
Vice-pr&#233;sident des IPSO&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>S'il &#233;tait chef...</title>
		<link>http://www.vigile.net/S-il-etait-chef</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/S-il-etait-chef</guid>
		<dc:date>2008-01-10T19:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Michel David - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Le texte de M. Larose, d'abord publi&#233; dans le num&#233;ro de d&#233;cembre de l'Action nationale et que Le Devoir a reproduit dans son &#233;dition d'hier, a &#233;t&#233; salu&#233; avec enthousiasme sur le site ind&#233;pendantiste Vigile.net. &#171; Un strat&#232;ge s'est lev&#233; : G&#233;rald Larose &#187;, s'est (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quatre ans, un texte du directeur de l'Action nationale, Robert Laplante, avait eu l'effet d'un coup de tonnerre au PQ, encore sonn&#233; par la d&#233;faite d'avril 2003. Hant&#233;s par le souvenir douloureux des &#171; conditions gagnantes &#187;, certains &#233;taient pr&#234;ts &#224; emprunter tous les raccourcis vers la terre promise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'&#233;tapisme maudit, qui refl&#233;tait simplement une &#171; peur du conflit &#187;, M. Laplante proposait de substituer une strat&#233;gie qui utiliserait &#171; la crise politique comme instrument politique &#187;. Selon lui, un gouvernement p&#233;quiste devrait multiplier les &#171; gestes de rupture &#187; avec le Canada sans attendre la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En cautionnant cette proposition, Jacques Parizeau avait d&#233;clench&#233; une temp&#234;te qui devait empoisonner l'existence de Bernard Landry jusqu'au jour de sa d&#233;mission. Au congr&#232;s de juin 2005, les &#171; purs et durs &#187; n'avaient pas r&#233;ussi &#224; imposer la strat&#233;gie des &#171; gestes de rupture &#187;, mais ils avaient puissamment contribu&#233; &#224; l'adoption d'un &#233;ch&#233;ancier r&#233;f&#233;rendaire plus contraignant que jamais auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est trop t&#244;t pour mesurer l'effet qu'aura l'invitation du copr&#233;sident du Conseil de la souverainet&#233;, &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Le-referendisme-congedie&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;G&#233;rald Larose, &#224; &#171; cong&#233;dier le r&#233;f&#233;rendisme &#187;&lt;/a&gt; au profit d'une &#171; gouvernance souverainiste &#187;, mais il est clair que le report du r&#233;f&#233;rendum aux calendes grecques a d&#233;sorient&#233; bon nombre de souverainistes, qui ne savent plus trop par quel bout reprendre le combat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est difficile d'imaginer qu'au conseil national &#233;largi de mars prochain, les militants p&#233;quistes accepteront de voir la souverainet&#233; &#234;tre ramen&#233;e &#224; une simple figure de style dont leur nouveau chef &#233;maillera parfois ses discours. La valorisation de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise que propose Pauline Marois est sans doute une initiative int&#233;ressante, mais elle peut tr&#232;s bien s'inscrire dans un cadre f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le texte de M. Larose, d'abord publi&#233; dans le num&#233;ro de d&#233;cembre de l'Action nationale et que Le Devoir a reproduit dans son &#233;dition d'hier, a &#233;t&#233; salu&#233; avec enthousiasme sur le site ind&#233;pendantiste Vigile.net. &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Un-stratege-s-est-leve-Gerald&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; Un strat&#232;ge s'est lev&#233; : G&#233;rald Larose &#187;&lt;/a&gt;, s'est r&#233;joui un de ses chroniqueurs r&#233;guliers, Michel Gendron. &#171; Larose nous donne le go&#251;t du combat. L'&#233;tat de d&#233;sorganisation actuel du mouvement ind&#233;pendantiste ne l'emp&#234;che pas de voir ce qui est positif dans la pr&#233;sente conjoncture &#187; alors que &#171; le PQ ne mobilise plus parce qu'il ne sait plus mobiliser &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; le titre dont il a coiff&#233; son texte, &#171; Si j'&#233;tais chef... (sans pr&#233;tention aucune au poste) &#187;, M. Larose ne s'en prend pas nomm&#233;ment &#224; Pauline Marois. Il pr&#233;tend plut&#244;t r&#233;pliquer &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Que-faire-du-Parti-quebecois&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;au politologue Denis Moni&#232;re qui, dans un texte publi&#233; dans La Presse le 21 d&#233;cembre&lt;/a&gt;, proposait que le PQ s'engage &#224; n'enclencher le processus r&#233;f&#233;rendaire que s'il &#233;tait port&#233; au pouvoir avec au moins 45 % des voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;alit&#233;, M. Larose fait d'une pierre deux coups. Quand il d&#233;plore la d&#233;politisation du projet souverainiste, &#224; tel point que &#171; des gouvernements souverainistes qui, dans la poursuite de l'objectif premier pour lequel ils avaient &#233;t&#233; &#233;lus, se sont refus&#233;s &#224; mettre dans la balance leur plein poids politique de gouvernement &#187;, le chapeau va aussi bien &#224; Pauline Marois, qui a clairement opt&#233; pour un &#171; bon gouvernement &#187; provincial, qu'&#224; Lucien Bouchard ou Bernard Landry.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La rh&#233;torique est une chose admirable, et l'ancien pr&#233;sident de la CSN y a toujours excell&#233;. Qui peut s'opposer &#224; ce que, &#171; dans l'exercice du pouvoir, la gouvernance soit essentiellement mobilis&#233;e par la construction de l'avenir ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En pratique, ce n'est pas toujours aussi simple. C'est bien beau de cong&#233;dier le r&#233;f&#233;rendisme et l'obsession du &#171; grand soir &#187;, mais la gouvernance souverainiste sans souverainet&#233; a ses limites. Il est illusoire de s'imaginer qu'on peut mobiliser l'&#201;tat &#8212; et la population &#8212; sans proposer d'&#233;ch&#233;ancier. L'automne dernier, Mme Marois s'est bien rendu compte que la nomination d'un &#171; ministre de la souverainet&#233; &#187; n'avait aucun sens &#224; partir du moment o&#249; elle avait renonc&#233; &#224; tenir un r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M. Larose donne l'exemple du gouvernement L&#233;vesque, qui avait pris tous les moyens &#224; sa disposition pour faire adopter la loi 101, mais la majorit&#233; dont il disposait &#224; l'Assembl&#233;e nationale l'assurait du r&#233;sultat en bout de course.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1994, Jacques Parizeau avait bel et bien mobilis&#233; les ressources de l'&#201;tat tout en respectant les r&#232;gles de la d&#233;mocratie. Avant m&#234;me que le PQ ne prenne le pouvoir, il avait cependant fix&#233; un &#171; horizon &#187; &#224; la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum et s'y &#233;tait tenu envers et contre tous. Personne n'a pu l'accuser de ne pas avoir jou&#233; franc jeu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le programme adopt&#233; au congr&#232;s de juin 2005 traduisait peut-&#234;tre une trop grande pr&#233;cipitation aux yeux de certains, mais il ne manquait pas de coh&#233;rence. Si le PQ r&#233;quisitionnait l'appareil gouvernemental et engageait des fonds publics pour r&#233;aliser la souverainet&#233;, le Qu&#233;bec serait de facto plong&#233; dans une campagne r&#233;f&#233;rendaire qui ne pourrait pas durer ind&#233;finiment. D&#232;s lors, la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum &#171; le plus t&#244;t possible dans un premier mandat &#187; allait de soi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne faut pas s'imaginer qu'Ottawa laisserait le PQ mettre tranquillement en place les conditions d'une s&#233;cession en douceur. Les relations entre les deux ordres de gouvernement s'envenimeraient rapidement et il deviendrait imp&#233;ratif de demander &#224; la population de trancher.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il est vrai que la proposition de Denis Moni&#232;re n'a rien de tr&#232;s emballant pour un souverainiste press&#233;, elle a au moins le m&#233;rite d'&#234;tre responsable. Les chances de voir le PQ reprendre le pouvoir avec 45 % des voix dans un avenir pr&#233;visible paraissent bien minces, mais il vaut mieux v&#233;rifier s'il y a suffisamment d'eau dans la piscine avant de plonger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faut-il comprendre que M. Larose d&#233;clencherait le processus d'accession &#224; la souverainet&#233; peu importe les circonstances ? Heureusement, il assure n'avoir aucune pr&#233;tention au poste de chef.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;mdavid@ledevoir.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Alors que devons-nous faire ?</title>
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		<dc:date>2008-01-10T19:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Deschamps - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Regardons les choses en face. Si l'objectif ultime n'a pas &#233;t&#233; atteint, ce n'est pas la faute des maudits Anglais, de l'argent sale, de la malhonn&#234;tet&#233; des f&#233;d&#233;raux ou des votes ethniques. C'est tout simplement &#224; cause de l'id&#233;ologie boiteuse du parti et de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Que-faire-du-Parti-quebecois&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse&lt;/i&gt; a publi&#233; en fin d'ann&#233;e un texte de Denis Moni&#232;re&lt;/a&gt;, un ind&#233;pendantiste de longue date. Saluons l'&#233;v&#233;nement, qui contraste avec une pratique journalistique parfois douteuse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cet article, Denis Moni&#232;re semble d'avis que les ind&#233;pendantistes n'ont gu&#232;re d'avenir au sein du PQ, &#233;tant donn&#233; les risques d'enlisement du parti sous la gouverne de madame Marois quant &#224; la poursuite effective de l'objectif ultime : l'&#233;ch&#233;ancier r&#233;f&#233;rendaire ayant &#233;t&#233; mis sous le boisseau, c'est &#224; la gestion autonomiste de la Belle Province et la d&#233;fense rab&#226;ch&#233;e de &#171; l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise &#187; qu'il se consacrera.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moni&#232;re a raison : la question du statut du Qu&#233;bec est centrale sur notre &#233;chiquier politique, mais, fait &#224; souligner, puisqu'elle n'est plus l'apanage des p&#233;quistes, les allusions folkloriques au &#171; pays &#187; d&#233;clam&#233;es sur tous les tons ne pourront leur tenir lieu de programme encore bien longtemps. Tant qu'&#224; y &#234;tre, les &#233;lecteurs seront peut-&#234;tre plus enclins de donner sa chance au petit Mario qui, lui, apr&#232;s sa participation remarqu&#233;e au r&#233;f&#233;rendum de 95, table d&#233;sormais sur l'am&#233;nagement tranquille de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise &#224; l'int&#233;rieur du cadre canadien. Il y a belle lurette que sa r&#233;volte &#339;dipienne est termin&#233;e : en vieillissant m&#234;me, ne prend-il pas de plus en plus des airs de Robert Bourassa ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut le redire : la dilution de l'article 1 du PQ voue cette formation &#224; l'insignifiance. Le PQ n'a d'autre choix que de s'en tenir &#224; une position ferme. Madame Marois, qui tient le Premier ministre convalescent sous la tente d'oxyg&#232;ne (le patient prend du mieux, dit-on), a le privil&#232;ge de choisir le moment des prochaines &#233;lections. 42 ou 43% des suffrages suffisent pour prendre le pouvoir. Comme dit le proverbe : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;where there's a will, there's a way&lt;/i&gt;. Juste avec le potentiel &#233;nerg&#233;tique dans les dossiers du fran&#231;ais et de l'immigration, il y a de quoi suivre un courant ascendant dans la bonne direction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le faux-pas originel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis pas d'accord cependant avec Denis Moni&#232;re quant aux sources du coma id&#233;ologique dans lequel s'enlise le PQ. Le probl&#232;me ne date pas des derni&#232;res &#233;lections. Le coup de marketing op&#233;r&#233;e par madame Marois, l'automne dernier, ne dispensera pas son parti d'une r&#233;vision critique en profondeur. Il faut remonter en fait beaucoup plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s le d&#233;part, en 1968, le projet ind&#233;pendantiste a &#233;t&#233; parasit&#233; par l'illusion d'une possible &#171; association &#187; avec le f&#233;d&#233;ral sur une base consensuelle et &#233;galitaire, alors que l'on sait tr&#232;s bien que, dans la logique du f&#233;d&#233;ralisme canadien, il n'y a absolument rien &#224; n&#233;gocier. Rappelons le mot c&#233;l&#232;bre du grand architecte de Meech : &#171; It doesn&#8216;t mean dick &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; ce faux-pas originel a succ&#233;d&#233; le pi&#232;ge r&#233;f&#233;rendaire de 1974. L'&#233;chec cuisant de 1980 a montr&#233; que, dans l'esprit des Qu&#233;b&#233;cois, il n'y a pas de lien oblig&#233; entre &#171; bon gouvernement &#187; et souverainet&#233;. Le bon sens m&#234;me serait plut&#244;t dans l'avis contraire. Comme dans les coups de foudre &#224; r&#233;p&#233;tition, l'insanit&#233; consisterait &#224; r&#233;p&#233;ter les m&#234;mes erreurs en s'imaginant obtenir des r&#233;sultats diff&#233;rents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Incomp&#233;tence et d&#233;fection des chefs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Regardons les choses en face. Si l'objectif ultime n'a pas &#233;t&#233; atteint, ce n'est pas la faute des maudits Anglais, de l'argent sale, de la malhonn&#234;tet&#233; des f&#233;d&#233;raux ou des votes ethniques. C'est tout simplement &#224; cause de l'id&#233;ologie boiteuse du parti et de l'incomp&#233;tence de la plupart des chefs qui n'ont pas su anticiper les occasions en or qui se sont pr&#233;sent&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; cet &#233;gard, la maladie infantile des P&#233;quistes a toujours consist&#233; &#224; se laisser b&#234;tement hypnotiser par le charisme de leurs chefs. La d&#233;fection du P&#232;re fondateur ne leur a pas suffi ; c'est sur les traces de son idole qu'a march&#233; Lucien Bouchard, accueilli en v&#233;ritable sauveur. Le grand n&#233;gociateur patronal aura r&#233;ussi le tour de force de tenir successivement le r&#244;le du tra&#238;tre dans les deux camps. On ne saurait trouver d'exemple plus &#233;clatant d'un caract&#232;re irr&#233;solu et branlant. Rien que de &#171; normalement &#233;quivoque &#187; dirait Lowry - disposition qui ne va pas, faut-il ajouter, sans une dose de perversit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par chance, madame Marois n'est pas l'objet de l'attachement plein de v&#233;n&#233;ration que les Qu&#233;b&#233;cois, par m&#233;dias interpos&#233;s, semblent avoir d&#233;sesp&#233;r&#233;ment besoin d'&#233;prouver envers leurs vaches sacr&#233;es. Tant mieux.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mouvement pendulaire&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vison plut&#244;t simpliste que d&#233;fend Denis Moni&#232;re l'am&#232;ne par ailleurs &#224; voir l&#224; o&#249; il n'y en a pas une contradiction insurmontable entre les possibilit&#233;s d'action &#224; l'int&#233;rieur du cadre provincialiste actuel et la mise en op&#233;ration de l'ind&#233;pendance ; comme l'a soulign&#233; un &#233;ditorial r&#233;cent de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gazette&lt;/i&gt;, il reste aveugle face au potentiel explosif d'une fusion des votes de l'ADQ et du PQ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est sur ce terrain que se mesureront les deux formations rivales. Le calcul est tr&#232;s simple : qui va se rallier &#224; l'autre. L'avantage de l'initiative appartient aujourd'hui, sans conteste, aux mod&#233;r&#233;s qui pr&#233;conisent une approche conciliante avec le f&#233;d&#233;ral. On n'a pas &#224; s'en inqui&#233;ter outre mesure. Depuis les ann&#233;es 1960, trois axes d&#233;terminent les grandes orientations de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise dans ses rapports avec le f&#233;d&#233;ral : statu quo, conciliation, souverainet&#233;-association. Aucun consensus stable n'ayant pu &#234;tre d&#233;gag&#233;, c'est &#224; un mouvement pendulaire entre ces trois p&#244;les qu'on assiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#8230; et conversion d'affect&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Moni&#232;re passe &#224; c&#244;t&#233; d'une autre v&#233;rit&#233; &#233;l&#233;mentaire : comme en psychoth&#233;rapie, l'art en politique consiste &#224; convertir &#224; ses propres fins l'&#233;nergie de ses adversaires. Je ne vois rien de dramatique, quant &#224; moi, dans les &#171; illusions &#187; des f&#233;d&#233;ralistes qui s'imaginent de bonne foi &#171; conqu&#233;rir des parcelles de pouvoir dans le cadre du f&#233;d&#233;ralisme &#187;. La d&#233;monstration reste &#224; faire. Si l'on se fie aux pr&#233;c&#233;dents (Meech et Charlottetown), la d&#233;sillusion la plus am&#232;re les attend. On n'a pas &#224; s'inqui&#233;ter : si le d&#233;ni de r&#233;alit&#233; ne surgit pas du Qu&#233;bec, il viendra du reste du Canada. Justin Trudeau ne r&#234;ve pas &#224; autre chose dans ses phases paroxystiques de sommeil. Tout le monde sait bien que l'imbroglio actuel est d&#251; en partie &#224; la vision r&#233;actionnaire et parfaitement orthodoxe de son papa : tout projet de conciliation envers le Qu&#233;bec, m&#234;me dilu&#233; &#224; l'extr&#234;me, court le haut risque d'&#234;tre per&#231;u dans le reste du Canada comme une trahison. Et puisque les Communes ont vot&#233; unanimement sur la motion de la reconnaissance des Qu&#233;b&#233;cois en tant que nation, il n'y a qu'&#224; taper sur ce clou.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, on ne se le cachera pas, ce n'est que par d&#233;pit que bien des f&#233;d&#233;ralistes mod&#233;r&#233;s au Qu&#233;bec se rallieront &#224; la th&#232;se souverainiste. Le ph&#233;nom&#232;ne se produit quand il n'y a plus de fuite possible dans le d&#233;ni ou lorsqu'il n'est plus possible de rester accroch&#233; &#224; des mensonges consolants. Ne manquent que les circonstances propices &#224; une telle conversion d'affect qui, selon les mouvements du pendule ou, si l'on pr&#233;f&#232;re, la compulsion de r&#233;p&#233;tition qui gouverne les soci&#233;t&#233;s comme les individus, ne manqueront pas de revenir. Vous pouvez mettre un petit deux l&#224;-dessus. Inutile pr&#233;dire le moment o&#249; elles se pr&#233;senteront. Beaucoup d'eau risque de couler encore sous les ponts. Une chose pourtant, &#224; ce stade-ci, est s&#251;re : les seules chances que Stephen Harper a de former un gouvernement majoritaire r&#233;sident chez les sectaires x&#233;nophobes et r&#233;trogrades que la presse anglophone bien-pensante voit non sans m&#233;pris chez les &#233;lecteurs des &#171; r&#233;gions &#187; et des comt&#233;s ruraux &#224; travers le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le mythe de l'assomption de l'ind&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a un dernier point dans le texte de Moni&#232;re qui m&#233;rite d'&#234;tre abord&#233;. Au fond de la posture de certains de nos soi-disant &#171; purs et durs &#187; r&#233;side le mythe de l'assomption de l'ind&#233;pendance, quelque chose comme &#171; le degr&#233; z&#233;ro &#187; du politique &#224; partir duquel s'op&#233;rera la rupture radicale, la transmutation des valeurs ou, comme dirait Bock-C&#244;t&#233;, l'h&#233;g&#233;lien de service de T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec, le retour int&#233;gral au pur esprit de la nation. Il y a l&#224;, je crois, une excellente illustration d'une tournure d'esprit dont on trouve &#224; profusion des exemples d'Althusser &#224; Marx en passant par tous les amateurs de table rase.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne pense pas qu'il faille jeter le discr&#233;dit sur la gestion provincialiste. Enseigner la science politique et faire de la politique sont deux choses. Les ind&#233;pendantistes devraient maintenant savoir que ce n'est qu'apr&#232;s des efforts soutenus &#224; l'int&#233;rieur des structures actuelles, sans d&#233;vier de leur trajectoire, qu'ils parviendront &#224; des r&#233;sultats satisfaisants. C'est par l'entremise d'une gestion provincialiste bien comprise et le secours impr&#233;visible de l'actualit&#233; que la promotion de l'ind&#233;pendance a des chances d'&#234;tre men&#233;e &#224; terme. C'est ce que Maurice S&#233;guin appelle dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Normes&lt;/i&gt; &#171; la politique du &quot;possible&quot; &#187; (1987, 169) &#224; quoi l'on doit, par exemple, l'imp&#244;t provincial.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La gu&#234;pe et la chenille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une m&#233;taphore zoologique en terminant. Quand vient le temps de la reproduction, la gu&#234;pe investit une chenille dans laquelle elle inocule sa semence ; celle-ci y trouvant un milieu propice, son d&#233;veloppement se poursuit jusqu'au moment o&#249;, ayant atteint son terme, le rejeton l'abandonne derri&#232;re soi pour enfin prendre son envol.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question reste donc enti&#232;re : alors que devons-nous faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois Deschamps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le r&#233;f&#233;rendisme cong&#233;di&#233;</title>
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		<dc:creator>G&#233;rald Larose - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Le projet de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec est un grand projet. Si la majorit&#233; des pays ont conquis la leur avec des fusils, le Qu&#233;bec, lui, entend y acc&#233;der par les urnes. D&#233;mocratique, ce combat est donc &#224; mener tous les jours, sur tous les fronts et dans tous les domaines, conscients que (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le projet de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec est un grand projet. Si la majorit&#233; des pays ont conquis la leur avec des fusils, le Qu&#233;bec, lui, entend y acc&#233;der par les urnes. D&#233;mocratique, ce combat est donc &#224; mener tous les jours, sur tous les fronts et dans tous les domaines, conscients que ceux qui, depuis 1982, d&#233;clinent au quotidien le (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-referendisme-congedie"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>&lt;i&gt;Internet et la D&#233;mocratie&lt;/i&gt;</title>
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		<description>http://www.erudit.org/livre/moniere... une d&#233;cennie, Internet a envahi tous les secteurs d'activit&#233;s. D&#232;s lors comment le d&#233;veloppement de cette nouvelle technologie de communication affectera-t-il l'&#233;volution de la d&#233;mocratie ? Quels seront ses impacts sur le r&#244;le des citoyens dans (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.erudit.org/livre/moniere... une d&#233;cennie, Internet a envahi tous les secteurs d'activit&#233;s. D&#232;s lors comment le d&#233;veloppement de cette nouvelle technologie de communication affectera-t-il l'&#233;volution de la d&#233;mocratie ? Quels seront ses impacts sur le r&#244;le des citoyens dans le processus politique ? Comment les partis (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Internet-et-la-Democratie"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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