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	<title>Vigile.net - Ryan, Claude</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>Retour sur Pierre Elliott Trudeau</title>
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		<dc:creator>Raymond Giroux - Le Soleil</dc:creator>
		


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		<description>Non, il n'y a pas que cela dans ce volumineux ouvrage. Mais aussi bien pr&#233;venir les f&#233;d&#233;ralistes qu&#233;b&#233;cois &#171; provinciaux &#187; : vous ne gagnez aucun prix pour votre all&#233;geance, car Trudeau vous consid&#233;rait au mieux comme des mous (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Non, il n'y a pas que cela dans ce volumineux ouvrage. Mais aussi bien pr&#233;venir les f&#233;d&#233;ralistes qu&#233;b&#233;cois &#171; provinciaux &#187; : vous ne gagnez aucun prix pour votre all&#233;geance, car Trudeau vous consid&#233;rait au mieux comme des mous vell&#233;itaires. - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/200910/30/01-916965-retour-sur-pierre-elliott-trudeau.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>L'&#233;ternel examen de conscience</title>
		<link>http://www.vigile.net/Nelly-Arcan-et-la-cause-nationale</link>
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		<dc:creator>Andr&#233; Savard - Chronique d'Andr&#233; Savard</dc:creator>
		


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		<description>L'&#233;crivain fran&#231;ais Louis-Ferdinand C&#233;line a d&#233;j&#224; &#233;crit que de nos jours on n'avait pas droit &#224; la r&#233;putation si on n'&#233;tait pas reconnu clown. Nelly Arcan et Pierre Falardeau, d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; une journ&#233;e d'intervalle, ont fait les frais de ce ph&#233;nom&#232;ne. Nelly Arcan ne pouvait (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;crivain fran&#231;ais Louis-Ferdinand C&#233;line a d&#233;j&#224; &#233;crit que de nos jours on n'avait pas droit &#224; la r&#233;putation si on n'&#233;tait pas reconnu clown. Nelly Arcan et Pierre Falardeau, d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; une journ&#233;e d'intervalle, ont fait les frais de ce ph&#233;nom&#232;ne. Nelly Arcan ne pouvait para&#238;tre nulle part sans qu'on se dise : &quot;Tiens, voil&#224; la poup&#233;e post-chirurgicale, la pute qui &#233;crit&quot;. Et Pierre Falardeau sera rest&#233; dans l'imaginaire de bien des gens le b&#251;cheron qui se risque &#224; faire des films entre deux blasph&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les r&#233;putations sont commodes. &#199;a permet de trouver un terrain d'entente et de ne pas aller plus loin qu'il faut pour d&#233;cider du sort d'une personne. Etre per&#231;u comme un clown peut aider &#224; obtenir quelques cachets lors de passages &#224; la t&#233;l&#233;vision. On se retrouve avec un personnage m&#233;diatis&#233; et occult&#233;, tout &#224; la fois, par le r&#244;le qu'on lui fait porter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Falardeau disait peut-&#234;tre : &quot;C'est de la marde&quot; sur des sujets port&#233;s aux nues. Mais il n'enfon&#231;ait pas des portes ouvertes, ce disant. On se souviendra de son film &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Temps des Bouffons&lt;/i&gt; o&#249; le cin&#233;aste, &#224; ses d&#233;buts, s'invite subrepticement &#224; un party de f&#233;d&#233;ralistes au Beaver Club. L'&#233;diteur de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse&lt;/i&gt; d'alors dit &#224; la foule r&#233;unie : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hi, I am Roger D. Landry&lt;/i&gt;, en anglicisant son pr&#233;nom et ajoute : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;We are magnificent.&lt;/i&gt; Falardeau comprenait tr&#232;s bien dans quel contexte il allait passer sa vie, une r&#233;alit&#233; sublim&#233;e o&#249; tout marche sur la t&#234;te, o&#249; on fait passer le fait d'&#234;tre une province d'une autre nation pour un avant-poste futuriste, et o&#249; ceux qui font avaler &#231;a en organisant sans arr&#234;t le message dans la &quot;province&quot; se jugent plus &#233;clair&#233;s, &quot;magnificent&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Falardeau &#233;tait conscient que l'on vivait dans du faux sublime o&#249; on fait passer des partisans du tassement du Qu&#233;bec pour des &#234;tres universalistes et super-conscients. Vivant au sein d'une population qui se fait dire qu'elle va atteindre un tel degr&#233; de conscience universelle si elle reste dans le Canada et qu'elle daigne apprendre l'anglais, Falardeau ne voulait pas r&#233;p&#233;ter le message officiel du bon individu &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;hypersuperconscient&lt;/i&gt;. Il ne voulait pas &#234;tre consacr&#233; par le pouvoir en place. Il voulait montrer qui sont vraiment les chantres du r&#233;gime f&#233;d&#233;raliste. Falardeau a commenc&#233; d&#232;s le d&#233;but de sa carri&#232;re &#224; nous les montrer dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Temps des Bouffons&lt;/i&gt;, ces individus hypersuperconscients, en train de manger esturgeons, gigots, caviar, &quot;magnificent&quot;, riches au point de pouvoir se payer des cuvettes en or pour chier. Oui, Falardeau disait &quot;c'est de la marde&quot;, et on aurait d&#251; comprendre qu'il voulait nous faire sortir du message organis&#233; qui tra&#238;ne un parfum d'op&#233;ra et de ballet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand Claude Ryan est mort et qu'on disait tous : Regarde comme le pauve a port&#233; tellement de m&#233;dailles d'honneur toute sa vie que &#231;a devait &#234;tre lourd &#224; porter, Falardeau n'a pas fait dans la redite. Il a dit : &lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/04-12/livres.html#3&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&quot;C'est une charogne&quot;&lt;/a&gt;. En fait, Ryan venait de confesser, voyant la mort arriver, qu'il avait d&#233;fendu le &quot;f&#233;d&#233;ralisme renouvel&#233;&quot; alors que Trudeau lui avait r&#233;pondu lors d'une conversation priv&#233;e que son livre beige contenant un hypoth&#233;tique plan de renouvellement ne serait jamais adopt&#233; par le F&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trudeau : Il n'y a rien pour le F&#233;d&#233;ral l&#224;-dedans et trop pour les provinces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ryan : Mais que dirons-nous aux journalistes qui nous attendent &#224; la sortie ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trudeau : Nous dirons que nous n'en avons pas parl&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que Ryan fit, de son propre aveu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et Ryan continua la campagne r&#233;f&#233;rendaire en disant que c'&#233;tait formidable le f&#233;d&#233;ralisme canadien car on y avait r&#233;colt&#233; le droit de vivre comme une exception formidable et que dans l'avenir, gr&#226;ce au f&#233;d&#233;ralisme d'ouverture, on obtiendrait encore plus le droit d'&#234;tre une forme particuli&#232;re de la soci&#233;t&#233; canadienne. Falardeau n'a pas m&#226;ch&#233; ses mots pour qualifier un comportement pareil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au jour le jour, Falardeau a sillonn&#233; les rues comme Nelly Arcan qui, sans faire dans la politique, savait si bien faire ressortir notre &#233;tat v&#233;ritable de nation en d&#233;peignant une simple tranche de vie. Dans son avant-dernier roman &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; ciel ouvert&lt;/i&gt;, le personnage principal assiste &#224; la liesse populaire des immigrants dont le pays d'origine vient de gagner le mondial : &quot;La joute se prolongeait dans ses millions de fans, les clameurs de la Coupe du Monde commen&#231;aient de r&#233;sonner dans toutes les grandes villes du monde. Les Portugais avaient vaincu les Anglais et tous les Portugais ainsi que tous les fans des Portugais allaient, le restant de la journ&#233;e et pendant toute la soir&#233;e, assi&#233;ger la ville en parcourant sans arr&#234;t ses grandes art&#232;res, imposer dans la brusquerie de leurs drapeaux comme si c'&#233;tait la fin du monde, leur droit de rouler par les rues leur joie ; et les Montr&#233;alais allaient accorder leur assentiment, admirer en eux le courage de la fiert&#233; nationale, leur audace de se proclamer les plus forts ; ils allaient saluer une attitude guerri&#232;re &#224; laquelle ils n'avaient plus droit depuis longtemps, une fa&#231;on de bomber le torse qui avait &#233;t&#233; remplac&#233;e par un &#233;ternel examen de conscience.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;ternel examen de conscience, observe Julie, le personnage cr&#233;&#233; par Nelly Arcan, vivant dans une province qui pr&#233;tend toujours progresser, toujours lutter contre son &#233;tat normal alors qu'en fait elle se retranche dans le mode d'existence que son syst&#232;me politique autorise. Une soci&#233;t&#233; habitu&#233;e &#224; renverser la signification de cet &#233;tat en se faisant croire qu'il s'agit d'une victoire du moi cr&#233;ateur sur le Nous croupissant.
Nelly Arcan poursuit au sujet de la prise de conscience de son personnage :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Julie constatait en elle les sympt&#244;mes de cette mise en proc&#232;s de sa nation, de l'entreprise sociale de fustigation de soi-m&#234;me, dont celui de se tenir dans les gradins du monde, de le regarder comme un th&#233;&#226;tre o&#249; passait la vie des autres, dont l'ennui et la torpeur, la fuite, la mort par d&#233;nigrement, rabaissement, affaissement des p&#232;res, cette mort dans l'&#226;me qui pouvait frapper &#224; grande &#233;chelle un peuple en le laissant se reproduire dans son propre tombeau.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233; Savard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Claude Ryan et l'h&#233;ritage nationaliste du PLQ</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/03/17/180833.html</link>
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		<dc:creator>Olivier Marcil - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Dans un texte publi&#233; dans l'&#233;dition du Devoir du 8 mars dernier, l'historien &#201;ric B&#233;dard commente le livre de Claude Ryan publi&#233; en 2002, Les Valeurs lib&#233;rales et le Qu&#233;bec moderne, comme &#233;tant un ouvrage qui, &#171; en centrant son histoire sur la lutte pour les droits individuels, fait (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans un texte publi&#233; dans l'&#233;dition du Devoir du 8 mars dernier, l'historien &#201;ric B&#233;dard commente le livre de Claude Ryan publi&#233; en 2002, Les Valeurs lib&#233;rales et le Qu&#233;bec moderne, comme &#233;tant un ouvrage qui, &#171; en centrant son histoire sur la lutte pour les droits individuels, fait l'impasse sur le fait que la question (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/03/17/180833.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Olivier Marcil. &quot;La Raison et l'&#233;quilibre&quot;</title>
		<link>http://www.hst.ulaval.ca/revuemens/Bock-cr.html</link>
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		<dc:creator>Michel Bock</dc:creator>
		


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		<description>Olivier Marcil. La Raison et l'&#233;quilibre. Lib&#233;ralisme, nationalisme et catholicisme dans la pens&#233;e de Claude Ryan au Devoir (1962-1978). Montr&#233;al, &#201;ditions Varia, 2002. 292 p. (Coll. &#171; Histoire et Soci&#233;t&#233; &#187;). Les rayons de nos biblioth&#232;ques ne croulent pas sous le poids des ouvrages (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Olivier Marcil. La Raison et l'&#233;quilibre. Lib&#233;ralisme, nationalisme et catholicisme dans la pens&#233;e de Claude Ryan au Devoir (1962-1978). Montr&#233;al, &#201;ditions Varia, 2002. 292 p. (Coll. &#171; Histoire et Soci&#233;t&#233; &#187;). Les rayons de nos biblioth&#232;ques ne croulent pas sous le poids des ouvrages consacr&#233;s &#224; l'&#339;uvre et &#224; la pens&#233;e de (...) - &lt;a href="http://www.hst.ulaval.ca/revuemens/Bock-cr.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Grandeurs et omissions de Claude Ryan, penseur du PLQ de Jean Charest</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179461.html</link>
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		<dc:creator>&#201;ric B&#233;dard - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>En adoptant sans en discuter les th&#232;ses de leur ancien chef, les militants lib&#233;raux ne risquent-ils pas d'accr&#233;diter un certain r&#233;visionnisme ? En effet, dans son petit livre, Claude Ryan, en centrant son histoire sur la lutte pour les droits individuels, fait l'impasse sur le fait (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En adoptant sans en discuter les th&#232;ses de leur ancien chef, les militants lib&#233;raux ne risquent-ils pas d'accr&#233;diter un certain r&#233;visionnisme ? En effet, dans son petit livre, Claude Ryan, en centrant son histoire sur la lutte pour les droits individuels, fait l'impasse sur le fait que la question nationale a largement contribu&#233; (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/03/08/179461.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Pierre Falardeau &#224; Paul Arcand</title>
		<link>http://www.vigile.net/Pierre-Falardeau-a-Paul-Arcand</link>
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		<dc:date>2007-08-01T09:38:32Z</dc:date>
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	</item>



	<item>
		<title>Qui a dit cela ? (R&#233;ponses)</title>
		<link>http://www.vigile.net/Qui-a-dit-cela-Reponses</link>
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		<dc:date>2007-05-21T11:50:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Madame Pauline Marois a dit qu'il fallait faire &#339;uvre de p&#233;dagogie. Dans mon esprit, cela veut dire &#171; enseigner &#187;. En attendant qu'elle le fasse, je veux lui rappeler &#8211; et &#224; ses d&#233;put&#233;s - certains &#233;l&#233;ments de notre histoire. *** 1- Le Canada anglais doit comprendre de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Madame Pauline Marois a dit qu'il fallait faire &#339;uvre de p&#233;dagogie. Dans
mon esprit, cela veut dire &#171; enseigner &#187;. En attendant qu'elle le fasse, je
veux lui rappeler &#8211; et &#224; ses d&#233;put&#233;s - certains &#233;l&#233;ments de notre
histoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 1- Le Canada anglais doit comprendre de fa&#231;on tr&#232;s claire que, quoi qu'on
dise et quoi qu'on fasse, le Qu&#233;bec est, aujourd'hui et pour toujours, une
soci&#233;t&#233; distincte, libre et capable d'assumer son destin et son
d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Extrait du discours de Robert Bourassa, 22 juin 1990, Assembl&#233;e
nationale du Qu&#233;bec. 5 minutes 12 secondes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suite &#224; ce discours, ce
soir-l&#224;, le grand Jacques Parizeau s'est lev&#233; et a tendu la main au Premier
ministre Bourassa, en lui proposant, dans un geste de tr&#232;s grande humilit&#233;,
de l'aider &#224; faire l'ind&#233;pendance. C'est, selon moi, le plus grand et le
plus beau moment de la politique qu&#233;b&#233;coise depuis la Conf&#233;d&#233;ration ( ?) de
1867. Bien avant les deux r&#233;f&#233;rendums de 1980 et 1995. Ce soir-l&#224;, tout le
peuple qu&#233;b&#233;cois, tous partis politiques confondus, &#233;tait derri&#232;re ses
dirigeants et, sur le parquet de l'Assembl&#233;e, l'unanimit&#233; &#233;tait faite. Il
se passera bien des lunes avant qu'une telle unanimit&#233; ne se fasse. Est-ce
trop vous demander de comprendre que cette unanimit&#233; s'est r&#233;alis&#233;e alors
qu'un f&#233;d&#233;raliste dirigeait les destin&#233;es du Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les sondages confirmaient, quelques jours plus tard, que si Robert
Bourassa avait pos&#233; la question invitant les Qu&#233;b&#233;cois &#224; faire
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, le OUI l'aurait remport&#233; avec au moins 65 % des
votes exprim&#233;s. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse&lt;/i&gt;, c'est historique : c'est
un f&#233;d&#233;raliste lib&#233;ral qui a conduit le Qu&#233;bec aux portes de
l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et s'y on se mettait ensemble, au lieu de taxer les gens de purs, de durs,
d'impurs et de mous ? De braquer les f&#233;d&#233;ralistes contre les
ind&#233;pendantistes. Il doit y avoir un autre chemin &#224; prendre que celui de la
confrontation. Un grand chef, inspirateur, pourrait-il surgir et cr&#233;er &#224;
nouveau cette union sacr&#233;e, bris&#233;e par de la petite politique partisane ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 2- &#171; Il faut rendre au peuple du Qu&#233;bec ce qui appartient au peuple du
Qu&#233;bec ; son plus riche patrimoine, celui de l'&#233;lectricit&#233;. Et &#231;a presse,
demain il sera trop tard. C'est maintenant ou jamais que nous serons ma&#238;tre
chez nous. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jean Lesage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet ancien Premier ministre du Qu&#233;bec a os&#233; dire
qu'il fallait &#234;tre &#171; Ma&#238;tre chez nous &#187;. Aid&#233; de Ren&#233; L&#233;vesque, ils ont fait
ce bout de chemin important, en dotant le Qu&#233;bec de la ma&#238;trise d'une des
plus grandes forces naturelles du pays&#8230; &#224; faire : la nationalisation de
l'&#233;lectricit&#233;. Bourassa a continu&#233; en lan&#231;ant la Baie-James et les grands
barrages du Nord du Qu&#233;bec, m&#234;me si le PQ, &#224; l'&#233;poque, voulait installer
plut&#244;t des centrales nucl&#233;aires. Qui s'en souvient ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie de Jean Lesage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est n&#233; &#224; Montr&#233;al le 10 juin 1912 et est mort &#224; Qu&#233;bec le 12 d&#233;cembre
1980. Il &#233;tait avocat. Il fut premier ministre du Qu&#233;bec du 22 juillet
1960 au 16 ao&#251;t 1966. Il est parfois vu comme le p&#232;re de la r&#233;volution
tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fils de Xav&#233;ri Lesage, enseignant et fonctionnaire &#224; Montr&#233;al, et de
C&#233;cile C&#244;t&#233;, Jean Lesage fit ses &#233;tudes au jardin de l'enfance
Saint-Enfant-J&#233;sus de Montr&#233;al, au pensionnat Saint-Louis-de-Gonzague &#224;
Qu&#233;bec, au s&#233;minaire de Qu&#233;bec et &#224; l'Universit&#233; Laval. Dipl&#244;m&#233; en droit,
Jean Lesage fut admis au barreau de la province de Qu&#233;bec le 10 juillet
1934.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il exer&#231;a sa profession d'avocat &#224; Qu&#233;bec avec Me Paul Lesage en 1934,
puis avec Charles Gavan Power, Valmore Bienvenue, Paul Lesage et Jean
Turgeon. Il &#233;pousa Corinne Lagarde, cantatrice, fille d'Alexandre Lagarde,
g&#233;rant de commerce, et de Val&#233;ria Matte. Il fut Procureur de la couronne de
procureur de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, de
1939 &#224; 1944.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Lesage fut &#233;lu d&#233;put&#233; de la circonscription f&#233;d&#233;rale de
Montmagny-L'Islet pour le compte du Parti lib&#233;ral du Canada pour la
premi&#232;re fois lors de l'&#233;lection g&#233;n&#233;rale de 1945. R&#233;&#233;lu en 1949, il fut
par la suite nomm&#233; adjoint parlementaire du secr&#233;taire d'&#201;tat aux Affaires
ext&#233;rieures, poste qu'il occupa du 24 janvier 1951 au 31 d&#233;cembre 1952,
pour ensuite devenir adjoint parlementaire du ministre des Finances du 1er
janvier au 13 juin 1953. R&#233;&#233;lu &#224; nouveau en 1953, Jean Lesage devint
ministre des Ressources et du D&#233;veloppement &#233;conomique dans le cabinet
Saint-Laurent du 17 septembre au 15 d&#233;cembre 1953, puis ministre du Nord
canadien et des Ressources nationales du 16 d&#233;cembre 1953 au 21 juin 1957.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il surv&#233;cut &#224; la vague progressiste-conservatrice de John George
Diefenbaker, ayant &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu en 1957 et 1958, mais d&#233;missionna de ce poste
le 13 juin 1958 suite &#224; son &#233;lection &#224; la direction du Parti lib&#233;ral du
Qu&#233;bec le 31 mai de la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;lu d&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec, Jean Lesage remporta le
scrutin de 1960, faisant campagne avec le slogan &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est le temps que &#231;a
change&lt;/i&gt;, et mit ainsi fin au long r&#232;gne de l'Union nationale, qui avait
gouvern&#233; le Qu&#233;bec depuis 1944 sous la direction de Maurice Duplessis.
Lesage devint premier ministre, pr&#233;sident du Conseil ex&#233;cutif et ministre
des Finances du 5 juillet 1960 au 16 juin 1966, et &#233;galement ministre des
Affaires f&#233;d&#233;rales-provinciales du 28 mars 1961 au 16 juin 1966 et ministre
du Revenu du 30 mai au 8 ao&#251;t 1963.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le programme de Jean Lesage et de son gouvernement est all&#233; bien au-del&#224;
de simples r&#233;formes &#233;conomiques. Ancr&#233; dans une tradition conservatrice, le
Qu&#233;bec disposait d'une autonomie relative, tant au plan politique qu'au
plan &#233;conomique. Lesage voulait transformer les institutions et les
mentalit&#233;s, et la nationalisation des toutes puissantes compagnies
hydro&#233;lectriques de la province devait &#234;tre un &#171; d&#233;tonateur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convoqua pr&#233;matur&#233;ment des &#233;lections g&#233;n&#233;rales le mercredi 19 septembre
1962 sur le th&#232;me de la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233;. Un d&#233;bat
politique t&#233;l&#233;vis&#233;, le premier de l'histoire du Canada, eut lieu le
dimanche 11 novembre au soir, et opposa le chef du gouvernement et
pr&#233;sident du Parti lib&#233;ral Jean Lesage, au chef de l'opposition et chef de
l'Union nationale Daniel Johnson. Le Premier ministre en chef r&#233;ussit ce
tour de force et remporta un scrutin aux enjeux vitaux pour la province :
&#171; Il faut rendre au peuple du Qu&#233;bec ce qui appartient au peuple du Qu&#233;bec ; son plus riche patrimoine, celui de l'&#233;lectricit&#233;. Et &#231;a presse, demain
il sera trop tard. C'est maintenant ou jamais que nous serons ma&#238;tre chez
nous. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Profitant d'une forte croissance &#233;conomique, le gouvernement Lesage
remodela profond&#233;ment l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois en lan&#231;ant des projets majeurs
d'investissements publics, comme la nationalisation des richesses
naturelles, avec la cr&#233;ation des soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat Sid&#233;rurgie du Qu&#233;bec en
1964 et Soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise d'exploration mini&#232;re en 1965. Pr&#233;occup&#233; par
l'ind&#233;pendance et la comp&#233;tence de l'&#201;tat, Jean Lesage initia une vaste
r&#233;forme de l'enseignement public, conduite par son gouvernement, dont
l'apog&#233;e fut la cr&#233;ation du minist&#232;re de l'&#201;ducation en 1964. La p&#233;riode
Lesage vit &#233;galement la cr&#233;ation en 1961 de l'assurance maladie qu&#233;b&#233;coise,
&#171; l'assurance-hospitalisation &#187;, et des minist&#232;res des Affaires
culturelles, du Revenu et des Affaires f&#233;d&#233;rales-provinciales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'importantes institutions &#233;conomiques et sociales sont aussi cr&#233;&#233;es, comme
la Caisse de d&#233;p&#244;t et placement du Qu&#233;bec et la R&#233;gie des rentes, toutes
deux en 1965. Enfin, la repr&#233;sentation du Qu&#233;bec &#224; l'&#233;tranger fut
d&#233;velopp&#233;e, avec l'inauguration des D&#233;l&#233;gations g&#233;n&#233;rales du Qu&#233;bec &#224; Paris
en 1961 et &#224; Londres en 1963.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le scrutin de 1966 eut raison du gouvernement de la &#171; R&#233;volution
tranquille &#187; ; bien que le Parti lib&#233;ral ait obtenu le plus grand nombre de
voix, les comt&#233;s ruraux, moins favorables aux lib&#233;raux, continuaient &#224;
jouir d'un poids disproportionn&#233; par rapport aux comt&#233;s urbains (et ce
malgr&#233; une r&#233;forme de la carte &#233;lectorale adopt&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente), ce
qui permit &#224; l'Union nationale de l'emporter. &#192; la fin de son mandat
ex&#233;cutif, Jean Lesage devint d&#233;put&#233; de la circonscription de Louis-H&#233;bert
en 1966, et chef de l'opposition jusqu'en 1970. Ayant fait part de sa
d&#233;cision d'abandonner le poste de chef du Parti lib&#233;ral le 28 ao&#251;t 1969, il
demeura en fonction jusqu'au congr&#232;s de janvier 1970, au cours duquel il ne
s'&#233;tait pas repr&#233;sent&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s avril 1970, Jean Lesage fit partie de la commission charg&#233;e par le
gouvernement du Qu&#233;bec de la pr&#233;paration de la l&#233;gislation. Colonel
honoraire du 6e r&#233;giment d'artillerie de 1965 &#224; 1970, il occupa d&#232;s lors le
poste de directeur de plusieurs compagnies, notamment Lever Brothers Ltd.,
Montreal Trust Co., Mondev Corporation Ltd., Campbell Chibougamau Mines
Ltd. et J.J. Baker Ltd. Membre du conseil d'administration de la Canadian
Reynolds Metals Co. en 1971, Jean Lesage fut nomm&#233; pr&#233;sident du conseil
d'administration des Nordiques de Qu&#233;bec en juin 1972.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Lesage mourut le 12 d&#233;cembre 1980 &#224; Qu&#233;bec. Il est enterr&#233; au
cimeti&#232;re Notre-Dame-de-Belmont &#224; Sainte-Foy (Qu&#233;bec). (Voir Wikip&#233;dia)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 3- &#171; Une soci&#233;t&#233;, pas plus qu'une femme, ne peut demeurer ind&#233;finiment
enceinte : il faut qu'elle accouche ou qu'elle avorte. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Ren&#233; L&#233;vesque a prononc&#233; cette phrase.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle est dans la m&#234;me
ligne que celle-ci. &#171; Il est des points [...] o&#249; le courage et l'audace
tranquilles deviennent pour un peuple, aux moments cl&#233;s de son existence,
la seule forme de prudence convenable. S'il n'accepte pas alors le risque
calcul&#233; des grandes &#233;tapes, il peut manquer sa carri&#232;re &#224; tout jamais,
exactement comme l'homme qui a peur de la vie. &#187; -&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque (24 ao&#251;t 1922 &#224; New Carlisle - 1er novembre 1987 &#224;
Montr&#233;al), journaliste, correspondant de guerre, animateur de radio et de
t&#233;l&#233;vision, d&#233;put&#233;, ministre et chef politique qu&#233;b&#233;cois, fonde le Parti
qu&#233;b&#233;cois en 1968 et exerce la fonction de premier ministre du Qu&#233;bec de
1976 &#224; 1985.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque est n&#233; &#224; Campbellton (N.B) et grandit &#224; New Carlisle, un
petit village comptant, &#224; l'&#233;poque, pr&#232;s de 1000 habitants et &#233;tant de
majorit&#233; anglophone et bourgeois, dans le comt&#233; de Bonaventure, en
Gasp&#233;sie, m&#234;me si officiellement il na&#238;t le 24 ao&#251;t 1922 &#224; l'h&#244;pital de
Campbellton, au Nouveau-Brunswick, l'h&#244;pital le plus proche de la r&#233;gion &#224;
l'&#233;poque. Sa m&#232;re est Diane Dionne-Pineault, descendante d'une lign&#233;e des
seigneurs de Tilly, et son p&#232;re Dominic L&#233;vesque, un avocat de la r&#233;gion de
Gasp&#233;. Il est l'a&#238;n&#233; d'une famille de quatre enfants. Ses deux fr&#232;res et sa
s&#339;ur unique sont Fernand, Andr&#233; et Alice. Le biographe Pierre Godin nous
dit qu'il &#233;tait tr&#232;s attach&#233; &#224; ses fr&#232;res et sa s&#339;ur unique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s ses &#233;tudes primaires &#224; l'&#233;cole de New Carlisle, il d&#233;bute des &#233;tudes
classiques au Coll&#232;ge de Gasp&#233;. Bien que sa famille parle le fran&#231;ais &#224; la
maison, le jeune Ren&#233; apprend tr&#232;s t&#244;t l'anglais au contact de ses voisins,
d'origine britannique ou am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque son p&#232;re d&#233;c&#232;de en 1937, sa m&#232;re quitte la r&#233;gion pour s'installer
&#224; Qu&#233;bec avec ses enfants. Il reprend et compl&#232;te ses &#233;tudes au Coll&#232;ge
Saint-Charles-Garnier de Qu&#233;bec sous l'enseignement des j&#233;suites o&#249; il
passe beaucoup de temps &#224; lire et demeure premier de classe. Par la suite,
sa m&#232;re se remariera, ce qu'il aura beaucoup de mal &#224; accepter. Deux ans
plus tard, il compl&#232;tera ses &#233;tudes avec difficult&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s ses &#233;tudes classiques, il entreprend des &#233;tudes de droit &#224;
l'Universit&#233; Laval, mais quitte en 1943 avant d'avoir termin&#233;
En 1936, &#224; l'&#226;ge de 14 ans, il d&#233;croche un poste d'annonceur et lecteur de
nouvelles &#224; la station de radio AM CHNC de New Carlisle. Il s'agit d'un
emploi d'&#233;t&#233;. Passionn&#233; par ce m&#233;tier, il effectue ensuite du remplacement
comme annonceur et r&#233;dacteur &#224; CHRC (Qu&#233;bec) en 1941 et 1942, puis toujours
&#224; Qu&#233;bec &#224; CBV.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1944, l'American Psychological Warfare Department de l'arm&#233;e am&#233;ricaine
cherche des journalistes parlant plusieurs langues pour les besoins d'une
radio internationale en Europe, la Voice of America. Bien qu'il soit oppos&#233;
&#224; la conscription, cela ne l'emp&#234;che pas de se porter volontaire (l'arm&#233;e
canadienne lui ayant refus&#233; un poste d'officier, en tant que
correspondant). Au d&#233;but de l'ann&#233;e, Ren&#233; est engag&#233; comme agent de liaison
pour le compte de l'arm&#233;e am&#233;ricaine et se rend &#224; Londres, alors bombard&#233;e
chaque jour par la Luftwaffe nazi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Attach&#233; aux forces am&#233;ricaines, il sera des campagnes militaires de
France, d'Allemagne et d'Autriche. En f&#233;vrier 1945, il devient
correspondant de guerre pour les troupes du g&#233;n&#233;ral am&#233;ricain George Smith
Patton puis du g&#233;n&#233;ral Alexander McCarrell Patch. Il accompagne la premi&#232;re
unit&#233; am&#233;ricaine qui atteint le camp de concentration de Dachau. Il sera
profond&#233;ment boulevers&#233; par ce qu'il y verra.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la fin de guerre, il s'installe &#224; Montr&#233;al et devient journaliste
pour Radio Canada International (RCI). Il est initialement animateur de
l'&#233;mission Journalistes au micro. En 1947, il &#233;pouse Louise L'Heureux,
fille d'Eug&#232;ne L'Heureux, directeur du journal L'Action catholique de
Qu&#233;bec, qui &#233;tait d&#233;j&#224; sa fianc&#233;e avant la guerre. Le couple aura trois
enfants : Pierre, Claude et Suzanne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il sera de nouveau correspondant de guerre en 1952 durant la guerre de
Cor&#233;e. Apr&#232;s l'&#233;pisode de Cor&#233;e, il se fait offrir une carri&#232;re de
journaliste aux &#201;tats-Unis, mais d&#233;cide de rester au Qu&#233;bec.
L&#233;vesque interviewant Lester Pearson devant l'ambassade du Canada &#224; Moscou
vers 1955.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1952, il est promu chef de service des reportages radiot&#233;l&#233;vis&#233;s &#224;
Radio-Canada. Avec la fin de la guerre de Cor&#233;e, il devient animateur de
l'&#233;mission de radio Au lendemain de la veille et des &#233;missions t&#233;l&#233;vis&#233;es
Carrefour et Premier plan.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De 1956 &#224; 1959, L&#233;vesque devient une personnalit&#233; publique tr&#232;s en vue en
animant, &#224; Radio-Canada toujours, une &#233;mission d'affaires publiques
hebdomadaire appel&#233;e Point de mire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1957, il re&#231;oit le Prix Olivar-Asselin pour sa carri&#232;re de journaliste.
&#192; cette &#233;poque, il collabore occasionnellement &#224; la revue Cit&#233; libre, fond&#233;
par Pierre Elliott Trudeau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Durant son s&#233;jour &#224; la t&#233;l&#233;vision publique, il est tr&#232;s impliqu&#233; dans la
gr&#232;ve des r&#233;alisateurs de Radio-Canada, qui dura du 29 d&#233;cembre 1958 au 7
mars 1959 et qui visait une syndicalisation. Il est arr&#234;t&#233; par la police
lors de cette gr&#232;ve, avec 29 autres gr&#233;vistes. Son &#233;mission Point de mire
est retir&#233; de l'antenne &#224; l'&#233;t&#233; 1959. Il quitte Radio-Canada le 24 avril
1960.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suite au d&#233;c&#232;s de Maurice Duplessis, en 1959, il d&#233;cide de se lancer en
politique. Le 22 juin 1960, il est &#233;lu d&#233;put&#233; de l'Assembl&#233;e nationale du
Qu&#233;bec pour le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec dans la circonscription de Laurier
(qui sera modifi&#233;e en 1994 pour Laurier-Dorion). Le Parti lib&#233;ral est &#233;lu
avec une majorit&#233; des si&#232;ges (51/95) et des voix (51.38%).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Lesage, chef du parti, lui offre les postes de ministre des
Ressources hydrauliques et ministre des Travaux publics. L&#233;vesque accepte
et le 5 juillet, il est asserment&#233; dans ses nouvelles fonctions publiques.
Il occupe le poste jusqu'au 28 mars 1961.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 28 mars 1961, il prend les commandes du nouveau minist&#232;re des Richesses
naturelles cr&#233;&#233; par le regroupement du minist&#232;re des Mines avec celui des
Ressources hydrauliques. Il exercera cette fonction jusqu'au 19 janvier
1966. L&#233;vesque propose] la nationalisation des compagnies d'&#233;lectricit&#233;,
chose qui est devenue une r&#233;alit&#233; en Ontario en 1906.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 4 et 5 septembre, le conseil des ministres tient une r&#233;union gard&#233;e
secr&#232;te au camp de p&#234;che du Lac-&#224;-l'&#233;paule (dans l'actuel Parc national de
la Jacques-Cartier). C'est au cours de cette fin de semaine qu'est prise la
d&#233;cision de d&#233;clencher des &#233;lections g&#233;n&#233;rales anticip&#233;es afin de soumettre
le projet de nationalisation aux &#233;lecteurs qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti lib&#233;ral est r&#233;&#233;lu le 14 novembre avec une majorit&#233; augment&#233; (63
si&#232;ges sur 95 et 56,40 % des voix). Ren&#233; L&#233;vesque est r&#233;&#233;lu dans la
circonscription de Laurier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La soci&#233;t&#233; d'&#201;tat Hydro-Qu&#233;bec, cr&#233;&#233;e en 1944, acquiert tous les
distributeurs priv&#233;s d'&#233;lectricit&#233; pour la somme de 604 millions.
L'acquisition par Hydro-Qu&#233;bec de Shawinigan Water &amp; Power, Quebec Power,
Southern Canada Power, Saint-Maurice Power, Gatineau Power, la Compagnie de
pouvoir du Bas-Saint-Laurent, Saguenay Power, Northern Quebec Power, la
compagnie &#233;lectrique de Mont-Laurier, la compagnie &#233;lectrique de
Ferme-Neuve et de La Sarre Power est rendu officielle le 1er mai 1963.
Par la suite, en 1963, L&#233;vesque lutte pour que l'&#233;ducation des Inuits,
install&#233;s dans le nord du Qu&#233;bec, passe d'anglaise &#224; fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du 14 octobre 1965 au 16 juin 1966, il occupe le poste de Ministre de la
Famille et du Bien-&#234;tre social. Sous son minist&#232;re, le Qu&#233;bec se dotera
d'un r&#233;gime d'adoption, d'une aide aux familles monoparentales et d'un
service d'assistance m&#233;dicale gratuite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 5 juin 1966, il est r&#233;&#233;lu d&#233;put&#233; dans la circonscription de Laurier.
Lors de la campagne &#233;lectorale, Ren&#233; L&#233;vesque, toujours f&#233;d&#233;raliste,
conteste fermement les chances du RIN (Rassemblement pour l'ind&#233;pendance
nationale) fond&#233; par Pierre Bourgault 6 ans auparavant. Cependant, le Parti
lib&#233;ral n'obtient pas la majorit&#233; des si&#232;ges et c'est l'Union nationale de
Daniel Johnson, p&#232;re qui prend le pouvoir avec 56 si&#232;ges et 40,82 % des
voix contre 50 si&#232;ges et 47,29 % des voix. L'&#233;lection de 1966 marque
l'entr&#233;e en sc&#232;ne des deux premiers partis politiques ind&#233;pendantistes : le
RIN de Pierre Bourgault et le RN de Gilles Gr&#233;goire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Retir&#233; de ses fonctions minist&#233;rielles, Ren&#233; reste d&#233;put&#233; de l'opposition.
Suite au discours du G&#233;n&#233;ral Charles de Gaulle &#224; Montr&#233;al en 1967, Ren&#233;
r&#233;agit de fa&#231;on mod&#233;r&#233;e sans toutefois lui donner raison. Pendant ce temps,
L&#233;vesque travaille &#224; l'&#233;laboration d'une position constitutionnelle (qui
deviendra par la suite sa publication : Option Qu&#233;bec) qu'il d&#233;sire voir
adopt&#233;e au Parti lib&#233;ral. &#192; l'&#233;t&#233; de 1967, les membres du Congr&#232;s du Parti
lib&#233;ral du Qu&#233;bec refusent de d&#233;battre de la proposition de L&#233;vesque. Le 14
octobre, il quitte le parti. Quelques membres proches de lui le suivent.
[3]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 19 novembre 1967, Ren&#233; L&#233;vesque fonde le Mouvement
souverainet&#233;-association (MSA) afin de promouvoir sa vision d'un Qu&#233;bec
ind&#233;pendant et formellement associ&#233; au Canada dans le cadre d'une nouvelle
union semblable, dans ses principes, &#224; la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne
n&#233;e le 25 mars 1957 par la signature du Trait&#233; de Rome.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&#233;vesque, tout comme Pierre Bourgault, esp&#232;re l'unification des partis
politiques ind&#233;pendantistes. Le 28 d&#233;cembre marque le d&#233;but d'une p&#233;riode
de n&#233;gociations entre le MSA, le RN et le RIN en vue de la cr&#233;ation d'un
parti politique unifiant tous les partisans de l'accession &#224; l'ind&#233;pendance
par des moyens pacifiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En janvier 1968, le MSA publie un manifeste intitul&#233; Option Qu&#233;bec qui est
l'oeuvre de L&#233;vesque. Le 19 avril, le MSA tient son premier congr&#232;s
d'orientation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 11 octobre, &#224; Qu&#233;bec, premier congr&#232;s national du nouveau parti n&#233; de
la fusion entre le MSA et le RN, mais sans le RIN. Le 14, les congressistes
&#233;lisent Ren&#233; L&#233;vesque &#224; la pr&#233;sidence du nouveau Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 26 octobre, les membres du RIN votent en faveur de la dissolution de
leur organisation. Quelque quinze jours plus tard, la majeure partie de ses
16 000 membres ont rejoint le Parti qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; la cr&#233;ation du Parti qu&#233;b&#233;cois en 1968, Ren&#233; L&#233;vesque continue de
si&#233;ger en tant que d&#233;put&#233; ind&#233;pendant dans la circonscription de Laurier
jusqu'&#224; l'&#233;lection du 29 avril 1970. Le Parti qu&#233;b&#233;cois r&#233;coltera alors
23,06% des voix et 7 si&#232;ges. Toutefois, Ren&#233; L&#233;vesque ne sera pas &#233;lu dans
sa circonscription et r&#233;coltera 38,08% des 36 000 votes. C'est le d&#233;put&#233;
lib&#233;ral Andr&#233; Marchand qui sera &#233;lu dans Laurier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il devient chroniqueur au Journal de Montr&#233;al et au Journal de Qu&#233;bec. Il
le restera jusqu'&#224; son &#233;lection en 1976.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par la suite, &#224; l'&#233;lection de 1973, le Parti qu&#233;b&#233;cois finit une fois de
plus au deuxi&#232;me rang derri&#232;re le Parti lib&#233;ral dirig&#233; par Robert Bourassa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette fois, il r&#233;coltera 30,22% et 6 si&#232;ges. Ren&#233; L&#233;vesque, alors port&#233;
candidat dans la circonscription de Dorion (modifi&#233;e pour Laurier-Dorion en
1994), ne sera toujours pas &#233;lu. Il r&#233;coltera 46,66% des 29 100 votes,
derri&#232;re le d&#233;put&#233; Alfred Boss&#233; du Parti lib&#233;ral qui r&#233;coltera 47,68%.
&#192; partir de 1974, il &#233;crit dans Le Jour dirig&#233; par Yves Michaud, le
premier quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'&#233;lection du 15 novembre 1976, il m&#232;ne le Parti qu&#233;b&#233;cois au pouvoir
face aux Lib&#233;raux de Robert Bourassa en recueillant 41,37% du vote et 71
des 110 circonscriptions. Cette fois, Ren&#233; L&#233;vesque, sera &#233;lu dans la
circonscription de Taillon avec une nette majorit&#233; de 62,65% devant le
candidat lib&#233;ral Fernand Blanchard. Ren&#233; L&#233;vesque devient Premier ministre
du Qu&#233;bec dix jours plus tard. Il s'est engag&#233; entre autres &#224; tenir un
r&#233;f&#233;rendum avant d'enclencher le processus d'accession &#224; l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque d&#233;bute son mandat dans un contexte difficile : le taux de
ch&#244;mage d&#233;passe les 10%, la balance commerciale avec l'ext&#233;rieur est
d&#233;ficitaire, le d&#233;ficit budg&#233;taire a franchi le $1 milliard, la situation
sociale reste tendue. Le nouveau premier ministre reconna&#238;t que la prudence
est de mise. L'objectif est toujours la souverainet&#233; mais le 40% obtenu
lors des &#233;lections confirme qu'il y a encore beaucoup de travail &#224; faire
avant une &#233;ventuelle victoire r&#233;f&#233;rendaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les sessions de 1977 et de 1978 d&#233;montrent les efforts du gouvernement
L&#233;vesque de prouver qu'il est capable d'agir de fa&#231;on responsable en bon
gouvernement, tel qu'il l'a promis lors de la campagne de 1976. Il n'y
pr&#233;sente aucune mesure pour &#233;tendre le r&#244;le de l'&#201;tat, except&#233; dans le
domaine de l'assurance-automobile o&#249; il fait adopter une loi rendue
n&#233;cessaire par la situation des assur&#233;s, pris entre les assureurs priv&#233;s,
qui tentent d'&#233;terniser les proc&#233;dures de remboursement par tous les
moyens, et les avocats, qui profitent ind&#251;ment du syst&#232;me. La nouvelle loi
nationalise le r&#233;gime d'assurance-automobile au niveau de la personne.
Ren&#233; L&#233;vesque tient &#233;galement plus que tout &#224; faire adopter une loi sur le
financement des partis politiques, obligeant ceux-ci &#224; publier leurs &#233;tats
financiers. D&#233;sormais, les contributions aux partis ne doivent plus venir
que des seuls individus et non plus de groupes int&#233;ress&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 12 juillet, le ministre Camille Laurin d&#233;pose le projet de loi 101, qui
contient la premi&#232;re incarnation de la Charte de la langue fran&#231;aise.
D&#233;sormais, seuls les parents ayant re&#231;u une &#233;ducation anglaise au Qu&#233;bec
peuvent faire instruire leurs enfants en anglais (c'est ce que l'on appelle
la clause Qu&#233;bec). Le r&#233;gime de tests linguistiques, cr&#233;&#233; par la Loi sur la
langue officielle (loi 22) de Robert Bourassa, est abrog&#233;. Les entreprises
ayant plus de 50 employ&#233;s sont tenus d'entreprendre un programme de
francisation. Le fran&#231;ais devient la langue pr&#233;dominante des tribunaux et
la seule autoris&#233;e dans l'affichage commercial ext&#233;rieur. Le projet de loi
101 est adopt&#233; par l'Assembl&#233;e nationale le 26 ao&#251;t 1977, et devient loi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les milieux lib&#233;ral et conservateur de la majorit&#233; anglophone, minoritaire
sur le territoire qu&#233;b&#233;cois, r&#233;agissent n&#233;gativement &#224; l'adoption de cette
loi. Durant la p&#233;riode 1977 &#224; 1982, des avocats montr&#233;alais tenteront de
faire d&#233;clarer la loi anti-constitutionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs entreprises, telles la compagnie d'assurances Sun Life ainsi que
Cadbury, n'attendent pas leurs d&#233;cisions pour transf&#233;rer leur centre
administratif ou leur usine en Ontario.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autres lois sociales importantes sont adopt&#233;es par le gouvernement
L&#233;vesque : la loi anti-scab interdit l'emploi de rempla&#231;ants pendant une
gr&#232;ve l&#233;gale, sauf dans les services essentiels et les cas de protection de
la propri&#233;t&#233; ; la loi sur le zonage agricole, adopt&#233;e &#224; l'automne 1978, vise
&#224; prot&#233;ger les terres agricoles &#224; proximit&#233; du Saint-Laurent ; les taxes sur
le v&#234;tement, les chaussures et l'ameublement sont abolis ; le salaire
minimum est index&#233; au co&#251;t de la vie ; la gratuit&#233; des soins dentaires est
donn&#233;e aux jeunes de moins de 16 ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le m&#234;me temps, le gouvernement L&#233;vesque s'efforce de trouver des
alli&#233;s ext&#233;rieurs pour son projet de souverainet&#233;. Il tente d'abord une
premi&#232;re amorce du c&#244;t&#233; des Am&#233;ricains. En janvier 1977, son discours &#224;
l'Economic Club de New-York s'av&#232;re cependant un &#233;chec, l'id&#233;e de
s&#233;paration du Qu&#233;bec d&#233;stabilisant quelque peu les hommes d'affaire
am&#233;ricain qui pensent in&#233;vitablement &#224; la Guerre de S&#233;cession]. Quelques
semaines plus tard, Pierre Elliott Trudeau, en visite &#224; Washington, d&#233;clare
que s&#233;paration du Qu&#233;bec serait un crime contre l'humanit&#233; (citation
n&#233;cessaire), et le pr&#233;sident am&#233;ricain, Jimmy Carter, dit pr&#233;f&#233;rer avoir
affaire &#224; un Canada uni qu'&#224; deux pays ind&#233;pendants &#224; sa fronti&#232;re nord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les efforts du gouvernement p&#233;quiste avec la France sont beaucoup plus
satisfaisants. En novembre 1977, Ren&#233; L&#233;vesque est re&#231;u &#224; Paris comme un
chef d'&#201;tat. Il rencontre le pr&#233;sident Giscard d'Estaing &#224; l'&#201;lys&#233;e et
celui-ci lui remet la rosette de la L&#233;gion d'Honneur. De son c&#244;t&#233;, Jacques
Chirac, maire de Paris, ne lui cache pas sa sympathie pour la souverainet&#233;
du Qu&#233;bec. Au cours de cette visite, on d&#233;cide que les premiers ministres
du Qu&#233;bec et de France se rencontreront d&#233;sormais annuellement. Cet
&#233;v&#233;nement d&#233;stabilise quelque peu le gouvernement f&#233;d&#233;ral qui reproche &#224; la
France son ing&#233;rence dans les affaires canadiennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les relations entre Qu&#233;bec et Ottawa demeurent d'ailleurs tendues pendant
les ann&#233;es 1976-1980. Trudeau garde la m&#234;me intransigeance que lors des
ann&#233;es Bourassa. Les conf&#233;rences f&#233;d&#233;rales-provinciales sont d&#233;cevantes,
qu'elles portent sur l'&#233;conomie ou sur l'&#233;ventuel rapatriement de la
Constitution canadienne. En 1978, &#233;clate la querelle sur la taxe de vente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au printemps, Ottawa demande aux provinces de r&#233;duire leur taxe de vente et
promet en retour de leur rembourser le montant jusqu'&#224; concurrence de 3%.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec est a seule province &#224; refuser l'offre : pour L&#233;vesque, il s'agit
d'une tentative du f&#233;d&#233;ral d'entrer subtilement dans un champs fiscal
r&#233;serv&#233; aux provinces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les relations avec Ottawa s'am&#233;liorent quelque peu avec l'arriv&#233;e au
pouvoir des conservateurs de Joe Clark le 22 mai 1979.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1979, le gouvernement L&#233;vesque entreprend ses premi&#232;res n&#233;gociations
avec les employ&#233;s du secteur public et parapublic, dans le but de n&#233;gocier
les nouvelles conventions collectives. Il offre d'abord des hausses
salariales de 3.5%, vite refus&#233;e par les syndicats qui, eux, demandent un
salaire minimum de 265$ par semaine. Un Front commun, le troisi&#232;me depuis
1972, est form&#233; le 7 mai. Apr&#232;s uns s&#233;rie de d&#233;brayages et de gr&#232;ves
rotatives, le ministre des Finances, Jacques Parizeau, propose, &#224;
l'automne, des hausses salariales variant de 6.4% &#224; 9.5% et un salaire
hebdomadaire d'environ 200$. Devant la menace d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, le
gouvernement fait adopter une loi sp&#233;ciale le 12 novembre, la suspendant
pour une dur&#233;e de 15 jours. Apr&#232;s des n&#233;gociations intensives, une entente
de principe est conclue le 21 novembre. Les membres de la CEQ rejettent
l'entente et d&#233;clenchent une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 28 janvier 1980.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement,
une nouvelle entente de principe est sign&#233;e avec la CEQ en f&#233;vrier. Ren&#233;
L&#233;vesque sort amer de ces n&#233;gociations, plusieurs syndiqu&#233;s ayant menac&#233; de
voter Non au r&#233;f&#233;rendum s'il n'acc&#233;dait pas &#224; leurs demandes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(R&#233;forme de la Loi &#233;lectorale, nouvelles Loi r&#233;gissant le financement des
partis politiques, Loi sur la consultation populaire, Loi sur la protection
du consommateur, Loi sur l'assurance automobile et Charte de la langue
fran&#231;aise r&#233;am&#233;nagement des municipalit&#233;s r&#233;gionales de comt&#233;, r&#233;forme de
la fiscalit&#233; municipale, loi anti-scabs, loi de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233;
au travail, abolition des clubs priv&#233;s de chasse et de p&#234;che, r&#233;gime
d'&#233;pargne-action, aide aux PME, cr&#233;ation du minist&#232;re du Commerce
ext&#233;rieur).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'automne de 1979, les circonstances semblent favorables au gouvernement
L&#233;vesque pour enclencher le processus r&#233;f&#233;rendaire. Le conservateur Joe
Clark est au pouvoir &#224; Ottawa, o&#249; il dirige un gouvernement minoritaire.
Trudeau lui-m&#234;me annonce son retrait de la vie politique. Le 1er novembre,
le livre blanc sur la souverainet&#233;-association est d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e
nationale et, le 20 d&#233;cembre, Ren&#233; L&#233;vesque rend public la question
r&#233;f&#233;rendaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le m&#234;me mois, cependant, le gouvernement conservateur est renvers&#233;. Le 18
f&#233;vrier 1980, le Parti lib&#233;ral de P&#239;erre Trudeau remporte les &#233;lections
f&#233;d&#233;rales, raflant entre autres 74 des 75 circonscriptions au Qu&#233;bec.
Malgr&#233; cette mauvaise nouvelle pour lui, le gouvernement L&#233;vesque entame le
d&#233;bat r&#233;f&#233;rendaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale en mars. Un sondage Crop, &#224; la
fin du mois, indique m&#234;me que 55% des Qu&#233;b&#233;cois se disent favorables au
concept de souverainet&#233;-association.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La ministre Lise Payette commet alors une gaffe en comparant la femme du
chef lib&#233;ral Claude Ryan, Madeleine, &#224; une Yvette, mod&#232;le de femme soumise
que l'on trouve dans certains manuels scolaires de l'&#233;poque. Trois semaines
plus tard, un groupe de femmes lib&#233;rales veulent prouver qu'elles peuvent
&#234;tre f&#233;ministes et f&#233;d&#233;ralistes en m&#234;me temps et fondent le Mouvement des
Yvettes. Ce mouvement prend de l'ampleur et culmine le 7 avril lorsque
15,000 femmes se rassemblent au Forum de Montr&#233;al pour y &#233;couter , outre
Madeleine Ryan, Th&#233;r&#232;se Casgrain, Jeanne Sauv&#233;, Solange Chaput-Rolland et
Th&#233;r&#232;se Lavoie-Roux. Le camp du Non a maintenant le vent en poupe, les
sondages commen&#231;ant &#224; indiquer une baisse significative d'appuis au Oui
dans la population.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral aide le Comit&#233; du Non de Claude Ryan en dirigeant
une campagne de peur syst&#233;matique : les personnes &#226;g&#233;es perdront leurs
pensions de vieillesse ; le prix de l'essence grimpera &#224; 50 cents le litre ;
la facture &#233;nerg&#233;tique d'une famille haussera de plus de 1200$ en un an. Le
15 mai, un discours de Pierre Trudeau au Centre Paul-Sauv&#233; est interpr&#233;t&#233;
comme ayant contribu&#233; &#224; la victoire de son camp. Il promet alors de
renouveler la f&#233;d&#233;ration canadienne dans le sens des aspirations du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous mettons nos si&#232;ges en jeu, d&#233;clare-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 20 mai, le r&#233;f&#233;rendum se traduit par une d&#233;faite pour le gouvernement
L&#233;vesque. 59.4% des Qu&#233;b&#233;cois ont vot&#233; pour le Non, 40.6% pour le Oui. Une
mince majorit&#233; de francophones s'est prononc&#233;e pour le Non. Le soir, au
Centre Paul-Sauv&#233;, Ren&#233; L&#233;vesque tente d'apaiser ses militants d&#233;&#231;us (&#171; Si
je vous comprends bien...vous &#234;tes en train de me dire...&#224; la prochaine
fois. &#187;) tout en sommant le gouvernement d'Ottawa de remplir ses promesses
(&quot;La balle est maintenant dans le camp f&#233;d&#233;ral).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques jours apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum, Trudeau entame de nouvelles
n&#233;gociations avec les provinces. Son objectif est de rapatrier la
Constitution canadienne, toujours &#224; Londres, et de l'assortir d'une Charte
des droits prot&#233;geant les droits individuels, et d'une formule d'amendement
devant r&#233;gir les futurs changements constitutionnels. Le gouvernement
L&#233;vesque d&#233;cide de mettre momentan&#233;ment de c&#244;t&#233; son option et de n&#233;gocier
de bonne foi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pourparlers commencent en juin et une premi&#232;re conf&#233;rence
f&#233;d&#233;rale-provinciale a lieu en septembre 1980. L'Ontario et le
Nouveau-Brunswick prennent parti pour Ottawa, mais les autres provinces,
qui ont peur de voir gruger leurs pouvoirs, d&#233;cident de s'allier avec le
Qu&#233;bec afin de contrer le projet Trudeau. Devant l'&#233;chec de la conf&#233;rence,
le premier ministre canadien annonce qu'il rapatriera unilat&#233;ralement la
Constitution. Plusieurs provinces, dont le Qu&#233;bec, d&#233;cident alors de porter
leur cause devant les Cours d'appel. Celles-ci ne s'entendent pas, mais
celle de Terre-Neuve se prononce pour l'ill&#233;galit&#233; du projet, ce qui oblige
Ottawa &#224; faire appel &#224; la Cour Supr&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre-temps, L&#233;vesque remporte les &#233;lections du 14 avril 1981 o&#249; il
obtient pr&#232;s de 50% du vote. Sa promesse remplie de bon gouvernement a
contribu&#233; aux r&#233;sultats, mais d'autres raisons entrent en ligne de compte :
il s'est en effet engag&#233; &#224; ce que la souverainet&#233; ne soit pas un enjeu
pendant le prochain mandat et d&#233;montre efficacement que le PQ est le seul
apte &#224; d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec face aux vis&#233;es du gouvernement
f&#233;d&#233;ral. De son c&#244;t&#233;, le PLQ s'est mal pr&#233;par&#233; &#224; l'&#233;lection et l'arrogance
de son chef, Claude Ryan, le fait mal para&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux jours plus tard, le 16 avril, L&#233;vesque rencontre 8 premiers ministres
provinciaux &#224; Vancouver (ceux du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario se sont
d&#233;sist&#233;s) afin de n&#233;gocier une formule d'amendement. Il consent &#224;
abandonner le droit de veto, et ses alli&#233;s acceptent que la Charte des
droits ne soit pas ench&#226;ss&#233;e dans la Constitution. De plus, ceux-ci
d&#233;cident de le soutenir dans sa demande d'obtenir un droit de retrait avec
compensation qu'il pr&#233;f&#232;re au droit de veto, car ainsi une province peut
refuser un programme f&#233;d&#233;ral sans emp&#234;cher les autres d'y adh&#233;rer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 28 septembre 1981, la Cour Supr&#234;me statue que le projet Trudeau est
l&#233;gal mais non l&#233;gitime car il lui faut pour cela un consentement
substantiel d'une majorit&#233; de provinces. Trudeau invite alors ses
homologues provinciaux &#224; une conf&#233;rence de la derni&#232;re chance au d&#233;but
novembre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est durant cette conf&#233;rence, dans la nuit du 4 au 5 novembre, que le
gouvernement Trudeau parvient &#224; s'entendre avec 9 provinces sur 10, suite &#224;
des tractations nocturnes auxquelles le Qu&#233;bec n'a pas &#233;t&#233; convi&#233;. Les
principaux n&#233;gociateurs sont Jean Chr&#233;tien, Roy Romanow, Roy McMurtry et
Allan Blakeney (voir : Nuit des Longs Couteaux (Qu&#233;bec)). Le libell&#233; de
l'entente est sign&#233; le matin devant des repr&#233;sentants qu&#233;b&#233;cois &#233;berlu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Charte des droits et libert&#233;s est ench&#226;ss&#233;e dans la Constitution (avec
l'ajout d'une clause nonobstant pour certains domaines cl&#233;s) ; la formule de
retrait avec compensation est abandonn&#233;e ; un droit de veto est accord&#233; aux
provinces de l'Ouest et de l'Atlantique, leur permettant une certaine
autorit&#233; sur leurs ressources naturelles mais le Qu&#233;bec ne l'obtient pas ;
la mobilit&#233; de main d'oeuvre interprovinciale est facilit&#233;e au risque de
compromettre certains programmes provinciaux de cr&#233;ation d'emplois ; enfin,
l'article 23 rend ill&#233;gale la clause Qu&#233;bec, invalidant ainsi certaines
dispositions de la loi 101.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&#233;vesque revient &#224; Qu&#233;bec, humili&#233; et bless&#233;. Ses proches s'accordent &#224;
dire que plus jamais il ne sera le m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le coup de force f&#233;d&#233;ral a une cons&#233;quence imm&#233;diate sur le PQ. Au
huiti&#232;me congr&#232;s, en d&#233;cembre 1981, les militants p&#233;quistes adoptent une
r&#233;solution mettant au rancart la notion d'association. L&#233;vesque tente en
vain de les faire revenir sur leur d&#233;cision et menace m&#234;me de d&#233;missionner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques jours plus tard, il annonce la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum interne dans
le Parti visant &#224; annuler la r&#233;solution controvers&#233;e. C'est ce que l'on a
appel&#233; le r&#233;f&#233;rendum, expression invent&#233;e par Ian MacDonald, chroniqueur au
journal The Gazette. Le 9 f&#233;vrier 1982, les r&#233;sultats sont plus que
satisfaisants pour L&#233;vesque : 95% des 143,000 membres du PQ lui donnent
leur soutien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque est r&#233;&#233;lu le 13 avril 1981 face &#224; Claude Ryan, avec une
majorit&#233; accrue de 80 si&#232;ges sur 122. Le PQ obtient la plus forte majorit&#233;
de son histoire avec 49,26% du vote des &#233;lecteurs alors que le Parti
lib&#233;ral suit avec 46,07%.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Nuit des longs couteaux, beau risque, r&#233;f&#233;rendum, d&#233;mission de Jacques
Parizeau, Camille Laurin, Denis Lazure et Jacques L&#233;onard et autres,
r&#233;forme du mode de scrutin avort&#233;.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le second mandat est beaucoup plus dur pour Ren&#233; L&#233;vesque et son
gouvernement, et la crise constitutionnelle n'est pas seule en cause. D&#232;s
1981, la r&#233;cession &#233;conomique prend une ampleur insoup&#231;onn&#233;e. Le taux de
ch&#244;mage, au Qu&#233;bec, grimpe &#224; 10% en juillet 1981, &#224; 14% en mars 1982, frise
les 15% en juillet 1982 et atteint 16% le mois suivant. Le gouvernement
tente difficilement d'en juguler les effets. Sur la suggestion de Louis
Laberge, chef de la FTQ, il instaure le programme de Corv&#233;e-Habitation ,
visant &#224; relancer la construction r&#233;sidentielle. Le Plan Biron, quant &#224;
lui, a pour objectif de venir en aide aux PME en difficult&#233;. En novembre
1983, L&#233;vesque annonce la cr&#233;ation de 18,000 emplois saisonniers dans un
programme de reforestation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans cette tourmente que s'amorcent de nouvelles n&#233;gociations dans
le secteur public. Lors du sommet &#233;conomique d'avril 1982, L&#233;vesque annonce
un trou de 700$ millions dans les pr&#233;visions budg&#233;taires. Dans ces
conditions, dit-il, l'&#201;tat est incapable de payer les hausses salariales
consenties en 1979. Certes, le budget de mai 1982 annonce la hausse de la
taxe de vente de 9% &#224; 10% et le gel des salaires des m&#233;decins et des cadres
du gouvernement, mais L&#233;vesque &#233;nonce que les employ&#233;s du secteur public
devront consentir &#224; des sacrifices. Au mois de mai, la loi 70, autorisant
le gouvernement &#224; r&#233;duire leurs salaires de 20% pendant une dur&#233;e de trois
mois, soit du 1er janvier au 31 mars 1983, est d&#233;pos&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e
nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les syndicats refusent cette mise en demeure et forment un nouveau Front
commun &#224; l'automne. Les n&#233;gociations sont ardues et ne m&#232;nent nulle part.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement y met fin en d&#233;cembre en faisant adopter la loi 105,
imposant 109 conventions collectives aux 300,000 syndiqu&#233;s du secteur
public. Les syndicats organisent des gr&#232;ves en cascades &#224; la fin janvier
1983. Le 29 janvier, pr&#232;s de 30,000 syndiqu&#233;s d&#233;filent devant l'Assembl&#233;e
nationale et br&#251;lent L&#233;vesque en effigie. Pour eux, le premier ministre est
devenu le boucher de New Carlisle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement parvient tout de m&#234;me &#224; une entente avec les infirmi&#232;res
ainsi qu'avec la F&#233;d&#233;ration des Affaires sociales au d&#233;but de f&#233;vrier. Les
enseignants, eux, continuent leurs d&#233;brayages. L&#233;vesque fait alors adopter
la loi 111 (appel&#233;e loi matraque par les syndiqu&#233;s) qui pr&#233;voit le
cong&#233;diement sans appel, la perte de salaires, la perte d'anciennet&#233; et la
suspension de la Charte des Droits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 5 mars, plusieurs ministres sont bouscul&#233;s par des centaines de
manifestants devant l'H&#244;tel Concorde o&#249; doit se r&#233;unir le conseil national
du PQ. Par la suite, cependant, les tensions s'apaisent et, le 18 avril,
une entente de principe est sign&#233;e avec la CEQ. Le gouvernement L&#233;vesque
sort affaibli par cette crise. L'alliance naturelle entre les syndicats et
le PQ n'existe plus et celui-ci s'en ressent dans les ann&#233;es suivantes. Le
taux d'insatisfaction envers le gouvernement prend alors d'&#233;normes
proportions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En mai 1984, le soldat Denis Lortie entre dans l'Assembl&#233;e nationale et
tue trois personnes avant d'&#234;tre finalement arr&#234;t&#233;. Son but, dira-t-il plus
tard, &#233;tait de &quot;d&#233;truire le gouvernement L&#233;vesque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; la tourmente, le gouvernement continue tout de m&#234;me son travail de
l&#233;gislation. Le 23 juin 1982, la Loi sur l'acc&#232;s aux documents des
organismes publics et sur la protection des renseignements personnels est
adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par l'Assembl&#233;e nationale. Par contre, celle
concernant la r&#233;forme du mode de scrutin et celle r&#233;formant l'&#233;ducation
sont remises &#224; plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juin 1984, au neuvi&#232;me congr&#232;s du PQ, les militants adoptent une
r&#233;solution indiquant qu'aux prochaines &#233;lections un vote pour le Parti
qu&#233;b&#233;cois sera un vote pour l'ind&#233;pendance. L&#233;vesque vote contre mais se
rallie &#224; contrec&#339;ur. Deux mois plus tard, le 4 septembre, les conservateurs
de Brian Mulroney remportent la victoire aux &#233;lections f&#233;d&#233;rales et engage
aussit&#244;t une politique d'ouverture envers le Qu&#233;bec. Le 16 octobre, dans
son discours d'ouverture de la session parlementaire, Ren&#233; L&#233;vesque d&#233;clare
qu'il entend collaborer pleinement avec le nouveau gouvernement pour cr&#233;er
des emplois et rouvrir le dossier constitutionnel. Le 5 novembre, lors du
Discours du Tr&#244;ne, &#224; Ottawa, Mulroney s'engage &#224; rouvrir le d&#233;bat
constitutionnel afin d'obtenir l'adh&#233;sion du Qu&#233;bec l'entente de 1981.
L&#233;vesque lui tend la main, parle d'un beau risque et annonce son intention
de mettre en veilleuse l'option ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette d&#233;cision amorce l'une des crises les plus graves que le Parti
qu&#233;b&#233;cois ait connues. Le 20 novembre, Pierre de Bellefeuille d&#233;missionne
du caucus. Il est suivi, deux jours plus tard, de plusieurs t&#234;tes d'affiche
du gouvernement : Jacques Parizeau, Camille Laurin, Denise Leblanc-Bantey,
Gilles Paquette et Jacques L&#233;onard. J&#233;r&#244;me Proulx annonce qu'il si&#232;gera
d&#233;sormais comme d&#233;put&#233; ind&#233;pendant. Le 27 novembre, Louise Harel
d&#233;missionne &#224; son tour suivie, le 4 d&#233;cembre, de Denis Lazure.
L&#233;vesque, d&#233;sormais &#224; la t&#234;te d'un gouvernement s&#233;rieusement diminu&#233;,
convoque un congr&#232;s sp&#233;cial, en janvier 1985, o&#249; il met officiellement en
veilleuse l'option ind&#233;pendantiste. Six mois plus tard, le 20 juin,
L&#233;vesque, fatigu&#233;, amer et probablement pouss&#233; par plusieurs membres de son
caucus, annonce qu'il d&#233;missionnera apr&#232;s le Congr&#232;s &#224; la chefferie de son
Parti.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ayant d&#233;cid&#233; de se retirer de la politique active, L&#233;vesque revient &#224; sa
premi&#232;re passion : le journalisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il meurt d'une crise cardiaque le 1er novembre 1987 &#224; Montr&#233;al (&#224; l'&#206;le
des Soeurs). Des dizaines de milliers de gens t&#233;moignent leur
reconnaissance lors de ses fun&#233;railles &#224; Qu&#233;bec. Son corps est inhum&#233; au
cimeti&#232;re Saint-Michel de Sillery, en banlieue de Qu&#233;bec, le 5 novembre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; sa mort en 1987, Ren&#233; L&#233;vesque laisse derni&#232;re lui un important h&#233;ritage
politique. Lors de son passage dans la vie politique du Qu&#233;bec, il joue un
r&#244;le d&#233;terminant dans la r&#233;organisation des responsabilit&#233;s attribu&#233;es &#224;
l'&#201;tat par les citoyens, des rapports entre les citoyens et les partis
politiques, les citoyens et l'administration publique, la majorit&#233;
francophone et les minorit&#233;s anglophone et allophone, en plus de semer dans
le coeur et l'esprit d'un nombre important de ses concitoyens le d&#233;sir et
la d&#233;termination de mener le Qu&#233;bec &#224; son ind&#233;pendance par des moyens
pacifiques et d&#233;mocratiques. (Source : Wik&#233;pidia)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 4- &#171; Ren&#233; L&#233;vesque &#233;tait-il p&#233;quiste ? Je serais port&#233;e &#224; r&#233;pondre : pas
tellement. Il &#233;tait trop friand de libert&#233; pour accepter facilement cette
sorte de libert&#233; surveill&#233;e que le PQ impose &#224; ses chefs et qui finit par
en faire des esp&#232;ces de robots porte-parole de messages qui deviennent
paroles d'&#201;vangile. L&#233;vesque portait ce poids terrible sur ses &#233;paules. Il
aurait probablement mieux accept&#233; la contestation de front que les jeux de
coulisses et les affronts d&#233;tourn&#233;s que son parti utilisait contre lui
constamment et qui avaient le don de l'enrager v&#233;ritablement. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Madame Lise Payette.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque, pour ceux qui ne le savent pas, s'&#233;tait oppos&#233;, lors de la
fondation du PQ en octobre 1968, &#224; l'appellation de &#171; Parti qu&#233;b&#233;cois &#187;. Il
ne voulait que le futur parti spolie la d&#233;signation identitaire de la
nation. En ce sens-l&#224;, il n'&#233;tait pas p&#233;quiste. A entendre tout ce qui se
dit pr&#233;sentement au PQ et tout ce qui s'est dit depuis quelques ann&#233;es, je
pense que Ren&#233; L&#233;vesque aurait honte de son parti et il ne se dirait pas
&#8230;p&#233;quiste pour tout l'or au monde. Il appellerait volontiers son ancien
parti de PCQ ou de parti de la chicane au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 5- &#171; Mon Dieu, je botterais le derri&#232;re de quiconque au Qu&#233;bec qui ne
saurait parler l'anglais. En effet, &#224; notre &#233;poque, un petit peuple comme
nous se doit de le parler. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jacques Parizeau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et avec raison. Il faut que la jeunesse
actuelle du Qu&#233;bec, dans un tr&#232;s proche avenir, parle couramment trois
langues. Les nouveaux arrivants en poss&#232;dent habituellement trois et
parfois plus. Malheureusement, notre syst&#232;me d'enseignement ne produit que
des incultes en mati&#232;re de langues. La tr&#232;s grande majorit&#233; des jeunes
quittent leur secondaire sans poss&#233;der une ma&#238;trise parfaite de leur langue
maternelle. Un bon nombre continue de baragouiner l'anglais &#224; la fin de
leur universit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 6- &#171; D&#233;cid&#233;ment, Qu&#233;bec n'est pas une province comme les autres ; elle est
un peu plus b&#234;te. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : G&#233;rard Fillion, ex-directeur du Devoir de Montr&#233;al, est n&#233; le
18 ao&#251;t 1909 &#224; l'Isle-Verte et est d&#233;c&#233;d&#233; le 26 mars 2005 &#224;
Saint-Bruno-de-Montarville.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il a &#233;t&#233; journaliste et secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Union catholique des
cultivateurs de 1935 &#224; 1947 avant de devenir directeur du Devoir de 1947 &#224;
1963. Il occupa ensuite la fonction de Pr&#233;sident du Conseil de presse du
Qu&#233;bec de 1983 &#224; 1987.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il a &#233;t&#233; reconnu principalement pour sa lutte contre le r&#233;gime de Maurice
Duplessis au cours des ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 7- &#171; Il est urgent d'amorcer la convocation d'une assembl&#233;e constituante
d'o&#249; sortira le Canada de demain : un Canada o&#249; deux nations vraiment
souveraines pourront exercer librement tous les pouvoirs n&#233;cessaires &#224; la
r&#233;alisation de leurs destins et &#233;tablira ensemble, sur un pied parfait
d'&#233;galit&#233;, les conditions de leur coexistence. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Daniel Johnson, au journal LE DEVOIR, 26 novembre 1963.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gilbert Paquette, ancien candidat &#224; la chefferie du PQ en 2005, vient de
proposer exactement la m&#234;me chose. Le Premier &#233;tait f&#233;d&#233;raliste. Le
deuxi&#232;me est ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 8- &#171; Je vais leur dire ce qu'on veut, c'est une vraie conf&#233;d&#233;ration &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Ren&#233; L&#233;vesque. Paris, 1977.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fait, celui-ci n'a jamais &#233;t&#233;
ind&#233;pendantiste. Pour vous en convaincre, lisez OPTION QU&#201;BEC &#233;crit de
connivence avec Robert Bourassa, dans le sous-sol de la maison de ce
dernier, &#224; Outremont. Il propose &#224; l'&#233;poque rien de plus que le Rapport
Allaire. Il a une position conf&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas pour rien qu'il a tout fait pour emp&#234;cher Pierre Bourgault,
ancien chef du RIN, d'acc&#233;der &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Ren&#233; L&#233;vesque
pr&#244;nait en fait ce que propose encore Bernard Landry, Lucien Bouchard et
Gilles Duceppe. J'ai toutes les preuves pour le prouver. &#201;videmment, Mario
Dumont.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 9- &#171; Je vois le Qu&#233;bec dans les Am&#233;riques comme la Belgique dans l'Europe.
Si demain matin, Jean Chr&#233;tien, dans un geste spectaculaire avant de
quitter le gouvernement, disait : &#171; J'offre au Qu&#233;bec, DANS LE CANADA, dans
l'union canadienne, le statut de la France dans l'union europ&#233;enne, la
question qu&#233;b&#233;coise serait r&#233;gl&#233;e rapidement. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Bernard Landry, ancien Premier ministre du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce paragraphe
est extrait d'une entrevue donn&#233;e par celui-ci &#224; Kathleen L&#233;vesque pendant
la campagne &#233;lectorale de mars 2004. Voir LE DEVOIR, 9 mars 2003, p.A-1 et
p. A-10. C'est une preuve absolue que Bernard Landry pr&#244;nait, non pas
l'ind&#233;pendance nationale du Qu&#233;bec, mais une union conf&#233;d&#233;rale. Deux &#233;tats
associ&#233;s &#233;conomiquement et politiquement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 10- &#171; L'assimilation &#233;tant d&#233;finitivement &#233;cart&#233;e, le statu quo en pouvant
satisfaire personne, nous refusant &#224; poursuivre une politique de repl&#226;trage
et d'interminables qu&#233;mandages, ils ne nous reste donc que deux solutions :
l'&#233;galit&#233; ou l'ind&#233;pendance, une nouvelle constitution ou la s&#233;paration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette &#233;galit&#233;, l'obtiendrons-nous ? La r&#233;ponse ne d&#233;pend que de nous seuls.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que nous voulons, en fait, c'est le droit de d&#233;cider nous-m&#234;mes ou
d'avoir part &#233;gale aux d&#233;cisions dans tous les domaines qui concernent
notre vie nationale. Apr&#232;s trois si&#232;cles de labeur, notre nation a bien
m&#233;rit&#233; de vivre librement. Ce qui implique qu'on lui reconnaisse l'&#233;galit&#233;
compl&#232;te. Sinon, il faudra bien faire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Daniel Johnson, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;galit&#233; ou ind&#233;pendance&lt;/i&gt;, pp. 105 et suivantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est exactement la position du Parti qu&#233;b&#233;cois. Et Daniel Johnson &#233;tait
f&#233;d&#233;raliste. Alors dites-moi ce qu'est le PQ : est-il f&#233;d&#233;raliste ou
ind&#233;pendantiste ? Il est certainement conf&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 11- &#171; Je croyais &#234;tre ind&#233;cis mais je n'en suis plus certain. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Robert Bourassa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'est pas le seul dans son cas. La tr&#232;s
grande majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois lui ressemblent. La tr&#232;s grande majorit&#233; de
nos anciens chefs politiques p&#233;quistes lui ressemblent aussi. Et
maintenant, nous ne sommes devenus ni inconscients ni ignorants, nous
sommes devenus tout simplement indiff&#233;rents. &#171; C'est la grande trag&#233;die de
ce peuple qui parle de libert&#233; mais qui n'a pas le courage de se la
donner &#187;. (Moi-m&#234;me).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 12- &#171; J'aime mieux que la population soit administr&#233;e par QU&#201;BEC, pour
Qu&#233;bec, que par Ottawa, pour Ottawa. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Maurice Le Noblet Duplessis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie pour aider les plus jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maurice Le Noblet Duplessis (20 avril 1890 &#224; Trois-Rivi&#232;res, Qu&#233;bec - 7
septembre 1959 &#224; Schefferville, Qu&#233;bec) &#233;tait un avocat et homme politique
qu&#233;b&#233;cois. Il fut premier ministre du Qu&#233;bec de 1936 &#224; 1939, et de 1944 &#224;
1959. Fondateur et chef du parti politique conservateur l'Union nationale,
il forgea sa r&#233;putation en d&#233;masquant la mauvaise conduite et le trafic
d'influence du premier ministre lib&#233;ral Louis-Alexandre Taschereau. En m&#234;me
temps, on se souvient de lui pour la corruption et les manoeuvres
douteuses, end&#233;miques dans son gouvernement. Il d&#233;fendait avec ardeur les
droits de sa province face au gouvernement f&#233;d&#233;ral, mais r&#233;primait certains
droits civiques. Certains pr&#233;tendent que la R&#233;volution tranquille des
ann&#233;es 1960, au Qu&#233;bec, au cours de laquelle la majorit&#233; francophone
abandonna son h&#233;ritage religieux et colonial a ind&#233;niablement pris racine
dans le m&#233;contentement g&#233;n&#233;ral caus&#233; par son gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maurice Duplessis fut c&#233;libataire toute sa vie et mourut sans enfants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 13- &#171; Nous sommes pr&#234;ts maintenant pour la lib&#233;ration &#233;conomique, il n'y a
plus de maintenant ou de jamais. Ce soir nous devons dire que c'est
maintenant que nous deviendrons ma&#238;tre chez nous. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jean Lesage&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 14- &#171; J'aimerais &#234;tre le premier pr&#233;sident d'une R&#233;publique du Qu&#233;bec,
&#201;tat associ&#233;s au reste du Canada. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Daniel Johnson.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre petite biographie pour aider les plus jeunes et les plus vieux
amn&#233;siques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N&#233; &#224; Danville, le 9 avril 1915, fils de Francis Johnson, journalier, et de
Marie-Ad&#233;line Daniel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A &#233;tudi&#233; &#224; l'&#233;cole paroissiale de Danville, au s&#233;minaire de
Saint-Hyacinthe et &#224; l'universit&#233; de Montr&#233;al. Fit sa cl&#233;ricature aupr&#232;s de
Me Henri Cr&#233;peau. Admis au barreau de la province de Qu&#233;bec le 20 juillet
1940.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Exer&#231;a sa profession &#224; Montr&#233;al, avec Me Whitelaw en 1940 ; Sullivan en
1941 et 1942 ; Piper, Nantel et Tormey en 1942 et 1943 ; Jonathan Robinson en
1943 et 1944, Robinson et Wilson de 1944 &#224; 1946, et Johnson et Tormey apr&#232;s
1946. Conseiller juridique du conseil central de Montr&#233;al de la
Conf&#233;d&#233;ration des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), de
l'Association des hebdomadaires de langue fran&#231;aise, de l'Association des
h&#244;teliers du Qu&#233;bec, de l'Association professionnelle des employ&#233;s d'Acton
Rubber Inc. et du jeune barreau de Montr&#233;al. Directeur et pr&#233;sident de
plusieurs entreprises. Collaborateur au journal &#233;tudiant le Quartier latin
et &#224; la Patrie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;lu d&#233;put&#233; de l'Union nationale dans Bagot &#224; l'&#233;lection partielle du 18
d&#233;cembre 1946. R&#233;&#233;lu en 1948, 1952, 1956, 1960 et 1962. Adjoint
parlementaire du pr&#233;sident du Conseil ex&#233;cutif du 1er janvier au 15
d&#233;cembre 1955. Orateur suppl&#233;ant du 15 d&#233;cembre 1955 au 30 avril 1958.
Ministre des Ressources hydrauliques dans les cabinets Duplessis, Sauv&#233; et
Barrette du 30 avril 1958 au 5 juillet 1960. &#201;lu chef de l'Union nationale
le 23 septembre 1961. Chef de l'Opposition &#224; l'Assembl&#233;e l&#233;gislative de
1961 &#224; 1966. R&#233;&#233;lu en 1966. Premier ministre de la province de Qu&#233;bec et
pr&#233;sident du Conseil ex&#233;cutif du 16 juin 1966 au 26 septembre 1968.
Ministre des Richesses naturelles du 16 juin 1966 au 31 octobre 1967, des
Affaires f&#233;d&#233;rales-provinciales du 16 juin 1966 au 26 avril 1967 et des
Affaires intergouvernementales du 26 avril 1967 au 26 septembre 1968.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Auteur de l'ouvrage &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;galit&#233; ou ind&#233;pendance&lt;/i&gt; (1965). A publi&#233; en
collaboration avec R&#233;ginald D. Tormey, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Index to Supreme Court Cases
1923-1950&lt;/i&gt; (1951). Pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration canadienne des &#233;tudiants
catholiques, de la section fran&#231;aise de l'Union des jeunesses catholiques
du Canada et de l'Association g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants de l'universit&#233; de
Montr&#233;al. Vice-pr&#233;sident de Pax Romana. Vice-pr&#233;sident g&#233;n&#233;ral de
l'Association catholique de la jeunesse canadienne-fran&#231;aise (ACJC) et du
comit&#233; national de l'Action catholique. Membre fondateur et conseiller
juridique de l'Union des Latins d'Am&#233;rique. Membre et conseiller juridique
de la Chambre de commerce des jeunes de la province de Qu&#233;bec et du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Membre du Club Saint-Denis, du Club Renaissance, du Club de la garnison, du
Cercle universitaire de Montr&#233;al, du Quebec Winter Club et des Chevaliers
de Colomb. Cr&#233;&#233; conseil en loi du roi le 14 juin 1950. Docteur en droit
honoris causa des universit&#233;s Queen's et McGill en 1967, puis des
universit&#233;s de Montr&#233;al et de Sherbrooke en 1968. D&#233;c&#233;d&#233; en fonction au barrage Manic 5, le 26 septembre 1968, &#224; l'&#226;ge de 53
ans et 5 mois. Inhum&#233; dans le cimeti&#232;re de Saint-Pie, le 1er octobre 1968.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avait &#233;pous&#233; &#224; Montr&#233;al, dans la paroisse Notre-Dame-de-Gr&#226;ce, le 2
octobre 1943, Reine Gagn&#233;, fille d'Horace-J. Gagn&#233;, avocat, et de Lauretta
Demers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P&#232;re de Pierre Marc Johnson et de Daniel Johnson (fils).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre fait &#233;tonnant. En lisant les &#339;uvres de Daniel Johnson, chef de
l'ancienne Union nationale, on a l'impression que cet homme &#233;tait plus
s&#233;paratiste que les p&#233;quito-nationalistes verbeux actuels et qui se disent
ind&#233;pendantistes. Les f&#233;d&#233;ralistes Lesage, Johnson, Bourassa ont eu des
prises de positions nationalistes plus hardies que les dirigeants p&#233;quistes
des derni&#232;res ann&#233;es. Je mets &#224; part Parizeau, le seul chef
ind&#233;pendantiste, apr&#232;s Pierre Bourgault qui ne f&#251;t malheureusement pas &#233;lu
&#224; l'Assembl&#233;e nationale. Et on sait &#224; qui la faute !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 15- &#171; La force politique du Qu&#233;bec au sein du Canada s'efface
progressivement. Il faut en sortir. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jacques Parizeau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 16- &#171; Politiquement, c'est un affront &#224; la dignit&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois que
de se faire imposer la loi fondamentale du pays &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Robert Bourassa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ceux qui ont du temps, il faut lire les
deux livres suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Georges Mathews, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'accord, comment Robert Bourassa fera l'ind&#233;pendance ?&lt;/i&gt;,
Edition Le jour, 1990, 196 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Pierre Godin, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les fr&#232;res divorc&#233;s&lt;/i&gt;, Les &#201;ditions de l'homme, 1986, 360
pages. (Les fr&#232;res divorc&#233;s sont &#233;videmment Bourassa et L&#233;vesque)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 17- &#171; Le f&#233;d&#233;ral agit comme un voleur qu vous prend votre montre et vous
remet la cha&#238;ne en disant que c'est un cadeau. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Maurice Duplessis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si Boisclair avait dit cela pendant la derni&#232;re campagne &#233;lectorale, si le
d&#233;put&#233; de ma circonscription en avait fait autant, j'aurais vot&#233; pour eux.
J'ai &#233;t&#233; deux fois candidat pour le Parti qu&#233;b&#233;cois dans la
circonscription de Matane.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1970, je suis arriv&#233; deuxi&#232;me au scrutin du 29 avril. Jean Bienvenue,
lib&#233;ral, a obtenu 8,800 voix. Nestor Turcotte, 5878 voix. Majorit&#233; lib&#233;rale
de 2922 voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1973, je suis toujours arriv&#233; deuxi&#232;me au scrutin du 29 octobre. Les
limites du comt&#233; ayant chang&#233;, le nombre d'&#233;lecteurs a augment&#233;. Marc-Yvan
C&#244;t&#233;, lib&#233;ral, a obtenu 10,102 voix. Nestor Turcotte : 7,452 voix. Majorit&#233;
lib&#233;rale de 2650 voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2007, 34 ans plus tard (lisez bien : 34 ans plus tard !) le parti
d'Andr&#233; Boisclair et son d&#233;put&#233; Pascal B&#233;rub&#233; a obtenu le score
extraordinaire de 7830 voix. La lib&#233;rale Nancy Charest : 7452 voix.
Majorit&#233; p&#233;quiste de 213 voix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le PQ de 1973 : 7,452 voix. Le PQ de 2007 (34 ans plus tard) : 7,830.
Augmentation nette de 378 voix par rapport &#224; ce que j'avais obtenu en
1973.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si je divise le tout par 34 (ans) on obtient une augmentation de 12 voix
par ann&#233;e. Conclusion : il y en a qui n'ont pas travaill&#233; fort depuis
trente ans&#8230;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 18- &#171; Nous ne sommes pas aussi forts que nous devrions &#234;tre parce que nous
sommes divis&#233;s. Et nous sommes divis&#233;s parce que nous ne comprenons pas les
dangers de la situation. Nos ennemis sont unis dans leur haine de la patrie
fran&#231;aise, et nous, nous sommes divis&#233;s dans notre amour de cette ch&#232;re
patrie &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Honor&#233; Mercier&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'honorable Honor&#233; Mercier (15 octobre 1840 - 30 octobre 1894) &#233;tait un
avocat, un journaliste et un politicien du Qu&#233;bec, au Canada. Il fut
premier ministre du Qu&#233;bec du 27 janvier 1887 au 21 d&#233;cembre 1891, &#233;tant le
chef du Parti lib&#233;ral. Il naquit &#224; Saint-Athanase (maintenant fusionn&#233; &#224;
Saint-Jean-sur-Richelieu) dans le Bas-Canada, &#233;tudia au coll&#232;ge j&#233;suite de
Sainte-Marie &#224; Montr&#233;al et fut admis au barreau du Qu&#233;bec en avril 1865.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'&#226;ge de 22 ans, Mercier devint l'&#233;diteur du journal Le Courrier de
Saint-Hyacinthe. Il s'opposa au projet de conf&#233;d&#233;ration d&#232;s 1864, croyant
qu'il irait contre les int&#233;r&#234;ts des Canadiens Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1871, il fonda le Parti National, et il fut &#233;lu &#224; la Chambre des
Communes en tant que membre pour la circonscription de Rouville. Il est
battu dans la circonscription f&#233;d&#233;rale de Saint-Hyacinthe en 1887. Il
devint le chef du PLQ en 1883. Il s'opposa fortement &#224; l'ex&#233;cution de Louis
Riel en 1885 : cet &#233;v&#233;nement lui aida &#224; gagner de l'appui populaire, et le
Parti conservateur du Qu&#233;bec perdit des suffrages car son &#233;quivalent
f&#233;d&#233;ral avait donn&#233; son aval &#224; la pendaison de Riel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Saisissant l'opportunit&#233; de construire une coalition avec des
conservateurs dissidents, Mercier raviva le Parti National pour l'&#233;lection
provinciale qu&#233;b&#233;coise de 1886, et remporta une majorit&#233; de si&#232;ges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, la coalition &#233;tait tr&#232;s largement constitu&#233;e d'anciens lib&#233;raux,
alors le nom Lib&#233;ral fut bient&#244;t restitu&#233;. Les Conservateurs, r&#233;duits au
statut de minorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e l&#233;gislative, continu&#232;rent &#224; gouverner
pendant quelques mois de plus, mais Mercier devint premier ministre du
Qu&#233;bec en 1887.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il initia l'id&#233;e des conf&#233;rences interprovinciales en 1887. Il fut le
premier dirigeant provincial qu&#233;b&#233;cois &#224; d&#233;fendre l'id&#233;e de l'autonomie
provinciale &#224; l'int&#233;rieur de la conf&#233;d&#233;ration, faisant campagne pour abolir
le droit revendiqu&#233; par le gouvernement f&#233;d&#233;ral d'avoir un veto sur la
l&#233;gislation provinciale. Quelques ann&#233;es apr&#232;s sa mort, le Conseil Priv&#233;
britannique abolit cette pratique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec ces id&#233;es fort nationalistes, tout comme Oliver Mowat de l'Ontario,
Mercier fut largement pr&#233;curseur aux premiers ministres des d&#233;cennies
suivantes qui confront&#232;rent l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral pour ramener la balance des
pouvoirs vers le c&#244;t&#233; provincial. Il a encourag&#233; les contacts avec les
francophones &#224; l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec, dans l'Ouest canadien et en
Nouvelle-Angleterre. Mercier valorisa la r&#233;forme, le d&#233;veloppement
&#233;conomique, le catholicisme et la langue fran&#231;aise et il gagna de la
popularit&#233; mais se fit &#233;galement des ennemis. Il adopta aussi plusieurs
mesures favorables &#224; l'&#201;glise. En effet, sur le plan &#233;ducatif, il cr&#233;a les
&#233;coles du soir pour les paysans et les travailleurs. Sur le plan agricole,
il cr&#233;a un Minist&#232;re de l'Agriculture et nomma le cur&#233; Antoine Labelle
sous-ministre de la colonisation. Il &#233;tait favorable &#224; ce que l'&#201;glise
puisse veiller sur la colonisation. Il fit aussi construire des chemins de
fer reliant les Laurentides, le Lac-Saint-Jean et la Gasp&#233;sie. Le probl&#232;me
du d&#233;veloppement du Qu&#233;bec se posait en effet en ces termes : ouvrir de
nouvelles terres et freiner du m&#234;me coup l'&#201;migration aux &#201;tats-Unis qui
d&#233;coulait du manque d'opportunit&#233;s &#233;conomiques pour les Canadiens
fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, sur le plan &#233;conomique, jugeant le Qu&#233;bec trop d&#233;pendant des
capitaux anglo-am&#233;ricain, Mercier voulut diversifier les sources de
capitaux de la province de Qu&#233;bec. Mercier alla sp&#233;cialement &#224; New York
pour obtenir de nouveaux contrats, mais aussi en France et en Belgique.
Pour &#234;tre pr&#233;cis, le Premier ministre du Canada, J.A. MacDonald, un
conservateur, avait envoy&#233; des &#233;missaires &#224; New york pour nuire &#224;
l'op&#233;ration de cr&#233;dit de Mercier. Mercier avait obtenu de l'Assembl&#233;e
l'autorisation de recourir &#224; 3,5 millions en cr&#233;dits, lesquels devaient
servir au d&#233;veloppement du Qu&#233;bec, notamment les voies ferr&#233;es. Or, Mercier
parvint &#224; d&#233;jouer MacDonald en obtenant un emprunt du Cr&#233;dit Lyonnais. Il
fut r&#233;&#233;lu &#224; l'&#233;lection de 1890 avec une majorit&#233; accrue. Cependant, les
manoeuvres du grand organisateur du Parti lib&#233;ral, Pacaud, autour d'un de
ces chemins de fer, allaient faire tomber le gouvernement Mercier dans le
scandale de la Baie-des-Chaleurs, version r&#233;duite du scandale qui avait
nagu&#232;re fait tomber le gouvernement MacDonald-Cartier &#224; Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 16 d&#233;cembre 1891, il fut d&#233;mis de ses fonctions par le
lieutenant-gouverneur Auguste-R&#233;al Angers apr&#232;s qu'un rapport
gouvernemental eut conclu que son gouvernement eut d&#233;tourn&#233; des fonds
publics. Il perdit l'&#233;lection de 1892, et abandonna la direction du parti &#224;
F&#233;lix-Gabriel Marchand. Il fut men&#233; en proc&#232;s plus tard la m&#234;me ann&#233;e et
fut trouv&#233; non coupable lorsqu'un second rapport conclut diff&#233;remment en la
mati&#232;re. Cependant, sa sant&#233; se d&#233;t&#233;riorait et sa carri&#232;re politique &#233;tait
termin&#233;e. Il se fit remarquer une derni&#232;re fois en pronon&#231;ant le discours
du Parc Sohmer, rest&#233; fameux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce discours, Mercier critique l'Union et la Conf&#233;d&#233;ration, exprime
ses convictions r&#233;publicaines et les raisons pour lesquelles il souhaite un
Canada ind&#233;pendant o&#249; les provinces seront des &#201;tats autonomes comme aux
&#201;tats-Unis. Il mourut en 1894 &#224; l'&#226;ge de 54 ans, et il fut enterr&#233; au
Cimeti&#232;re Notre-Dame-des-Neiges &#224; Montr&#233;al. Une foule estim&#233;e &#224; 25 000
suivit son cort&#232;ge fun&#232;bre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il gagne une majorit&#233; de si&#232;ges &#224; l'&#233;lection de 1886 et devient premier
ministre en 1887 lorsque le gouvernement minoritaire tombe. Il remporte
l'&#233;lection de 1890 mais est d&#233;mis de ses fonctions en 1891 et perd
l'&#233;lection de 1892.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 19- &quot;Il arrive des moments o&#249; le courage et l'audace tranquilles
deviennent pour un peuple la seule forme de prudence convenable. S'il
n'accepte pas alors le risque calcul&#233; des grandes &#233;tapes, il peut manquer
sa carri&#232;re &#224; tout jamais, exactement comme l'homme qui a peur de la vie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Ren&#233; L&#233;vesque, 1968.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelqu'un a eu la brillante id&#233;e de graver
cette phrase devant la statue de Ren&#233; L&#233;vesque, pr&#232;s du Parlement de
Qu&#233;bec. Il faudrait l'apprendre par c&#339;ur. Il faudrait la faire laminer et
la suspendre &#224; la porte de tous les bureaux des d&#233;put&#233;s
p&#233;quisto-nationalistes. A la porte aussi de Pauline Marois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 20- &#171; La premi&#232;re le&#231;on que j'ai tir&#233;e du r&#233;f&#233;rendum de 1980, c'est que,
si on veut r&#233;aliser la souverainet&#233;, il faut le dire, sans d&#233;tour &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jacques Parizeau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malheureusement, celui-ci n'a pas suivi cette
voie. En 1994, il avait promis, pendant la campagne &#233;lectorale, de ne pas
faire de d&#233;tour et de poser carr&#233;ment la question aux Qu&#233;b&#233;cois. L'arriv&#233;e
de Bouchard et Dumont lui ont fait changer d'id&#233;e. Il a pris le d&#233;tour
conf&#233;d&#233;raliste. Et &#231;a n'a pas march&#233; ! A retenir pour&#8230;la prochaine fois&#8230;si
jamais&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 21- &quot;Dans ce domaine comme dans bien d'autres, l'ind&#233;pendance permet tout
ce que la Conf&#233;d&#233;ration permet, tandis que la Conf&#233;d&#233;ration interdit bien
des choses que l'ind&#233;pendance rendrait possibles&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Andr&#233; d'Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce petit texte sur Internet devrait faire
r&#233;fl&#233;chir les p&#233;quisto-nationlistes qui si&#232;gent dans le deuxi&#232;me parti
d'Opposition &#224; Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ANDR&#201; D'ALLEMAGNE&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ANDR&#201; D'ALLEMAGNE Dipl&#244;m&#233; de l'Universit&#233; de Montr&#233;al en linguistique et
en sciences politiques, Andr&#233; D'Allemagne fait carri&#232;re &#224; la fois dans la
traduction et l 'enseignement. Membre fondateur du Rassemblement pour l
'ind&#233;pendance nationale (RIN), il y occupe tour &#224; tour les postes de
pr&#233;sident, de vice-pr&#233;sident et de membre du comit&#233; ex&#233;cutif jusqu'&#224; la
dissolution du parti, en 1968. Il a publi&#233; Le colonialisme au Qu&#233;bec et Le
RIN et les d&#233;buts du mouvement ind&#233;pendantiste qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Discours prononc&#233; &#224; l'Assembl&#233;e de Montr&#233;al-Nord
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 1963 -&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le vieux conflit entre Qu&#233;bec et Ottawa, c'est-&#224;-dire entre le Canada
fran&#231;ais et le Canada anglais, est devenu r&#233;cemment plus critique que
jamais. Depuis quelques mois, en effet, nous avons vu les deux
gouvernements se heurter l'un &#224; l'autre sur les questions de la fiscalit&#233;,
de l'aide aux municipalit&#233;s, de la pension de vieillesse et de l'assistance
aux Esquimaux du Qu&#233;bec. Fid&#232;le &#224; sa tradition, le gouvernement d'Ottawa a
poursuivi sa politique de centralisation, au m&#233;pris de la Constitution
canadienne et des droits du Qu&#233;bec. De son c&#244;t&#233;, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois
s'est oppos&#233; avec v&#233;h&#233;mence, comme le faisait jadis Duplessis, aux
incursions du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Pourtant, les deux gouvernements se
disent de m&#234;me lign&#233;e, de m&#234;me race politique : les deux sont lib&#233;raux et en
surface tout semblerait les inviter &#224; s'entendre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment se fait-il alors que chaque fois qu'un des deux gouvernements veut
agir, ses initiatives viennent immanquablement se briser contre la
r&#233;sistance de l'autre ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La raison est simple, &#224; condition qu'on veuille bien la voir telle qu'elle
est. Le gouvernement du Qu&#233;bec, bon gr&#233; mal gr&#233;, ne peut plus se contenter
du r&#244;le amoindri de ses pr&#233;d&#233;cesseurs. [...] Le peuple qu&#233;b&#233;cois a enfin
pris conscience de sa qualit&#233; de nation, et toute notre fa&#231;on de penser
s'en trouve transform&#233;e. Nous avons fini de r&#233;agir &#224; tout propos comme une
minorit&#233; h&#233;sitante et craintive. Nous voulons d&#233;sormais vivre non plus
comme une province mais comme une nation qui entend ma&#238;triser elle-m&#234;me son
destin et fa&#231;onner elle-m&#234;me son histoire. Et nous voulons que notre
gouvernement, celui de Qu&#233;bec, agisse d&#233;sormais comme un v&#233;ritable
gouvernement national.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De son c&#244;t&#233;, le gouvernement d'Ottawa, contr&#244;l&#233; par la majorit&#233;
canadienne-anglaise, semble pr&#234;t &#224; assumer de nouvelles responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oblig&#233; de faire face, dans le domaine &#233;conomique tout particuli&#232;rement, &#224;
des probl&#232;mes de plus en plus pressants, il veut, pour les r&#233;gler, utiliser
pleinement ses pouvoirs et m&#234;me les augmenter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le conflit provient tout simplement de ce que chacun de ces deux
gouvernements est &#8212; et a accept&#233; d'&#234;tre &#8212; un gouvernement national,
charg&#233; de d&#233;fendre et de favoriser les int&#233;r&#234;ts de la nation qu'il
repr&#233;sente. Tout le monde reconna&#238;t, de nos jours, que le gouvernement de
Qu&#233;bec est le gouvernement de la nation canadienne-fran&#231;aise. Mais la
nation canadienne-anglaise, elle aussi, a droit &#224; son gouvernement : celui
d'Ottawa. Cela n'est que l&#233;gitime et normal. Le nier, c'est nier
l'&#233;vidence. Le gouvernement d'0ttawa joue, pour le Canada anglais, le m&#234;me
r&#244;le que le gouvernement de Qu&#233;bec pour le Canada fran&#231;ais. Ce principe,
lorsqu'on l'admet, explique toute la politique du gouvernement dit
&quot;f&#233;d&#233;ral&quot; et en fait non pas un noir complot mais une attitude juste et
raisonnable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans des circonstances normales, une telle situation ne pose pas de
probl&#232;mes. Il existe &#224; travers le monde bien des nations voisines dont
chacune a son gouvernement qui est enti&#232;rement libre d'agir &#224; sa guise sur
son territoire. Lorsque les deux nations ont des int&#233;r&#234;ts communs, les deux
gouvernements se consultent, sur un pied d'&#233;galit&#233;, et adoptent des
politiques communes. Lorsque les int&#233;r&#234;ts sont diff&#233;rents, chacun des deux
gouvernements sert les int&#233;r&#234;ts de la nation qu'il dirige et repr&#233;sente.
Cela s'appelle de la d&#233;mocratie, sur le plan international.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Canada, cependant, la situation est enti&#232;rement fausse, tout d'abord
parce qu'aucune des deux nations n'est libre, et ensuite parce que leurs
gouvernements respectifs ne sont pas sur un pied d'&#233;galit&#233;. D'o&#249; des
frictions in&#233;vitables et des conflits insolubles qui dureront aussi
longtemps que durera la Conf&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous disons qu'aucune des deux nations n'est libre. Le gouvernement du
Qu&#233;bec n'est pas libre, en effet, d'effectuer une planification s&#233;rieuse de
notre &#233;conomie, tout simplement parce qu'il ne contr&#244;le pas les principaux
leviers de notre &#233;conomie. Songez qu'Ottawa per&#231;oit plus de 80 pour 100 des
imp&#244;ts directs au Qu&#233;bec et contr&#244;le le commerce ext&#233;rieur, les douanes, le
cr&#233;dit, la banque et la monnaie. Comment, dans de telles circonstances, le
gouvernement provincial pourrait-il s&#233;rieusement appliquer une politique de
d&#233;veloppement &#233;conomique, alors que tous les &#233;conomistes soulignent que la
planification ne peut &#234;tre partielle et doit englober tous les secteurs de
la vie &#233;conomique nationale ? Les pouvoirs que d&#233;tient Ottawa, en vertu de
la Constitution, emp&#234;chent le gouvernement de Qu&#233;bec d'effectuer toute
planification s&#233;rieuse qui serait dans l'int&#233;r&#234;t de la nation, qui
permettrait de supprimer le ch&#244;mage, d'encourager nos industries et de
donner quelque espoir de rel&#232;vement &#224; nos r&#233;gions sous-d&#233;velopp&#233;es. Par contre, le gouvernement d'Ottawa n'a pas non plus des pouvoirs
illimit&#233;s. Il ne touche pas tous les imp&#244;ts, il ne contr&#244;le pas enti&#232;rement
la s&#233;curit&#233; sociale ni les institutions &#233;conomiques et financi&#232;res, &#224; cause
des pouvoirs limit&#233;s des provinces dans tous ces domaines.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La situation est donc absurde. Le gouvernement d'Ottawa a toutes les
raisons de vouloir organiser l'&#233;conomie canadienne selon les int&#233;r&#234;ts de
l'ensemble du Canada, mais il ne peut pas le faire parce que le
gouvernement du Qu&#233;bec a juste assez de pouvoirs pour l'en emp&#234;cher et
bloque continuellement sa politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement du Qu&#233;bec, pour sa part, doit prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts de la
nation canadienne-fran&#231;aise et planifier l'&#233;conomie du Qu&#233;bec en fonction
des int&#233;r&#234;ts du peuple qu&#233;b&#233;cois, mais il ne peut pas le faire parce que
les principaux instruments de la planification &#233;conomique sont entre les
mains d'Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la situation actuelle, chacun des deux gouvernements entrave l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La nation canadienne-anglaise et la nation canadienne-fran&#231;aise se limitent
l'une l'autre, s'opposent l'une &#224; l'autre, &#224; cause d'une structure p&#233;rim&#233;e
qui s'appelle la Conf&#233;d&#233;ration. Chacune des deux nations a ses int&#233;r&#234;ts,
ses espoirs, son destin, mais elle est encha&#238;n&#233;e &#224; l'autre par des liens
artificiels qui datent de presque un si&#232;cle. Le Canada anglais n'est pas
libre. Nous ne sommes pas libres. La Conf&#233;d&#233;ration, c'est la n&#233;gation de la
libert&#233; de deux peuples. Bien plus, la Conf&#233;d&#233;ration cr&#233;e des ennemis l&#224; o&#249;
il devrait y avoir deux peuples voisins et amis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La solution saute aux yeux. Elle consiste &#224; rompre ce lien qui est
arbitraire, impos&#233; et odieux et &#224; donner &#224; chaque nation la libert&#233; de
poursuivre &#224; sa guise sa propre destin&#233;e. Cela s'appelle l'ind&#233;pendance...
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, qui est aussi celle du Canada anglais. Alors, et
alors seulement, les deux nations seront &#233;gales et pourront conclure des
ententes dans la mesure o&#249; leurs int&#233;r&#234;ts communs l'exigeront. Ce sera la
fin de la m&#233;fiance traditionnelle et de la lutte s&#233;culaire qui nous a fait
gaspiller tant de nos &#233;nergies. L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec offre tous les
avantages de n'importe quelle conf&#233;d&#233;ration, refaite ou non, et &#233;carte tous
les dangers et tous les conflits auxquels la Conf&#233;d&#233;ration nous a habitu&#233;s,
pour notre plus grand malheur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ind&#233;pendance, c'est la libert&#233; et l'&#233;galit&#233; pour les peuples
canadiens-fran&#231;ais et canadien-anglais. C'est peut-&#234;tre aussi la
fraternit&#233;. De toute fa&#231;on, pour le peuple qu&#233;b&#233;cois, c'est la seule fa&#231;on
d'&#234;tre ma&#238;tre chez lui, de d&#233;tenir tous les pouvoirs sur son territoire et
de go&#251;ter enfin &#224; la libert&#233; qu'on accorde de nos jours &#224; toutes les
nations du monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Telle est la solution que proposent les ind&#233;pendantistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : Montr&#233;al, le 18 septembre 1963. Assembl&#233;e publique et s&#233;ance
d'information. Archives Andr&#233; D'Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 22- &#171; La Conf&#233;d&#233;ration, issue de la Conqu&#234;te et de l'imp&#233;rialisme
britannique, a plac&#233; et maintenu le peuple du Qu&#233;bec dans une situation
anormale de faiblesse et d'inf&#233;riorit&#233;. Ce r&#233;gime, par ailleurs, n'a pas
&#233;t&#233; &#233;tabli par la volont&#233; expresse des peuples en cause mais improvis&#233; par
la loi d'une m&#233;tropole imp&#233;riale. De plus, les droits accord&#233;s
officiellement par l'Acte de l'Am&#233;rique du nord britannique au peuple
canadien-fran&#231;ais, dans le but d'assurer sa survivance et sa protection,
ont sans cesse &#233;t&#233; viol&#233;s, et continuent de l'&#234;tre, par le gouvernement
f&#233;d&#233;ral, &#224; Ottawa. La logique et le droit permettent donc aujourd'hui
d'affirmer que le pacte conf&#233;d&#233;ratif, par ses origines et par le cours de
l'histoire, est nul et p&#233;rim&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Extraits du Manifeste du RIN - 1960&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Rassemblement pour l'ind&#233;pendance nationale (RIN) est un parti
politique vou&#233; &#224; la promotion de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec qui a exist&#233; de
1960 &#224; 1968.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le RIN est fond&#233; le 10 septembre, 1960 par quelques 30 personnes, dont
plusieurs anciens membres de l'Alliance laurentienne. Les membres
fondateurs incluent Andr&#233; D'Allemagne, Jacques Bellemare et Marcel Chaput.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En octobre de 1960, la premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'organisation publie
son manifeste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1964, Pierre Bourgault est &#233;lu pr&#233;sident et transforme le rassemblement
en parti politique. Bourgault contribue &#233;norm&#233;ment &#224; la popularit&#233; du RIN
et plusieurs personnes croient encore aujourd'hui qu'il est le p&#232;re du
RIN.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'&#233;lection de 1966, le RIN remporte 5,6 % du vote populaire mais aucun
si&#232;ge &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1966, Richard Bourdeau, un jeune militant plein de fougue, issu de
l'Ouest de Montr&#233;al, devient le pr&#233;sident fondateur des Jeunesses Rinistes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Bourgault y voit une autre excellente occasion de rassembler les
jeunes ind&#233;pendantistes. Les Jeunesses Rinistes feront parler d'elles &#224;
plus d'un titre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la veille de la cr&#233;ation du Parti qu&#233;b&#233;cois en 1968, le RIN consomme sa
dissolution en congr&#232;s sp&#233;cial pour int&#233;grer le Parti qu&#233;b&#233;cois sur la base
de l'adh&#233;sion de ses membres. Cela a &#233;t&#233; qualifi&#233; d'entrisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les n&#233;gociations sur la fusion du RIN au Mouvement
Souverainet&#233;-Association (MSA) et au Ralliement national (RN) avaient
auparavant &#233;chou&#233; &#233;tant donn&#233; l'intransigeance de Ren&#233; L&#233;vesque sur la
question de l'association avec le Canada et de la d&#233;fense de la langue
fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici le Manifeste au complet. Le seul texte qui brille par sa CLART&#201;. A
afficher sur les murs de votre salon, de votre chalet, encore, pour les
d&#233;put&#233;s, sur les murs de votre bureau &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Ce texte
risque de vous inspirer et de nous d&#233;barrasser de vos complaintes
insipides, incolores et inodores.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rassemblement pour l'ind&#233;pendance nationale&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Canadiens fran&#231;ais constituent une nation dont l'origine remonte &#224;
l'&#233;poque de la Nouvelle-France. Conquise par la force des armes, isol&#233;e de
sa m&#232;re-patrie, soumise &#224; des tentatives d'assimilation nombreuses et
prolong&#233;es, la nation canadienne-fran&#231;aise a toujours manifest&#233; une
indomptable volont&#233; de survivre et de s'&#233;panouir librement en conformit&#233;
avec ses origines et son g&#233;nie particulier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Conf&#233;d&#233;ration, issue de la Conqu&#234;te et de l'imp&#233;rialisme britannique, a
plac&#233; et maintenu le peuple du Qu&#233;bec dans une situation anormale de
faiblesse et d'inf&#233;riorit&#233;. Ce r&#233;gime, par ailleurs, n'a pas &#233;t&#233; &#233;tabli par
la volont&#233; expresse des peuples en cause mais improvis&#233; par la loi d'une
m&#233;tropole imp&#233;riale. De plus, les droits accord&#233;s officiellement par l'Acte
de l'Am&#233;rique du nord britannique au peuple canadien-fran&#231;ais, dans le but
d'assurer sa survivance et sa protection, ont sans cesse &#233;t&#233; viol&#233;s, et
continuent de l'&#234;tre, par le gouvernement f&#233;d&#233;ral, &#224; Ottawa. La logique et
le droit permettent donc aujourd'hui d'affirmer que le pacte conf&#233;d&#233;ratif,
par ses origines et par le cours de l'histoire, est nul et p&#233;rim&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, la centralisation f&#233;d&#233;rale, r&#233;alis&#233;e &#224; un rythme croissant, qui
tend &#224; transformer le r&#233;gime conf&#233;d&#233;ratif en celui d'un &#201;tat-nation
unitaire, compromet non seulement l'&#233;panouissement mais aussi l'existence
m&#234;me de la nation canadienne-fran&#231;aise d&#233;j&#224; gravement menac&#233;e par son
isolement culturel et social et par l'influence anglo-am&#233;ricaine. &#192;
l'&#233;poque actuelle o&#249; dans le monde entier les peuples s'affranchissent du
joug colonial et les nations revendiquent leur pleine ind&#233;pendance, le
Canada fran&#231;ais ne peut plus accepter de demeurer sous la tutelle
&#233;conomique et politique de l'&#233;tranger. L'id&#233;al de l'ind&#233;pendance nationale,
qui s'allie &#224; celui de l'internationalisme lucide, est valable au Canada
fran&#231;ais comme partout ailleurs. L'ind&#233;pendance est du reste dans la ligne
de l'histoire du Canada fran&#231;ais : pr&#233;par&#233;e par la Conf&#233;d&#233;ration puis par
l'&#233;tablissement de l'autonomie provinciale, elle repr&#233;sente l'aboutissement
normal de l'&#233;volution historique du Canada fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De nos jours, les peuples n'ont plus besoin d'excuses pour vouloir &#234;tre
libres. Car si la libert&#233; nationale n'est pas une fin en soi, elle est la
condition essentielle &#224; tout &#233;panouissement r&#233;el des hommes et des peuples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re des libert&#233;s civiques &#233;tant l'ind&#233;pendance de la patrie, le
Rassemblement pour l'ind&#233;pendance Nationale r&#233;clame l'ind&#233;pendance totale
du Qu&#233;bec afin de permettre au peuple canadien-fran&#231;ais de choisir
librement les voies de son avenir. Une fois l'ind&#233;pendance acquise, la
nation canadienne-fran&#231;aise devra se donner, par des moyens d&#233;mocratiques,
les institutions qu'elle jugera lui convenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tels sont les principes et l'id&#233;al que le Rassemblement pour
l'ind&#233;pendance Nationale (RIN) a pour but de d&#233;fendre et de propager. Le
RIN n'est aucunement reli&#233;, associ&#233; ni affili&#233; &#224; aucun autre organisme
existant. Les membres du RIN sont par ailleurs enti&#232;rement libre d'exprimer
et de faire valoir, &#224; titre personnel, leurs id&#233;es et leurs convictions sur
les questions qui ont trait &#224; la politique interne, &#224; la religion, aux
th&#233;ories &#233;conomiques et aux doctrines sociales, car la seule raison d'&#234;tre
du RIN est de favoriser et d'acc&#233;l&#233;rer l'instauration de l'ind&#233;pendance
nationale du Qu&#233;bec, sans haine ni hostilit&#233; envers quiconque mais dans un
esprit de justice et de libert&#233; pour tous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;clamant l'ind&#233;pendance totale du Qu&#233;bec, le RIN rejette le pessimisme
n&#233; de la Conqu&#234;te et manifeste sa foi en la nation canadienne-fran&#231;aise,
issue des plus grandes civilisations de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Octobre 1960
Premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du RIN&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 23. &#171; Jamais l'Acte de l'Am&#233;rique britannique du Nord ne fut mise au voix.
Il fut impos&#233; par un d&#233;cret du parlement de Westminster et par le vote
majoritaire de 26 contre 22, enregistr&#233; par les parlementaires canadiens. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Marcel Chaput.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Marcel Chaput (14 octobre 1918 - 19 janvier 1991) est un homme politique
et un scientifique qu&#233;b&#233;cois. Il est un fondateur du Rassemblement pour
l'ind&#233;pendance nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gatinois d'origine, il travaille comme fonctionnaire/chimiste au Minist&#232;re
de la D&#233;fense nationale du Canada. Il d&#233;plore l'absence du fran&#231;ais dans
son milieu de travail et &#233;crit des articles dans Le Devoir pour protester.
Il fonde le RIN au mois de septembre de 1960 et devient son
vice-pr&#233;sident. Chaput publie Pourquoi je suis s&#233;paratiste l'ann&#233;e
suivante. Comme la loi de l'&#201;tat interdit les fonctionnaires d'occuper des
fonctions politiques, il est suspendu en novembre et il d&#233;missionne en
d&#233;cembre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le RIN n'&#233;tait pas encore enregistr&#233; comme parti politique, il
d&#233;cide de se pr&#233;senter en ind&#233;pendant &#224; l'&#233;lection de 1962, mais il est
d&#233;fait dans sa tentative. Guy Pouliot le remplace &#224; la t&#234;te du RIN mais il
fonde le Parti r&#233;publicain du Qu&#233;bec, un effort qui finit par avorter. Il
revient au RIN en 1965 sous le leadership de Pierre Bourgault et est de
nouveau battu &#224; l'&#233;lection de 1966.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Membre du Parti qu&#233;b&#233;cois, il doit c&#233;der la nomination &#224; Robert Burns dans
Maisonneuve en 1970 et il &#233;choue une derni&#232;re fois &#224; l'&#233;lection qu&#233;b&#233;coise
de 1973.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fondateurs se font toujours battre. Une fois. Deux fois. Puis, on les
oublie et parfois&#8230;on les m&#233;prise. Je peux en t&#233;moigner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 24- &quot;Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux &#201;tats
souverains associ&#233;s dans une union &#233;conomique, responsable devant un
parlement commun ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Robert Bourassa- Bruxelles, 1992&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faisant une tourn&#233;e europ&#233;enne en 2001, particuli&#232;rement &#224; Bruxelles, le
premier ministre de l'&#233;poque, Bernard Landry avait &#233;voqu&#233;, dans une
entrevue, une visite de l'un de ses &#233;minents pr&#233;d&#233;cesseurs, l'ancien
premier ministre Robert Bourassa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef lib&#233;ral Robert Bourassa avait, en 1992, au grand dam de son
entourage, &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'un r&#233;f&#233;rendum portant sur une
souverainet&#233; assortie d'une union &#233;conomique avec le reste du Canada. Il
avait dit alors que la question soumise pourrait avoir le libell&#233; suivant : &quot;Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux &#201;tats
souverains associ&#233;s dans une union &#233;conomique, responsable devant un
parlement commun ?&quot;. A l'&#233;poque, le Parti qu&#233;b&#233;cois s'&#233;tait royalement moqu&#233;
de cette formule bourassienne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Landry avait affirm&#233; au m&#234;me moment qu'il voterait OUI &#224; la
question propos&#233;e par Robert Bourassa. Car, toujours selon le premier
ministre actuel, le Parti qu&#233;b&#233;cois propose &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose,
depuis quelques ann&#233;es, soit la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, assortie d'une
forme d'union &#233;conomique et politique &#224; l'europ&#233;enne, avec le reste du
Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier ministre Landry parlait d'une souverainet&#233; partag&#233;e avec le
reste du Canada, dans une union de type conf&#233;d&#233;ral. Les Qu&#233;b&#233;cois, sans
s'en rendre compte, ont donc vot&#233;, lors du r&#233;f&#233;rendum de 1995, pour ce type
d'union conf&#233;d&#233;rale. Ils n'ont pas vot&#233; pour ou contre l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec, mais ils ont vot&#233; sur une offre de partenariat &#233;conomique et
politique avec le reste du Canada et, comble de l'ironie, ils se sont dits
majoritairement NON &#224; cette union conf&#233;d&#233;rale propos&#233;e par
Parizeau-Bouchard-Dumont.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien des gens se demandent toujours, 12 ans apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum de 1995,
pourquoi Mario Dumont &#233;tait dans le camp du OUI ? Il l'&#233;tait l&#224; parce que la
th&#232;se de l'Action d&#233;mocratique se retrouverait au c&#339;ur du r&#233;f&#233;rendum, et
que ce point de vue conf&#233;d&#233;ral &#233;tait inscrit dans la question r&#233;f&#233;rendaire
de 1995. C'&#233;tait aussi le point de vue de Lucien Bouchard, du Bloc
qu&#233;b&#233;cois, et d'un bon nombre de ministres vou&#233;s au conf&#233;d&#233;ralisme, dont
Bernard Landry, devenu, par la suite, premier ministre du Qu&#233;bec. Si les
Dumontistes n'avaient pas pu pr&#233;senter leur option lors du r&#233;f&#233;rendum de
1995, il n'y aurait tout simplement pas eu cette coalition &#171; trinitaire &#187; en
juin 1995.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Parizeau, un an avant le r&#233;f&#233;rendum de 1995, avait pourtant
clairement affirm&#233; qu'il voulait une question claire, une question courte,
qui ne souffrirait d'aucune interpr&#233;tation. Il avait sugg&#233;r&#233; la question
suivante : Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain en date de &#8230; ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question de Bruxelles, formul&#233;e par Robert Bourassa, &#233;tait fort habile
&#224; l'&#233;poque et laissait planer un doute sur ses all&#233;geances f&#233;d&#233;ralistes.
Mais tel n'&#233;tait pas le cas. Bourassa devait pr&#233;ciser, &#224; son retour de
Bruxelles, que la formule de l'union conf&#233;d&#233;rale n'&#233;tait pas applicable au
Canada, puisqu'elle supposerait d'abord, d'une part, que le reste du Canada
accepte de se prononcer sur l'opportunit&#233; de faire cette r&#233;forme de gr&#233; et
&#224; gr&#233; et, d'autre part, le premier ministre Bourassa &#233;tait convaincu que le
reste du Canada refuserait un tel changement dans l'am&#233;nagement
socio-politique pan-canadien. &#201;tant absolument certain que rien ne pouvait
changer dans les faits, il pouvait bien proposer une autre formule qu'il
savait rejet&#233;e &#224; l'avance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'erreur historique la plus grave commise par le Parti qu&#233;b&#233;cois est celle
d'avoir voulu emprunter les sentiers bourassiens, c'est-&#224;-dire une formule
de type conf&#233;d&#233;ral, en sachant tr&#232;s bien, en partant, qu'elle serait
&#233;ventuellement rejet&#233;e par le reste du pays actuel. En soi, la question
r&#233;f&#233;rendaire de 1995 &#233;tait donc tr&#232;s habile. Substantiellement, elle
reprenait la d&#233;marche propos&#233;e par Robert Bourassa, sauf qu'au terme d'un
court laps de temps de n&#233;gociations avec Ottawa (un an, tel que pr&#233;vu dans
la loi), l'&#233;chec, &#233;tant d&#233;j&#224; pr&#233;visible, tout comme Robert Bourassa l'avait
pr&#233;vu, le Parti qu&#233;b&#233;cois s'engageait &#224; d&#233;clarer unilat&#233;ralement
l'ind&#233;pendance, sans consulter &#224; nouveau la population. Il y avait dans
cette fa&#231;on de faire une astuce que j'ai toujours d&#233;nonc&#233;e : l'ind&#233;pendance
est une r&#233;alit&#233; trop s&#233;rieuse pour qu'elle s'accomplisse dans la
brouillard. Les Qu&#233;b&#233;cois, si la d&#233;marche avait fonctionn&#233;, auraient &#233;t&#233;,
sans doute, la premi&#232;re nation &#224; acc&#233;der &#224; son ind&#233;pendance, sans qu'elle
le sache clairement et v&#233;ritablement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je reprends la question propos&#233;e par Bourassa, &#224; Bruxelles en 1992 :
&quot;Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux &#201;tats
souverains associ&#233;s dans une union &#233;conomique, responsable devant un
parlement commun ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995, propos&#233;e par le triumvirat
Parizeau-Bouchard-Dumont :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain, apr&#232;s avoir offert
formellement au Canada un nouveau partenariat &#233;conomique et politique, dans
le cadre du projet de loi sur l'avenir du Qu&#233;bec et de l'entente sign&#233;e le
12 juin 1995 ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'y a aucune diff&#233;rence entre la question de Bruxelles (celle de Robert
Bourassa) et la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995. Les trois m&#234;mes &#233;l&#233;ments s'y
retrouvent ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1)	deux &#201;tats associ&#233;s.&lt;br&gt;
2)	Une union &#233;conomique entre les deux &#201;tats souverains.&lt;br&gt;
3)	Une union politique (donc forc&#233;ment un Parlement commun, tout comme en
Europe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Robert Bourassa avait dit en 1992 que la question qu'il avait propos&#233;e
&#233;tait inapplicable. Et il avait raison. Il aurait fallu que le Canada dise
OUI &#224; la proposition. Et il savait bien qu'en proposant une telle question
que la r&#233;ponse du Canada serait NON.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parizeau savait tr&#232;s bien qu'en proposant une question comme celle de
1995, (copie de la question de Bruxelles) que le Canada anglais allait dire
in&#233;vitablement NON. Il avait donc pr&#233;vu cela. Et c'est pourquoi, il avait
fait inscrire dans le projet de loi r&#233;f&#233;rendaire qu'en cas d'&#233;chec (et
celui-ci &#233;tait certain qu'il y en aurait un&#8230;ou qu'il allait en favoriser
un) l'Assembl&#233;e nationale (majoritairement p&#233;quiste) aurait vot&#233;
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Toute une astuce ! La cage &#224; homards, c'&#233;tait
&#231;a&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Landry disait en 2001 qu'il voterait OUI &#224; la question de
Bruxelles de Robert Bourassa (1992). Ma foi, est-ce que Bourassa &#233;tait
ind&#233;pendantiste ? Ou est-ce que Landry &#233;tait f&#233;d&#233;raliste ? Il faudrait le
demander &#224; ce dernier !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; 25- &#171; L'id&#233;e du s&#233;paratisme n'est pas forc&#233;ment absurde dans l'ordre
&#233;conomique, mais les obstacles seraient nombreux et redoutables. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;ponse : Jacques Parizeau. Voir LE DEVOIR, les 18 et 24 novembre 1961.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut resituer cette d&#233;claration dans son contexte. Parizeau est &#224;
l'&#233;poque technocrate attach&#233; au gouvernement de Jean Lesage.
Fils de G&#233;rard Parizeau et de Germaine Biron, M. Jacques Parizeau est
aussi l'arri&#232;re-petit-fils de Damase Dalp&#233; (dit Parizeau), d&#233;put&#233; &#224;
l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec de 1892 &#224; 1897. Jacques Parizeau est
dipl&#244;m&#233; en &#233;conomie de la London School of Economics &#224; Londres. Partisan de
la th&#233;orie keyn&#233;sienne d'interventionnisme &#233;conomique, il est l'un des
conseillers les plus importants du gouvernement du Qu&#233;bec durant les ann&#233;es
1960, jouant un r&#244;le important en coulisses pendant la R&#233;volution
tranquille, notamment dans la nationalisation d'Hydro-Qu&#233;bec et des mines
d'Asbestos, ainsi que dans la cr&#233;ation du R&#233;gime des rentes du Qu&#233;bec. Il
fut conseiller &#233;conomique aupr&#232;s de Jean Lesage (PLQ) et de Daniel Johnson
(UN).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Parizeau &#233;tait au d&#233;but en faveur du royalisme britannique, puis
au fur et &#224; mesure qu'il prit conscience de la situation &#233;conomique du
Qu&#233;bec, de la possibilit&#233; que celui-ci s'affranchisse du reste du Canada et
acqui&#232;re de plus en plus d'autonomie et de libert&#233;, il devint peu &#224; peu un
souverainiste convaincu, et se joignit officiellement au Parti qu&#233;b&#233;cois le
19 septembre 1969.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parizeau reste pour moi le plus grand homme politique du Qu&#233;bec. Il
d&#233;passe m&#234;me Ren&#233; L&#233;vesque. Cela ne veut pas dire que j'approuve tout ce
qu'il a fait. Son plus grand geste aura &#233;t&#233; cet acte d'humilit&#233;, en ce 22
juin 1990, alors qu'il se l&#232;ve &#224; l'Assembl&#233;e nationale, tend au sens
propre, la main &#224; Bourassa et l'invite &#224; faire avec lui l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec. Au lendemain de ce geste, tous les d&#233;put&#233;s lib&#233;raux de ma r&#233;gion
&#233;taient devenus ind&#233;pendantistes. La d&#233;put&#233;e de Matane n'&#233;chappa pas &#224; ce
nouvel engouement pour l'ind&#233;pendance. Elle affirma sur les ondes de la
t&#233;l&#233; locale qu'elle est en faveur de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. On faillit
faire l'ind&#233;pendance avec &#8230;les lib&#233;raux ! Quel scandale, pour certains !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jamais, historiquement, le peuple du Qu&#233;bec n'a pass&#233; si pr&#232;s de la
lib&#233;ration nationale que lors de l'&#233;chec de Meech. La petite politique
partisane a tout fait chavirer. Et on en voit encore les d&#233;bris dans
certaines publications qui ne servent qu'&#224; monter, les uns contre les
autres, les diff&#233;rentes options politiques en place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si un jour, le Qu&#233;bec doit faire son ind&#233;pendance, ce sera sans doute &#224;
cause de quelqu'un qui aura r&#233;ussi &#224; nous unir plut&#244;t que nous diviser. Le
voyez-vous venir ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bon &#233;t&#233;&#8230; A moins que le gouvernement soit renvers&#233; et que le peuple du
Qu&#233;bec soit appel&#233; aux urnes. Je ne pourrai donc garder silence. Et la
meilleure fa&#231;on de le faire, c'est de faire face &#224; l'&#233;lectorat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P.S. Vous pouvez discuter entre vous de ces r&#233;f&#233;rences. Vous pouvez
toujours me rejoindre &#224; : euroenigma25@hotmail.com&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Bernard Drainville au PQ - Du p&#233;ril de passer du journalisme &#224; la politique</title>
		<link>http://www.vigile.net/Bernard-Drainville-au-PQ-Du-peril</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Bernard-Drainville-au-PQ-Du-peril</guid>
		<dc:date>2007-02-12T17:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean-Claude Leclerc - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois n'ont pas encore &#233;t&#233; appel&#233;s aux urnes, mais, &#224; voir les premi&#232;res escarmouches des partis, le discernement entre le bien et le mal, mieux connu sous l'appellation d'&#233;thique, va compter, semble-t-il, parmi les enjeux de la campagne. Toutefois, &#224; en juger par la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois n'ont pas encore &#233;t&#233; appel&#233;s aux urnes, mais, &#224; voir les premi&#232;res escarmouches des partis, le discernement entre le bien et le mal, mieux connu sous l'appellation d'&#233;thique, va compter, semble-t-il, parmi les enjeux de la campagne. Toutefois, &#224; en juger par la confusion qui accompagne le passage au Parti (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Bernard-Drainville-au-PQ-Du-peril"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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