<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Vigile.net - Industries culturelles</title>
	<link>http://www.vigile.net/+-Industries-culturelles-+</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Vigile.net</title>
		<url>http://www.vigile.net/IMG/siteon0.jpg</url>
		<link>http://www.vigile.net/</link>
		<height>102</height>
		<width>250</width>
	</image>


	















	<item>
		<title>Programmes d'aide aux tourn&#233;es - Les diffuseurs &#233;trangers se plaignent &#224; Harper</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2009/02/25/235872.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2009/02/25/235872.html</guid>
		<dc:date>2009-02-25T13:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>http://www.ledevoir.com/2009/02/25/... Par&#233; - Les diffuseurs &#233;trangers se mobilisent pour d&#233;crier l'abolition des programmes d'aide aux tourn&#233;es par le gouvernement conservateur. &#171; Une d&#233;cision brutale et sans grandes nuances &#187;, affirment m&#234;me certains. Du Japon au Royaume-Uni, pas (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.ledevoir.com/2009/02/25/... Par&#233; - Les diffuseurs &#233;trangers se mobilisent pour d&#233;crier l'abolition des programmes d'aide aux tourn&#233;es par le gouvernement conservateur. &#171; Une d&#233;cision brutale et sans grandes nuances &#187;, affirment m&#234;me certains. Du Japon au Royaume-Uni, pas moins de 23 diffuseurs de 17 pays viennent de (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/02/25/235872.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Culture, soutien et solidarit&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Culture-soutien-et-solidarite</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Culture-soutien-et-solidarite</guid>
		<dc:date>2008-10-04T13:43:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Bruno Roy - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Le m&#233;rite actuel des pr&#233;sentes &#233;lections &#8722; nonobstant ce qui a suscit&#233; le d&#233;bat (les coupures en mati&#232;re de programmes culturels) &#8722;, c'est qu'on a jamais tant parl&#233; de culture. On veut faire croire que cela divise, alors que c'est exactement le contraire qui se (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de faire le d&#233;bat &#224; savoir qui est artiste ou non, et pourquoi la culture est si n&#233;cessaire, il faudrait admettre l'id&#233;e m&#234;me de culture, ce qui serait admettre, entre autres, l'id&#233;e de la profession d'artiste. Ces temps-ci, nos politiciens f&#233;d&#233;raux sont plut&#244;t sourds. Ils confondent cr&#233;ation et divertissement, culture et syst&#232;me de vedettariat. Certains croient m&#234;me que les artistes ont perdu la guerre de l'opinion publique concernant les coupes dans le domaine de la culture. M&#233;fions-nous. C'est une fausse g&#233;n&#233;ralisation. De la m&#234;me mani&#232;re, il est vrai, il ne faut pas centrer uniquement sur les artistes la situation de pauvret&#233; dans notre soci&#233;t&#233;. Malheureusement, nous sommes dans une &#233;poque o&#249; toute la soci&#233;t&#233; s'appauvrit. Cela dit, autant l'artiste a besoin de s'exprimer, autant le public a besoin de lui. Dans le d&#233;bat actuel, on tente de les diviser. Quoi de mieux qu'un contexte &#233;lectoral pour le faire. On croirait Machiavel en train de conseiller le Premier ministre canadien, joueur de piano &#224; l'occasion : diviser pour r&#233;gner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il est vrai que un dollar investit dans la culture rapporte onze fois plus. Comment expliquer que cette logique &#233;conomique n'&#233;claire pas M. Harper dans la prise de ses d&#233;cisions. Lui qui vante tant ses propres m&#233;rites et ses comp&#233;tences en mati&#232;res &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne peut nier, par ailleurs, que la reconnaissance du cr&#233;ateur et le succ&#232;s &#233;conomique d'une &#339;uvre reposent sur sa circulation, sa diffusion et sa distribution la plus large possible. C'est ce que refusent de comprendre les Harper et Verner de ce bas-monde politique. Car le d&#233;fi est aussi de prot&#233;ger la capacit&#233; des artistes de poursuivre la cr&#233;ation de leurs &#339;uvres, de les faire circuler et de vivre de leur art en &#233;tant pr&#233;sents aux &#233;v&#233;nements d'ici et d'ailleurs afin de profiter des relais que sont les institutions locales, nationales et internationales. Entre l'intime et l'universel, nos oeuvres t&#233;moignent de l'&#233;volution des pens&#233;es et des mentalit&#233;s de ce monde.
L'image de marque que projette un pays sur la sc&#232;ne internationale demeure incontournable. Ce sont les artistes qui donnent une personnalit&#233; &#224; leur communaut&#233; et qui lui donnent son caract&#232;re universel. C'est pourquoi, le soutien aux artistes doit se fonder sur les liens &#224; tisser sur le plan international avec les autres groupes d'artistes qui participent &#224; la d&#233;finition des grands courants culturels et artistiques. C'est en ce sens que leurs &#339;uvres &#233;rigent au rang de patrimoine commun de la communaut&#233;, voire de l'humanit&#233;, leur contribution originale. Les arts donnent un &#233;lan de civilisation &#224; un pays qui recherche la plus haute expression de son existence. Ce sont eux qui portent &#224; bout de bras le d&#233;veloppement culturel de leur soci&#233;t&#233;. Une soci&#233;t&#233; s'inscrit dans l'Histoire et dans la m&#233;moire collective par ses arts et par sa capacit&#233; de se repr&#233;senter &#224; travers des &#339;uvres fortes et originales qui lui conf&#232;rent son caract&#232;re unique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voil&#224; pourquoi les gouvernements doivent aspirer &#224; une plus grande solidarit&#233; fond&#233;e sur le besoin des arts dans une soci&#233;t&#233; afin d'assurer que les institutions culturelles demeurent vivantes et stables. Je vous dirais aussi qu'il y va du prestige d'un pays de mieux soutenir ses artistes et ses cr&#233;ateurs. Le soutien aux diff&#233;rentes formes de la culture est un imp&#233;ratif &#233;thique, ins&#233;parable du travail de l'artiste dans sa soci&#233;t&#233;. Monsieur Harper n'a pas encore compris qu'il doit traiter le d&#233;veloppement culturel comme une grande mission de l'&#201;tat. L'actuel premier ministre canadien devrait mieux lire Machiavel : &#171; Le Prince doit avoir &#224; droite un &#233;conomiste pour montrer sa puissance, et &#224; sa gauche un po&#232;te, pour montrer son rayonnement. &#187; Il nous faut bien l'admettre, les artistes &#8722; plus facilement que les politiciens &#8722; transmettent mieux ce qui nous rassemble. Leur solidarit&#233; est r&#233;elle. En effet, l'acte m&#234;me de cr&#233;er n'est jamais un acte isol&#233;. Tout artiste a besoin d'une profonde int&#233;gration dans la soci&#233;t&#233; pour que l'&#339;uvre de beaut&#233; qu'il veut proposer rejoigne la conscience de chaque individu. L'artiste cr&#233;e parce qu'il croit que quelque chose est menac&#233; l&#224; o&#249; il vit. C'est pourquoi, imaginer une &#339;uvre ne suffit pas, il faut la dire, l'exprimer, la faire entendre, afin que le peuple ne soit pas divorc&#233; de sa culture. Les politiciens doivent comprendre que l'artiste ne fait pas juste &#233;blouir, il &#233;claire. Gr&#226;ce &#224; l'art, toutes nos vies sont faites de transmissions qui nous aident &#224; vivre. L'art ne change pas le bonheur de vivre, il l'&#233;change.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Porteur d'identit&#233; et de valeurs, l'acc&#232;s &#224; la culture d&#233;veloppe l'ouverture, la tol&#233;rance, la curiosit&#233; et le d&#233;sir. En effet, les arts prot&#232;gent les identit&#233;s multiples parce qu'ils assurent la multiplicit&#233; des regards sur une soci&#233;t&#233;. Cette diversit&#233; fait partie du patrimoine humain ; elle est un droit fondamental de l'humanit&#233;. Les arts donnent le go&#251;t du pluriel. Je n'ose pas penser que le Premier ministre du Canada et sa ministre du Patrimoine s'inqui&#232;tent des effets de la libert&#233; d'expression. Ils doivent comprendre et admettre que toute cr&#233;ation d'une &#339;uvre atteste d'un suppl&#233;ment de sens qui &#233;chappe au contr&#244;le social. Car les rencontres de l'artiste avec son public sont une condition de l'&#233;panouissement des arts dans une soci&#233;t&#233;. Les activit&#233;s artistiques sont essentielles pour cr&#233;er un esprit de solidarit&#233; et b&#226;tir des collectivit&#233;s dynamiques. La culture contribue &#224; la qualit&#233; de vie des citoyens et constitue un &#233;l&#233;ment dominant du rayonnement. Malheureusement, les gouvernements, accordant peu de cr&#233;dit aux bienfaits des arts, n'agissent pas en cons&#233;quence. Porteuse de la qualit&#233; de vie, la culture valorise la coh&#233;sion et la solidarit&#233; sociales. L'investissement dans les arts am&#233;liore la vie des personnes ou de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble. C'est ainsi que l'investissement dans les arts cr&#233;e une valeur sociale tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Car la culture est un bien commun qui ne se r&#233;duit pas &#224; une op&#233;ration comptable. Ces temps-ci, il est vrai, l'avenir annonce peu d'&#233;claircies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela dit, il peut para&#238;tre paradoxal que les artistes qu&#233;b&#233;cois, particuli&#232;rement les ind&#233;pendantistes, s'adressent au gouvernement f&#233;d&#233;ral pour d&#233;fendre le soutien &#224; ce qu'il convient d'appeler la culture qu&#233;b&#233;coise. Tant et aussi longtemps que nous paierons des taxes &#224; Ottawa, nous n'avons pas le choix de nous adresser &#224; ce pallier de gouvernement. Par ailleurs, il ne faudrait pas que cela donne bonne conscience aux &#233;lus qu&#233;b&#233;cois. Le m&#233;rite actuel des pr&#233;sentes &#233;lections &#8722; nonobstant ce qui a suscit&#233; le d&#233;bat (les coupures en mati&#232;re de programmes culturels) &#8722;, c'est qu'on a jamais tant parl&#233; de culture. On veut faire croire que cela divise, alors que c'est exactement le contraire qui se produit. On peut discuter longtemps sur les moyens pour soutenir la culture, mais sauf pour Harper qui a le m&#233;pris facile pour les artistes qu&#233;b&#233;cois, tous s'entendent sur sa n&#233;cessit&#233;. Cette solidarit&#233; doit trouver une r&#233;ponse le 14 octobre prochain, jour d'&#233;lection.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bruno Roy, &#233;crivain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Bernanos contre les industriels de la culture</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/09/20/206519.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/09/20/206519.html</guid>
		<dc:date>2008-09-20T13:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Carl Bergeron - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Il n'est pas anecdotique que la pr&#233;monition de Georges Bernanos sur la robotisation du monde lui f&#251;t r&#233;v&#233;l&#233;e par le spectacle de la guerre. La Seconde Guerre mondiale, pour lui - la Seconde Guerre en tant que r&#233;it&#233;ration de la Premi&#232;re Guerre - a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de la transition d&#233;finitive (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton15116.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;206&quot; height=&quot;292&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Il n'est pas anecdotique que la pr&#233;monition de Georges Bernanos sur la robotisation du monde lui f&#251;t r&#233;v&#233;l&#233;e par le spectacle de la guerre. La Seconde Guerre mondiale, pour lui - la Seconde Guerre en tant que r&#233;it&#233;ration de la Premi&#232;re Guerre - a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de la transition d&#233;finitive de la civilisation humaine &#224; la civilisation des (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/09/20/206519.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Dur coup pour les Franco-ontariens</title>
		<link>http://www.vigile.net/Dur-coup-pour-les-Franco-ontariens</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Dur-coup-pour-les-Franco-ontariens</guid>
		<dc:date>2008-08-29T10:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Le peuple franco-ontarien d'Ottawa est en deuil aujourd'hui. Le grand spectacle th&#233;&#226;tral historique, l'&#201;cho d'un peuple a fait faillite cette semaine, victime de plusieurs facteurs. Et il y a l&#224; une le&#231;on pour les organisateurs de festivals du (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton14766.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;166&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Le peuple franco-ontarien d'Ottawa est en deuil aujourd'hui. Le grand spectacle th&#233;&#226;tral historique, l'&#201;cho d'un peuple a fait faillite cette semaine, victime de plusieurs facteurs. Et il y a l&#224; une le&#231;on pour les organisateurs de festivals du (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Dur-coup-pour-les-Franco-ontariens"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le d&#233;clin de la culture fran&#231;aise</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-declin-de-la-culture-francaise</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-declin-de-la-culture-francaise</guid>
		<dc:date>2007-12-25T17:35:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Savard - Chronique d'Andr&#233; Savard</dc:creator>
		


[()


		<description>La nouvelle a &#233;t&#233; sur toutes les l&#232;vres depuis que le magazine Time en a fait l'annonce : la culture fran&#231;aise d&#233;cline. La litt&#233;rature fran&#231;aise n'a plus d'impact, quasiment nulle en litt&#233;rature, gu&#232;re plus, tout bien pes&#233;, que son th&#233;&#226;tre ou son cin&#233;ma. Et l'article (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La nouvelle a &#233;t&#233; sur toutes les l&#232;vres depuis que le magazine &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; en a fait l'annonce : &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Le-declin-de-l-emprise-francaise&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;la culture fran&#231;aise d&#233;cline&lt;/a&gt;. La litt&#233;rature fran&#231;aise n'a plus d'impact, quasiment nulle en litt&#233;rature, gu&#232;re plus, tout bien pes&#233;, que son th&#233;&#226;tre ou son cin&#233;ma. Et l'article &#233;nonce son verdict. La culture fran&#231;aise d&#233;cline car elle est d&#233;sormais indigne d'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1347 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:354px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Le-declin-de-l-emprise-francaise&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_6-frenchculturetimes.jpg' width=&quot;354&quot; height=&quot;232&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time magazine&lt;/i&gt; a aussi fait ample &#233;cho au cours de l'ann&#233;e &#224; la fameuse sc&#232;ne lors du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Miss America Pageant&lt;/i&gt;. On a demand&#233; &#224; une concurrente, miss Upton, comment se faisait-il que les Am&#233;ricains, dans leur vaste majorit&#233;, &#233;taient incapables de situer les Etats-Unis d'Am&#233;rique sur une carte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;C'est sans doute parce qu'ils n'ont pas de carte&#8221;, a-t-elle r&#233;pondu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On pourrait ajouter au commentaire de la belle madame Upton : &#8220;S'ils jugent indignes d'int&#233;r&#234;t de situer leur pays sur une mappemonde, ils ne doivent pas trouver d'&#233;nergie suppl&#233;mentaire pour appr&#233;cier la culture fran&#231;aise.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; note que la culture fran&#231;aise ne trouve pas preneur et qu'elle n'est pas traduite. Le point de vue de l'auteur de l'article est simple. La culture fran&#231;aise d'aujourd'hui est moins bonne et moins universelle que la culture anglaise. Elle c&#232;de donc sa place &#224; la nouvelle grande culture de notre temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Qu&#233;bec o&#249; se recrute, selon la l&#233;gende, tant de champions de la culture fran&#231;aise, l'article du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; n'a pourtant pas re&#231;u mauvais accueil. On a entendu des commentaires comme celui-ci : Y a-t-il un auteur aussi bon que Stephen King ou Connelly chez les Fran&#231;ais ? Et on s'est empress&#233; de r&#233;pondre &#224; la question sans s'interroger sur la question elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi Joseph Connelly et Stephen King sont-ils les points de r&#233;f&#233;rence ? Ils produisent dans deux cat&#233;gories, l'horreur et le policier. Ce sont deux cat&#233;gories qui servent de moteur &#224; la production culturelle. Aujourd'hui, litt&#233;rature, cin&#233;ma et jeux vid&#233;os font tous partie du m&#234;me univers, celui de la production culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'histoire doit entra&#238;ner suffisamment pour s&#233;duire et on s'oriente d'apr&#232;s les go&#251;ts du public. On &#233;value le concept, la courbe dramatique qui doit atteindre sa cible en un crescendo modul&#233; au quart de tour. Si l'imagination est la bienvenue, c'est en autant qu'elle se soumette &#224; ce principe : &#8220;Partir toujours du clich&#233; pour mieux s'en &#233;loigner&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La production culturelle se d&#233;ploie dans des horizons bien d&#233;finis : le futurisme, la sorcellerie, l'enqu&#234;te, et les films dits sentimentaux. On n'exploite pas un cr&#233;neau avant de s'&#234;tre assur&#233; qu'il soit d&#233;j&#224; dot&#233; de signification forte aupr&#232;s de la masse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout ceci se passe de pr&#233;f&#233;rence en anglais quoique la r&#232;gle s'universalise dans toutes les langues. Aujourd'hui la culture est une pratique industrielle. L'article du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; parle du d&#233;clin de la culture fran&#231;aise. Il aurait &#233;t&#233; plus juste de parler d'un d&#233;clin de la culture dans le vieux sens du terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'article du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; &#233;voque l'influence de jadis de grands bonzes fran&#231;ais comme Jean-Paul Sartre. Il faudrait ajouter que si Jean-Paul Sartre &#233;tait un inconnu contemporain qui soumet un roman comme &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Naus&#233;e&lt;/i&gt;, on lui demanderait probablement de retravailler le manuscrit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Paul Sartre se verrait expliquer que son roman est inefficace faute d'avoir &#233;lucid&#233; dans quelle cat&#233;gorie il entre, son public cible et faute d'un personnage auquel un lectorat sp&#233;cifique puisse s'identifier. Jean-Paul Sartre r&#233;pondrait : &#8220;Je viens d'&#233;crire un drame existentiel&#8221;. On lui r&#233;pondrait que cette cat&#233;gorie n'existe pas. O&#249; est l'enqu&#234;te ? Si le h&#233;ros a la naus&#233;e, ne devrait-il pas faire de la cause de l'infection le moteur de l'action ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On ne peut pas faire un roman avec quelqu'un qui a mal au coeur, lui dirait-on. Pourquoi la client&#232;le s'identifierait au h&#233;ros naus&#233;eux, une contradiction en soi, demanderait-on &#224; Jean-Paul Sartre aujourd'hui. Il faut un enjeu, un coupable, une victime.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Paul Sartre r&#233;pondrait que l'enjeu c'est l'existence o&#249; la partie est jou&#233;e d'avance. Alors si c'est jou&#233; d'avance et qu'il n'y a pas un coupable &#224; trouver, pourquoi le lecteur se taperait-il toutes les pages du livre, c&#244;t&#233; pair et impair, pourquoi alors que le multim&#233;dia lui fournit de bonnes histoires avec une enqu&#234;te, des parcours architectur&#233; qui permettent de pr&#233;voir le temps que &#231;a prendra pour collectionner tous les indices ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Paul Sartre ne passerait pas. De m&#234;me, aux &#201;tats-Unis des auteurs comme Faulkner et Dos Passos auraient bien du mal &#224; convaincre. Aucun de ces auteurs n'a con&#231;u ses livres pour en faire un produit qui fonctionne aupr&#232;s d'un public cible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'article du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; constate qu'il se publie des milliers de livres en France. S'ils sont pi&#233;tin&#233;s en aussi grand nombre n'est-ce pas en raison d'une perception collective de plus en plus focalis&#233;e, habitu&#233;e &#224; ruminer &#224; l'int&#233;rieur de certaines bornes ? Bien des &#233;crivains du XIXe si&#232;cle bl&#226;maient leurs contemporains confits dans leur moralit&#233; rigide et leurs bondieuseries. Les d&#233;sapprobations du public d'aujourd'hui ne se font plus au nom de Dieu. Elles sont prononc&#233;es au nom de l'efficacit&#233; universelle du produit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autant on parlait de la censure au XIXe si&#232;cle, autant le bavardage est incessant &#224; pr&#233;sent. Mais cette parole se rapporte presque exclusivement &#224; ce qui se singularise par le succ&#232;s, c'est-&#224;-dire la machine culturelle dans son horizon de production ordinaire. Si le cin&#233;ma fran&#231;ais est mal en point malgr&#233; d'excellents titres, c'est parce qu'on assiste &#224; la disparition du cin&#233;ma d'auteur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; partir du moment o&#249; &#8220;on part du clich&#233; pour mieux s'en &#233;loigner&#8221;, cela implique que l'action se situe dans un cadre dont la puissance d'&#233;vocation est bien assise dans les cerveaux. Tout le monde conna&#238;t le CIA ou le FBI. Si on fait un sc&#233;nario mettant en sc&#232;ne une personne faussement accus&#233;e et qui doit prouver son innocence, qu'il soit tourn&#233; &#224; Montr&#233;al ou dans le Vermont, la post-production fera en sorte que le d&#233;cor soit celui de Los Angeles ou de Chicago.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous les publics du monde sont habitu&#233;s &#224; cet univers-l&#224; et, comme consommateurs, ils ont le droit de r&#233;clamer le confort des terrains connus. La culture fran&#231;aise a atteint son apog&#233;e quand il &#233;tait admis que la culture trouvait sa v&#233;ritable expression dans des individualit&#233;s. Ce genre de culture existe encore dans la mesure o&#249; elle peut trouver le soutien des circuits universitaires ou acad&#233;miques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un &#233;l&#233;ment tr&#232;s important de l'appr&#233;ciation de la culture a &#224; voir avec l'obligation sociale de parler de ce qui est susceptible d'int&#233;resser la masse ou d'int&#233;resser des client&#232;les cibles. Les journalistes, les professeurs, tous sont pay&#233;s pour avoir l'obligation de parler de ce qui se produit dans leurs cat&#233;gories. On parle donc beaucoup au sujet des bons cr&#233;neaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans une culture du silence il y a beaucoup de livres que nous sommes plus en mesure de go&#251;ter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut noter que le prototype de sensibilit&#233; a chang&#233; depuis trente ans et que cela touche aussi le cin&#233;ma. &#192; force d'&#234;tre hyper-stimul&#233;, le public a perdu des fa&#231;ons plus subtiles de percevoir. On a fait une exp&#233;rience par exemple en pr&#233;sentant de vieux films de Jean-Luc Godard &#224; de jeunes publics de vingt &#224; trente-deux ans. Tous habitu&#233;s aux jeux vid&#233;o, aux sonogrammes qui signalent les bons coups dans les joutes, aux trames sonores des films, plusieurs se dirent effar&#233;s par les silences utilis&#233;s par ce cin&#233;aste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est dans ce contexte de surstimulation que le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Time&lt;/i&gt; annonce le d&#233;clin de la culture fran&#231;aise. L'auteur de l'article a presque l'air de s'en f&#233;liciter comme si apr&#232;s la dinde on ne pouvait pas souhaiter mieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233; Savard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais, Trust am&#233;ricain et &#201;glise catholique : une lutte &#224; trois sur fond de culture, d'affaires et de nationalisme</title>
		<link>http://www.vigile.net/Theatre-canadien-francais-Trust</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Theatre-canadien-francais-Trust</guid>
		<dc:date>2007-12-04T15:42:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Simon Roy - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>L'art et le nationalisme canadiens-fran&#231;ais ont toujours &#233;t&#233; intimement li&#233;s. Au Qu&#233;bec, la musique, la peinture, le th&#233;&#226;tre, le cin&#233;ma s'assurent, depuis fort longtemps, d'&#234;tre un v&#233;hicule efficace pour les id&#233;es porteuses de grands changements. Ce travail s'int&#233;resse &#224; (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'art et le nationalisme canadiens-fran&#231;ais ont toujours &#233;t&#233; intimement li&#233;s. Au Qu&#233;bec, la musique, la peinture, le th&#233;&#226;tre, le cin&#233;ma s'assurent, depuis fort longtemps, d'&#234;tre un v&#233;hicule efficace pour les id&#233;es porteuses de grands changements. Ce travail s'int&#233;resse &#224; la situation du th&#233;&#226;tre et du nationalisme canadiens-fran&#231;ais au lendemain de l'Acte d'Union jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des premiers cr&#233;ateurs canadiens-fran&#231;ais populaires. Cette p&#233;riode est une intense lutte &#224; trois pour la domination culturelle et commerciale du th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec. L'&#201;glise catholique, depuis toujours, veut conserver ses valeurs bien en place pour assurer son emprise sur le peuple, mais diff&#233;rents &#233;v&#233;nements la forceront &#224; changer son fusil d'&#233;paule. Le Trust, venu en terre qu&#233;b&#233;coise pour incorporer Montr&#233;al et Qu&#233;bec &#224; son r&#233;seau, semble s'en prendre &#224; un public gagn&#233; d'avance, mais son ing&#233;rence et son indiff&#233;rence face aux besoins des Canadiens fran&#231;ais causeront sa perte. Et le nationalisme canadien-fran&#231;ais, lui, rena&#238;t de ses cendres suite &#224; l'&#233;veil du peuple quant &#224; sa capacit&#233; de faire son propre th&#233;&#226;tre, dans lequel il se reconna&#238;t mieux que dans le th&#233;&#226;tre europ&#233;en ou am&#233;ricain qu'on lui enfonce dans la gorge depuis trop longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1338 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:97px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.puq.ca/fr/repertoire_fiche.asp?titre=discipline&amp;titre2=090&amp;noProduit=S1231&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_4-theatre.jpg' width=&quot;97&quot; height=&quot;144&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;	Ce sujet, avec son contexte et ses acteurs captivants, soul&#232;ve une grande question : &#171; Comment l'influence de l'&#201;glise et le monopole du th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec d&#233;tenu par le Trust am&#233;ricain entre 1890 et 1903 causent une renaissance du th&#233;&#226;tre et une remont&#233;e du nationalisme canadiens-fran&#231;ais ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs auteurs se sont pench&#233;s sur la question du th&#233;&#226;tre et du nationalisme canadiens-fran&#231;ais &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, mais toujours en les s&#233;parant l'un de l'autre. La plupart des ouvrages offrent une analyse compl&#232;te sur la renaissance du th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais, en se contentant de seulement effleurer au passage le nationalisme qui en ressurgit. Bref, les liens entre la renaissance du th&#233;&#226;tre et la remont&#233;e du nationalisme ne demandent qu'&#224; &#234;tre faits, les questions qu'&#224; &#234;tre soulev&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il semble que l'&#233;veil du peuple canadien-fran&#231;ais quant &#224; sa capacit&#233; de faire lui-m&#234;me son th&#233;&#226;tre provienne &#224; la fois d'un ras-le-bol face &#224; l'oppression que lui fait subir l'&#201;glise quant &#224; ce qui est acceptable ou non, ce qui est bien ou mal, et d'un &#233;c&#339;urement face au th&#233;&#226;tre &#224; la Broadway qui, au d&#233;part, comble un vide, mais qui, rapidement, prend trop de place et ne se pr&#233;occupe pas suffisamment des exigences du peuple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour d&#233;montrer l'hypoth&#232;se propos&#233;e, ce travail est divis&#233; en trois grandes parties. Premi&#232;rement, la dualit&#233; entre l'&#201;glise catholique et le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais est expos&#233;e et analys&#233;e. Cette premi&#232;re partie d&#233;montre comment une situation perp&#233;tuelle de dominant-domin&#233; m&#232;ne &#224; un ras-le-bol du domin&#233; face au dominant. La deuxi&#232;me partie &#233;nonce l'arriv&#233;e du Trust am&#233;ricain et ses m&#233;thodes pour acqu&#233;rir et maintenir son monopole. On voit dans cette partie que le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais, fra&#238;chement &#171; libre &#187; de l'influence eccl&#233;siastique se retrouve &#224; nouveau sous l'emprise d'une entit&#233; sup&#233;rieure. Une seconde dualit&#233; na&#238;t de ce ph&#233;nom&#232;ne et conduit au sujet de la troisi&#232;me et derni&#232;re partie : le changement de position de l'&#201;glise catholique, la renaissance du th&#233;&#226;tre et la remont&#233;e du nationalisme canadiens-fran&#231;ais. Ces th&#232;mes seront &#233;galement mis en relation avec le th&#232;me int&#233;grateur : &#171; l'impact de la modernisation sur les institutions culturelles traditionnelles &#187;, en d'autres mots, ce travail tente de d&#233;montrer comment le Trust am&#233;ricain, porteur d'une modernit&#233; autant culturelle que technologique, cause un changement de position chez l'&#201;glise et un &#233;veil du peuple canadien-fran&#231;ais face &#224; la prise en main de leur culture et de leurs affaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La dualit&#233; entre le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais et l'&#201;glise catholique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;but de la p&#233;riode qui nous int&#233;resse, le th&#233;&#226;tre professionnel et commercial francophone n'existe pas. En fait, le th&#233;&#226;tre francophone au Qu&#233;bec se limite &#224; des adaptations de pi&#232;ces fran&#231;aises, anglaises et am&#233;ricaines. En d'autres mots : &#171; l'institution th&#233;&#226;trale [&#8230;] en fut une d'importation &#187;(1) et, en ce sens, les premi&#232;res tourn&#233;es &#224; venir visiter le Qu&#233;bec sont europ&#233;ennes, surtout anglaises. &#192; par l'exp&#233;rience que poss&#232;dent ces troupes, elles pr&#233;sentent tous les d&#233;savantages possibles : elles co&#251;tent tr&#232;s cher, elles sont souvent &#233;puis&#233;es par leurs longues tourn&#233;es et, surtout, elles sont form&#233;es de com&#233;diens dont l'accent agace l'oreille canadienne-fran&#231;aise. C'est en r&#233;action &#224; ces troupes &#233;trang&#232;res qu'apparaissent, vers 1860, &#224; Montr&#233;al et &#224; Qu&#233;bec, les premi&#232;res troupes locales. Les troupes, elles, n'ont pas trop de difficult&#233; &#224; jouer les adaptations europ&#233;ennes, mais le principal probl&#232;me est que, jusqu'en 1900, au Qu&#233;bec, &#171; il n'existe pas d'&#233;diteur ni m&#234;me de collection sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;dition du texte dramatique &#187;(2). Les rares auteurs dramatiques canadiens-fran&#231;ais doivent donc financer eux-m&#234;mes leur &#233;dition et leur publication, ce qui est bien au-dessus des moyens de la plupart d'entre eux. Alors comment les auteurs dramatiques canadiens-fran&#231;ais s'y prennent-ils pour rendre leurs &#339;uvres accessibles au public ? Ils vont voir ceux qui les m&#233;prisent et les censurent depuis plus d'un si&#232;cle : l'&#201;glise catholique. Et pourquoi l'&#201;glise changerait-elle sa position face au th&#233;&#226;tre qu'elle per&#231;oit depuis toujours comme immoral, trop l&#233;ger et r&#233;pandant les mauvaises valeurs ? Dans ce cas-ci, l'on peut dire que la vieille expression &#171; l'ennemi de mon ennemi est mon ami &#187; s'applique. Devant l'importance grandissante de la pr&#233;sence europ&#233;enne et, bient&#244;t, am&#233;ricaine, l'&#201;glise catholique ne peut que constater qu'un important morceau de la culture qu&#233;b&#233;coise est en danger et n'a d'autre choix que de permettre la diffusion, dans ses revues et dans ses circulaires, d'&#339;uvres d'auteurs canadiens-fran&#231;ais comme Louis-Honor&#233; Fr&#233;chette (Papineau), Anne-Marie Gleason-Huguenin (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'adieu au po&#232;te&lt;/i&gt;), ou encore Rodolphe Girard (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la conqu&#234;te d'un baiser&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_1339 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:120px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://books.google.ca/books?id=xbXMf07jfr8C&amp;dq=L%E2%80%99%C3%89glise+et+le+Th%C3%A9%C3%A2tre+au+Qu%C3%A9bec&amp;hl=fr&amp;pgis=1&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_4-tourangeau.jpg' width=&quot;120&quot; height=&quot;184&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Mais il ne faut pas croire que l'&#201;glise supporte le th&#233;&#226;tre. Elle daigne diffuser les auteurs d'ici, mais elle s'assure de les garder &#224; un bas niveau : amateur et m&#234;me scolaire, de pr&#233;f&#233;rence. Le fait est que l'&#201;glise approuverait bien le th&#233;&#226;tre s'il voulait parler de patriotisme et de vertu, mais comme les pi&#232;ces viennent majoritairement d'Angleterre et de France, m&#234;me si elles sont quelques fois jou&#233;es par des Canadiens fran&#231;ais, elles ne sont pas adapt&#233;es au contexte Qu&#233;b&#233;cois de l'apr&#232;s-Acte d'Union. Comme le d&#233;crivent Laflamme et Tourangeau : &#171; Elle [l'&#201;glise] ne lui accorde pas sa b&#233;n&#233;diction [au th&#233;&#226;tre], mais elle lui laisse tout de m&#234;me une paix relative &#187; (3). Cependant, Montr&#233;al fait exception &#224; cette r&#232;gle cl&#233;ricale. De 1836 &#224; 1876, Monseigneur Bourget, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Montr&#233;al, paralyse presque compl&#232;tement le th&#233;&#226;tre et toutes autres formes de manifestations artistiques dans sa &#171; politique du juste milieu &#187; (4). Cette politique, bien plus rigide que son nom l'indique, stipule qu'&#171; on ne peut, sous peine de p&#233;ch&#233; mortel, concourir &#224; aucune repr&#233;sentation notablement ind&#233;cente [&#8230;], ni par abonnement ou souscription, ni par applaudissement &#187; (5). Ainsi, d'un c&#244;t&#233;, il limite grandement le d&#233;veloppement du th&#233;&#226;tre francophone &#224; Montr&#233;al et, d'un autre c&#244;t&#233;, il pousse la jeunesse franco-canadienne vers le th&#233;&#226;tre montr&#233;alais anglophone. Puisque ce th&#233;&#226;tre est r&#233;git par les protestants plut&#244;t que par les catholiques, il offre des pi&#232;ces &#171; d'une morale g&#233;n&#233;ralement beaucoup plus rel&#226;ch&#233;e que celle du th&#233;&#226;tre fran&#231;ais &#187; (6), c'est-&#224;-dire des pi&#232;ces dans lesquelles apparaissent notamment des femmes. Bref, cette censure par l'&#201;glise catholique fait pratiquement mourir le peu de th&#233;&#226;tre francophone qui se fait au Qu&#233;bec &#224; la fin du XIXe si&#232;cle au profit du th&#233;&#226;tre anglophone et europ&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s plus de trente-six ans &#224; la t&#234;te du dioc&#232;se de Montr&#233;al, Monseigneur Bourget se retire et nomme Monseigneur Fabre pour le remplacer. Cependant, Monseigneur Bourget laisse un h&#233;ritage tr&#232;s lourd et son spectre semble toujours &#234;tre omnipr&#233;sent autour des relations entre l'&#201;glise et le th&#233;&#226;tre. En cons&#233;quence, m&#234;me si l'on croyait que le d&#233;part de Monseigneur Bourget allait aider les choses, jusqu'en 1893, les journaux des trois grandes villes qu&#233;b&#233;coises, presque tous sous contr&#244;le eccl&#233;siastique, mart&#232;lent les th&#233;&#226;tres francophones et &#233;trangers pour leur manque de moralit&#233;, leur caract&#232;re trop l&#233;ger, et y vont de s&#233;v&#232;res mises en garde &#224; l'intention de ceux qui voudraient s'y adonner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La dualit&#233; entre le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais et le Trust am&#233;ricain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme mentionn&#233; dans la partie pr&#233;c&#233;dente, la substitution des troupes de tourn&#233;es pour des troupes locales permet au moins &#224; quelques Canadiens fran&#231;ais de vivre du th&#233;&#226;tre. Par contre, l'arriv&#233;e des troupes locales entra&#238;ne un ph&#233;nom&#232;ne qui se r&#233;v&#232;lera plus tard comme regrettable : les troupes europ&#233;ennes, forc&#233;es de limiter leurs pr&#233;sences en sol qu&#233;b&#233;cois, laissent la porte grande ouverte &#224; l'h&#233;g&#233;monie New-Yorkaise qui ne prend que quelques ann&#233;es &#224; incorporer le Qu&#233;bec dans son r&#233;seau. Le Trust am&#233;ricain, ce monstre &#233;conomique et, par la bande, culturel, fait son entr&#233;e au Qu&#233;bec vers 1890. Puisque le peuple canadien-fran&#231;ais a soif de nouveaut&#233; mais est encore incapable de palier lui-m&#234;me &#224; ses propres besoins, l'ouverture est b&#233;ante pour un envahissement d&#233;guis&#233; en sauvetage. Le plus grand monopole de l'industrie du loisir et de la culture au monde semble invincible parce qu'il est &#171; une association tactique entre quelques puissants producteurs new-yorkais et divers directeurs de petites cha&#238;nes r&#233;gionales exasp&#233;r&#233;s par la situation th&#233;&#226;trale &#187; (7). Parmi les producteurs, on retrouve Marcus Klaw et A.L. Erlanger qui poss&#232;dent la majorit&#233; des salles de th&#233;&#226;tre du sud des &#201;tats-Unis ; les millionnaires et g&#233;ants de la production Al Hayman et Charles Frohman ; ainsi que Samuel F. Nixon et Fred Zimmerman, deux importants producteurs new-yorkais. En moins de sept ans, &#171; tous les &#233;tablissements montr&#233;alais et qu&#233;b&#233;cois de quelque importance pass&#232;rent progressivement sous le contr&#244;le du groupe new-yorkais &#187; (8). Au d&#233;part, l'arriv&#233;e d'un groupe aussi puissant ne peut que servir la cause du th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec : le Trust assure la r&#233;gularit&#233; des spectacles et, surtout, met enfin Montr&#233;al sur le circuit des grandes tourn&#233;es. Cette grande vague de modernisation qui souffle sur l'industrie du th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec fait en sorte que Montr&#233;al n'accuse plus aucun retard sur les autres grandes villes mondiales quant &#224; la pr&#233;sentation des grands succ&#232;s de Broadway et &#224; l'utilisation des nouvelles techniques et technologies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais pourquoi les Canadiens fran&#231;ais, lass&#233;s du th&#233;&#226;tre &#224; l'europ&#233;enne tombent-ils litt&#233;ralement en amour avec le th&#233;&#226;tre &#224; l'am&#233;ricaine ? Legris l'explique tr&#232;s simplement dans &#171; Le th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec : 1825-1980 &#187; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de partir en tourn&#233;e, un spectacle devait d'abord passer le test new-yorkais. Alors, aur&#233;ol&#233;e du prestige de la r&#233;ussite, la production menait, parfois pendant des ann&#233;es, de grandes tourn&#233;es continentales. Quand le succ&#232;s obtenu sur Broadway &#233;tait plus triomphal encore, on pouvait envoyer en tourn&#233;e jusqu'&#224; cinq ou six troupes affubl&#233;es du m&#234;me nom et des m&#234;mes &#233;pith&#232;tes ronflantes que l'originale. Des centaines de milliers de spectateurs eurent ainsi la conviction de voir dans les th&#233;&#226;tres les plus recul&#233;s du continent les grands triomphes de New York tels que les avaient acclam&#233;s la foule et la critique new-yorkaises. Le subterfuge dura (9).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi, avec le reste du continent, que les Canadiens fran&#231;ais sont entra&#238;n&#233;s dans un mouvement grandiose et prestigieux comme seuls les Am&#233;ricains sont capables de cr&#233;er. Ce nouveau monopole d&#233;tenu par le Trust p&#232;se tr&#232;s lourd sur le dos des auteurs et des troupes d'expression francophone. Les auteurs sont maintenant condamn&#233;s &#224; demeurer mineurs et amateurs parce que les Am&#233;ricains &#233;crivent leurs propres pi&#232;ces, et les troupes, si elles veulent jouer plus que du religieux ou du scolaire, doivent parvenir &#224; se faire engager par le Trust am&#233;ricain pour jouer des pi&#232;ces new-yorkaises. Et la domination du Trust n'a pas d'effets n&#233;gatifs que sur les auteurs et les troupes locales : elle accro&#238;t &#233;galement &#171; la centralisation des affaires th&#233;&#226;trales dans la m&#233;tropole am&#233;ricaine et ne [tient] aucun compte des disparit&#233;s r&#233;gionales &#187; (10). Donc, d'un c&#244;t&#233;, la haute bourgeoisie anglaise est m&#233;contente parce qu'elle d&#233;teste voir Montr&#233;al perdre de son pouvoir &#233;conomique aux mains de New York, et d'un autre c&#244;t&#233;, les francophones ne tardent pas &#224; s'apercevoir qu'ils se reconnaissent encore moins dans le th&#233;&#226;tre &#224; la Broadway que dans le th&#233;&#226;tre europ&#233;en qu'ils ont mis &#224; la porte. Sans compter que le Trust se soucie encore moins que ses pr&#233;d&#233;cesseurs de savoir si l'accent, l'apparence ou m&#234;me l'histoire racont&#233;e conviennent ou non au public qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Renaissance du th&#233;&#226;tre et remont&#233;e du nationalisme canadiens-fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, malgr&#233; l'admiration que le public canadien-fran&#231;ais a, au d&#233;part, pour le th&#233;&#226;tre &#224; la Broadway, la volont&#233; d'avoir enfin un th&#233;&#226;tre bien &#224; lui se fait sentir plus que jamais. Devant la situation &#233;conomique et culturelle alarmante du th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais, l'&#201;glise permet progressivement aux auteurs canadiens-fran&#231;ais de diffuser un peu plus librement et largement leurs &#339;uvres dans les revues et dans les circulaires des diff&#233;rentes paroisses. Ainsi, tout aussi progressivement, les troupes locales commencent &#224; avoir des pi&#232;ces canadiennes-fran&#231;aises sous la main et les jouent dans les &#233;glises et dans les &#233;coles. Bref, il ne leur manque qu'une sc&#232;ne majeure sur laquelle jouer parce qu'il est &#233;videment que le Trust am&#233;ricain ne les laisseront jamais jouer sur les siennes. Et c'est &#224; partir de ce moment que le th&#233;&#226;tre qui ne faisait que survivre et que le nationalisme pr&#233;sent mais domin&#233; se fondent l'un dans l'autre : &#171; il suffit, pour s'en convaincre, de relire les multiples appels &#224; la cr&#233;ation d'un th&#233;&#226;tre national qui jalonnent notre histoire th&#233;&#226;trale &#187; (11). Toutefois, le Th&#233;&#226;tre National ne sera inaugur&#233; que dans un quart de si&#232;cle et c'est maintenant que le th&#233;&#226;tre et le nationalisme canadiens-fran&#231;ais demandent &#224; &#233;clore.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Devant la grogne grandissante du public qu&#233;b&#233;cois, le 30 septembre 1898, Elz&#233;ar Roy et la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste mettent sur pied les &#171; Soir&#233;es de famille &#187;. Avec l'approbation et m&#234;me l'aide du clerg&#233;, ce qui ne devait &#234;tre qu'un m&#233;lange d'exercice th&#233;&#226;tral et de cours d'&#233;locution devient rapidement une troupe r&#233;guli&#232;re. Les trois ann&#233;es d'efforts mises par Elz&#233;ar Roy sont, au bout du compte, &#171; &#224; la fois une r&#233;compense pour les &#233;l&#232;ves [des deux sexes] et une aubaine pour les spectateurs pour suivre avec int&#233;r&#234;t le succ&#232;s des jeunes acteurs et jouir d'un bon spectacle fran&#231;ais &#187; (12). Toutefois, il ne faut pas se leurrer ; les Soir&#233;es de famille ne sont pas l'&#233;v&#233;nement ni l'av&#232;nement que les Canadiens fran&#231;ais attendent. En effet, des soixante-quatorze pi&#232;ces jou&#233;es par la troupe, aucune n'est qu&#233;b&#233;coise ; &#224; l'exception de Juliette B&#233;liveau, aucun membre de la troupe ne poursuit une carri&#232;re professionnelle apr&#232;s la fermeture de 1901 ; les Soir&#233;es deviennent rapidement officieusement exclusives &#224; la petite bourgeoisie canadienne-fran&#231;ais et le peuple la boude. Bref, les Soir&#233;es ne sont pas aussi rayonnantes qu'esp&#233;r&#233;, mais au moins, le mouvement est lanc&#233;. Comme le d&#233;crit clairement Ren&#233;e Legris : &#171; Tout le monde, &#224; l'&#233;poque, comprit bien l'esprit qui les animait [les Soir&#233;es] et le sens profond du consensus historique qui pr&#233;sida &#224; leur cr&#233;ation. Le &#171; mal &#187;, c'&#233;tait l'assimilation et tout ce qui pouvait la ralentir &#233;tait &#171; bon &#187; ou acceptable &#187; (13). Devant cet &#233;veil de conscience, certains membres de la petite bourgeoisie canadienne-fran&#231;ais rejoigne le mouvement. Par exemple, le 21 novembre 1898, Godeau, un ing&#233;nieur, fonde le Th&#233;&#226;tre des Vari&#233;t&#233;s qui donnera naissance un peu plus tard au Th&#233;&#226;tre de la Renaissance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Arrive ensuite la p&#233;riode des caf&#233;s-concerts ; une formule directement import&#233;e de Paris. Les caf&#233;s-concerts sont de petites salles fr&#233;quent&#233;es autant par le peuple que par la petite bourgeoisie o&#249; l'on pr&#233;sente des pi&#232;ces francophones et, surtout, o&#249; l'on peut consommer de l'alcool. Le concept conna&#238;t un succ&#232;s sans pr&#233;c&#233;dant chez le petit peuple canadien-fran&#231;ais parce que, pour une rare fois, il s'y reconna&#238;t parfaitement, comme en t&#233;moigne la premi&#232;re revue locale d'Alfred Durantel, pr&#233;sent&#233;e le 31 mars 1899 au caf&#233;-concert l'El-Dorado :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au lieu d'entendre parler constamment d'un vicomte millionnaire ou d'un baron d&#233;cav&#233;, nous sommes en pr&#233;sence de T&#233;lesphore Pigeonneau, un dur &#224; cuire qu'a [sic] du poil aux pattes, de la gaiet&#233; au c&#339;ur et du courage au ventre. Au lieu de parcourir les grands boulevards parisiens, il est question de la C&#244;te-Saint-Lambert ou de la Place Jacques-Cartier ; au lieu d'entendre crier Br&#233;bant, ou Bignon, ou le caf&#233; des Vari&#233;t&#233;s de Paris, on entend parler de Jos Riendeau, et cela sonne bien &#224; nos oreilles attentives (14).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maintenant que la petite bourgeoisie et le peuple canadiens-fran&#231;ais sont sur la m&#234;me longueur d'onde, le mouvement nationaliste peut poursuivre sa pouss&#233;e dans le milieu th&#233;&#226;tral. Les deux derni&#232;res ann&#233;es du XIXe si&#232;cle sont les plus importantes de l'histoire th&#233;&#226;trale du Qu&#233;bec : elles marquent la naissance et l'aboutissement du projet de Julien Daoust de cr&#233;er le Th&#233;&#226;tre National. Encore une fois, Ren&#233;e Legris d&#233;crit parfaitement l'effet qu'a le National sur toute l'industrie : &#171; Ce que ne r&#233;ussissent pas &#224; faire ni les &#171; Soir&#233;es de famille &#187;, ni les autres &#233;tablissements &#233;ph&#233;m&#232;res de l'&#233;poque, le Th&#233;&#226;tre National le r&#233;alisa avec &#233;clat et fulgurance. Il parvint &#224; puiser dans la client&#232;le francophone des th&#233;&#226;tres anglais et sut se l'attacher. Son succ&#232;s prit de court le Trust qui, jusqu'&#224; ce moment, n'avait gu&#232;re &#224; s'inqui&#233;ter des entrepreneurs locaux, et pour cause &#187; (15).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paul Cazeneuve, &#224; la t&#234;te du Th&#233;&#226;tre National, sait tr&#232;s bien comment continuer et achever le changement d&#233;sir&#233; par le public canadien-fran&#231;ais. &#192; ses d&#233;buts, il se contente de poursuivre la tradition &#224; laquelle le public s'est habitu&#233; : pr&#233;senter des versions traduites en fran&#231;ais de pi&#232;ces am&#233;ricaines ou anglaises. Cependant, les m&#233;thodes de Cazeneuve r&#233;volutionnent la cr&#233;ation th&#233;&#226;trale canadienne-fran&#231;aise : pour la pr&#233;paration des spectacles, il fait appel &#224; des talents locaux pour traduire et adapter les textes. De cette fa&#231;on, il met de nombreux jeunes auteurs en contact intime avec des &#339;uvres &#224; succ&#232;s. Gr&#226;ce &#224; ce geste en apparence anodin, d&#232;s 1903, plusieurs jeunes auteurs canadiens-fran&#231;ais &#233;crivent et voient leurs pi&#232;ces &#234;tre jou&#233;es sur les planches du Th&#233;&#226;tre National. Cazeneuve, peut-&#234;tre malgr&#233; lui, lance ainsi la premi&#232;re vague d'auteurs canadiens-fran&#231;ais populaires. Les Canadiens fran&#231;ais r&#233;alisent enfin qu'ils savent &#233;crire, produire et jouer un th&#233;&#226;tre dans lequel ils se retrouvent, et ce, mieux que les Europ&#233;ens ou les Am&#233;ricains. Finalement, comme le d&#233;crit Larrue : &#171; la derni&#232;re d&#233;cennie tranche nettement avec l'&#233;volution tranquille et prudente qui avait caract&#233;ris&#233; le XIXe si&#232;cle dramatique &#187; (16).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En conclusion, la pression et l'oppression constante que subissent le th&#233;&#226;tre et le public canadiens-fran&#231;ais aux mains de l'&#201;glise catholique causent un v&#233;ritable ras-le-bol face &#224; cette institution que plusieurs surnomment &#171; le dernier bastion de la culture canadienne-fran&#231;aise &#187;. Devant son besoin grandissant d'autonomie, le th&#233;&#226;tre d'ici parvient &#224; se lib&#233;rer partiellement de l'h&#233;g&#233;monie cl&#233;ricale qui r&#233;git pratiquement toute la culture canadienne-fran&#231;aise, mais tout cela simplement pour retomber sous l'influence d'une nouvelle institution qui, elle, repr&#233;sente la modernit&#233; et la modernisation. Devant cette nouvelle menace &#224; la culture canadienne-fran&#231;ais, l'&#201;glise catholique et le th&#233;&#226;tre doivent mettre leurs vieilles querelles de c&#244;t&#233;s pour &#233;viter l'assimilation du milieu th&#233;&#226;tral, du moins. Gr&#226;ce &#224; l'initiative de certains membres de la petite bourgeoisie, du milieu artistique, du peuple et &#224; la coop&#233;ration des &#233;v&#234;ques et autres membres du clerg&#233;, le th&#233;&#226;tre d'ici peut &#233;voluer parall&#232;lement au th&#233;&#226;tre am&#233;ricain. Finalement, en 1903, avec la mise en marche du Th&#233;&#226;tre National et l'arriv&#233;e des premiers auteurs canadiens-fran&#231;ais populaires, le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais prouve au grand public qu'il peut tr&#232;s bien, m&#234;me mieux que le th&#233;&#226;tre &#224; la Broadway, combler le vide caus&#233; par l'&#233;vincement presque total des productions et des troupes europ&#233;ennes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malheureusement, l'histoire ne demeure pas aussi brillante pour le reste du XXe si&#232;cle. Maintenant que le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais n'est plus en danger, l'&#201;glise revient sur ses positions d'apr&#232;s-Acte d'Union : l'industrie du th&#233;&#226;tre est &#224; nouveau mal vue et d&#233;nigr&#233;e par le clerg&#233;. Cependant, puisque le th&#233;&#226;tre canadien-fran&#231;ais devient plus qu'un simple divertissement, mais &#233;galement un v&#233;hicule pour la culture et l'identit&#233; canadienne-fran&#231;aise, l'&#201;glise ne r&#233;ussira jamais &#224; contenir et &#224; limiter son rayonnement comme elle le faisait il y a quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;NOTES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 Christian Beaucage, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre &#224; Qu&#233;bec au d&#233;but du XXe si&#232;cle : Une &#233;poque flamboyante&lt;/i&gt;, 1996, p. 55&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 H&#233;l&#232;ne Beauchamp et al., &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Th&#233;&#226;tres qu&#233;b&#233;cois et canadiens-fran&#231;ais au XXe si&#232;cle : Trajectoires et territoires&lt;/i&gt;, 2003, p. 90&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3 Jean Laflamme et R&#233;mi Tourangeau, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;glise et le Th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, 1979, p. 128&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4 Jean Laflamme et R&#233;mi Tourangeau, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 127&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5 &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;loc. cit&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6 Jean Laflamme et R&#233;mi Tourangeau, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 131&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7 Ren&#233;e Legris et al., &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec : 1825-1980&lt;/i&gt;, 1988, p. 41&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit&lt;/i&gt;., p. 42&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit.&lt;/i&gt;, p. 29&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit.&lt;/i&gt;, p. 43&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;11 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit.&lt;/i&gt;, p. 30&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;12 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit&lt;/i&gt;., p. 49&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;13 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit.&lt;/i&gt;, p. 50&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;14 Sylvio, &#171; chronique de la quinzaine &#187;, 1899, p.66.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;15 Ren&#233;e Legris et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al., op. cit.,&lt;/i&gt; p.53&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;16 Jean-Marc Larrue, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre &#224; Montr&#233;al &#224; la fin du XIXe si&#232;cle&lt;/i&gt;, 1981, p. 12&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucage, Christian (1996). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre &#224; Qu&#233;bec au d&#233;but du XXe si&#232;cle : Une &#233;poque flamboyante&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, Nuit blanche &#233;diteur, 302 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beauchamp, H&#233;l&#232;ne et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al&lt;/i&gt;. (2003). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Th&#233;&#226;tres qu&#233;b&#233;cois et canadiens-fran&#231;ais au XXe si&#232;cle : Trajectoires et territoires&lt;/i&gt;, Sainte-Foy, Presses de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec, 436 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Laflamme, Jean et R&#233;mi Tourangeau (1979). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;glise et le Th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, Fides, 355 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Larrue, Jean-Marc (1981). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre &#224; Montr&#233;al &#224; la fin du XIXe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, Fides, 141 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Legris, Ren&#233;e et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;al&lt;/i&gt;. (1988). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le th&#233;&#226;tre au Qu&#233;bec : 1825-1980&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, VLB &#233;diteur, 205 pages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sylvio, &#171; chronique de la quinzaine &#187;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le Passe-Temps&lt;/i&gt;, vol. 5, no 105, 1er avril 1899, p.66.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Pourquoi c&#233;der &#224; Ottawa la place du Qu&#233;bec au Mexique ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Pourquoi-ceder-a-Ottawa-la-place</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Pourquoi-ceder-a-Ottawa-la-place</guid>
		<dc:date>2007-09-23T13:04:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Brigitte Morissette - Le Soleil</dc:creator>
		


[()


		<description>La visite &#233;clair &#224; Mexico de la ministre de la Culture et des Communications, Christine Saint-Pierre, remettra-t-elle le Qu&#233;bec sur ses rails au Mexique ? Il faut l'esp&#233;rer, car des &#233;v&#233;nements r&#233;cents laissent croire que le Qu&#233;bec a c&#233;d&#233; au Canada un privil&#232;ge &#8212; sinon un droit (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La visite &#233;clair &#224; Mexico de la ministre de la Culture et des Communications, Christine Saint-Pierre, remettra-t-elle le Qu&#233;bec sur ses rails au Mexique ? Il faut l'esp&#233;rer, car des &#233;v&#233;nements r&#233;cents laissent croire que le Qu&#233;bec a c&#233;d&#233; au Canada un privil&#232;ge &#8212; sinon un droit acquis &#224; la faveur d'un quart de si&#232;cle (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Pourquoi-ceder-a-Ottawa-la-place"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Qu&#233;bec sait faire !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Quebec-sait-faire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Quebec-sait-faire</guid>
		<dc:date>2007-01-26T14:55:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description></description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton3973.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;136&quot; height=&quot;177&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		
		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Cinar</title>
		<link>http://www.vigile.net/Cinar</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Cinar</guid>
		<dc:date>2007-01-11T14:13:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description></description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton3634.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;196&quot; height=&quot;194&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		
		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'exception culturelle devient la r&#232;gle</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-exception-culturelle-devient-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-exception-culturelle-devient-la</guid>
		<dc:date>2006-12-19T16:44:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Par Vincent NOCE Ce qui &#233;tait hier l'exception fran&#231;aise devient la loi universelle. En d&#233;pit de la vive opposition des &#201;tats-unis, la convention internationale qui accorde aux &#201;tats le droit, et m&#234;me le devoir, de soutenir la culture sous toutes ses formes a pass&#233; le cap des trente (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Par Vincent NOCE Ce qui &#233;tait hier l'exception fran&#231;aise devient la loi universelle. En d&#233;pit de la vive opposition des &#201;tats-unis, la convention internationale qui accorde aux &#201;tats le droit, et m&#234;me le devoir, de soutenir la culture sous toutes ses formes a pass&#233; le cap des trente signataires, condition indispensable pour entrer en (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/L-exception-culturelle-devient-la"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Diversit&#233; des expressions culturelles : 30 ratifications</title>
		<link>http://www.vigile.net/Diversite-des-expressions</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Diversite-des-expressions</guid>
		<dc:date>2006-12-19T16:38:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Raymond Bachand - Le Devoir</dc:creator>, <dc:creator>Line Beauchamp - Le Devoir</dc:creator>, <dc:creator>Monique Gagnon-Tremblay - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>La ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversit&#233; des expressions culturelles par plusieurs pays membres de l'Union europ&#233;enne, le 18 d&#233;cembre, constitue une &#233;tape majeure. Toutes les conditions requises pour sa mise en vigueur sont maintenant r&#233;unies, ce (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversit&#233; des expressions culturelles par plusieurs pays membres de l'Union europ&#233;enne, le 18 d&#233;cembre, constitue une &#233;tape majeure. Toutes les conditions requises pour sa mise en vigueur sont maintenant r&#233;unies, ce qui repr&#233;sente, pour le Qu&#233;bec, une avanc&#233;e tr&#232;s (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Diversite-des-expressions"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Quelles troupes ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Quelles-troupes</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Quelles-troupes</guid>
		<dc:date>2006-10-24T13:04:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jos&#233;e Boileau - &#201;ditorial - Le Devoir </dc:creator>
		


[()


		<description>Des repr&#233;sentants certes un peu sp&#233;ciaux puisqu'il s'agit essentiellement de Qu&#233;b&#233;cois, nos troupes &#233;tant r&#233;clam&#233;es partout dans le monde. Faut-il pousser l'analyse politique et soup&#231;onner que cette forte pr&#233;sence du Qu&#233;bec n'a pas aid&#233; le programme ? Ou sombrer dans les (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Des repr&#233;sentants certes un peu sp&#233;ciaux puisqu'il s'agit essentiellement de Qu&#233;b&#233;cois, nos troupes &#233;tant r&#233;clam&#233;es partout dans le monde. Faut-il pousser l'analyse politique et soup&#231;onner que cette forte pr&#233;sence du Qu&#233;bec n'a pas aid&#233; le programme ? Ou sombrer dans les clich&#233;s et plut&#244;t conclure que ces conservateurs (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Quelles-troupes"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Montr&#233;al culturel : m&#251;r pour un grand m&#233;nage</title>
		<link>http://www.vigile.net/Montreal-culturel-mur-pour-un</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Montreal-culturel-mur-pour-un</guid>
		<dc:date>2006-10-12T15:57:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Libre-Opinion : Il reste &#224; peine un an avant que les projecteurs ne se braquent sur un &#233;v&#233;nement destin&#233; &#224; r&#233;unir, en m&#234;me temps et au m&#234;me endroit, vision, volont&#233; politique, engagement civique et d&#233;cisions fermes d'investir dans l'avenir de Montr&#233;al comme m&#233;tropole d'art et (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Libre-Opinion : Il reste &#224; peine un an avant que les projecteurs ne se braquent sur un &#233;v&#233;nement destin&#233; &#224; r&#233;unir, en m&#234;me temps et au m&#234;me endroit, vision, volont&#233; politique, engagement civique et d&#233;cisions fermes d'investir dans l'avenir de Montr&#233;al comme m&#233;tropole d'art et de culture. Convoqu&#233; pour novembre 2007, le (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Montreal-culturel-mur-pour-un"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La langue fran&#231;aise, grande absente du d&#233;bat pr&#233;sidentiel</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-langue-francaise-grande-absente</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-langue-francaise-grande-absente</guid>
		<dc:date>2006-09-30T20:01:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>par Olivier et Patrick Poivre d'Arvor* Nous devions, comme d'autres &#233;crivains de langue fran&#231;aise, &#234;tre pr&#233;sents au Salon du livre de Beyrouth en ce mois d'octobre 2006. Pour cause de guerre, le rendez-vous dans ce vaillant bastion francophone est report&#233;... sine die ? (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;par Olivier et Patrick Poivre d'Arvor* Nous devions, comme d'autres &#233;crivains de langue fran&#231;aise, &#234;tre pr&#233;sents au Salon du livre de Beyrouth en ce mois d'octobre 2006. Pour cause de guerre, le rendez-vous dans ce vaillant bastion francophone est report&#233;... sine die ? Ultime d&#233;g&#226;t collat&#233;ral d'un conflit autrement (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-langue-francaise-grande-absente"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Apr&#232;s la culture, la langue</title>
		<link>http://www.vigile.net/Apres-la-culture-la-langue</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Apres-la-culture-la-langue</guid>
		<dc:date>2006-09-27T17:55:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Boisclair - La Presse </dc:creator>
		


[()


		<description>Le prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra &#224; Qu&#233;bec en 2008, &#224; l'occasion du 400e anniversaire de notre capitale nationale, me semble l'occasion id&#233;ale pour faire de la diversit&#233; linguistique la priorit&#233; francophone des prochaines ann&#233;es. En prenant la p&#244;le dans ce (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra &#224; Qu&#233;bec en 2008, &#224; l'occasion du 400e anniversaire de notre capitale nationale, me semble l'occasion id&#233;ale pour faire de la diversit&#233; linguistique la priorit&#233; francophone des prochaines ann&#233;es. En prenant la p&#244;le dans ce dossier, le Qu&#233;bec d&#233;montrerait encore une fois (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Apres-la-culture-la-langue"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La magie de Mes A&#239;eux a op&#233;r&#233; en France</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-magie-de-Mes-Aieux-a-opere-en</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-magie-de-Mes-Aieux-a-opere-en</guid>
		<dc:date>2006-07-31T15:44:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>http://mesaieux.qc.ca/ Capbreton, France &#8212; Vendus &#224; plus de 250 000 exemplaires au Qu&#233;bec, les trois albums de Mes A&#239;eux seront distribu&#233;s en France en septembre. Il s'agit d'un premier pas : encourag&#233; par l'accueil qu'il a re&#231;u aux D&#233;ferlantes francophones de (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://mesaieux.qc.ca/ Capbreton, France &#8212; Vendus &#224; plus de 250 000 exemplaires au Qu&#233;bec, les trois albums de Mes A&#239;eux seront distribu&#233;s en France en septembre. Il s'agit d'un premier pas : encourag&#233; par l'accueil qu'il a re&#231;u aux D&#233;ferlantes francophones de Capbreton, pr&#232;s de Biarritz , le groupe montr&#233;alais (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-magie-de-Mes-Aieux-a-opere-en"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le PQ remet en doute les PPP culturels</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-PQ-remet-en-doute-les-PPP</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-PQ-remet-en-doute-les-PPP</guid>
		<dc:date>2006-06-30T09:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Daniel Turp estime que la formule retenue pour la salle de l'OSM manque de transparence</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Daniel Turp estime que la formule retenue pour la salle de l'OSM manque de transparence - &lt;a href="http://www.vigile.net/Le-PQ-remet-en-doute-les-PPP"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		
		<enclosure url="http://www.vigile.net/IMG/jpg_turp.jpg" length="7693" type="image/jpeg" />
		

	</item>



	<item>
		<title>La plume et le n&#233;ant</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-plume-et-le-neant</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-plume-et-le-neant</guid>
		<dc:date>2006-03-28T15:24:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Philippe Navarro - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>&#171; Qui &#231;a, gros ? &#187; Ah, la susceptibilit&#233; insulaire du Qu&#233;bec ! Maurice Druon dit qu'il n'a pas de le&#231;ons &#224; recevoir de nous. C'est le toll&#233; ! Comme pour lui donner raison, les plus hautes autorit&#233;s donnent r&#233;cemment aux m&#233;dias une copie de discours bourr&#233;e de fautes. Un truc (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#171; Qui &#231;a, gros ? &#187; Ah, la susceptibilit&#233; insulaire du Qu&#233;bec ! Maurice Druon dit qu'il n'a pas de le&#231;ons &#224; recevoir de nous. C'est le toll&#233; ! Comme pour lui donner raison, les plus hautes autorit&#233;s donnent r&#233;cemment aux m&#233;dias une copie de discours bourr&#233;e de fautes. Un truc auquel on ne survit pas, dans un pays normal. Apr&#232;s (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-plume-et-le-neant"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Diversit&#233; culturelle : au-del&#224; de la convention</title>
		<link>http://www.vigile.net/Diversite-culturelle-au-dela-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Diversite-culturelle-au-dela-de-la</guid>
		<dc:date>2006-01-04T15:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Christian Rioux - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>En adoptant une convention sur la diversit&#233; culturelle, l'UNESCO a-t-elle ouvert une bo&#238;te de Pandore ? Qui sait ? La diversit&#233; culturelle est peut-&#234;tre un dangereux virus. En tout cas, ceux qui en ont formul&#233; l'id&#233;e, il y a quelques ann&#233;es &#224; peine, n'en reviennent pas de la (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;En adoptant une convention sur la diversit&#233; culturelle, l'UNESCO a-t-elle ouvert une bo&#238;te de Pandore ? Qui sait ? La diversit&#233; culturelle est peut-&#234;tre un dangereux virus. En tout cas, ceux qui en ont formul&#233; l'id&#233;e, il y a quelques ann&#233;es &#224; peine, n'en reviennent pas de la rapidit&#233; avec laquelle cette id&#233;e pourtant simple (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Diversite-culturelle-au-dela-de-la"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>




</channel>

</rss>
