<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Vigile.net - Le fran&#231;ais au Canada</title>
	<link>http://www.vigile.net/+-Le-francais-au-Canada-+</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Vigile.net</title>
		<url>http://www.vigile.net/IMG/siteon0.jpg</url>
		<link>http://www.vigile.net/</link>
		<height>102</height>
		<width>250</width>
	</image>


	















	<item>
		<title>Angle-mort : la place du fran&#231;ais dans un Canada &#8220;post-Trudeau&#8221;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Angle-mort-la-place-du-francais</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Angle-mort-la-place-du-francais</guid>
		<dc:date>2009-08-29T16:28:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>R&#233;jean Beaulieu - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Sharon Butala, une &#233;crivaine des Prairies, publiait en 2005 &#8220;Lilac Moon&#8221;, un essai d'histoire de l'Ouest canadien qui essayait de r&#233;pondre &#224; &#8220;What makes a Westerner ?&#8221; Ironie oblige, l'ouvrage est pass&#233; plut&#244;t inaper&#231;u, possiblement en raison de la (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sharon Butala, une &#233;crivaine des Prairies, publiait en 2005 &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;Lilac Moon&#8221;&lt;/i&gt;, un essai d'histoire de l'Ouest canadien qui essayait de r&#233;pondre &#224; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;What makes a Westerner ?&#8221;&lt;/i&gt; Ironie oblige, l'ouvrage est pass&#233; plut&#244;t inaper&#231;u, possiblement en raison de la r&#233;ponse propos&#233;e : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;Our stubborn refusal to recognize the French fact&#8221;&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'histoire citoyenne captivait pourtant par son r&#233;cit intime des origines d'une famille, les rapports entre groupes, les drames tel les faillites r&#233;p&#233;t&#233;es des &#8220;homesteads&#8221;, ainsi que les accommodements n&#233;cessaires forgeant cette identit&#233;, souvent r&#233;prim&#233;e. Le tabou sur les origines de la grand-m&#232;re pr&#233;f&#233;r&#233;e de Butala y est relev&#233;. &#8220;Central Canada&#8221; tirait les ficelles. Butala &#233;voque un besoin de r&#233;demption sur les torts commis. Le Toronto Star l'avait pourtant bien port&#233; en &#233;loge : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;One of this country's true visionaries&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Poussant la r&#233;flexion identitaire, la place du fran&#231;ais au Canada d'aujourd'hui, et particuli&#232;rement dans l'Ouest, semble sujette au m&#234;me traitement que la grand-m&#232;re francophone. En effet, rien de nouveau n'a &#233;t&#233; mis de l'avant apr&#232;s quarante ans de &#8220;langues officielles&#8221; alors que l'essoufflement est notable. La donne a pourtant bien chang&#233;, suffit-il de mentionner une r&#233;volution des communications, la mondialisation, la nouvelle d&#233;mographie, la crise environnementale, la fin de l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine et la disparition d'une multitude de langues et cultures. Quant au &#8220;fait fran&#231;ais&#8221;, les communaut&#233;s francophones minoritaires se meurent et le c&#339;ur m&#234;me de Montr&#233;al voit cette tendance des nouveaux arrivants et de la prochaine g&#233;n&#233;ration &#224; &#8220;s'accommoder&#8221; en anglais de par le travail, les r&#233;gions attendant leur tour&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'image de la faillite des &#8220;homesteads&#8221;, les institutions tra&#238;nent le pas en soutien &#224; un pseudo ordre &#233;tabli. Le cafouillage des politiciens continue selon les agendas du jour. Les mariages entre anglophones et francophones se poursuivent n&#233;anmoins pour produire de nouvelles petites Sharon d&#233;rob&#233;es de leur histoire. La langue minoritaire demeure similairement d&#233;cim&#233;e et le sujet gard&#233; bien tabou. Les gens restent laiss&#233;s &#224; eux m&#234;me. Bien s&#251;r l'&#233;cole d'immersion ou &#8220;cadre&#8221; est disponible mais point de traction, pass&#233; la p&#233;riode ado lorsque le jeune refuse de perp&#233;tuer le mensonge soci&#233;tal, identit&#233; oblige ! L'essoufflement s'observe ais&#233;ment devant l'attrait de nouvelles langues plus profitables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Institutionnellement, le renie du fait fran&#231;ais se manifeste par l'&#233;radication de sa m&#233;moire tel que forg&#233;e dans les d&#233;partements d'histoire des universit&#233;s de l'Ouest canadien. Pass&#233; les st&#233;r&#233;otypes des premiers Voyageurs ayant accompagn&#233; Mackenzie, Fraser et Thompson, le jeune canadien de l'Ouest aura peine &#224; trouver des livres dans lesquels les apports des pionniers francophones sont justement reconnus. Que cela soit en &#233;ducation, sant&#233;, spiritualit&#233;, transport, agriculture, foresterie, mines, syndicalisation, presse et m&#234;me politique. Le livre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;BC spirit of people&#8221;&lt;/i&gt;, publi&#233; pour un important anniversaire de la province, illustrait toutes ces carences. &#192; peine un petit encadr&#233; soulignait le premier &#233;tablissement de Maillardville en d&#233;pit de son impact en mati&#232;re de foresterie, de syndicalisation, de multiculturalisme &#8230; et du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;BC spirit&#8221;&lt;/i&gt;. Une promenade historique r&#233;cemment am&#233;nag&#233;e devant le Vancouver Convention Centre retenait comme seul pionnier francophone un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;fascist Frenchman&#8221;&lt;/i&gt; devenu fou durant le tournage d&#8216;un documentaire avant de retourner en France pour y collaborer avec le r&#233;gime Nazi et se suicider&#8230; Les journaux n'ont aucunement signal&#233; ces aberrations. Pas &#233;tonnant puisque les m&#233;dias agissent trop souvent comme un autre bastion d'int&#233;grisme institutionnel, similairement form&#233; dans les d&#233;partements de journalisme de nos universit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ouest canadien a reni&#233; l'identit&#233; de ses premiers habitants et de ses M&#233;tis. La pratique se continue avec l'identit&#233; francophone. Les torts subis sont consid&#233;rables. Les citoyens commencent toutefois &#224; vivre eux m&#234;me les effets du &#8220;new world order&#8221; et se faire avoir par de nouvelles langues &#8220;fourchues&#8221;. Ils voient leur culture, leur cours d'eau, leurs for&#234;ts et leurs communaut&#233;s se d&#233;rober. Ils ont vu leurs voisins du sud agir comme les pire bully internationalement apr&#232;s avoir d&#233;cim&#233; impun&#233;ment leurs premiers habitants. Ils constatent leurs propres dommages environnementaux inflig&#233;s au reste de la plan&#232;te. Ils observent la prochaine g&#233;n&#233;ration d&#233;sesp&#233;rer. Ils connaissent aussi l'expression bien fran&#231;aise &#8220;D&#233;j&#224;-vu&#8221; ! La place du fran&#231;ais dans tout cela ? Qu'on l'appelle &#8220;l'angle mort&#8221; pour le moment. Il reste une multitude de d&#233;mons &#224; exorciser et Butala offrait une premi&#232;re piste de r&#233;demption. Ou &#224; moins que &#231;a ne provienne de la grand-m&#232;re ador&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;jean Beaulieu, Citoyen engag&#233;
Vancouver, Colombie-Britannique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Note : une version longue de l'essai est disponible en anglais sous &lt;a href=&quot;http://lecanardreincarne.freesoul.ca/content.php?article.150&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Angle-mort* : the place of French in Canada &#8220;post-Trudeau&#8221; (Opinion)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La lente agonie du fran&#231;ais hors Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1695</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1695</guid>
		<dc:date>2009-08-21T16:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Charles Castonguay - L'Aut'Journal - www.lautjournal.info</dc:creator>
		


[()


		<description>http://www.lautjournal.info/default...O&#249; en est le fran&#231;ais &#224; l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec en ce 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles du Canada ? L'enseignement du fran&#231;ais comme langue seconde dans les &#233;coles du Canada anglais a certes connu quelque succ&#232;s. Cela sert (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://www.lautjournal.info/default...O&#249; en est le fran&#231;ais &#224; l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec en ce 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles du Canada ? L'enseignement du fran&#231;ais comme langue seconde dans les &#233;coles du Canada anglais a certes connu quelque succ&#232;s. Cela sert trop souvent, cependant, &#224; masquer le recul de (...) - &lt;a href="http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1695"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Welcome to Canada !!!!</title>
		<link>http://www.vigile.net/Welcome-to-Canada</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Welcome-to-Canada</guid>
		<dc:date>2009-05-23T14:45:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Laurent Desbois - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Les affiches changent, les douaniers unilingues restent &#224; l'a&#233;roport d'Ottawa http://www.cyberpresse.ca/le-droit/... Le Droit Publi&#233; le 22 mai 2009 &#171; Le CLO vient de faire une autre fois la preuve qu'il participe &#224; sa fa&#231;on &#224; la supr&#233;matie de l'unilinguisme anglais au (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les affiches changent, les douaniers unilingues restent &#224; l'a&#233;roport d'Ottawa&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/200905/22/01-859089-les-affiches-changent-les-douaniers-unilingues-restent-a-laeroport-dottawa.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.cyberpresse.ca/le-droit/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Droit
Publi&#233; le 22 mai 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le CLO vient de faire une autre fois la preuve qu'il participe &#224; sa fa&#231;on &#224; la supr&#233;matie de l'unilinguisme anglais au sein de la fonction publique canadienne et &#224; l'offre in&#233;gale des services gouvernementaux en fran&#231;ais, for&#231;ant ainsi les francophones &#224; s'angliciser pour l'accommoder &#187;, soutient le pr&#233;sident d'Imp&#233;ratif fran&#231;ais. Il rappelle &#224; ce sujet qu'un poste sur deux dans la fonction publique f&#233;d&#233;rale exige l'anglais uniquement alors que seulement 4 % des postes exigent le fran&#231;ais uniquement.
&#171; Vous serez embauch&#233;s si vous &#234;tes unilingues anglais ou bilingues. Le droit au travail, &#231;a n'existe pas pour les unilingues fran&#231;ais &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'&#233;poque r&#233;volue d'Anatole !</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-epoque-revolue-d-Anatole</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-epoque-revolue-d-Anatole</guid>
		<dc:date>2009-05-10T10:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jean-Pierre Durand - Chronique de Jean-Pierre Durand</dc:creator>
		


[()


		<description>Apr&#232;s des heures de mes vacances estivales pass&#233;es &#224; consulter les lettres d'Anatole, dans l'ordre chronologique, alors que j'approchais de ses derni&#232;res ann&#233;es de vie active, je tombai sur une lettre de 1965...</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques ann&#233;es, j'avais entrepris une recherche &#224; des fins personnelles sur les diff&#233;rentes tendances nationalistes au Qu&#233;bec, surtout au cours du vingti&#232;me si&#232;cle. Un travail qui n'est pas termin&#233;, comme une sorte de &#171; work in progress &#187; dont est friand Robert Lepage : on sait autrement dit quand &#231;a commence, mais on ignore quand &#231;a finit. J'avais &#233;pluch&#233; quelques fonds d'archives &#8211; pas jusqu'au fond quand m&#234;me, mais davantage que de seulement gratter en surface &#8211; quand je me suis pris d'int&#233;r&#234;t pour un grand nationaliste aujourd'hui oubli&#233;, et dont le chanoine Groulx a fait l'&#233;loge dans ses m&#233;moires. Si je ne le nomme pas, c'est que je n'entends pas ici faire &#339;uvre d'historien, mais plut&#244;t donner mon impression sur ce t&#233;moin et acteur d'une autre &#233;poque, en prenant quelques libert&#233;s avec ses &#233;crits. De toute fa&#231;on, les Fouinard et Babillard parmi vous finiront bien par d&#233;couvrir, s'ils s'y mettent, qui &#233;tait cet homme. Appelons-le Anatole. N&#233; vingt ans apr&#232;s la Conf&#233;d&#233;ration et d&#233;c&#233;d&#233; dix ans avant le r&#233;f&#233;rendum vol&#233; : bref, il s'en fallut de peu qu'Anatole devienne centenaire et re&#231;oive les v&#339;ux de sa gracieuse majest&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La long&#233;vit&#233; d'Anatole peut sembler &#233;tonnante, mais l&#224; n'est pas notre propos. Ce qu'il faut retenir, c'est que c'&#233;tait un nationaliste hors du commun, qui, toute sa vie durant, se d&#233;mena comme un diable pour que la langue fran&#231;aise ne soit pas bafou&#233;e dans le Canada, qu'elle b&#233;n&#233;ficie de la parit&#233; avec l'anglais. Son arme principale &#233;tait la correspondance. De fait, Anatole &#233;tait un &#233;pistolier redoutable et infatigable. Dirigeant d'un organisme de d&#233;fense de la langue fran&#231;aise, comparable au Mouvement Montr&#233;al fran&#231;ais d'aujourd'hui, Anatole n'avait de cesse d'ameuter tout un chacun pour monter aux barricades linguistiques. Il incitait les autres &#224; suivre son exemple et &#224; protester aupr&#232;s des autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales pour obtenir plus de fran&#231;ais par-ci, plus de fran&#231;ais par-l&#224;. Je ne connais qu'une seule personne qui se d&#233;m&#232;ne autant aujourd'hui que cet Anatole, et c'est Mario Beaulieu, le pr&#233;sident de la SSJB de Montr&#233;al. Je regarde aller Mario parfois et je pense &#224; Anatole. &#192; la diff&#233;rence que Mario est de notre &#233;poque et qu'il intervient davantage par portable et cellulaire interpos&#233;s que par plume d'oie et machine &#224; &#233;crire. Vendredi, alors qu'on attendait les journalistes de Repentigny pour un point de presse sur la question d'un seul m&#233;ga CHU pour Montr&#233;al, Mario donnait une interview par t&#233;l&#233;phone &#224; la radio. Il est toujours dans le feu de l'action. J'ai demand&#233; &#224; Mario s'il lui arrivait de fermer son cellulaire la nuit quand il dormait. Il m'a r&#233;pondu que non. J'aurais donc pu lui retourner son appel en rentrant &#224; deux heures du matin samedi. Avant longtemps, je vais le tester !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour en revenir &#224; Anatole, son apostolat se d&#233;ployait d'un oc&#233;an &#224; l'autre, sans rel&#226;che, sans jamais l&#226;cher le morceau, au point d'irriter bien des gens, y compris chez les Canadiens fran&#231;ais colonis&#233;s &#224; l'os, plus enclins &#224; accepter leur triste sort, &#224; se contenter d'un petit pain, &#224; fermer leur gueule puis &#224; ramer. En fait, sa r&#233;putation de d&#233;fenseur de la cause fran&#231;aise en ce pays aurait &#233;t&#233; sans tache s'il n'avait pas pris la d&#233;fense &#224; un moment donn&#233; du nazi Jacques de Bernonville (Wikip&#233;dia vous en parlera mieux que moi), comme quelques &#233;lites nationalistes du temps. Mais l&#224; encore, l'&#233;pisode hautement critiquable de ce qu'il est convenu d'appeler &#171; l'Affaire de Bernonville &#187; n'est pas l'objet ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s des heures de mes vacances estivales pass&#233;es &#224; consulter les lettres d'Anatole, dans l'ordre chronologique, alors que j'approchais de ses derni&#232;res ann&#233;es de vie active, je tombai sur une lettre de 1965 qu'il adressait &#224; un vieil ami. Dans cette lettre que je vous r&#233;sume, Anatole dresse un triste bilan de son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;militantisme&lt;/i&gt; (mot qui n'existait pas dans son temps). Cinquante ann&#233;es au bas mot qu'il s'&#233;poumone pour la cause, qu'il r&#233;dige lettre sur lettre, fait circuler p&#233;tition par-dessus p&#233;tition pour enjoindre la majorit&#233; anglophone &#224; Ottawa d'accorder enfin satisfaction aux francophones, d'ajouter du fran&#231;ais sur les timbres et sur les billets de banque, d'offrir des postes &#224; des gens bilingues et pas uniquement unilingues anglais, de fustiger les lois iniques qui veulent restreindre sinon emp&#234;cher l'enseignement en fran&#231;ais dans le reste du Canada&#8230; bref, un demi-si&#232;cle &#224; se d&#233;battre comme un diable dans l'eau b&#233;nite pour les siens&#8230; et voil&#224; ce que, en bout de piste, Anatole constate : l'&#233;chec, l'&#233;chec cuisant et &#224; coup s&#251;r imm&#233;rit&#233;. Il dit (je cite de m&#233;moire) : &#171; Cher ami, pendant toutes ces ann&#233;es, nous avons livr&#233; de rudes batailles, mais je m'aper&#231;ois aujourd'hui que ce fut souvent en pure perte. Tout partout, dans l'Ouest canadien et dans les Maritimes, les n&#244;tres s'assimilent. Les jeunes ne parlent plus fran&#231;ais dans les cours d'&#233;cole. La survivance fran&#231;aise est partout compromise, &#224; l'exception de la province de Qu&#233;bec, et m&#234;me ici le danger nous guette. Comment se peut-il qu'avec l'ardeur que nous avons mise, avec la meilleure volont&#233; du monde, avec nos pri&#232;res et notre d&#233;votion, comment se peut-il que nous n'ayons pas r&#233;ussi ? &#187; Je lisais la lettre et je ne pouvais faire autrement qu'&#234;tre touch&#233; et &#233;mu par ce t&#233;moignage. Et je me doutais bien que cette lettre avait s&#251;rement &#233;t&#233; la plus difficile &#224; r&#233;diger pour Anatole, puisque toutes les autres avaient pour ainsi dire &#233;t&#233; lettre morte. Mais il continuait : &#171; Et m&#234;me ici, dans la province, ce qui me d&#233;sole, c'est l'insouciance des n&#244;tres par rapport aux dangers qui nous guettent, alors qu'il faudrait se tenir debout et se battre. Mais le pire dans tout cela, c'est que ceux qui ne capitulent pas, ce sont tous de maudits s&#233;paratistes ! &#187; Eh oui, Anatole aura peut-&#234;tre &#233;t&#233; un grand nationaliste, mais il ne pouvait se r&#233;soudre &#224; franchir le Rubicon. Il mourra donc d&#233;fait et&#8230; f&#233;d&#233;raliste !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Somme toute, cette histoire est triste, mais elle se termine bien si l'on songe que la voie qui s'ouvre devant nous est cette lutte pour l'ind&#233;pendance nationale, seule avenue possible pour accomplir notre destin&#233;e. On ne peut pas attendre jusqu'&#224; la Saint Glinglin pour qu'une majorit&#233; (qui n'a de cesse de nous rel&#233;guer au second rang) nous accorde ce que nous sommes en droit d'obtenir. Comme ailleurs, nous serons compl&#232;tement assimil&#233;s avant que cela n'arrive. Il faut croire qu'Anatole, qui n'&#233;tait pourtant ni frivole ni un deux de pique, n'avait pas compris cela. On aurait pu croire que ces cinquante ann&#233;es auraient pu lui ouvrir les yeux, mais non.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vendredi, dans la petite salle du Carpe Diem, &#224; Longueuil, les jeunes du MPIQ (Mouvement pacifique pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec) organisaient une soir&#233;e pour la rel&#232;ve culturelle. Po&#232;mes, chansons, monologues humoristiques&#8230; une soir&#233;e endiabl&#233;e &#224; l'enseigne de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Quelques militants du R&#233;seau de R&#233;sistance du Qu&#233;b&#233;cois s'&#233;taient &#233;galement joints &#224; eux pour la circonstance. Je suis all&#233; &#233;cornifler pendant la soir&#233;e, par curiosit&#233; et parce qu'on dit souvent, mais faussement, que les jeunes ont renonc&#233; &#224; se battre, qu'ils sont amorphes, d&#233;motiv&#233;s, voire &#233;teints. D&#233;trompez-vous, chers lecteurs, il existe pr&#233;sentement une renaissance dans le mouvement ind&#233;pendantiste, un discours nouveau et adapt&#233; &#224; la situation actuelle. Les jeunes &#233;l&#232;ves du secondaire et les c&#233;g&#233;piens qui adh&#232;rent au MPIQ en sont une preuve vivante. Si vous aviez entendu vendredi Thomas Deshaies, Vincent Brazeau et Mathieu Boucher, tant dans leurs interventions politiques que dans leurs magnifiques po&#232;mes, si vous aviez assist&#233; &#224; la performance du groupe Mocha-Cola, si vous aviez entendu le texte &#171; Tentative de non-suicide &#187; pr&#233;sent&#233; par Maxime Laporte, vous auriez comme moi&#8230; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;capot&#233;&lt;/i&gt; (pour rester dans le ton !). Le MPIQ avait aussi invit&#233; deux doyens &#224; cette f&#234;te : le chanteur Manuel Brault (celui des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Petits c&#339;urs des enfants rieurs&lt;/i&gt;, &#231;a vous dit de quoi ?), qui y est all&#233; de trois nouvelles chansons &#224; saveur ind&#233;pendantiste, et l'&#233;crivain et chroniqueur au journal &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; Ren&#233; Boulanger, qui y a livr&#233; un texte poignant sur l'histoire d'Hortense au temps des Patriotes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la salle, j'ai rencontr&#233; aussi Fran&#231;ois Gendron, mon coll&#232;gue &#171; Jeunesse &#187; &#224; la SSJB et pr&#233;sident des JPQ, ainsi que Fran&#231;ois-Xavier Labb&#233;, nouveau coordonnateur du RRQ pour Montr&#233;al, pas le genre de gars &#224; s'en laisser imposer et qui gagne aussi &#224; &#234;tre connu. Bref, avec tous ces jeunes ind&#233;pendantistes, je crois bien qu'on va finir par l'avoir ce pays&#8230; Ah oui, &#224; cette soir&#233;e du MPIQ, on annon&#231;ait la manif pour lundi le 11 mai &#224; midi devant la Caisse de d&#233;p&#244;t et placement (2 minutes de marche du m&#233;tro Square-Victoria). Comme orateurs, il y aura un jeune (Patrick Bourgeois) et un vieux encore jeune (Pierre Falardeau). Anatole aurait dit : encore deux maudits s&#233;paratistes. Pauvre Anatole, ce que tu peux &#234;tre d&#233;pass&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Des Jeux &#171; in English &#187; ? </title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200904/23/01-849506-des-jeux-in-english.php</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200904/23/01-849506-des-jeux-in-english.php</guid>
		<dc:date>2009-04-24T12:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Pierre Jury - &#201;ditorial - Le Droit</dc:creator>
		


[()


		<description>&#192; Vancouver, le concept des deux langues officielles, l'anglais et le fran&#231;ais, n'est trop souvent que cela : un concept, une id&#233;e d&#233;sincarn&#233;e du quotidien, un voeu pieux que plusieurs croient avoir &#233;t&#233; impos&#233; au reste du pays par des Qu&#233;b&#233;cois militants et adopt&#233; par des (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&#192; Vancouver, le concept des deux langues officielles, l'anglais et le fran&#231;ais, n'est trop souvent que cela : un concept, une id&#233;e d&#233;sincarn&#233;e du quotidien, un voeu pieux que plusieurs croient avoir &#233;t&#233; impos&#233; au reste du pays par des Qu&#233;b&#233;cois militants et adopt&#233; par des politiciens mal avis&#233;s. Il est bien &#233;vident qu'avec &#224; (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200904/23/01-849506-des-jeux-in-english.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>In Yellowknife, language rights go back on the menu</title>
		<link>http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wcowildcat21/BNStory/specialComment/home</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wcowildcat21/BNStory/specialComment/home</guid>
		<dc:date>2009-04-21T12:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Ed Morgan - In taking on the chef who runs the famed Wildcat Cafe, Yellowknife's city council appears to have concocted a recipe for bringing Quebec-style language politics to the Northwest Territories. In the process, it has given us the basis for a constitutional crise du jour. The (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ed Morgan - In taking on the chef who runs the famed Wildcat Cafe, Yellowknife's city council appears to have concocted a recipe for bringing Quebec-style language politics to the Northwest Territories. In the process, it has given us the basis for a constitutional crise du jour. The iconic eatery in Yellowknife's Old Town sports (...) - &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wcowildcat21/BNStory/specialComment/home"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Chef's French flair serves up 'scandale' in Yellowknife </title>
		<link>http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wwildcat20art2235/BNStory/National/home</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wwildcat20art2235/BNStory/National/home</guid>
		<dc:date>2009-04-20T10:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>KATHERINE O'NEILL - It's been dubbed Yellowknife's &quot;le scandale.&quot; The controversy - a linguistic tempest in a log cabin - stems from a battle between city hall and Pierre LePage, a Quebec-born chef who dared to tinker with the name of Yellowknife's legendary eatery and (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;KATHERINE O'NEILL - It's been dubbed Yellowknife's &quot;le scandale.&quot; The controversy - a linguistic tempest in a log cabin - stems from a battle between city hall and Pierre LePage, a Quebec-born chef who dared to tinker with the name of Yellowknife's legendary eatery and one of its oldest buildings : the Wildcat Cafe. (...) - &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090420.wwildcat20art2235/BNStory/National/home"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Why should Brad Wall learn French ?</title>
		<link>http://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archive/2009/04/07/darcy-meyers-why-should-brad-wall-learn-french.aspx</link>
		<guid isPermaLink="true">http://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archive/2009/04/07/darcy-meyers-why-should-brad-wall-learn-french.aspx</guid>
		<dc:date>2009-04-07T16:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>http://network.nationalpost.com/np/... Darcy Meyers - Don Martin speculated in this weekend's National Post on the new &#8220;it&#8221; guy - Saskatchewan Premier Brad Wall. Martin argues-correctly in my opinion- that Wall's attributes make him well suited to take a run at the top (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;http://network.nationalpost.com/np/... Darcy Meyers - Don Martin speculated in this weekend's National Post on the new &#8220;it&#8221; guy - Saskatchewan Premier Brad Wall. Martin argues-correctly in my opinion- that Wall's attributes make him well suited to take a run at the top job in the nation. The large caveat put on this (...) - &lt;a href="http://network.nationalpost.com/np/blogs/fullcomment/archive/2009/04/07/darcy-meyers-why-should-brad-wall-learn-french.aspx"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Brad Wall, the new Next One</title>
		<link>http://www.vigile.net/Don-Martin-Brad-Wall-the-new-Next</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Don-Martin-Brad-Wall-the-new-Next</guid>
		<dc:date>2009-04-03T13:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Don Martin - The National Post</dc:creator>
		


[()


		<description>The unilingual Saskatchewan premier debuted as the latest Star is Born on Thursday with a knocked-out-of-the-ballpark speech that threw Saskatchewan pride, national inspiration and lots of stand-up hilarity at hard-to-impress Central Canadian policy wonks, assorted political dignitaries and (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;The unilingual Saskatchewan premier debuted as the latest Star is Born on Thursday with a knocked-out-of-the-ballpark speech that threw Saskatchewan pride, national inspiration and lots of stand-up hilarity at hard-to-impress Central Canadian policy wonks, assorted political dignitaries and media. The buzz started circulating immediately. (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Don-Martin-Brad-Wall-the-new-Next"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Ottawa hostile au fran&#231;ais</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/200904/01/01-842306-ottawa-hostile-au-francais.php</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/200904/01/01-842306-ottawa-hostile-au-francais.php</guid>
		<dc:date>2009-04-02T11:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Marcel Debel - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>J'ai fait le tour du monde et je n'ai jamais &#233;t&#233; t&#233;moin d'une ville aussi froide, aussi hostile, aussi inhospitali&#232;re envers les francophones. Cette ville d&#233;voile sa hargne et son m&#233;pris envers nous, les Qu&#233;b&#233;cois, parce que nous nous exprimons en fran&#231;ais. Cela se refl&#232;te (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;J'ai fait le tour du monde et je n'ai jamais &#233;t&#233; t&#233;moin d'une ville aussi froide, aussi hostile, aussi inhospitali&#232;re envers les francophones. Cette ville d&#233;voile sa hargne et son m&#233;pris envers nous, les Qu&#233;b&#233;cois, parce que nous nous exprimons en fran&#231;ais. Cela se refl&#232;te sp&#233;cialement dans son syst&#232;me de transport en commun. (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/200904/01/01-842306-ottawa-hostile-au-francais.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>J'aurais fortement envie de vous parler de solitudes et de nationalisme</title>
		<link>http://www.vigile.net/J-aurais-fortement-envie-de-vous</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/J-aurais-fortement-envie-de-vous</guid>
		<dc:date>2008-12-23T15:49:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Raymond Dub&#233; - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Que monsieur McCain, pr&#233;sident d'une compagnie aussi importante que Maple Leaf bombarde le Qu&#233;bec &#224; la t&#233;l&#233;vision avec des messages en anglais sous-titr&#233;s en fran&#231;ais me d&#233;range &#233;norm&#233;ment. D'abord parce qu'une entreprise de cette envergure doit bien avoir une personne (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que monsieur McCain, pr&#233;sident d'une compagnie aussi importante que Maple
Leaf bombarde le Qu&#233;bec &#224; la t&#233;l&#233;vision avec des messages en anglais
sous-titr&#233;s en fran&#231;ais me d&#233;range &#233;norm&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'abord parce qu'une entreprise de cette envergure doit bien avoir une
personne attitr&#233;e en relations publiques qui aurait &#233;t&#233; tr&#232;s bien qualifi&#233;e
pour livrer ce message en fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je veux vous signaler qu'un message livr&#233; en fran&#231;ais et sous-titr&#233; en
anglais &#224; Toronto ou Vancouver provoquerait des hurlements propres &#224;
&#233;branler les Montagnes Rocheuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soyez s&#251;r que j'aurais fortement envie de vous parler de solitudes et de
nationalisme, mais d'autres s'en chargent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci de votre attention,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Raymond Dub&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alma Qc&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2750 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;a href=&quot;http://www.actionmapleleaf.com/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_23-mccain.jpg' width=&quot;435&quot; height=&quot;424&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Celui qui le dit, celui qui l'est</title>
		<link>http://www.lebouc.org/200810/02-edito/</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lebouc.org/200810/02-edito/</guid>
		<dc:date>2008-10-22T14:10:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Mario Beaulieu - www.lebouc.org</dc:creator>
		


[()


		<description>Le plus ironique, c'est qu'apr&#232;s l'ethnocide d'une large proportion des francophones du reste du Canada et l'assimilation croissante de ceux qui r&#233;sistent courageusement, tout mouvement au Qu&#233;bec pour le renforcement de ce qui reste de la Loi 101 se fait tax&#233; de (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Le plus ironique, c'est qu'apr&#232;s l'ethnocide d'une large proportion des francophones du reste du Canada et l'assimilation croissante de ceux qui r&#233;sistent courageusement, tout mouvement au Qu&#233;bec pour le renforcement de ce qui reste de la Loi 101 se fait tax&#233; de x&#233;nophobie ou (...) - &lt;a href="http://www.lebouc.org/200810/02-edito/"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le corporatisme avant l'&#233;galit&#233; !</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/06/28/195667.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/06/28/195667.html</guid>
		<dc:date>2008-06-28T11:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Jos&#233;e Bergeron - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Ce nouveau programme ne couvrira que les causes linguistiques et uniquement au terme d'une &#233;tape de m&#233;diation obligatoire. De plus, seules certaines causes types seront financ&#233;es. La FCFA a vu dans ce nouveau programme un (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Ce nouveau programme ne couvrira que les causes linguistiques et uniquement au terme d'une &#233;tape de m&#233;diation obligatoire. De plus, seules certaines causes types seront financ&#233;es. La FCFA a vu dans ce nouveau programme un gain. - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/06/28/195667.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le collabo de la f&#234;te</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-collabo-de-la-fete</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-collabo-de-la-fete</guid>
		<dc:date>2008-06-25T14:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Bernard Desgagn&#233; - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>&#201;videmment, il ne serait pas venu un instant &#224; l'esprit de Pratte de bl&#226;mer ses bien chers Dion et Harper pour le sort des minorit&#233;s canadiennes-fran&#231;aises. Il pousse m&#234;me le l&#233;chage jusqu'&#224; louanger ces deux fossoyeurs pour leurs g&#233;n&#233;reux soins palliatifs. Un vrai communiqu&#233; du (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Les-oublies-de-la-fete&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Pratte vient d'avoir une nouvelle id&#233;e&lt;/a&gt; : c'est la faute des Qu&#233;b&#233;cois si les pauvres minorit&#233;s canadiennes-fran&#231;aises f&#234;tent toutes seules dans leur coin, en Colombie-Britannique, en Alberta et ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faudrait faire aux trois valeureux Canadiens fran&#231;ais de Moose Jaw une plus grande place lors de la F&#234;te nationale des Qu&#233;b&#233;cois. Nous sommes tellement chanceux, nous les Qu&#233;b&#233;cois, d'&#234;tre encore majoritaires chez nous que nous avons tendance &#224; oublier que c'est un privil&#232;ge, nous dit Pratte. La normalit&#233;, au Canada, c'est de se battre chaque fois qu'on veut parler fran&#231;ais. Quel &#233;go&#239;sme de notre part de l'avoir oubli&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;videmment, il ne serait pas venu un instant &#224; l'esprit de Pratte de bl&#226;mer ses bien chers Dion et Harper pour le sort des minorit&#233;s canadiennes-fran&#231;aises. Il pousse m&#234;me le l&#233;chage jusqu'&#224; louanger ces deux fossoyeurs pour leurs g&#233;n&#233;reux soins palliatifs. Un vrai communiqu&#233; du minist&#232;re du Patrimoine canadien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les communaut&#233;s vibrantes si ch&#232;res &#224; Pratte &#8212; il aurait d&#251; aussi mentionner Terre-Neuve, o&#249; seulement 0,1 % de la population parle fran&#231;ais &#224; la maison &#8212; sont plut&#244;t des communaut&#233;s tremblantes par les temps qui courent. En effet, Harper leur a enlev&#233; leur seule arme, le programme de contestation judiciaire, &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/06/25/195241.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;puis a fait semblant de le r&#233;tablir derni&#232;rement&lt;/a&gt;, histoire peut-&#234;tre de paraitre g&#233;n&#233;reux &#224; l'approche de la Saint-Jean, f&#234;te folklorique de quelques pr&#233;cieux &#233;lecteurs qui rev&#234;tent une importance particuli&#232;re lorsqu'on pique du nez dans les sondages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Auparavant, &#224; d&#233;faut d'avoir des &#233;coles, les minorit&#233;s canadiennes-fran&#231;aises pouvaient se battre devant les tribunaux. Elles y &#233;taient condamn&#233;es parce que partout, dans le Canada de Pratte, les gouvernements se montrent syst&#233;matiquement pingres envers elles. M&#234;me lorsque la Cour supr&#234;me intime aux provinces de se conformer, elles se trainent les pieds. Il faudrait peut-&#234;tre qu'Ottawa leur envoie son arm&#233;e. Ben quoi ? Vous trouvez que j'exag&#232;re ? Pourtant, en 1970, il n'y avait que deux otages. En 2008, il y en a quelques centaines de milliers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, l'arme juridique n'existe m&#234;me plus, &#224; toutes fins utiles. Les minorit&#233;s canadiennes-fran&#231;aises devront accepter leur sort. Plus que jamais, l'assimilation les fera fondre, ce qui incitera Pratte &#224; vanter encore plus leur pers&#233;v&#233;rance. Et comme la moiti&#233; de la moiti&#233; ne donne jamais le n&#233;ant, il restera toujours des subventionn&#233;s patrimoniaux quelque part pour justifier le discours de l'apitoiement sur les minoritaires &#224; ne pas abandonner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pratte voudrait qu'on fasse de la F&#234;te nationale du Qu&#233;bec une ode &#224; la minorisation. Il faudrait c&#233;l&#233;brer le fran&#231;ais &#233;ternellement menac&#233;. Il faudrait s'enorgueillir de la survivance plut&#244;t que lutter pour l'ind&#233;pendance. Jamais il ne lui viendrait &#224; l'id&#233;e, dans son esprit minuscule de f&#233;d&#233;raliste ratatin&#233;, que le Qu&#233;bec pourrait &#234;tre un pays normal, avec une langue normale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pratte, le collabo de la f&#234;te, a le culot de reprocher aux Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;laisser leurs cousins canadiens-fran&#231;ais. Il compte sur son copain Beno&#238;t Pelletier pour rem&#233;dier &#224; la situation l'an prochain. Les Qu&#233;b&#233;cois ne danseraient plus au rythme endiabl&#233; de &#171; Lib&#233;rez-nous des lib&#233;raux &#187;, mais tiendraient une grande c&#233;r&#233;monie fun&#232;bre au son d'&#201;vang&#233;line et de Mommy.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vivement une grande alliance nationale et des &#233;lections pour mettre tous ces nains collaborationnistes lib&#233;raux dehors et pour que le pays naisse enfin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Adoption d'un r&#232;glement sur le bilinguisme en Ontario</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPACTUALITES/80616294/6782/CPACTUALITES</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPACTUALITES/80616294/6782/CPACTUALITES</guid>
		<dc:date>2008-06-16T14:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>La Presse Canadienne - Embrun - Le comt&#233; de Russell dans l'est de l'Ontario a adopt&#233; lundi soir un arr&#234;t&#233; municipal exigeant de tout nouveau commerce qu'il s'affiche tant en anglais qu'en fran&#231;ais. Le maire Ken Hill a fait adopter le r&#232;glement par trois voix (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La Presse Canadienne - Embrun - Le comt&#233; de Russell dans l'est de l'Ontario a adopt&#233; lundi soir un arr&#234;t&#233; municipal exigeant de tout nouveau commerce qu'il s'affiche tant en anglais qu'en fran&#231;ais. Le maire Ken Hill a fait adopter le r&#232;glement par trois voix contre deux lors de sa troisi&#232;me lecture en votant en (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPACTUALITES/80616294/6782/CPACTUALITES"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>De la nation &#224; la consommation, l'illusion de la libert&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/De-la-nation-a-la-consommation-l</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/De-la-nation-a-la-consommation-l</guid>
		<dc:date>2008-05-05T13:04:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Louis Lapointe - Billet de Louis Lapointe</dc:creator>
		


[()


		<description>En faisant clairement le choix du pays, le d&#233;bat sur le nationalisme devient d&#232;s lors secondaire, et peut-&#234;tre m&#234;me obsol&#232;te, dans la mesure o&#249; nous aurions alors atteint une certaine maturit&#233; collective. N'ayant plus besoin de nous affirmer, nous serions... Si le nationalisme est un lieu (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'origine, mon article &#171; &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Tout-oppose-nationalisme-et&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Tout oppose nationalisme et ind&#233;pendantisme&lt;/a&gt; &#187;
s'appelait &#171; De la paroisse au pays &#187;, un titre emprunt&#233; &#224; Fernand Dumont et
que les &#233;diteurs ont chang&#233;, m&#234;me s'il avait le grand avantage de pr&#233;senter
une vision plus dynamique du pays et moins critique de la nation. La
nation, sans y &#234;tre nomm&#233;e, &#233;tant d'abord per&#231;ue comme le lieu de passage
vers un objectif plus grand, le pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce texte visait essentiellement &#224; contester la th&#232;se de la
&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Le-manque-d-epaisseur-de-la-nation&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;d&#233;nationalisation tranquille&lt;/a&gt; de Mathieu Bock-C&#244;t&#233; qui d&#233;crit la nation
ethnique comme une fin en soi. Mon postulat &#233;tant qu'en contexte canadien,
le nationalisme qu&#233;b&#233;cois est st&#233;rile s'il ne vise pas la cr&#233;ation du pays,
un peu comme des racines sans arbre qui pourrissent dans le sol. S'il est
un moyen, il ne peut &#234;tre un objectif, le simple &#233;loge de la nation ayant
le grand d&#233;faut de ne pas faire avancer le d&#233;bat sur le pays, en nous
faisant miroiter l'illusion de la s&#233;curit&#233; que nous procure notre petit
univers juste &#224; nous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien s&#251;r, j'ai pris quelques raccourcis, puisque je ne peux nier qu'il
existe &#233;galement un nationalisme civique, mais m&#234;me celui-l&#224; est st&#233;rile
s'il ne conduit pas au pays. Je crois que mon texte &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/Le-mensonge-des-chartes&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;&#171; Le mensonge des
chartes &#187;&lt;/a&gt; expose bien cette urgence de faire l'ind&#233;pendance si nous ne
voulons pas demeurer une minorit&#233; en p&#233;ril. Pour des raisons
essentiellement juridiques et parce qu'elles sont des outils de
normalisation, les chartes ne peuvent tout simplement pas prot&#233;ger ni notre
langue, ni notre nation. Il n'y a pas de majorit&#233; fran&#231;aise en Am&#233;rique parce qu'il n'y a pas de pays pour l'accueillir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec n'est pas une nation, c'est une province du Canada. Dire le
contraire est un mensonge, une absurdit&#233; et une insulte pour
l'intelligence. Pourtant, nos interminables d&#233;bats constitutionnels nous
ont amen&#233;s &#224; croire au fil des ann&#233;es que le Qu&#233;bec &#233;tait une soci&#233;t&#233;
distincte ou peut-&#234;tre m&#234;me une nation au sein du Canada uni sans pour
autant que cela ait un iota de cons&#233;quences juridiques. De faux d&#233;bats
qu'entretiennent &#224; dessein nos &#233;lites politiques et qui ne font qu'ajouter
&#224; la confusion qui r&#232;gne au sujet de l'identit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois, alors qu'il
s'agit d'abord d'une question de souverainet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vraie question nationale vise donc moins &#224; savoir si nous sommes des
nationalistes ethniques ou civiques, mais nous incite plut&#244;t &#224; choisir :
accepter notre sort de minorit&#233; au sein du Canada ou fonder un pays o&#249; nous
deviendrons clairement une majorit&#233;. Opposer la vision ethnique &#224; la vision
civique, comme le propose Bock-C&#244;t&#233;, est donc un sophisme dont le premier
r&#233;sultat ne peut &#234;tre que la division. Une division entre ceux qui voient
le Qu&#233;bec comme une soci&#233;t&#233; et ceux qui le per&#231;oivent comme une nation, une
inutile distinction et une source suppl&#233;mentaire de confusion dans le d&#233;bat
national. Tant que les Qu&#233;b&#233;cois n'auront pas accept&#233; leur sort de minorit&#233;
en p&#233;ril, ils n'auront aucun int&#233;r&#234;t &#224; faire l'ind&#233;pendance. On comprend
d&#232;s lors pourquoi cet interminable d&#233;bat sur l'identit&#233; ne conna&#238;t jamais
de conclusion. Il favorise le statu quo.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; cet &#233;gard, les nationalistes souhaitent d'abord s'affirmer comme
majorit&#233; face &#224; une autre majorit&#233;, sans n&#233;cessairement faire de
l'ind&#233;pendance une priorit&#233;. Qu'il soit ethnique ou civique, le
nationalisme entretient donc une ambigu&#239;t&#233; malsaine aupr&#232;s du peuple
lorsqu'on pose la question de l'ind&#233;pendance. Il sugg&#232;re que nous pourrions
choisir entre l'un ou l'autre sans que cela ait des cons&#233;quences sur notre
survie, alors que ces deux nationalismes conduisent tous les deux au m&#234;me
r&#233;sultat : notre lente assimilation et notre in&#233;luctable disparition.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En faisant clairement le choix du pays, le d&#233;bat sur le nationalisme
devient d&#232;s lors secondaire, et peut-&#234;tre m&#234;me obsol&#232;te, dans la mesure o&#249;
nous aurions alors atteint une certaine maturit&#233; collective. N'ayant plus
besoin de nous affirmer, nous serions... Si le nationalisme est un lieu de
passage oblig&#233;, il ne peut &#234;tre un port d'attache. Nous ne saurions donc
faire son apologie sans risquer d'y perdre quelques marins indispensables &#224;
la longue travers&#233;e qui m&#232;ne au pays, justement ceux qui languissent dans
les cales de l'ADQ. Nous le voyons bien, d&#233;battre de la nation est une dangereuse diversion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, un des dangers qui nous guette, si nous demeurons une minorit&#233; au sein
d'un Canada uni, est qu'en continuant de croire que nous sommes une nation
majoritaire, nous interpr&#233;tions les ph&#233;nom&#232;nes d'effritement de notre
soci&#233;t&#233;, de notre langue et de notre &#233;conomie comme normaux en contexte
mondial, alors que dans le cas sp&#233;cifique du Qu&#233;bec, ces ph&#233;nom&#232;nes sont
exacerb&#233;s par l'insidieux colonialisme canadien. Un discours soutenu avec
vigueur par des m&#233;dias comme &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse&lt;/i&gt; qui encourage la normalisation de la
soci&#233;t&#233;, le bilinguisme et d&#233;localisation de nos principaux leviers
&#233;conomiques sous pr&#233;texte de la mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre grand danger qui nous guette, c'est cet individualisme nourri par
un capitalisme qui procure &#224; l'individu un faux sentiment de s&#233;curit&#233;,
celui o&#249; le citoyen est remplac&#233; par le consommateur. L'argent achetant
tout, les Qu&#233;b&#233;cois seraient libres, dans l'absolu, de tout consommer : la
sant&#233; publique ou priv&#233;e, l'&#233;cole publique ou priv&#233;e, la religion, le
fran&#231;ais, l'anglais, le nationalisme, le f&#233;d&#233;ralisme ou l'ind&#233;pendantisme.
Une vision que d&#233;fendent avec acharnement plusieurs groupes d'intellectuels
de droite comme le CIRANO et l' IEDM, Joseph Facal &#233;tant le plus flamboyant
porte-&#233;tendard de ce courant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette illusion de libert&#233; individuelle que procure notre pouvoir d'achat
sans fin, soutenu par de nombreuses sources de cr&#233;dits, ferait alors
&#233;clater d&#233;finitivement les liens qui nous unissent comme minorit&#233; nationale
et plus largement comme soci&#233;t&#233;. Gr&#226;ce &#224; cette libert&#233; individuelle de
consommer des id&#233;es, de la culture et des aspirations, comme on consomme des
bo&#238;tes de conserve ou des t&#233;l&#233;viseurs, nous deviendrions alors l&#233;gers,
d&#233;pouill&#233;s du poids de l'h&#233;ritage et des r&#234;ves de nos anc&#234;tres, l'argent
devenant alors la seule source de libert&#233;, car il peut tout payer, m&#234;me
l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une telle perspective, l'ind&#233;pendance ne serait plus une urgence ou
un enjeu collectif, mais bien le r&#233;sultat d'un choix individuel comme peut
l'&#234;tre tout autre objet de consommation que nous serions libres de
consommer. Un peu comme Sisyphe, nous pousserions alors notre pierre sans
rel&#226;che, sachant qu'une fois au sommet, elle roulerait invariablement vers
le bas. Nous serions libres d'accomplir une d&#233;marche dont la libert&#233; ne
serait jamais le r&#233;sultat, l'ind&#233;pendance devenant une gymnastique
individuelle &#224; laquelle seuls les initi&#233;s se livreraient, &#224; l'image de ceux
qui pratiquent le ta&#239;-chi ou le yoga.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#202;tre ind&#233;pendantiste serait alors un luxe bien &#224; nous, comme d'autres
s'ach&#232;tent des billets &#224; 200$ pour aller voir le Canadien jouer au centre
Bell, pouvant m&#234;me nous payer occasionnellement quelques bains de foule
pour f&#234;ter nos victoires morales de plus en plus rares, sachant que le
lendemain nous aurions le loisir de gagner l'argent n&#233;cessaire pour nous
payer quelques plaisirs &#233;ph&#233;m&#232;res afin de noyer nos peines de patriotes
d&#233;chus : cin&#233;ma, th&#233;&#226;tre, jeux vid&#233;o et peut-&#234;tre m&#234;me des vacances dans le
sud.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le dirait certainement Christiane Charrette - cette grande pr&#234;tresse
du relativisme radio canadien - &#224; sa cour o&#249; foisonnent de nombreux ducs et
duchesses de toute all&#233;geance : vous avez le droit d'&#234;tre ind&#233;pendantistes
&#224; la condition de respecter le droit des autres d'&#234;tre f&#233;d&#233;ralistes et cela
sans dire de gros mots ! Ainsi, nos &#233;lites culturelles et intellectuelles
pourraient demeurer ind&#233;finiment dans le meilleur pays au monde et
continuer de recevoir leurs g&#233;n&#233;reux cachets pour d&#233;battre poliment et en
fran&#231;ais de notre avenir comme on parle du dernier film.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#226;ce au relativisme des chartes, nous serions alors pass&#233;s de la nation &#224;
la consommation, vivant d&#233;sormais dans le meilleur des mondes. Un univers
o&#249; nous serions enfin majoritaires, &#233;tant tous devenus des consommateurs !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Louis Lapointe&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Brossard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Entreprises f&#233;d&#233;rales soumises &#224; la Loi 101 : la souverainet&#233; avant la lettre</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080427/CPACTUALITES/804270340/1019/CPACTUALITES</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cyberpresse.ca/article/20080427/CPACTUALITES/804270340/1019/CPACTUALITES</guid>
		<dc:date>2008-04-27T13:38:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, s'est fait le h&#233;raut de ce texte l&#233;gislatif, notamment dans les journaux au d&#233;but de l'ann&#233;e, affirmant qu'il &#233;tait &#171; temps de comprendre que l'adversaire le plus acharn&#233; de l'application de la Loi 101 &#187; est le gouvernement canadien (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton13105.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;165&quot; height=&quot;257&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, s'est fait le h&#233;raut de ce texte l&#233;gislatif, notamment dans les journaux au d&#233;but de l'ann&#233;e, affirmant qu'il &#233;tait &#171; temps de comprendre que l'adversaire le plus acharn&#233; de l'application de la Loi 101 &#187; est le gouvernement canadien (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080427/CPACTUALITES/804270340/1019/CPACTUALITES"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Pour en finir avec une fausset&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Nouvel-article,11754</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Nouvel-article,11754</guid>
		<dc:date>2008-02-11T13:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Claude Jasmin - www.claudejasmin.com</dc:creator>
		


[()


		<description>On n'est plus en 1867, on est en 2008. Plus on avance dans le temps, plus il va falloir choisir. Il agonise, ce vieux souhait d'un Canada bilingue. Le sait-on bien, ce souhait irr&#233;aliste d'un romantisme frelat&#233;, a fait s'engloutir des sommes vraiment faramineuses. La (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;On n'est plus en 1867, on est en 2008. Plus on avance dans le temps, plus il va falloir choisir. Il agonise, ce vieux souhait d'un Canada bilingue. Le sait-on bien, ce souhait irr&#233;aliste d'un romantisme frelat&#233;, a fait s'engloutir des sommes vraiment faramineuses. La ruineuse Commission &#171; B and B &#187; fut une foutaise (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Nouvel-article,11754"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Fraser r&#233;agit &#224; un &#233;ditorial virulent du National Post</title>
		<link>http://www.vigile.net/Fraser-reagit-a-un-editorial</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Fraser-reagit-a-un-editorial</guid>
		<dc:date>2008-02-10T12:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>Quant &#224; l'objectif de doubler le nombre de dipl&#244;m&#233;s bilingues au secondaire, M. Fraser indique que l'id&#233;e b&#233;n&#233;ficie d'un large soutien. &#171; Je crois qu'il y a un consensus que ce serait une bonne chose que les &#233;l&#232;ves aient la possibilit&#233; - pas l'obligation - (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Quant &#224; l'objectif de doubler le nombre de dipl&#244;m&#233;s bilingues au secondaire, M. Fraser indique que l'id&#233;e b&#233;n&#233;ficie d'un large soutien. &#171; Je crois qu'il y a un consensus que ce serait une bonne chose que les &#233;l&#232;ves aient la possibilit&#233; - pas l'obligation - d'apprendre l'autre langue officielle. &#187; Il (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Fraser-reagit-a-un-editorial"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'arm&#233;e bilingue en devenir</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-armee-bilingue-en-devenir</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-armee-bilingue-en-devenir</guid>
		<dc:date>2008-01-22T00:35:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Andr&#233; Savard - Chronique d'Andr&#233; Savard</dc:creator>
		


[()


		<description>Chaque ann&#233;e, le Commissaire aux langues officielles d&#233;nonce l'arm&#233;e qui ne r&#233;alise pas le programme de bilinguisme et chaque ann&#233;e la d&#233;nonciation tombe dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale d'une population canadienne qui se r&#233;p&#232;te : &#8220;Pourquoi diable se donner tout ce mal (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rarement voyez-vous les Canadiens se demander : &#8220;Pourquoi sommes-nous si intol&#233;rants entre nous ?&#8221; En ce qui touche le fran&#231;ais, la question est de savoir jusqu'&#224; quel point il peut &#234;tre tol&#233;r&#233; sans menacer la s&#233;curit&#233; de quiconque. C'est d'autant plus vrai dans l'arm&#233;e canadienne o&#249; on manie des attirails explosifs et o&#249; on doit saisir un ordre dans la seconde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le plus simple serait &#233;videmment de confier les bataillons francophones &#224; l'instance nationale repr&#233;sentant la nation qu&#233;b&#233;coise. Qu'une arm&#233;e fran&#231;aise fonctionne mieux en fran&#231;ais, v&#233;hicule mieux ses messages en fran&#231;ais et qu'il en va de m&#234;me pour une arm&#233;e anglaise en anglais, c'est un truisme. Les truismes cependant n'ont pas d'importance au Canada. Tout ce que son syst&#232;me politique cherche &#224; prouver c'est que ses instances et institutions repr&#233;sentent un seul peuple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque ann&#233;e, le Commissaire aux langues officielles d&#233;nonce l'arm&#233;e qui ne r&#233;alise pas le programme de bilinguisme et chaque ann&#233;e la d&#233;nonciation tombe dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale d'une population canadienne qui se r&#233;p&#232;te : &#8220;Pourquoi diable se donner tout ce mal ?&#8221; Tel que per&#231;u au Canada, le bilinguisme est un accommodement raisonnable allou&#233; &#224; une communaut&#233; ethnique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les soldats canadiens croient franchement que le fran&#231;ais leur fait courir plus de risques. Ils ont d&#233;j&#224; assez de probl&#232;mes avec la r&#233;fection du mat&#233;riel us&#233; et les s&#233;ances d'entra&#238;nement. Comme militaires, ils n'ont aucune pr&#233;tention de transcender les probl&#232;mes de la soci&#233;t&#233; canadienne. Ils sont, pour la plupart, des hommes d'actions, fort attach&#233;s aux symbolisations canadiennes et &#224; sa fiert&#233; essentiellement anglaise. Ce sont des individus incarn&#233;s, qui ont grandi en baignant dans une soupe culturelle avec des r&#233;f&#233;rences explicites anglaises, un savoir, une rationalit&#233; canadienne qui produit une juste moyenne, des individus jaloux des pr&#233;rogatives de la langue anglaise. Mais, au Canada, on nie les conditions concr&#232;tes et les possibilit&#233;s de d&#233;veloppement r&#233;el des individus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour communiquer, les arm&#233;es ont besoin d'une ligne droite, sans d&#233;tour, sans m&#233;diation. La politique du bilinguisme voudrait que chaque individu puisse passer d'une langue &#224; une autre par le relais d'une grande figure englobante qui s'appelle le Canada. Mais le bilinguisme dans l'arm&#233;e na&#238;t de la n&#233;cessit&#233; d'une conjoncture, le devoir de suivre des cours chez l'officier d&#233;sireux de monter en grade.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il en va de m&#234;me dans le Canada tout entier qui n'offre m&#234;me pas l'&#233;clair d'une proximit&#233; entre les deux langues, juste un th&#233;&#226;tre id&#233;al pour la disparition du fran&#231;ais au profit de l'anglais. Dans le temps o&#249; le Canada se proclamait ouvertement au service de l'expansion du pouvoir royal, il n'en faisait pas myst&#232;re. Le Canada, ancien pays ouvertement imp&#233;rialiste, est pass&#233; ma&#238;tre pour se leurrer sur la nature de ses motivations initiales. Les motivations avou&#233;es sont disparues mais elles sont rest&#233;es enti&#232;rement int&#233;rieures au d&#233;veloppement de ses institutions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les rapports d'enqu&#234;te qui s'accumulent visent toujours &#224; r&#233;former les institutions canadiennes d'une mani&#232;re &#224; ce qu'elles deviennent l'expression d'une parent&#233; id&#233;ale entre les communaut&#233;s fran&#231;aises et anglaises. On enterre ensuite les rapports d&#233;non&#231;ant le manque d'atteinte de r&#233;sultats concernant le fait fran&#231;ais par d'autres rapports pr&#233;liminaires annon&#231;ant des mesures qui permettent aux activistes de dire que le Canada est sur la bonne voie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela ne dure que l'espace d'une saison, juste assez pour contrer ce que l'on nomme la &#8220;propagande s&#233;paratiste&#8221;. D'ailleurs, l'arm&#233;e canadienne n'est pas plus dupe que la population canadienne en g&#233;n&#233;ral. Elle sait bien que l&#224; r&#233;side la grande raison du bilinguisme canadien, dans des fins strat&#233;giques. &#192; la base, c'est une politique sans possibilit&#233; d'enracinement, sans seuil de complicit&#233; minimale pour s'inscrire dans le tissu social de leur milieu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand on parle du fran&#231;ais dans le cadre du bilinguisme canadien, c'est d'une langue factice dont on parle, une langue qui aurait une vis&#233;e individuelle, militaire ou fonctionnaire, et une option d'&#233;panouissement personnel. C'est une langue en porte-&#224;-faux par rapport au multiculturalisme canadien, une langue qui ne fait confiance &#224; aucune appartenance pr&#233;alable, une langue qui participe &#224; l'esth&#233;tique canadienne. En m&#234;me temps qu'on d&#233;nonce le d&#233;clin du bilinguisme au Canada, d'autres rapports sont venus mettre en relief le probl&#232;me du rapport affectif au fran&#231;ais chez les individus bilingues que la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise produit. Les enqu&#234;tes montrent que chez beaucoup d'individus bilingues, le fran&#231;ais, m&#234;me fort bien parl&#233;, reste un volet fonctionnel, un outil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le bilinguisme fait porter un double chapeau aux individus. On ne peut pas penser au bilinguisme au Canada dans l'abstrait comme deux connaissances linguistiques qui s'&#233;quivalent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le bilinguisme doit &#234;tre pens&#233; dans son rapport &#224; l'histoire, c'est-&#224;-dire l'histoire de sa propre pratique. Quand le fran&#231;ais est devenu une langue officielle, le Canada &#233;tait, depuis fort longtemps, un pays o&#249; l'anglais avait &#233;t&#233; impos&#233;. Le fran&#231;ais ne pouvait plus y faire sa niche que comme module fixe qui cherche &#224; offrir un volet compl&#233;mentaire, une vari&#233;t&#233; au pays anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela se refl&#232;te d'ailleurs jusque dans les services de Radio-Canada dans les provinces canadiennes. On s'y exprime tr&#232;s souvent dans un fran&#231;ais qui para&#238;t plus un effet de traduction qu'une langue en soi. Le site le plus haut, le point de vue le plus enveloppant, on sent qu'il est anglais, juste &#224; voir la formulation des publicit&#233;s, les t&#233;moignages glan&#233;s par les cam&#233;ras sur la rue &#224; propos de tout et de rien. Mais la loi exige officiellement des services en fran&#231;ais. Et ils viennent se surajouter telle une musique int&#233;rieure &#224; la langue anglaise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'arm&#233;e canadienne, comme le Canada tout entier, a la langue anglaise comme rep&#232;re. Le fran&#231;ais tel que d&#233;fendu par la politique du bilinguisme vient s'y greffer. C'est tout ce que le bilinguisme peut faire : permettre d'exister &#224; un fran&#231;ais de traduction, comme langue compl&#233;mentaire, s&#251;rement pas comme principe dynamique des communications au sein de l'arm&#233;e canadienne, et gu&#232;re davantage au sein de la soci&#233;t&#233; canadienne.
Les Canadiens, comme l'arm&#233;e canadienne, savent tr&#232;s bien que le bilinguisme est, en fait, un th&#232;me politique, une fronde balistique qui ne changera rien au pass&#233; et qui ne fera bouger le pr&#233;sent que pour accompagner le fran&#231;ais dans sa d&#233;composition. Et ils tol&#232;rent mal que des classes de citoyens, g&#233;n&#233;raux et hauts fonctionnaires, voient leur avancement frein&#233; par des comp&#233;tences fran&#231;aises qui ne peuvent &#234;tre qu'un pr&#233;requis acad&#233;mique dans leur grand pays multiculturel anglais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, sans ces classes de citoyens circonscrites qui servent en sacrifice, on craint que l'irr&#233;alit&#233; du bilinguisme canadien soit trop flagrante. Le plus simple, on ne le dira jamais assez, eut &#233;t&#233; de cr&#233;er une arm&#233;e fran&#231;aise &#224; c&#244;t&#233; de l'arm&#233;e anglaise. Mais ce n'est pas une logique d'efficacit&#233; militaire qui prime dans ce cas-ci. Comment accepter le principe d'une arm&#233;e qui fonctionne en fran&#231;ais alors que le Canada n'accepte m&#234;me pas que le Qu&#233;bec fonctionne en fran&#231;ais ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le contexte canadien, on d&#233;tache le fran&#231;ais de la nation qu&#233;b&#233;coise et on en parle comme d'une question d'intensit&#233; dans la gamme des services offerts. Le probl&#232;me, c'est que le fran&#231;ais ne r&#232;gle pas le jeu. Selon la philosophie du bilinguisme, le fran&#231;ais a le droit d'ouvrir un nouvel espace libre dans une soci&#233;t&#233; canadienne o&#249; linguistiquement, c'est couru d'avance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On enseigne le fran&#231;ais et il finit par &#234;tre per&#231;u autant au Qu&#233;bec que dans le reste du Canada comme une technique. L'individu bilingue conna&#238;t le fran&#231;ais comme il sait son m&#233;tier. Ce n'est pas la faute de l'immigrant si le fran&#231;ais est vu comme un simple savoir-faire. C'est la place unique qui peut lui &#234;tre allou&#233; dans un pays comme le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre canadien, le bilinguisme est une pratique divisive. Il ne peut se d&#233;tacher du contexte social canadien o&#249; le fran&#231;ais dans le meilleur des cas sera fatalement une langue seconde, l'objet de la langue anglaise. C'est parce que la nation canadienne est anglaise. C'est parce que cette nation anglaise r&#233;gente les rapports de production, les relations de sens et les relations de pouvoir sur le territoire canadien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; c&#244;t&#233;, la nation qu&#233;b&#233;coise, en tant que province, n'a pas d'outil d&#233;fini, pas assez de jeu qui lui serait propre avec ses propres mod&#232;les juridiques. Sans une d&#233;finition du pouvoir qu&#233;b&#233;cois qui s'appuie sur des institutions nationales exclusives, le statut de la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec tendra toujours, au terme de quelques d&#233;tours, &#224; se confondre avec son statut canadien de langue seconde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andr&#233; Savard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>La base militaire de Borden : &#171; un calvaire pour les francos &#187;</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-base-militaire-de-Borden-un</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/La-base-militaire-de-Borden-un</guid>
		<dc:date>2008-01-17T07:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>(Photo PC) Hugo de Grandpr&#233; - En arrivant &#224; Borden, des militaires francophones se font dire que la base est unilingue anglophone. Des m&#233;mos r&#233;dig&#233;s en fran&#231;ais leur sont retourn&#233;s pour &#234;tre r&#233;&#233;crits en anglais. On recommande aux soldats d'apprendre l'anglais &#8211; ou de se (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton11227.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;282&quot; height=&quot;184&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;(Photo PC) Hugo de Grandpr&#233; - En arrivant &#224; Borden, des militaires francophones se font dire que la base est unilingue anglophone. Des m&#233;mos r&#233;dig&#233;s en fran&#231;ais leur sont retourn&#233;s pour &#234;tre r&#233;&#233;crits en anglais. On recommande aux soldats d'apprendre l'anglais &#8211; ou de se trouver un traducteur. Ce sont certains des (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/La-base-militaire-de-Borden-un"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Les francophones sont bien plus que des chiffres</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-francophones-sont-bien-plus</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Les-francophones-sont-bien-plus</guid>
		<dc:date>2008-01-13T13:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Lise Routhier-Boudreau</dc:creator>
		


[()


		<description>(Photot&#232;que Le Soleil) Le mois dernier, la productrice Monique Simard &#233;tait invit&#233;e &#224; commenter les donn&#233;es linguistiques du recensement de 2006 &#224; l'&#233;mission Dominique Poirier en direct, &#224; l'antenne de RDI. Selon madame Simard, les donn&#233;es du recensement montrent que &#171; pour les (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.vigile.net/IMG/arton11151.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;164&quot; height=&quot;253&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;(Photot&#232;que Le Soleil) Le mois dernier, la productrice Monique Simard &#233;tait invit&#233;e &#224; commenter les donn&#233;es linguistiques du recensement de 2006 &#224; l'&#233;mission Dominique Poirier en direct, &#224; l'antenne de RDI. Selon madame Simard, les donn&#233;es du recensement montrent que &#171; pour les francophones hors Qu&#233;bec, la bataille est presque (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Les-francophones-sont-bien-plus"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>You can't engineer language</title>
		<link>http://www.vigile.net/You-can-t-engineer-language</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/You-can-t-engineer-language</guid>
		<dc:date>2007-12-28T11:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		
		


[()


		<description>We reported it, but we have to admit it scarcely counts as news : Canada will not reach the federal government's stated goal of having half of its high school graduates capable of speaking both French and English by the year 2013. So says Bernard Lord, the former New Brunswick premier who (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;We reported it, but we have to admit it scarcely counts as news : Canada will not reach the federal government's stated goal of having half of its high school graduates capable of speaking both French and English by the year 2013. So says Bernard Lord, the former New Brunswick premier who is currently preparing a report on the state of (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/You-can-t-engineer-language"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Enseigner le fran&#231;ais pour am&#233;liorer son usage</title>
		<link>http://www.vigile.net/Enseigner-le-francais-pour</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Enseigner-le-francais-pour</guid>
		<dc:date>2007-12-20T14:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nathalie Morel - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


[()


		<description>Dans un message qu'elle livrait dans Le Devoir du 7 d&#233;cembre, la pr&#233;sidente de la Commission scolaire de Montr&#233;al, Diane De Courcy, r&#233;agissait &#224; une &#233;tude r&#233;cente du Centre international pour l'&#233;valuation des apprentissages scolaires (CIEAS) qui r&#233;v&#233;lait que c'est au Qu&#233;bec (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Dans un message qu'elle livrait dans Le Devoir du 7 d&#233;cembre, la pr&#233;sidente de la Commission scolaire de Montr&#233;al, Diane De Courcy, r&#233;agissait &#224; une &#233;tude r&#233;cente du Centre international pour l'&#233;valuation des apprentissages scolaires (CIEAS) qui r&#233;v&#233;lait que c'est au Qu&#233;bec que le niveau de lecture des familles est le plus (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Enseigner-le-francais-pour"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Le concert des muets</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-concert-des-muets</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Le-concert-des-muets</guid>
		<dc:date>2007-12-18T15:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Richard Gervais - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>La langue publique commune est une variable tout &#224; fait mesurable, sauf qu'au Qu&#233;bec, on prend bien soin de ne pas la mesurer, car c'est l&#224; et par l&#224; pr&#233;cis&#233;ment que l'assimilation s'effectue, que le fran&#231;ais d&#233;cline et que l'anglais monte. Et parce qu'il (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Imaginons un instant l'&#233;quivalent d'une commission Bouchard-Taylor non pas
sur les accommodements raisonnables, mais sur la langue et ces donn&#233;es de
recensement ! Le discours public en serait transform&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au lieu de quoi, le PLQ transforme les mauvaises nouvelles en bonnes
nouvelles (le fran&#231;ais va bien). Le PQ et l'ADQ restent muets ou peut s'en
faut. Les journalistes r&#233;percutent ces niaiseries et ces silences. Dans
tout &#231;a, o&#249; est le peuple qu&#233;b&#233;cois ? O&#249; est ce peuple dont la langue
nationale est une des plus vives pr&#233;occupations ? Tout se passe au-dessus de
sa t&#234;te, on dirait, entre la classe politique et les m&#233;dias. Politiciens et
journalistes se parlent entre eux, &#224; cent lieues des pr&#233;occupations de la
nation, des inqui&#233;tudes nationales v&#233;cues. Ces gens-l&#224; tabouisent au besoin
les pr&#233;occupations nationales de la population pour porter aux nues ses
int&#233;r&#234;ts les moins politiques. Aux yeux de cette classe politique et
m&#233;diatique, le cochon de contribuable n'exerce sa libert&#233; que pour choisir
son auge, consommateur h&#233;b&#233;t&#233;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;homo oeconomicus&lt;/i&gt; courant apr&#232;s
l'assouvissement de ses d&#233;sirs comme le bon d'achat apr&#232;s son cadeau, mais
jamais citoyen capable de politique. La politique, c'est pour les autres,
c'est-&#224;-dire pour elle, la classe politique et m&#233;diatique, pour ne pas dire
la caste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour une rare fois, le peuple politique, on l'a entendu aux audiences de
la commission Bouchard&#8211;Taylor, puis rien. De telles audiences sont
rarissimes. C'est l'exception qui confirme la r&#232;gle. La parole populaire a
perc&#233; un temps la chape m&#233;diatique, puis retour &#224; l'ordinaire de la
d&#233;sinformation nationale. Les politiciens, feignant d'&#233;couter le peuple,
&#233;coutent en fait les journalistes ; les journalistes, se prenant pour les
repr&#233;sentants du peuple, trouvent normal l'influence que les politiciens
leur accordent. Ils s'entendent comme larrons dans la foire du pouvoir. Le
tableau d'ensemble qui se d&#233;gage est celui d'une soci&#233;t&#233; qui se ment &#224;
elle-m&#234;me, effet d&#233;r&#233;alisant de la domination qui s'exerce sur elle et o&#249;
les int&#233;r&#234;ts des autres prennent la place des int&#233;r&#234;ts propres. On a
l'impression d'une soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise en panne totale, dont les voiles se
gonflent pour les autres et faseyent pour elles. Si la nation r&#233;elle avait,
comme il se doit, normalement et contin&#251;ment voix au chapitre, si les
informations &#233;taient ses informations, si les m&#233;dias autrement dit
refl&#233;taient sa r&#233;alit&#233; politique, le tableau serait tout autre. Regardons &#224;
l'Assembl&#233;e nationale : qui parle l&#224; pour la nation ?!...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On doit se crisser de la langue parl&#233;e &#224; la maison, pourvu que dans la
rue, les commerces, les entreprises, les &#233;tablissements publics, au
travail, on parle fran&#231;ais, on nous aborde en fran&#231;ais, pas en anglais. La
langue publique commune est une variable tout &#224; fait mesurable, sauf qu'au
Qu&#233;bec, on prend bien soin de ne pas la mesurer, car c'est l&#224; et par l&#224;
pr&#233;cis&#233;ment que l'assimilation s'effectue, que le fran&#231;ais d&#233;cline et que
l'anglais monte. Et parce qu'il n'est plus publiquement exig&#233; ou
n&#233;cessaire, le fran&#231;ais finira par ne plus &#234;tre parl&#233; &#224; la maison, comme
cela s'est pass&#233; dans le reste du Canada. C'est le sort que je ne nous
souhaite pas...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>




</channel>

</rss>
