<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Vigile.net - Serge-Andr&#233; Guay</title>
	<link>http://www.vigile.net/spip.php?page=mot&amp;id_mot=</link>
	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Vigile.net</title>
		<url>http://www.vigile.net/IMG/siteon0.jpg</url>
		<link>http://www.vigile.net/</link>
		<height>102</height>
		<width>250</width>
	</image>


	




	<item>
		<title>35 millions de dollars chez le diable !</title>
		<link>http://www.vigile.net/35-millions-de-dollars-chez-le</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/35-millions-de-dollars-chez-le</guid>
		<dc:date>2009-10-15T17:17:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Guy Lalibert&#233; a perdu toute cr&#233;dibilit&#233; &#224; mes yeux en annon&#231;ant qu'il venait de se payer un voyage de 35 millions de dollars dans l'espace. Depuis mon adolescence, toutes les escapades de l'homme dans l'espace m'apparaissent comme un mauvais placement face aux (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Guy Lalibert&#233; a perdu toute cr&#233;dibilit&#233; &#224; mes yeux en annon&#231;ant qu'il venait de se payer un voyage de 35 millions de dollars dans l'espace. Depuis mon adolescence, toutes les escapades de l'homme dans l'espace m'apparaissent comme un mauvais placement face aux mis&#232;res de l'homme ici bas. Je n'ai jamais pu r&#233;concilier cette image de l'enfant victime de la famine avec celle du premier pas de l'homme sur la Lune.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Combien de puits d'eau potable creuse-t-on avec 35 millions de dollars ? Des milliers !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Guy Lalibert&#233; souffre du syndrome du spectacle, comme bon nombre de donateurs. Ces gens pr&#233;f&#232;rent mettre en sc&#232;ne leurs dons dans un spectacle o&#249; ils tiennent le premier r&#244;le au lieu de prendre le chemin le plus court pour aider autrui, remettre tout simplement l'argent &#224; ceux qui en ont besoin, sans d&#233;tour et sans artifice. On m'a enseign&#233; chez les scouts que le vrai philanthrope agit avec humilit&#233; et dans l'anonymat, c'est-&#224;-dire sans rechercher ni les honneurs ni les feux de la rampe pour sa &#171; bonne action &#187; (B.A.). La vantardise, m&#234;me au nom d'une bonne cause, n'a pas sa place. Mon fils Beno&#238;t a bien compris la le&#231;on en r&#233;pondant par cette question &#224; ceux et celles qui se vantent de leurs B.A. quotidiennes : &#171; Veux-tu une m&#233;daille ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; 35 millions chez le diable ! &#187; peut dire l'enfant malade en manque d'eau propre. Qu'est-ce qui est le plus urgent ? Faire le tour de la Terre dans l'espace ou aider cet enfant sans plus tarder !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a des centaines de fondations d'entraide &#224; travers le monde, les deux pieds sur Terre, qui travaillent depuis des dizaines d'ann&#233;es pour am&#233;liorer le sort de millions d'hommes, de femmes et d'enfants indigents. Pourquoi mettre sur pied une autre fondation plut&#244;t que de venir en aide &#224; celles qui existent d&#233;j&#224; ? Le temps nous manque nous dit-on. Alors, pourquoi le perdre en cr&#233;ant une administration de plus et ainsi diviser les forces en pr&#233;sence ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas logique &#224; moins de vouloir s'inscrire dans ce que je nomme &#171; l'industrie de la pauvret&#233; &#187;. L'aide aux pauvres est devenue une v&#233;ritable industrie au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es. Je serais curieux de conna&#238;tre le nombre de personnes qui gagnent grassement leur vie sur le dos de l'aide aux pauvres. Jadis, les gouvernements croyaient que leur aide financi&#232;re rejoindrait davantage les n&#233;cessiteux en supportant les organismes sur le terrain. Mais est-ce toujours le cas aujourd'hui avec la multiplication des membres du personnel permanent de ces organismes subventionn&#233;s ? Car avec l'id&#233;e qu'il faut du personnel permanent pour encadrer le travail de b&#233;n&#233;voles, certains organismes d'entraide sont devenus de v&#233;ritables industries de la pauvret&#233;. Autrement dit, la pauvret&#233; est devenue au fil des ans une simple &#171; mati&#232;re premi&#232;re &#187; pour plusieurs intervenants salari&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis pas anarchiste. Je comprends tr&#232;s bien les besoins structurels. Mais je suis d'avis qu'il y a trop de structures ou, si vous pr&#233;f&#233;rez, qu'il n'y a pas aucun besoin pour de nouvelles structures, y compris la Fondation de Guy Lalibert&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>&#171; Fin des journaux, fin des nations ? &#187; NON !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Fin-des-journaux-fin-des-nations</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Fin-des-journaux-fin-des-nations</guid>
		<dc:date>2009-07-03T22:19:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Commentaire au sujet du dossier : &#171; Fin des journaux, fin des nations ? &#187; Le Devoir, 27 et du 28 juin 2009 La Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys ne croit pas Internet responsable du d&#233;clin de l'id&#233;e de nation, contrairement aux d&#233;clarations des sp&#233;cialistes interview&#233;s par le journaliste (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Commentaire au sujet du dossier :
&#171; &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/06/27/256893.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Fin des journaux, fin des nations ?&lt;/a&gt; &#187;
Le Devoir, 27 et du 28 juin 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys ne croit pas Internet responsable du d&#233;clin de l'id&#233;e de nation, contrairement aux d&#233;clarations des sp&#233;cialistes interview&#233;s par le journaliste Antoine Robitaille du quotidien montr&#233;alais LE DEVOIR dans le cadre de son dossier &#171; Fin des journaux, fin des nations ? &#187; publi&#233; dans l'&#233;dition des 27 et 28 juin 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce que le d&#233;clin des journaux papier au profit d'internet, de la multiplication des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision sp&#233;cialis&#233;es,..., bref l'&#233;clatement des auditoires et de l'espace public, entra&#238;nera un d&#233;clin des nations ? Pour r&#233;pondre &#224; cette question, il faut &#233;videmment reconna&#238;tre que les journaux ont grandement contribu&#233; &#224; l'&#233;mergence de la nation, de l'identit&#233; nationale au sein de la population. On parle ici des journaux comme d'un &#171; espace public &#187; rassembleur et identitaire. C'est vrai, ou plut&#244;t, c'&#233;tait vrai.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 80, les journaux se sont &#233;loign&#233;s de la nation, du peuple lui-m&#234;me. Parties prenantes de la nation qu&#233;b&#233;coise, les journaux ont progressivement perdu contact avec l'esprit national et, par cons&#233;quent, leur &#171; espace public &#187; a &#233;t&#233; d&#233;sert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut distinguer &#171; la nation &#187; de &#171; l'esprit national &#187;. Au Qu&#233;bec, le peuple ne s'identifie pas &#224; la nation elle-m&#234;me, mais d'abord et avant tout &#224; &#171; l'esprit &#187; qui propulse la nation, qui la met en mouvement au quotidien. Il faut lire les journaux de la fin des ann&#233;es 50 jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 80 pour comprendre avec quelle facilit&#233; le peuple qu&#233;b&#233;cois se retrouvait au jour le jour dans l'espace public fourni par les journaux. Pendant cette p&#233;riode, les journaux &#233;taient complices de l'esprit national, ils &#233;voluaient avec le peuple, plus encore, ils faisaient eux-m&#234;mes partie du peuple. Le meilleur exemple de cette complicit&#233; s'illustre dans l'acc&#232;s des simples citoyens aux journaux. Il suffisait d'un article dans un journal pour lancer un projet, leur espace public &#233;tant tr&#232;s achaland&#233;. Or, cet article &#233;tait facile &#224; obtenir, tant pour le simple citoyen que le politicien. Les journaux faisaient partie du lancement et du succ&#232;s des projets de tout un chacun. Bref, les journaux se permettaient alors de donner une chance &#233;gale &#224; chacun. Il y a avait donc de l'espoir dans l'air et il en r&#233;sultait une unit&#233; nationale en perp&#233;tuel mouvement. Les lecteurs et les acteurs s'identifiaient l'un &#224; l'autre dans un esprit national fortement soutenu par les journaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis, au d&#233;but des ann&#233;es 90, on observe un changement de cap drastique au sein des journaux, un changement qui agira comme une douche d'eau froide sur l'esprit national. Soudainement, le simple citoyen ne profite plus d'un acc&#232;s facile aux journaux pour lancer son projet. Les journaux deviennent &#233;litistes et corporatistes. Le &#171; Qu&#233;bec Inc. &#187; est en place. La nation n'ayant pas d'autre espace public &#224; fr&#233;quenter, elle se sentira peu &#224; peu prisonni&#232;re des journaux. Ces derniers se posent d&#233;sormais en chien de garde de ce qui a &#233;t&#233; b&#226;ti, des acquis, et ils s'&#233;l&#232;vent au-dessus de la nation. L'espace public des journaux agresse de plus en plus l'esprit national qui a fait jusque-l&#224; le succ&#232;s de la modernisation du Qu&#233;bec. On sent qu'on ne passera pas le flambeau comme par le pass&#233;. L'esprit national n'est plus une affaire collective. Des pr&#233;jug&#233;s s'installent. D&#233;sormais, on surveille les journaux. On parle de d&#233;veloppement du sens critique de la population face aux m&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'esprit national n'en peut plus de se contenir devant ce barrage du cours de la pens&#233;e par les journaux. On stagne. On se d&#233;courage. On se d&#233;sint&#233;resse. On ne vote plus. Puis arrive l'Internet domestique, une v&#233;ritable planche de salut pour l'esprit national, un nouveau canal d'irrigation en contournement du barrage. On d&#233;laisse les journaux. Voil&#224; ce qui se passe. L'internet n'y est pour rien dans le d&#233;clin des journaux. Seuls les journaux sont responsables de leur d&#233;clin. C'est le prix &#224; payer quand on prend l'ascenseur pour le dernier &#233;tage, coupant ainsi ses racines avec sa base, ses lecteurs. Je ne sais pas par quel truchement du coeur et de l'esprit les journaux ont pens&#233; que la nation les suivrait au sommet de la pyramide. Aujourd'hui, il faudrait empiler des milliers de journaux pour s'&#233;lever au niveau ne serait-ce que d'un simple journaliste. M&#234;me les ministres ont de la difficult&#233; &#224; attirer les journaux &#224; leurs conf&#233;rences de presse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le journaliste du quotidien LE DEVOIR rapporte en ces mots le propos de Daniel Jacques, philosophe, auteur de l'essai &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Fatigue politique du Qu&#233;bec fran&#231;ais&lt;/i&gt; (Bor&#233;al, 2008) : &#171; Le premier m&#233;dia de masse, le journal, fait-il remarquer spontan&#233;ment, &#8220;est le lieu dans lequel on sort de sa bulle et on a acc&#232;s &#224; un monde commun&#8221;. Ces nouvelles toujours organis&#233;es en fonction d'un int&#233;r&#234;t national tranchent avec Internet, univers global o&#249; c'est &#8220;chacun dans sa niche&#8221; ; laquelle niche est le plus souvent transnationale. &#8220;On n'a pas besoin de fr&#233;quenter beaucoup l'univers d'Internet pour prendre conscience qu'il est compl&#232;tement fragment&#233;. Il ne donne aucun sens d'unit&#233;&#8221;, note Daniel Jacques. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reprenons chacune des affirmations &#224; commencer par : &#171; Le premier m&#233;dia de masse, le journal est le lieu dans lequel on sort de sa bulle et on a acc&#232;s &#224; un monde commun &#187;. Il n'&#233;tait pas question de gens enferm&#233;s dans leurs bulles avant les ann&#233;es 90 au Qu&#233;bec. Chacun &#233;tait partie prenante de la nation, m&#234;me ceux qu'on appelle les &#171; exclus &#187; aujourd'hui. En fait, il n'y avait qu'une seule bulle pour tous les Qu&#233;b&#233;cois. Quand les journaux ont chang&#233; de cap au cours des ann&#233;es 90 en devenant &#233;litistes et corporatistes, nous nous sommes soudainement retrouv&#233;s &#171; seul dans la foule &#187; sur les pav&#233;es de l'espace public des journaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis vient cette seconde affirmation : &#171; Ces nouvelles toujours organis&#233;es en fonction d'un int&#233;r&#234;t national tranchent avec Internet, univers global o&#249; c'est &#8220;chacun dans sa niche&#8221; ; laquelle niche est le plus souvent transnationale. &#187; S'il fut un temps o&#249; les nouvelles &#233;taient organis&#233;es en fonction d'un int&#233;r&#234;t national, ce n'est plus le cas depuis plusieurs ann&#233;es. Les nouvelles des journaux suivent davantage les int&#233;r&#234;ts des corporations, comme si on percevait ces derni&#232;res comme seules protectrices de la nation qu&#233;b&#233;coise ou, pis encore, comme si la nation &#233;tait elle-m&#234;me devenue une corporation aux yeux des journaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2003, il &#233;tait dans l'int&#233;r&#234;t national de doter le Qu&#233;bec d'une premi&#232;re maison d'&#233;dition en ligne sur Internet avec un service d'impression &#224; la demande, mais rares sont les journaux qui ont particip&#233; aux efforts de la Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys. En 1982, il &#233;tait aussi dans l'int&#233;r&#234;t national de doter le Qu&#233;bec d'un premier organisme d'&#233;ducation aux m&#233;dias et nombreux furent les journaux qui ont particip&#233; aux efforts du Club d'initiation aux m&#233;dias. Il y a un peu plus de 20 ans entre les deux projets et le seul constat possible est le d&#233;sint&#233;ressement des journaux face &#224; la nation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Revenons maintenant sur ces mots : &#171; (...) Internet, univers global o&#249; c'est &#8220;chacun dans sa niche&#8221; ; laquelle niche est le plus souvent transnationale. &#187; C'est vrai, l'Internet n'a pas de fronti&#232;re. Heureusement, car si le premier &#233;diteur libraire qu&#233;b&#233;cois en ligne sur Internet a pu na&#238;tre, c'est gr&#226;ce &#224; la participation des Fran&#231;ais, &#224; d&#233;faut d'avoir eu le support des journaux d'ici pour informer les auteurs qu&#233;b&#233;cois du projet. Curieusement, si de nombreux auteurs fran&#231;ais se sont joint &#224; la Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys au cours de ses premi&#232;res ann&#233;es, c'est parce que les journaux fran&#231;ais les avaient inform&#233;s par de nombreux articles au sujet de l'&#233;dition en ligne et de l'impression &#224; la demande. En rejoignant les rangs d'un cyber&#233;diteur qu&#233;b&#233;cois, ils ne venaient pas occuper une niche &#171; transnationale &#187;. Ils s'associaient &#224; la nation qu&#233;b&#233;coise. La niche de la fondation a toujours &#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise, ici et &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'id&#233;e de &#171; niche &#187; est issue du vocabulaire du marketing. Elle est apparue &#224; la fin des ann&#233;es 80 pour conna&#238;tre son heure de gloire dans les ann&#233;es 90. &#192; l'&#233;poque, on disait &#224; nos clients que leur produit devait occuper une niche bien &#224; lui pour survivre dans le march&#233;. Et heureux &#233;tait celui qui d&#233;couvrait une nouvelle niche afin d'&#234;tre le premier &#224; l'occuper. Les journaux furent parmi les premiers &#224; &#233;pouser le marketing de niches. Les chroniques se sont multipli&#233;es comme jamais auparavant, soi-disant pour rejoindre le plus grand nombre de niches. Les nouvelles d'int&#233;r&#234;t national sont elles-m&#234;mes devenues une niche, une niche comme les autres. Bref, les journaux ont eux-m&#234;mes bris&#233; l'unit&#233; et ainsi fragment&#233; leur lectorat respectif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a aussi cette affirmation &#224; r&#233;viser : &#171; On n'a pas besoin de fr&#233;quenter beaucoup l'univers d'Internet pour prendre conscience qu'il est compl&#232;tement fragment&#233;. Il ne donne aucun sens d'unit&#233; &#187;, note Daniel Jacques. &#187; Nous venons de voir que l'univers des journaux &#233;tait fragment&#233; bien avant que l'Internet entre dans nos maisons avec, pour cons&#233;quence premi&#232;re, une nation fragment&#233;e. L'Internet n'est qu'un outil technologique. Les internautes ne pouvaient pas faire ce qu'ils n'&#233;taient pas. Il est donc tout &#224; fait normal de les voir se regrouper sur le web suivant leurs int&#233;r&#234;ts. Mais attention, il est faux de pr&#233;tendre que l'Internet ne donne aucun sens d'unit&#233;. Il suffit d'attaquer un internaute pour que l'ensemble de la communaut&#233; se mobilise, comme ce fut le cas avec la Fondation litt&#233;raire Fleur Lys lors de l'attaque de Manuscrit.com en France. La poursuite annonc&#233;e est tomb&#233;e au fond du lac comme une roche gr&#226;ce &#224; la mobilisation spontan&#233;e des internautes qu&#233;b&#233;cois (&lt;a href=&quot;http://manuscritdepot.com/nous/revue-presse-09.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Lire l'article de Bruno Guglielminetti &#224; ce sujet&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Qu&#233;bec, le sens d'unit&#233; donn&#233; par l'Internet est particulier. Il est n&#233; en grande partie du traitement n&#233;gatif du web par les journaux. Apr&#232;s avoir hurl&#233; aux lecteurs d'investir &#224; plein r&#233;gime dans les nouvelles technologies &#224; la fin des ann&#233;es 90, les journaux se sont mordu les l&#232;vres lors de l'&#233;clatement de la bulle boursi&#232;re en 2000, &#224; commencer par la d&#233;gringolade de Nortel. Les journaux ont alors confondu le contenant avec le contenu et condamn&#233; les deux &#224; la fois. Aujourd'hui, le pire d'Internet occupe facilement l'espace public m&#233;diatique traditionnel. Or, la nation branch&#233;e s'est sentie abandonn&#233;e, voire trahie par les journaux papier. Internet est devenu non seulement un refuge national, mais aussi et surtout un nouvel espace public pour la nation qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les journaux avaient encourag&#233; le d&#233;veloppement d'un Internet national qu&#233;b&#233;cois, la nation leur serait reconnaissante aujourd'hui. Mais ce ne fut pas le cas. Il ne faut pas s'&#233;tonner que les journaux ne fassent plus partie des int&#233;r&#234;ts nationaux et que leur espace public se vide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, quelle r&#233;ponse donner &#224; la question du journaliste Antoine Robitaille : &#171; Bref : et si, dans les prochaines ann&#233;es, on avait de moins en moins le sentiment de former une nation parce que l'espace public ne cesse d'&#233;clater, de se morceler ? &#187; Je ne crois pas que le sentiment de former une nation soit menac&#233; par l'&#233;clatement ou le morcellement de l'espace public. Ce n'est pas parce que les gens d&#233;laissent les journaux qu'ils &#233;prouvent moins le sentiment de former une nation. En fait, c'est s&#251;rement le contraire qui survient : les gens d&#233;laissent les journaux parce que ces derniers ne leur permettent plus d'&#233;prouver le sentiment de former une nation, de s'identifier &#224; la nation. La survie des journaux qu&#233;b&#233;cois passe avant tout par le retour &#224; la base, et ce, avec toute l'humilit&#233; n&#233;cessaire pour se r&#233;installer au rez-de-chauss&#233;e et ainsi redevenir rassembleur et porteur de l'esprit national.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident &#233;diteur
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Biblioth&#232;que et archives nationales du Qu&#233;bec a investi 13,5 millions$</title>
		<link>http://www.vigile.net/Bibliotheque-et-archives</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Bibliotheque-et-archives</guid>
		<dc:date>2009-05-13T16:33:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Selon une enqu&#234;te de Radio-Canada, Biblioth&#232;ques et archives nationales du Qu&#233;bec a investi dans les papiers commerciaux (PCAA) de seconde classe, ceux de la s&#233;rie E, sans aucune garantie : Effet d'entra&#238;nement Une partie du Qu&#233;bec inc. a imit&#233; la Caisse et achet&#233; des s&#233;ries E, sans (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon une enqu&#234;te de Radio-Canada, Biblioth&#232;ques et archives nationales du Qu&#233;bec a investi dans les papiers commerciaux (PCAA) de seconde classe, ceux de la s&#233;rie E, sans aucune garantie :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Effet d'entra&#238;nement&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une partie du Qu&#233;bec inc. a imit&#233; la Caisse et achet&#233; des s&#233;ries E, sans plus de v&#233;rifications.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il y a une affaire qui se dit dans le march&#233; du placement : &quot;si c'est bon pour la Caisse, c'est bon pour moi&quot; &#187;, explique Pierre Goyette.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et c'est ainsi que la Biblioth&#232;que nationale a achet&#233; des s&#233;ries E, ainsi que le comit&#233; qui g&#232;re la taxe scolaire de Montr&#233;al. Domtar y a investi pr&#232;s de 300 millions de dollars du fonds de retraite de ses employ&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il y a des milliards de dollars qui ont &#233;t&#233; mis en risque, sans que les investisseurs comprennent vraiment ce qu'ils ont fait &#187;, conclut Louis Gagnon.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : Des PCAA risqu&#233;s, Radio-Canada, 4 mai 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P.S. : Le passage en caract&#232;res gras noir et clignotant est de nous.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne semble pas qu'il soit question de placements li&#233;s au fonds de retraite. Dans le rapport annuel 2007-2008 et celui de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, on parle de fonds utilis&#233;s pour l'Encaisse. Donc, une sorte de fonds de roulement, plac&#233; &#224; court terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Essentiellement, on utilise les PCAA comme un placement refuge &#224; court terme. Ce placement remplace les bons du tr&#233;sor, par exemple. On y investit en attendant d'utiliser l'argent pour des activit&#233;s diverses. L'encaisse : c'est la somme des valeurs qui sont dans la caisse d'une soci&#233;t&#233;. Ce qu'on retrouve dans cet encaisse, ce sont par exemple des montants des subventions vers&#233;es en attente d'utilisation ; les revenus provenant de la tarification des services, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce qu'on sait combien d'argent la Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;a perdu dans ces investissements ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En fait, on ne le saura que dans plusieurs ann&#233;es. Quand les nouveaux titres, qui ont &#233;t&#233; &#233;mis dans le cadre de l'accord de Montr&#233;al pour remplacer les PCAA &#233;mis par des Tiers, seront arriv&#233;s &#224; leur &#233;ch&#233;ance. Dans certains cas, on parle de sept ans. Mais si le march&#233; pour ces nouveaux titres de remplacement n'attirent pas les acheteurs, il est possible que les organismes publics et priv&#233;s doivent attendre l'&#233;ch&#233;ance complet des cr&#233;ances, incluses dans ces papiers commerciaux. On parle alors de pr&#234;ts qui viendront &#224; &#233;ch&#233;ance dans une vingtaine d'ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est donc impossible actuellement de savoir quelle part est la part des investissements qui sera r&#233;cup&#233;r&#233;e par les acheteurs. &#201;videmment, l'acheteur pourra r&#233;cup&#233;rer sa mise ou une partie de celle-ci, mais on ne parle pas du rendement du placement, qui lui sera perdu presque compl&#232;tement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dans les hauts voltiges de la finance&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis tr&#232;s &#233;tonn&#233; que notre biblioth&#232;que nationale effectue des placements avec les subventions qu'elle re&#231;oit du gouvernement et les revenus qu'elle tire de ses op&#233;rations, sommes toute &#171; notre argent &#187;. &#192; mes yeux, une biblioth&#232;que, qu'elle soit nationale, municipale, scolaire, etc., manque toujours d'argent ; elle ne dispose pas de fonds pour faire des placements, ne serait-ce que des placements &#224; tr&#232;s court terme. Je ne comprends pas ces placements de la part de notre biblioth&#232;que nationale. C'est inadmissible de jouer ainsi avec les subventions gouvernementales. Qui a cautionn&#233; cette pratique ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je crois que le gouvernement du Qu&#233;bec devrait verser ses subventions &#224; Biblioth&#232;que et archives nationales selon le principe du &#171; juste &#224; temps &#187; (&#171; Just in time &#187;) de fa&#231;on &#224; ce que l'institution ne joue pas avec notre argent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'en pensez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;pondez &#224; la question &#224; : contact 4gD manuscritdepot.com&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident &#233;diteur
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.264.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://manuscritdepot.com/internet-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Je ne veux pas que ma culture soit transform&#233;e par des interactions avec les cultures immigrantes</title>
		<link>http://www.vigile.net/Je-ne-veux-pas-que-ma-culture-soit</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Je-ne-veux-pas-que-ma-culture-soit</guid>
		<dc:date>2008-05-24T15:35:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description>Hier, le 23 mai 2008, G&#233;rard Bouchard et Charles Taylor, co-pr&#233;sidents de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reli&#233;es aux diff&#233;rences culturelles, ont d&#233;pos&#233; leur rapport final. Ce passage du rapport retient plus particuli&#232;rement mon attention : &#171; Les membres (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Hier, le 23 mai 2008, G&#233;rard Bouchard et Charles Taylor, co-pr&#233;sidents de
la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reli&#233;es aux
diff&#233;rences culturelles, ont d&#233;pos&#233; leur rapport final. Ce passage du
rapport retient plus particuli&#232;rement mon attention :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Les membres du groupe ethnoculturel majoritaire (en l'occurrence, les
Qu&#233;b&#233;cois d'origine canadienne-fran&#231;aise), tout comme les membres des
minorit&#233;s, acceptent que leur culture (les traditions, les r&#233;f&#233;rents
identitaires) soit transform&#233;e &#224; plus ou moins long terme par les
interactions que suppose le r&#233;gime*. C'est cette condition qui rend
possible l'&#233;volution de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. &#187; * Les co-pr&#233;sidents
signataires du rapport se rapportent ici au r&#233;gime &#171; interculturel &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Personnellement, je ne veux pas que ma culture soit transform&#233;e par des
interactions avec les cultures immigrantes. Je veux que ma culture demeure
typiquement et exclusivement qu&#233;b&#233;coise. Plus encore, je d&#233;sire du plus
profond de mon coeur que l'&#233;volution de ma culture d&#233;coule de sa propre
source ancestrale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'encourage la d&#233;couverte d'autres cultures, d'ici et d'ailleurs dans le
monde. Je crois dans l'amiti&#233; entre les cultures. Mais je ne crois pas que
l'&#233;volution de mon identit&#233; qu&#233;b&#233;coise d&#233;pende de l'interculturalisme ou
d'interactions avec les diff&#233;rents groupes ethniques. Selon moi, l'identit&#233;
d'une nation &#233;volue quand sa d&#233;finition gagne en clart&#233; et qu'elle se
pr&#233;cise dans sa r&#233;alit&#233; historique. Le passage de &#171; Canadiens-fran&#231;ais &#187; &#224;
&#171; Qu&#233;b&#233;cois &#187; dans les ann&#233;es 70 illustre fort bien ce qu'est une &#233;volution
respectueuse de la r&#233;alit&#233; historique apportant clart&#233; et pr&#233;cision.
Autrement dit, l'&#233;volution de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise ne peut pas autrement
&#233;voluer que dans son propre cadre, et non pas ceux des cultures
immigrantes, si riches soient-elles et malgr&#233; tout le respect qu'elles
inspirent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; mes yeux, l'interculturalisme est pire que le multiculturalisme. Le
multiculturalisme se d&#233;finit ainsi : &#171; coexistence de plusieurs cultures
dans un m&#234;me pays &#187;. Autrement dit, chacun peut vivre dans sa propre
culture, y compris sa propre langue. Bref, l'int&#233;gration au peuple h&#244;te
n'est plus utile. Avec le multiculturalisme, il s'agit uniquement de
coexister. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec l'interculturalisme, on esp&#232;re davantage que la coexistence des
cultures mais leur int&#233;gration en une nouvelle culture d'accueil. Les
co-pr&#233;sidents demandent &#224; tous les r&#233;sidents du Qu&#233;bec, &#171; les membres du
groupe ethnoculturel majoritaire &#187; et &#171; les membres des minorit&#233;s &#187; d'accepter
&#171; que leur culture (les traditions, les r&#233;f&#233;rents identitaires) soit
transform&#233;e &#224; plus ou moins long terme par les interactions que suppose le
r&#233;gime. &#187; (interculturel). Ce qui revient &#224; souhaiter que toutes les
cultures en pr&#233;sence sur le territoire qu&#233;b&#233;cois s'influencent les unes les
autres et &#233;voluent ainsi au fil de leurs interactions vers une nouvelle
culture. En fait, les co-pr&#233;sidents nous disent que le seul moyen
d'int&#233;grer les immigrants &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise, c'est d'accepter de
transformer notre culture. Ils laissent entendre la m&#234;me chose aux
immigrants : le seul moyens que vous avez de vous int&#233;grer est d'accepter
de transformer votre culture.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne vois pas en quoi l'interculturalisme &#171; assure ainsi une s&#233;curit&#233; aux
Qu&#233;b&#233;cois d'origine canadienne-fran&#231;aise comme aux minorit&#233;s
ethnoculturelles, tout en prot&#233;geant les droits de tous, suivant la
tradition lib&#233;rale, &#187; tel que mentionn&#233; &#224; la page 121 du rapport.
L'interaction n'apporte pas la s&#233;curit&#233; lorsqu'elle vise la transformation
des cultures en cause car toute transformation implique des pertes &#224; force
de n&#233;gociations et de r&#233;visions, de r&#233;am&#233;nagements et d'adaptation.
Personnellement, la s&#233;curit&#233; que je recherche se trouve dans la
pr&#233;servation de l'identit&#233; et de la culture qu&#233;b&#233;coise et non pas dans une
transformation interculturelle qui risque de la diluer voir de la
d&#233;naturer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, je me demande si une identit&#233; nationale, &#231;a se partage. Je ne parle
ici de l'identit&#233; nationale sous son aspect citoyenne mais sous son aspect
historique et spirituelle. Qu'on le veuille ou non, l'identit&#233; nationale de
l'immigrant prendra toujours racines en dehors de nos fronti&#232;res, dans une
autre nation avec une autre histoire et souvent une autre langue. &#192; mon
avis, l'identit&#233; nationale qu&#233;b&#233;coise demeure l'apanage des Qu&#233;b&#233;cois de
souche. Ce que nous pouvons partager avec les immigrants, c'est la
citoyennet&#233;, l'aspect l&#233;gal de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les co-pr&#233;sidents de la commission &#233;crivent : &#171; Enfin, en instituant le
fran&#231;ais comme langue publique commune, il fournit un cadre de
communication et d'&#233;changes. &#187; Dans la d&#233;finition de l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise,
la langue est beaucoup plus qu'un simple outil de communication et
d'&#233;changes. Et elle d&#233;passe largement l'espace public commun. En fait, la
langue est le fondement m&#234;me de la pens&#233;e et de la spiritualit&#233; de
l'identit&#233; qu&#233;b&#233;coise. C'est le vivre en fran&#231;ais qui permet &#224; l'identit&#233;
qu&#233;b&#233;coise de se formuler. Il ne suffit pas de parler en fran&#231;ais dans
l'espace public commun du Qu&#233;bec pour &#234;tre Qu&#233;b&#233;cois. Seul le vivre en
fran&#231;ais permet &#224; un immigrant de s'int&#233;grer &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Mais
cette int&#233;gration se limite g&#233;n&#233;ralement &#224; la citoyennet&#233;. Or, &#234;tre
Qu&#233;b&#233;cois, c'est beaucoup plus que de simplement &#234;tre citoyen du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.129.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.129.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident &#233;diteur&lt;br&gt;
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>L'am&#233;ricaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers qu&#233;b&#233;cois de l'&#233;dition en ligne ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-americaine-Lulu-com-aura-t-elle</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/L-americaine-Lulu-com-aura-t-elle</guid>
		<dc:date>2008-05-05T11:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


[()


		<description></description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys, premi&#232;re maison d'&#233;dition qu&#233;b&#233;coise
en ligne sur Internet avec l'impression &#224; la demande (un exemplaire &#224; la
fois &#224; la demande expresse de chaque lecteur), conna&#238;t une baisse drastique
de ses activit&#233;s. La direction de la Fondation explique cette baisse par la
publicit&#233; gratuite dont profite la maison d'&#233;dition en ligne am&#233;ricaine
Lulu.com au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2036 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;a href=&quot;http://www.manuscritdepot.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_30-fleurdelys.jpg' width=&quot;457&quot; height=&quot;52&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Curieusement, c'est l'Union des &#233;crivaines et des &#233;crivains qu&#233;b&#233;cois
(UNEQ) qui a lanc&#233; le bal par la parution d'un article sous le titre &#171; Un
nouveau mode d'&#233;dition &#187; faisant l'&#233;loge de l'am&#233;ricaine Lulu.com dans
l'&#233;dition de septembre dernier de son bulletin. Pourtant, le pr&#233;sident de
l'UNEQ, Stanley P&#233;an, exprimait publiquement sa crainte &#171; que les compagnies
&#233;trang&#232;res pourraient finir par &#233;diter &#233;lectroniquement les livres
qu&#233;b&#233;cois au d&#233;triment des &#233;diteurs de chez nous. L'argent de l'achat irait
ailleurs que dans l'industrie qu&#233;b&#233;coise. Il faut sinc&#232;rement que le milieu
commence &#224; y r&#233;fl&#233;chir parce que le mouvement est amorc&#233; et il est
irr&#233;versible &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Journal de Montr&#233;al&lt;/i&gt;, 15 mars 2007). Il semble que cet appel
de Stanley P&#233;an &#224; la r&#233;flexion soit tomb&#233; dans le vide, m&#234;me au sein de
l'UNEQ dont il assume la pr&#233;sidence, puisque le bulletin de l'Union a fait
la promotion de l'une de ces maisons d'&#233;dition &#233;trang&#232;res en ligne sur
Internet dans un texte consacr&#233; en exclusivit&#233; &#224; l'am&#233;ricaine Lulu.com ou,
si vous pr&#233;f&#233;rez, sans aucune allusion aux initiatives qu&#233;b&#233;coises. Notre
critique aussi est tomb&#233;e dans le vide : aucune r&#233;action de l'UNEQ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis, dans son &#233;dition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008, le
quotidien &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; publie lui aussi un article consacr&#233; en exclusivit&#233; &#224;
l'am&#233;ricaine Lulu.com sous le titre &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/01/12/171482.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&#171; Se publier envers et contre tous &#187;&lt;/a&gt;,
passant ainsi lui aussi sous silence les initiatives qu&#233;b&#233;coises dans le
domaine. Notre critique est demeur&#233;e sans r&#233;ponse. Enfin, faut-il croire
que Lulu.com est entr&#233;e dans les moeurs du quotidien &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; puisque dans
un nouvel article intitul&#233; &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/04/19/185883.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&#171; La biblioth&#232;que portable &#187;&lt;/a&gt; publi&#233; dans l'&#233;dition
du samedi 19 et du dimanche 20 avril 2008, on trouve une autre mention
favorable &#224; l'am&#233;ricaine Lulu.com : &#171; Le livre a &#233;t&#233; publi&#233; sur Lulu.com, un
site cr&#233;&#233; en 2002 qui permet aux auteurs de diffuser et de vendre leurs
romans sur le Web tout en en gardant le contr&#244;le &#233;ditorial et l&#233;gal. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La direction de la Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys se demandait pourquoi
le nombre de manuscrits d&#233;pos&#233;s &#224; l'attention de son service d'&#233;dition en
ligne &#233;tait &#224; la baisse depuis l'automne dernier. Ce sont les appels
t&#233;l&#233;phoniques de quelques auteurs indign&#233;s par les articles parus dans le
bulletin de l'UNEQ et dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt; qui ont mis la puce &#224; l'oreille de la
Fondation. &#171; On m'a parl&#233; de Lulu.com puis j'ai lu votre critique de
l'article du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Devoir&lt;/i&gt;. Je trouve &#231;a aberrant qu'on ne parle pas du travail
formidable de la fondation &#187; a expliqu&#233; l'un de ces auteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys est suffisamment inqui&#232;te pour se
demander si elle survivra &#224; cette offensive de l'am&#233;ricaine Lulu.com
d'autant plus qu'elle profite implicitement de l'appui de l'UNEQ et du
quotidien &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident &#233;diteur&lt;br&gt;
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;T&#201;L&#201;PHONE&lt;br&gt;
(514) 680-1211 (Montr&#233;al, Qu&#233;bec, Canada)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ADRESSE POSTALE&lt;br&gt;
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys,&lt;br&gt;
6678, 25&#232;me Avenue,&lt;br&gt;
Montr&#233;al,&lt;br&gt;
Qu&#233;bec.&lt;br&gt;
H1T 3L7&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ADRESSE &#201;LECTRONIQUE&lt;br&gt;
contact@manuscritdepot.com&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SITE INTERNET&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.manuscritdepot.com&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.manuscritdepot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois d&#233;pensent-ils l'argent de nos taxes et de nos imp&#244;ts
en faisant imprimer leurs livres par l'am&#233;ricaine Lulu.com ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tribune libre 5 mai 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si on se r&#233;f&#232;re &#224; une employ&#233;e de la firme d'auto&#233;dition am&#233;ricaine
Lulu.com, madame Annie David, certains &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois pr&#233;f&#232;rent
encourager l'&#233;conomie am&#233;ricaine au d&#233;triment de l'&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise
lorsque vient de temps d'imprimer leurs livres. &#171; Des &quot;&#233;diteurs&quot; Qu&#233;b&#233;cois
qui se servent de Lulu, croyez-moi, il y en a &#187; a affirm&#233; Madame David sur
le site du journal citoyen AgoraVox en r&#233;action &#224; l'article L'am&#233;ricaine
Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers qu&#233;b&#233;cois de l'&#233;dition en ligne ?
publi&#233; la semaine derni&#232;re et sign&#233; par Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident de la
Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys, premi&#232;re maison d'&#233;dition qu&#233;b&#233;coise en
ligne sur Internet avec l'impression &#224; la demande.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'agit-il d'&#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois subventionn&#233;s &#224; l'aide de nos taxes et de
nos imp&#244;ts ? Impossible de le savoir nous dit l'employ&#233;e de Lulu.com car
l'entreprise am&#233;ricaine permet l'anonymat : &#171; En demandant une API. Les
visiteurs de Fleur de Lys ignoreront que vous utilisez Lulu, ils ne
quitteront pas votre site (...) &#187;, ajoute madame David. Sur le site Internet
de Lulu.com, on peut lire, parmi les avantages offerts : &#171; Interfaces de
programmation (API) qui vous permettent de vendre des documents publi&#233;s sur
Lulu sans que le client ne quitte votre site. &#187; (Source)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toute la question est de savoir si parmi ces &#233;diteurs qu&#233;b&#233;cois
partenaires de l'am&#233;ricaine Lulu.com, il y a des &#233;diteurs subventionn&#233;s par
le gouvernement du Qu&#233;bec qui se serviraient ainsi d'une part de nos taxes
et de nos imp&#244;ts pour encourager l'&#233;conomie am&#233;ricaine plut&#244;t que celle du
Qu&#233;bec. Une enqu&#234;te s'impose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Soulignons qu'aucune clause de la Loi sur le d&#233;veloppement des entreprises
qu&#233;b&#233;coises dans le domaine du livre oblige l'&#233;diteur subventionn&#233; &#224;
imprimer sa production au Qu&#233;bec. En revanche, l'usage des subventions
implique une certaine responsabilit&#233; sociale envers l'&#233;conomie d'ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Serge-Andr&#233; Guay, pr&#233;sident&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fondation litt&#233;raire Fleur de Lys&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.124.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.124.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>



	<item>
		<title>Montr&#233;al pris au pi&#232;ge du multiculturalisme</title>
		<link>http://www.vigile.net/Montreal-pris-au-piege-du</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Montreal-pris-au-piege-du</guid>
		<dc:date>2006-07-28T12:33:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Serge-Andr&#233; Guay - Le Devoir</dc:creator>
		


[()


		<description>Libre opinion : La cause du fran&#231;ais &#224; Montr&#233;al est une bataille perdue depuis d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es en raison du multiculturalisme. Introduit dans la politique canadienne au cours des ann&#233;es 70, le concept du multiculturalisme s'av&#232;re aujourd'hui &#234;tre le principal frein &#224; (...)</description>

[
(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Libre opinion : La cause du fran&#231;ais &#224; Montr&#233;al est une bataille perdue depuis d&#233;j&#224; plusieurs ann&#233;es en raison du multiculturalisme. Introduit dans la politique canadienne au cours des ann&#233;es 70, le concept du multiculturalisme s'av&#232;re aujourd'hui &#234;tre le principal frein &#224; l'int&#233;gration des immigrants au peuple qu&#233;b&#233;cois. Le (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Montreal-pris-au-piege-du"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
]

		

	</item>




</channel>

</rss>
