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	<title>Vigile.net - Nestor Turcotte</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>La pers&#233;v&#233;rance de Jacques Parizeau</title>
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		<dc:date>2009-11-18T16:17:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Jacques Parizeau, depuis quelques jours, multiplient les entrevues sur tous les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision. Deux affirmations reviennent constamment dans ses propos : le Qu&#233;bec fera un jour son ind&#233;pendance ; en 1995, le Qu&#233;bec a pass&#233; &#224; un cheveu de devenir un nouveau pays. La premi&#232;re proposition (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Parizeau, depuis quelques jours, multiplient les entrevues sur tous
les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision. Deux affirmations reviennent constamment dans
ses propos : le Qu&#233;bec fera un jour son ind&#233;pendance ; en 1995, le Qu&#233;bec a
pass&#233; &#224; un cheveu de devenir un nouveau pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re proposition est sans doute louable mais difficilement
r&#233;alisable dans le contexte actuel. Et voici pourquoi. Lors du dernier
recensement de 2006, les Qu&#233;b&#233;cois de souche (francophones) formaient 79 %
de la population qu&#233;b&#233;coise. D'ici dix ans, plus de 500,000 immigrants
prendront racine sur le sol du Qu&#233;bec. La barre des francophones de souche
chutera &#224; moins de 75 %. Est-il possible, math&#233;matiquement parlant, que le
Qu&#233;bec acc&#232;de &#224; son ind&#233;pendance par voie r&#233;f&#233;rendaire quand, d&#232;s le
d&#233;part, 25 % et plus de la population a l'intention, sans d&#233;bat politique
s&#233;rieux, de se prononcer contre ce projet politique ? Cela demeure possible
mais il faudrait que les Qu&#233;b&#233;cois de souche adh&#232;rent massivement &#224; la
vision pr&#244;n&#233;e par les ind&#233;pendantistes. Ce qui est loin d'&#234;tre certain. Il
faudra, de plus, qu'une bonne majorit&#233; des immigrants se disent en accord
avec la d&#233;marche politique de ceux qui pr&#244;nent la s&#233;cession du Qu&#233;bec. La
tendance ne semble pas &#234;tre dans cette direction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De plus, pour que soit tenu un futur (un dernier ?) r&#233;f&#233;rendum, il faut
qu'un parti s&#233;cessionniste prenne le pouvoir &#224; Qu&#233;bec et commande la
consultation populaire. La date la plus rapproch&#233;e pour qu'une telle
&#233;ventualit&#233; se produise est l'&#233;lection de 2013. Comme le PQ conf&#233;d&#233;raliste
a promis &#224; la population de ne pas tenir de r&#233;f&#233;rendum dans un premier
mandat, il y a aura donc une autre &#233;lection en 2017, avant la tenue de ce
possible r&#233;f&#233;rendum. Si le Parti lib&#233;ral reprend le pouvoir en 2017, cet
&#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum promis par le PQ sera &#233;videmment report&#233; aux calendes
grecques. Dans l'&#233;ventualit&#233; d'une reprise du pouvoir par le PQ en 2017, et
compte-tenu des deux ou trois ans requis pour la pr&#233;paration de cette
consultation populaire, l'hypoth&#233;tique r&#233;f&#233;rendum du PQ ne pourrait pas se
tenir avant&#8230;2020.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui nous causent si candidement aujourd'hui d'un &#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum
sur l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec auront sans doute quitt&#233; ce monde. L'auteur de
ce texte n'exclut pas la possibilit&#233; d'&#234;tre de ce groupe. La pers&#233;v&#233;rance
de Jacques Parizeau est remarquable. Math&#233;matiquement, l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec n'a aucune chance de se concr&#233;tiser. Il faut alors compter sur un
&#233;v&#233;nement impr&#233;visible, une sorte d'alliance sacr&#233;e o&#249;, tous partis
politiques confondus, la nation se donnera rendez-vous pour c&#233;l&#233;brer le
Grand soir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1980&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premier rappel. Le r&#233;f&#233;rendum de 1980 ne portait pas sur l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec. La question r&#233;f&#233;rendaire &#233;tait la suivante : &#171; Le Gouvernement du
Qu&#233;bec a fait conna&#238;tre sa proposition d'en arriver, avec le reste du
Canada, &#224; une nouvelle entente fond&#233;e sur le principe de l'&#233;galit&#233; des
peuples ; cette entente permettrait au Qu&#233;bec d'acqu&#233;rir le pouvoir
exclusif de faire ses lois, de percevoir ses imp&#244;ts et d'&#233;tablir ses
relations ext&#233;rieures, ce qui est la souverainet&#233;, et, en m&#234;me temps, de
maintenir avec le Canada une association &#233;conomique comportant
l'utilisation de la m&#234;me monnaie ; aucun changement de statut politique
r&#233;sultant de ces n&#233;gociations ne sera r&#233;alis&#233; sans l'accord de la
population lors d'un autre r&#233;f&#233;rendum ; en cons&#233;quence, accordez-vous au
Gouvernement du Qu&#233;bec le mandat de n&#233;gocier l'entente propos&#233;e entre le
Qu&#233;bec et le Canada ? &#187;. Le libell&#233; de cette question d&#233;montre une chose :
Ren&#233; L&#233;vesque ne souhaitait pas faire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec mais voulait
cr&#233;er, avec son partenaire anglais, &#224; l'amiable, une authentique
Conf&#233;d&#233;ration canadienne. Deux &#201;tats souverains associ&#233;s &#233;conomiquement et
politiquement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque souhaitait r&#233;aliser cette m&#233;tamorphose politique en
pr&#233;supposant que le Canada anglais n&#233;gocierait de bonne foi, m&#234;me si le
Qu&#233;bec avait toujours le statut d'une province canadienne. Trudeau, en bon
strat&#232;ge politique, avait renvoy&#233; son vis-&#224;-vis en lui disant de demander
d'abord aux Qu&#233;b&#233;cois s'ils voulaient &#234;tre souverains et revenir, par la
suite, n&#233;gocier d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec le reste du Canada. En bon d&#233;mocrate,
L&#233;vesque avait promis &#224; ses concitoyens de faire ratifier le r&#233;sultat des
n&#233;gociations par un deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum. Les Qu&#233;b&#233;cois ayant dit &#171; non &#187; &#224;
cette n&#233;gociation, le deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum devenait caduc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1995&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deuxi&#232;me rappel. Le nouveau chef p&#233;quiste, Jacques Parizeaul, avait promis
en 1994, lors de la campagne &#233;lectorale de tenir un r&#233;f&#233;rendum sur
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Rien de moins. La question courrait sur toutes
les l&#232;vres avant le scrutin qui le porta au pouvoir : &#171; Acceptez-vous que le
Qu&#233;bec devienne souverain en date de &#8230; ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parizeau ne posa pas la question pr&#233;cit&#233;e. Formant avec Lucien Bouchard et
Mario Dumont un triumvirat politique comme on n'en avait jamais vu au
Qu&#233;bec, il posa, en fait, la question de Robert Bourassa, formul&#233;e &#224;
Bruxelles en 1990. Voici le libell&#233; de la question : &#171; Voulez-vous
remplacer l'ordre constitutionnel existant par l'existence de deux &#201;tats
souverains associ&#233;s dans une union &#233;conomique, responsables &#224; un parlement
&#233;lu au suffrage universel ? &#187; Robert Bourassa n'osa pas poser aux Qu&#233;b&#233;cois
sa fameuse question, &#233;tant assur&#233; que les Qu&#233;b&#233;cois et le Canada anglais
lui diraient &#171; non &#187; et, selon la logique des choses, il allait se sentir
oblig&#233; de poser, suite &#224; cet &#233;chec, une question portant sur l'ind&#233;pendance
du Qu&#233;bec, en &#233;tant tout aussi assur&#233; d'avoir un autre &#171; non &#187;. Il ne pose
donc pas SA question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Formul&#233;e par le parti majoritaire &#224; l'Assembl&#233;e nationale, le Parti
qu&#233;b&#233;cois, la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995 &#233;tait la suivante : &#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain, apr&#232;s avoir offert
formellement au Canada un nouveau partenariat &#233;conomique et politique, dans
le cadre du projet de loi sur l'avenir du Qu&#233;bec et de l'entente sign&#233;e le
12 juin 1995 ? &#187;. Exactement la question de Robert Bourassa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout comme en 1980, le Parti qu&#233;b&#233;cois demandait un mandat pour n&#233;gocier
formellement un nouveau partenariat politique et &#233;conomique
(souverainet&#233;-association ou conf&#233;d&#233;ration canadienne) avec le reste du
Canada, &#224; la diff&#233;rence cette fois-ci, qu'en cas de r&#233;ussite, il n'y avait
pas d'autre r&#233;f&#233;rendum pour sanctionner les n&#233;gociations et, qu'en cas
d'&#233;chec, la souverainet&#233; du Qu&#233;bec serait d&#233;clar&#233;e unilat&#233;ralement par
l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec. C'&#233;tait la strat&#233;gie de la &#171; cage &#224;
homard &#187;. Avec un &#171; oui &#187; majoritaire, le PQ, par la porte arri&#232;re, pouvait
conduire le Qu&#233;bec &#224; l'ind&#233;pendance nationale, sans que le peuple soit
directement consult&#233; sur la question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques jours apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum de 1995, un sondage confirmait que 52 %
des &#233;lecteurs qui avaient vot&#233; &#171; oui &#187; &#224; la question r&#233;f&#233;rendaire, pensaient
que leur &#171; oui &#187; signifiait qu'ils allaient rester dans le Canada. 50,000
voix s&#233;paraient bien les deux camps, mais dans le camp du &#171; oui &#187;, il y avait
des &#171; oui &#187; qui ressemblaient dr&#244;lement &#224; des &#171; non &#187;. Parizeau dit toujours
que le Qu&#233;bec d'alors est pass&#233; &#224; un cheveu de faire un pays. Je n'en suis
pas convaincu. L'utilisation de la &#171; cage &#224; homard &#187; n'aurait sans doute pas
&#233;t&#233; accept&#233;e par les Nations-Unies et le Qu&#233;bec aurait sans doute &#233;t&#233;
oblig&#233; de recommencer l'exercice. La d&#233;marche p&#233;quiste de l'&#233;poque a
engendr&#233; la loi sur la clart&#233; venue d'Ottawa. Si le Qu&#233;bec avait &#233;t&#233; clair
dans sa d&#233;marche avec la partie avec lequel il voulait s'associer, cette
loi n'aurait jamais &#233;t&#233; vot&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2020 ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nouvel essai de Jacques Parizeau vise &#224; relancer le d&#233;bat sur la
souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Si tel est le cas, le d&#233;bat doit &#234;tre ouvert, sans
d&#233;tours, fix&#233; sur l'objectif qui est l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Il ne doit
pas comporter de trappe &#224; homard et se faire en pleine lucidit&#233;. &#202;tre
ouvert aussi &#224; tous les partis politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La donne a maintenant bien chang&#233; depuis 1980 et depuis 1995. La dette
publique du Qu&#233;bec, en 1980, &#233;tait d'un peu plus de 9 milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La dette publique du Qu&#233;bec, en 1995, &#233;tait de 57 milliards de dollars. La
dette publique du Qu&#233;bec, en 2009, est de&#8230; 125 milliards de dollars. Sans
compter la dette accumul&#233;e dans d'autres secteurs : &#233;coles, universit&#233;s,
coll&#232;ges, municipalit&#233;s, etc. On parle de plus de 200 milliards de
dollars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec est vieillissant. Le Qu&#233;bec est oblig&#233; de recruter massivement
des immigrants pour occuper des postes cl&#233;s dans la soci&#233;t&#233;. La d&#233;natalit&#233;
est catastrophique. 40 % des citoyens ne gagnent pas suffisamment d'argent
pour payer des imp&#244;ts &#224; l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. Le taux de d&#233;crochage scolaire
est alarmant. L'endettement des foyers est inqui&#233;tant. Le ch&#244;mage est
end&#233;mique. Bref, le Qu&#233;bec est riche en ressources. Il est pauvre sur bien
d'autres plans. Comment faire pour relancer le Qu&#233;bec et le remettre sur la
voie de la prosp&#233;rit&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour y arriver, Jacques Parizeau propose, au plus vite, de r&#233;aliser
l'ind&#233;pendance nationale. Les march&#233;s mondiaux &#233;tant ouverts &#224; tous, il
croit qu'un pays plus petit, avec des ressources &#233;normes comme le Qu&#233;bec en
poss&#232;de, a plus de chance de s'en sortir que les grands ensembles, comme
les &#201;tats-Unis. A-t-il raison ? Il lui reste &#224; le prouver avec des chiffres
et &#224; convaincre ses concitoyens d'embo&#238;ter le pas. T&#226;che gigantesque !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le jour o&#249; le mouvement ind&#233;pendantiste arrivera &#224; convaincre les citoyens
du Qu&#233;bec qu'ils vivront mieux dans un nouveau pays, dans un territoire
hors du Canada, l'ind&#233;pendance se fera. Jusqu'ici, les ind&#233;pendantistes ont
&#233;t&#233; incapables de faire cette d&#233;monstration. Parizeau, &#224; la suite de
Marois, pr&#233;voit des moments d'effervescence si jamais les Qu&#233;b&#233;cois se
d&#233;cident d'acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance. Il reste &#224; savoir jusqu'&#224; quel degr&#233;
ces derniers sont en accord avec lui et sont pr&#234;ts &#224; tol&#233;rer ces zones de
turbulence ? En d'autres mots, les Qu&#233;b&#233;cois sont-ils pr&#234;ts &#224; s'imposer un
certain nombre de sacrifices pour atteindre le Grand soir ? Lorsque je vois
les derni&#232;res demandes des centrales syndicales, alors que le Qu&#233;bec est
dans le rouge, j'ai de quoi m'inqui&#233;ter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec aurait sans doute besoin d'une autre &#233;mission Point de mire pour
expliquer et convaincre. Le professeur Parizeau invite &#224; prendre cette voie
dans son volume. Il reste &#224; trouver le p&#233;dagogue qui, simplement, mais avec
un r&#233;alisme de b&#233;ton, arrivera &#224; convaincre les auditeurs. Jacques
Parizeau, lui aussi, cherche un autre Ren&#233; L&#233;vesque. Un vulgarisateur et un
charismatique. Le Qu&#233;bec actuel ne semble pas avoir ni l'un ni l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



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		<title>Les Qu&#233;b&#233;cois parlent &#171; joual &#187;. Ils pensent &#171; joual &#187;. Ils &#233;crivent &#171; joual &#187;.</title>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois parlent &#171; joual &#187;. Ils pensent &#171; joual &#187;. Ils &#233;crivent &#171; joual &#187;. Bref, le &#171; joual &#187; les caract&#233;rise du primaire &#224; l'universit&#233;. Le &#171; joual &#187; les singularise &#224; la maison, &#224; l'&#233;cole, au travail, dans leurs loisirs. Le &#171; joual &#187; galope toujours au Qu&#233;bec, entretenu par (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois parlent &#171; joual &#187;. Ils pensent &#171; joual &#187;. Ils &#233;crivent &#171; joual &#187;.
Bref, le &#171; joual &#187; les caract&#233;rise du primaire &#224; l'universit&#233;. Le &#171; joual &#187; les
singularise &#224; la maison, &#224; l'&#233;cole, au travail, dans leurs loisirs. Le
&#171; joual &#187; galope toujours au Qu&#233;bec, entretenu par une t&#233;l&#233;vision b&#226;tarde o&#249;
abondent les onomatop&#233;es, les phrases syncop&#233;es, les mauvaises intonations,
les mots entrecoup&#233;s de sacres et de blasph&#232;mes. Les Qu&#233;b&#233;cois aiment
parler &#171; joual &#187;. Ils le pratiquent par osmose. Entre &#171; jouaux &#187;, ils arrivent
&#224; se reconna&#238;tre dans l'&#233;curie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est facile de reconna&#238;tre le &#171; joual &#187; qu&#233;b&#233;cois. Les syllabes sont
mang&#233;es. Le vocabulaire est tronqu&#233; ou impr&#233;cis. Les phrases sont
boiteuses. M&#234;me la voix participe &#224; l'affaissement du niveau de la langue.
Entre eux, les jeunes ne conversent plus. Ils lancent des cris, des
jappements gutturaux, des hennissements dignes de leur appartenance. Les
professeurs, l'&#226;me d&#233;sarm&#233;e, les imitent pour ne pas les contredire,
parlent comme eux pour ne pas les frustrer, copient leur langage afin de
les garder dans le clos animalier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les c&#233;g&#233;piens et les universitaires viennent d'une contr&#233;e o&#249; ils ont
r&#233;ussi &#224; composer avec leur incomp&#233;tence et &#224; gravir un nouvel &#233;chelon qui
consacre leur ignorance. Ils &#233;tudient Voltaire, Rousseau, Goethe, Moli&#232;re,
Rabelais et quelques autres. Ils lisent ces auteurs par obligation et se
fichent &#233;perdument d'en cueillir un vernis de culture. Les engins de
recherche sur Google permettent &#224; ces jeunes ignares, dorlot&#233;s par le
syst&#232;me, de produire un copier-coller que l'enseignant arrive difficilement
&#224; d&#233;chiffrer. Les douze milliards du Minist&#232;re de l'&#233;ducation servent &#224;
engraisser un syst&#232;me qui produit des dipl&#244;m&#233;s gonfl&#233;s &#224; l'h&#233;lium. Bouche
b&#233;e, la Ministre de l'&#233;ducation trouve la situation inacceptable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;talon de la langue qu&#233;b&#233;coise c'est &#171; le joual &#187; et il galope toujours
dans les pr&#233;s ass&#233;ch&#233;s de l'indiff&#233;rence du plus grand nombre. Cette langue d&#233;soss&#233;e, o&#249; les consonnes sont escamot&#233;es, o&#249; les locutions n&#233;gatives
colorent sans cesse le discours, o&#249; le crit&#232;re de base est la compr&#233;hension
famili&#232;re entre &#171; jouaux &#187;, continue &#224; se perp&#233;tuer dans les &#233;coles du
Qu&#233;bec. Tous les colloques politiques, les forums linguistiques, les
ateliers et les rencontres p&#233;dagogiques du corps enseignant n'arriveront
jamais &#224; sauver la langue fran&#231;aise. Que faire alors ? Les politiciens
(surtout p&#233;quistes) parlent de renforcer la loi 101. La loi est un
garde-fou. Elle n'indique pas le chemin pour atteindre le but. Si le Qu&#233;bec
vit &#171; joual &#187;, parle &#171; joual &#187; et pense &#171; joual &#187;, c'est parce qu'il lui manque
ce suppl&#233;ment d'&#226;me qui le fait se d&#233;pr&#233;cier dans ses racines les plus
profondes. Le parler &#171; joual &#187; signifie le m&#233;pris, le reniement de quelque
chose dans l'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1960, le fr&#232;re Untel proposait de travailler &#224; la hache pour corriger
une situation qu'il trouvait d&#233;j&#224; inacceptable. A la suite de son appel
vibrant, personne n'a vraiment travaill&#233; &#224; la hache. On a utilis&#233; le
bistouri, les calmants de circonstances, les somnif&#232;res des r&#233;formes
successives. Un rem&#232;de de cheval s'imposait hier et s'impose toujours
aujourd'hui pour remettre l'animal sur le piton. La tron&#231;onneuse devrait
remplacer la hache propos&#233;e jadis par un humble fr&#232;re enseignant. Rien de
tout cela. Le climat d'indiff&#233;rence est g&#233;n&#233;ralis&#233; et pour comble, les
&#233;tudiants se rabattent sur le correcteur 101 pour r&#233;gler leurs probl&#232;mes de
syntaxe et de vocabulaire. La technique engendre l'inculture g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles actions faut-il poser, dans l'imm&#233;diat, pour sauver cette langue
en &#233;tat de composition ? Contr&#244;le absolu de la radio et de la t&#233;l&#233;vision.
D&#233;fense &#224; tous les employ&#233;s - je dis bien : tous les employ&#233;s &#8211;
d'enfourcher quotidiennement le &#171; joual &#187;, de le parler et d'en faire
volontairement ou par ignorance, la promotion r&#233;guli&#232;re. Destruction en une
nuit de toutes les enseignes commerciales anglaises ou &#171; jouales &#187;.
Obligation de retourner &#224; l'&#233;cole primaire et secondaire - stage d'au moins
trois ans pay&#233; par le concern&#233; - tout fonctionnaire, tout ministre, tout
d&#233;put&#233;, tout professeur, tout cur&#233;, tout m&#233;decin, tout professionnel, qui
est pris en flagrant d&#233;lit de parler et d'&#233;crire &#171; joual &#187;. Installation d'un
Minist&#232;re de l'&#233;ducation apolitique avec un minimum de fonctionnaires. Avec
mission d'agir avec c&#233;l&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'y a pas cinquante-six fa&#231;ons d'apprendre une langue. On apprend une
langue - la langue fran&#231;aise en occurrence - en prenant des dict&#233;es, en
apprenant Lafontaine par c&#339;ur, en lisant les ma&#238;tres, en apprenant et en
&#233;crivant les r&#232;gles de cette langue. Urgence donc de proc&#233;der &#224; la
r&#233;daction, par des ma&#238;tres chevronn&#233;s, d'une grammaire universelle pour le
primaire et d'une autre, plus compl&#232;te, pour le niveau secondaire.
Apprentissage par c&#339;ur des r&#232;gles de cette grammaire. Retour &#224;
l'apprentissage syst&#233;matique et journalier de mots de vocabulaire et remise
&#224; l'honneur de la dict&#233;e quotidienne, plus un temps obligatoire consacr&#233; &#224;
la lecture d'auteurs qu&#233;b&#233;cois et fran&#231;ais. Examen minist&#233;riel et
&#233;liminatoire &#224; la fin du cours primaire et secondaire. Aucun &#233;l&#232;ve ne sera
autoris&#233; &#224; passer du primaire au secondaire, du secondaire au C&#233;gep et du
C&#233;gep &#224; l'universit&#233; sans avoir subi avec succ&#232;s cet examen &#233;liminatoire.
Bref, un filet, aux mailles serr&#233;es, qui emp&#234;chera les ignorants de
propulser leur incomp&#233;tence &#224; un niveau qu'ils ne devraient jamais
atteindre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour mener &#224; bien cette difficile entreprise, il faut des ma&#238;tres.
L'enseignant (l'&#233;ducateur) est le berger de l'&#234;tre. Il est le d&#233;l&#233;gu&#233; aux
valeurs permanentes. Le ma&#238;tre est celui qui &#233;l&#232;ve l'&#233;l&#232;ve (quel beau
mot !). Sa mission est de nourrir les affam&#233;s des choses de l'esprit.
Faut-il que la ma&#238;tre en soit p&#233;n&#233;trer et que, ce faisant, il soit lui-m&#234;me
attir&#233; par les r&#233;alit&#233;s de l'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ma&#238;tre engendre. C'est l&#224; o&#249; se trouve sa paternit&#233; (sa maternit&#233;)
spirituelle. En classe, il est l'homme-rocher. L'enfant, a besoin de ces
&#238;lots de fid&#233;lit&#233; et d'affirmation d'absolu. La langue, bien apprise, est
le moyen pour planter du d&#233;finitif dans les terres du relatif. La pens&#233;e ne
tol&#232;re pas la confusion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La prochaine r&#233;forme scolaire passera par l'apprentissage de la langue
maternelle, la transmission des connaissances et la v&#233;rification de
l'acquisition de ces connaissances par des examens universels et communs.
Ces propositions sont fort simples. Trop. C'est pourquoi, elles ne seront
sans doute jamais appliqu&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Note : Je sugg&#232;re que l'enseignement de l'anglais ne se fasse plus dans
les &#233;coles primaires et secondaires mais dans des &#233;coles linguistiques
r&#233;gionales o&#249; les int&#233;ress&#233;s, par immersion, apprendraient facilement,
comme le font les immigrants, une ou deux langues en six mois.
Momentan&#233;ment, pour une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e, les jeunes abandonneraient
leurs cours r&#233;guliers pour se consacrer uniquement &#224; l'apprentissage des
langues. Par la suite, ils pourraient r&#233;int&#233;grer le syst&#232;me r&#233;gulier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les professeurs affect&#233;s &#224; l'enseignement de l'anglais ou de l'espagnol
dans les &#233;coles secondaires ou dans les c&#233;geps assureraient l'enseignement
dans ces &#233;coles linguistiques sp&#233;cialis&#233;es. Les professeurs seraient ainsi
revaloris&#233;s et les &#233;tudiants ma&#238;triseraient ainsi mieux la langue seconde
de leur choix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Il n'y a pas que les &#233;glises qui sont vides au Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.vigile.net/Il-n-y-a-pas-que-les-eglises-qui</link>
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		<dc:date>2009-11-08T18:01:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Texte publi&#233; dans Le Devoir du 10 novembre 2009 *** Pour signifier le d&#233;clin du catholicisme au Qu&#233;bec et l'abandon de la pratique religieuse, certains journalistes de la presse &#233;crite, certains commentateurs de la radio et de la t&#233;l&#233;vision prennent appui sur le nombre de fid&#232;les qui se (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte publi&#233; dans &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/11/10/276397.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Le Devoir du 10 novembre 2009&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour signifier le d&#233;clin du catholicisme au Qu&#233;bec et l'abandon de la
pratique religieuse, certains journalistes de la presse &#233;crite, certains
commentateurs de la radio et de la t&#233;l&#233;vision prennent appui sur le nombre
de fid&#232;les qui se rendent au culte le dimanche. Selon eux, la religion
n'int&#233;resse plus personne et la preuve en est que les &#233;glises sont vides.
Conclusion : Dieu est mort ; la religion agonise ; la postmodernit&#233; peut se
passer d'une relation r&#233;guli&#232;re avec la divinit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, les &#233;glises sont vides. Mais, il n'y a pas que les &#233;glises qui
sont vides au Qu&#233;bec. La salle du conseil municipal est vide. Les salles
des conseils d'administration de bien des organismes sont vides. Les salles
de concert sont souvent &#224; moiti&#233; vides. Les bureaux de vote sont vides. Les
salles des associations &#233;tudiantes sont vides. Les salles des syndiqu&#233;s
sont vides. Il y a pas mal de salles vides au Qu&#233;bec. Pire encore, le c&#339;ur
du Qu&#233;bec est vide. C'est l'&#232;re du vide.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le vide est caus&#233; par la n&#233;gation de quelque chose d'important, le rejet
de ce que tisse l'&#234;tre dans les profondeurs. Le vide na&#238;t de l'absence
d'une r&#233;alit&#233; qui a quitt&#233;, soit parce qu'elle &#233;tait mal utilis&#233;e, soit
parce qu'on n'en voyait plus la n&#233;cessit&#233;. Le vide surgit quand l'ordre
dans l'&#234;tre est invers&#233;. Lorsque les moyens l'emportent sur la finalit&#233;.
Lorsque les grandes donn&#233;es de la vie cessent d'&#234;tre transmises et sont
remplac&#233;es par des techniques de substitution.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec meurt de ne pas r&#233;aliser se r&#234;ves. Il d&#233;sesp&#232;re devant ce qui
est &#224; accomplir, perd ses forces devant la difficult&#233;, s'aur&#233;ole de beaux
discours pour cacher ses &#233;checs, travestit la r&#233;alit&#233;, endimanche ses
mensonges et ses demi-v&#233;rit&#233;s. Le vide se creuse en lui parce qu'il a perdu
son &#226;me, ni&#233; ses racines ancestrales, dissip&#233; son pass&#233; dans l'amn&#233;sie
chant&#233;e par nouveaux grand-pr&#234;tres la&#239;cs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour redonner &#224; l'&#234;tre sa joie de vivre, il faut remonter aux lois de la
vie et se m&#233;fier des thurif&#233;raires patent&#233;s du n&#233;o-scientisme &#224; la mode. Il
ne faut pas cacher la mis&#232;re de l'homme et lui offrir dans cette mis&#232;re le
n&#233;cessaire, c'est-&#224;-dire tout ce qui le conduit sur le chemin de l'esprit.
Penser fait la grandeur de l'homme. Il faut que l'homme se sente appel&#233; &#224;
une t&#226;che, &#224; faire quelque chose qui donne sens &#224; la vie. Il faut que
l'homme se sente connu et aim&#233; pour ce qu'il est et non pour son rendement.
Il faut qu'il se sente port&#233; par les autres et stimul&#233; &#224; les porter eux
aussi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'&#233;vidence, le Qu&#233;bec n'a plus de but fixe, n'a plus de projet
rassembleur, de vision d'avenir stimulante. Il sombre dans le relativisme
et l'individualisme &#224; tout crin. C'est &#224; cause de cela qu'il se livre &#224;
l'anarchie moral, &#224; la violence et au d&#233;sespoir. Pour combler le vide, il
faut au p&#232;lerin de la vie, quelques graines d'Absolu. Il faut des semeurs
pour les planter dans le champ du quotidien. Serait-ce que ces derniers ont
d&#233;laiss&#233; leur mission de sauver l'intelligence au milieu de tant de fatras
destructeurs ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>La magie des slogans &#233;lectoraux</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-magie-des-slogans-electoraux</link>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Devant le scandale, devant la corruption, devant l'amoralisme de certains personnages politiques, les gens ont tendance &#224; avoir deux attitudes : pourquoi se d&#233;placer pour aller voter puisque dans quatre ans, on aura simplement d&#233;plac&#233; la corruption (brasser la m&#8230;) ; ou encore : il (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Devant le scandale, devant la corruption, devant l'amoralisme de certains
personnages politiques, les gens ont tendance &#224; avoir deux attitudes :
pourquoi se d&#233;placer pour aller voter puisque dans quatre ans, on aura
simplement d&#233;plac&#233; la corruption (brasser la m&#8230;) ; ou encore : il faut se
d&#233;placer pour aller voter afin de donner un grand coup de balai et ainsi,
&#233;liminer &#224; jamais les gens croches qui dirigent la communaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'un des grands signes de l'immaturit&#233; de notre &#233;poque, c'est ce penchant
g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; se laisser guider par les slogans. Les hommes ont r&#233;clam&#233;
depuis des d&#233;cennies la libert&#233; de parole mais, en m&#234;me temps, il semble
qu'ils ont renonc&#233; &#224; la libert&#233; de pens&#233;e. Les slogans (&#233;lectoraux), on le
sait, servent surtout &#224; galvaniser les masses. Ils se substituent souvent
aux arguments et aux d&#233;monstrations. Ce qui est le signe d'une grave
d&#233;cadence intellectuelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les slogans efficaces sont les grands ennemis de la sagesse et de la
v&#233;rit&#233;. Ainsi, les slogans des campagnes &#233;lectorales (municipales ou
autres&#8230;) ne visent pas &#224; expliquer les r&#233;alit&#233;s politiques d'un milieu
pr&#233;cis. Ils visent &#224; cr&#233;er une illusion. Par exemple, si on voulait &#234;tre
s&#233;rieux pendant les campagnes &#224; la mairie d'une ville ou d'un village, on
mettrait dans les mains des aspirants, les taxes et les imp&#244;ts disponibles
de cette ville ou de ce village et on demanderait &#224; chaque candidat de dire
aux &#233;lecteurs comment il administrerait les sous disponibles. On les
inviterait, par la suite, &#224; dire quel montant il emprunterait pour combler
les demandes des contribuables ou pour lancer les grands projets, &#224; la
veille d'un scrutin g&#233;n&#233;ral. Les citoyens voteraient par la suite. Ce
serait d'une logique implacable. On ne voterait pas sur un slogan. On
voterait sur des colonnes de chiffres bien r&#233;elles, administr&#233;es par des
personnes d&#233;montrant ou non leur capacit&#233; de g&#233;rer le bien commun.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout au contraire, on pr&#233;f&#232;re pr&#233;senter aux &#233;lecteurs des slogans creux et
insipides. Alors, un petit conseil. Gardez les slogans de vos candidats
publi&#233;s dans vos journaux locaux lors de la derni&#232;re campagne municipale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce seront les m&#234;mes dans quatre ans, je vous le jure ! La plupart de ces
slogans ne sont que des demi-v&#233;rit&#233;s, des attrape-nigauds. Hitler disait
qu'il fallait r&#233;p&#233;ter un mensonge assez longtemps pour que les gens
arrivent &#224; y croire. Ce conseil fort discutable semble devenu le principe
directeur du monde moderne. J'ai gard&#233; les slogans de la derni&#232;re campagne
&#233;lectorale municipale. Dans quatre ans, si je suis encore de ce monde, je
les comparerai avec la nouvelle cuv&#233;e. Il n'y aura sans doute rien de
nouveau sous le soleil. Ceux qui croyaient avoir &#233;lu des anges pour les
diriger la cit&#233; seront fort d&#233;sillusionn&#233;s et, une fois de plus, se
rendront compte qu'ils n'ont &#233;lu que des humains pour les gouverner, tout
aussi faillibles que ceux qu'ils avaient chass&#233;s du pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le d&#233;raillement politique</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-deraillement-politique</link>
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		<dc:date>2009-10-25T06:35:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le temps est venu. Il faut trouver celui qui les pr&#233;sentera. Il faut trouver un peuple qui les appuiera. Je ne vois pas encore le pr&#233;sentateur. Je ne vois pas non plus le peuple, exultant de joie, appuyant les n&#233;cessaires changements.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a deux fa&#231;ons de faire d&#233;railler un projet politique : ne plus en parler ou parler de tout, sauf du projet lui-m&#234;me&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ind&#233;pendantistes &#8211; en reste-t-il vraiment ? &#8211; ont &#233;t&#233; et sont toujours victimes de ce d&#233;raillement politique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils ont mis &#224; la t&#234;te d'une formation politique connue &#8211; sauf &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;une&lt;/i&gt; exception &#8211; des chefs qui ne croyaient pas &#224; leur mission premi&#232;re : expliquer et expliquer toujours les enjeux et les difficult&#233;s de faire un nouveau pays. Ils se sont amus&#233;s avec le mot &#171; ind&#233;pendance &#187;, le traficotant, l'associant, le d&#233;sassociant, le travestissant jusqu'&#224; ce qu'il d&#233;signe exactement le contraire de la d&#233;finition de tous les dictionnaires. Ils ont tol&#233;r&#233; des discours ambigus, des programmes frelat&#233;s, d&#233;sarticul&#233;s, chamboul&#233;s. Ils ont tol&#233;r&#233; l'intol&#233;rable : des chefs qui, de leur plein gr&#233;, ont charcut&#233; l'essentiel, mis &#224; l'ombre l'option fondamentale, la rel&#233;guant aux calendes grecques. Pire encore, ils ont tol&#233;r&#233; qu'un chef abandonne la raison d'&#234;tre m&#234;me de la cause qu'ils voulaient d&#233;fendre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils se sont tus. Ils ont gard&#233; silence. Ils ont esp&#233;r&#233; qu'en ne parlant pas, le pays allait na&#238;tre comme par enchantement. Ils ont eu peur apr&#232;s avoir parl&#233; &#224; tant de gens qu'il fallait ne pas avoir peur. Bref, ils ont tu&#233; eux-m&#234;mes l'esp&#233;rance qui est n&#233;e, un soir d'automne, en octobre. Ils se sont endormis dans les neiges hivernales qu&#233;b&#233;coises, en attendant un printemps qui n'est jamais venu. Ils ne parlent plus. Ils ne savent m&#234;me plus les mots pour le dire. Ils sont timor&#233;s. Ils sont &#233;cras&#233;s. Ils protestent parfois. Mais, dans le fond, ils sont d&#233;courag&#233;s, d&#233;sengag&#233;s, des faux-croyants emmitoufl&#233;s dans leur confort et leur indiff&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pire encore, le d&#233;raillement politique s'op&#232;re pr&#233;sentement sur un autre flanc. Ils parlent de tout, sauf de ce qu'il faudrait parler. Ils jasent de corruption, de collusion, de malversations, de pourriture et, pendant qu'ils causent de ce qui ne sent pas bon, pendant qu'ils alimentent leurs discours de d&#233;tournements, d'argents sales, de pots-de-vin et de petits amis qui empilent, ils n'ont rien &#224; pr&#233;senter pour remplacer ce qui semble, de toute &#233;vidence, ne pas les satisfaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'Assembl&#233;e, une chef s'&#233;poumone &#224; d&#233;noncer. Elle se scandalise. Elle d&#233;chire ses v&#234;tements devant l'abomination. Mais, de sa bouche, rien ne sort pour pr&#233;senter une alternative. Elle en rajoute, en additionne, pensant que le renouveau appara&#238;tra sur les pourritures de r&#233;gimes cousus de fil blanc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ind&#233;pendantistes &#8211; en reste-t-il quelques-uns ? &#8211; pourraient, dans cette m&#234;l&#233;e naus&#233;abonde, offrir un vent d'air frais, un espoir printanier, apr&#232;s les arpents de neige qui se sont amoncel&#233;s depuis des lustres. Ils semblent plut&#244;t se r&#233;galer de la situation, la noircir davantage, pensant, qu'en faisant mal para&#238;tre l'adversaire, l'&#233;lecteur les jugera plus aptes &#224; diriger le Qu&#233;bec de demain. Il ne suffit pas pour m&#233;riter de produire de nobles fruits de critiquer l'arbre d'en face qui semble donner une r&#233;colte insatisfaisante. Il faut un semeur. Il faut un visionnaire. Le Qu&#233;bec n'a ni l'un ni l'autre. Il n'a que des opportunistes qui, sentant le pouvoir s'approcher, se consolent en pensant que la faiblesse de l'un, consacrera, de facto, la force de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut quelqu'un de neuf pour refaire du neuf. On ne met pas le vin nouveau dans de vieilles outres. Celles-ci sont d&#233;mod&#233;es, perc&#233;es, pr&#234;tes &#224; &#234;tre jet&#233;es aux rebus. Qui sera celui qui dira ce qu'il faut faire pour changer les choses et qui aura le courage de dire qu'il faut le faire, le faire vite, car, il en est de peuples comme des individus : si les mutations ne se font pas au bon moment, on risque de le ou les perdre dans le rythme effr&#233;n&#233; de l'histoire qui coule.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Qu&#233;bec, dans la grisaille entretenue, m&#233;rite sans doute mieux. Mais, pour m&#233;riter mieux, il faut avoir le courage d'admettre qu'il faut des changements profonds d'attitude, des mutations qui feront mal, des fa&#231;ons de faire qui n'ont pas encore &#233;t&#233; propos&#233;es, des habitudes &#224; rejeter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps est venu. Il faut trouver celui qui les pr&#233;sentera. Il faut trouver un peuple qui les appuiera. Je ne vois pas encore le pr&#233;sentateur. Je ne vois pas non plus le peuple, exultant de joie, appuyant les n&#233;cessaires changements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte- Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://sites.rapidus.net/neturcot/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://sites.rapidus.net/neturcot/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le monde s'est divis&#233; entre Conservateurs et Progressistes. L'affaire des Progressistes est de continuer &#224; commettre des erreurs. L'affaire des Conservateurs est d'&#233;viter que les erreurs ne soient corrig&#233;es. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Chesterton)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Les enveloppes brunes</title>
		<link>http://www.vigile.net/Les-enveloppes-brunes</link>
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		<dc:date>2009-10-21T02:31:52Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Les Latins disaient : &#171; Corruptio optimi pessima &#187;. En langue de chez nous : &#171; Il n'est de pire corruption que celle du meilleur &#187;. Le meilleur, dans l'&#234;tre humain, c'est l'intelligence. Corrompue, elle gangr&#232;ne tout le corps. Surtout la main, qui est le prolongement de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Latins disaient : &#171; Corruptio optimi pessima &#187;. En langue de chez nous :
&#171; Il n'est de pire corruption que celle du meilleur &#187;. Le meilleur, dans
l'&#234;tre humain, c'est l'intelligence. Corrompue, elle gangr&#232;ne tout le
corps. Surtout la main, qui est le prolongement de l'intelligence
elle-m&#234;me. Les philosophes du Moyen &#226;ge affirmaient que l'ordre normal des
choses est enfreint chaque fois qu'un &#234;tre humain arrive au pouvoir pour
une autre raison que l'&#233;minence de son intelligence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'intelligence doit &#234;tre au pouvoir parce qu'elle permet de dominer les
app&#233;tits et les instincts du plus grand nombre. D&#232;s lors que cet ordre est
renvers&#233;, il y a d&#233;r&#232;glement et corruption. Platon, dans sa R&#233;publique
utopique, r&#234;vait du philosophe roi, c'est-&#224;-dire de l'arriv&#233;e au pouvoir
d'une &#226;me suffisamment d&#233;sint&#233;ress&#233;e, d&#233;barrass&#233;e de tout int&#233;r&#234;t personnel
pour se consacrer &#224; la t&#226;che immense de gouverner les hommes et surtout de
les &#233;duquer de la sagesse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Platon peut r&#234;ver encore. La sagesse n'occupe pas encore les postes de
commande. L'&#226;me d&#233;sint&#233;ress&#233;e, d&#233;livr&#233;e de tout int&#233;r&#234;t personnel, ne
d&#233;tient pas les rennes du pouvoir. La corruption gangr&#232;ne le corps social.
Les app&#233;tits et les instincts dominent les sangsues qui gravitent autour
des d&#233;cideurs. Il y a, plus que jamais, des mains qui transportent des
enveloppes brunes, avec des billets verts surgis de nulle part. Il va sans
dire que les tactiques modernes sont plus raffin&#233;es que celles d'antan mais
le but vis&#233; est toujours le m&#234;me : mettre au pouvoir des gens qui
pourraient permettre de gonfler le degr&#233; de corruption de ceux qui les
mettent en place. &#171; Ce qui fut sera. Ce qui s'est fait se refera. Il n'y a
rien de nouveau sous le soleil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;C'est le temps que &#231;a change ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les campagnes &#233;lectorales (municipales, provinciales, f&#233;d&#233;rales) n'ont
plus de sens. Elles tournent en foire d'empoigne, &#224; la course aux
scandales, &#224; la d&#233;molition de l'adversaire. Les programmes sont mis de c&#244;t&#233;
au profit de slogans vides, aguicheurs, parfois subliminaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;lecteurs sont invit&#233;s &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce qui a &#233;t&#233; mal fait plut&#244;t
que sur ce qui a &#233;t&#233; fait et sur ce qui reste &#224; faire. Les pr&#233;tendants au
pouvoir arrivent avec un grand balai. Ils esp&#232;rent faire le m&#233;nage dans la
cours de l'autre en oubliant parfois que, dans quelques recoins de leur
secteur, tra&#238;nent habituellement des choses &#224; balayer. La propret&#233;
politique devient l'exclusivit&#233; d'un seul groupe politique. Les crott&#233;s,
par co&#239;ncidence, sont toujours ceux qui ont exerc&#233; le pouvoir. Ceux qui ne
l'ont jamais eu entre les mains, ont &#233;videmment les mains propres. Comment
se salir si on ne s'est jamais v&#233;ritablement mis &#224; la tache ? Bref, il y a
les purs qui sont dans l'antichambre du pouvoir et il y a les pauvres
impurs qui sont sur la sc&#232;ne. Ces derniers (les sales) doivent &#234;tre
chass&#233;s pour leur incomp&#233;tence ; les autres (les propres) doivent prendre
leur place en attendant qu'on v&#233;rifie, sous peu, leur degr&#233;
d'incomp&#233;tence.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le changement est le mot cl&#233; de la plupart des campagnes &#233;lectorales.
C'est le temps que &#231;a change, disait Jean Lesage en 1960. C'est encore le
temps d'en faire autant aujourd'hui. Changer quoi ? Changer pourquoi ? Et
avec quel argent ? Personne n'a de chiffres &#224; pr&#233;senter. Le vent du
changement va tout r&#233;gler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps a ensemenc&#233; la corruption. Le temps est venu de l'extirper et
semer du bon grain. Comme si l'ivraie n'allait pas se glisser, le temps des
semences termin&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous savez pour quoi voter le 1er novembre ? Moi, non ! Les candidats
veulent tous aller faire le m&#233;nage &#224; l'h&#244;tel de ville. Sans dire comment se
d&#233;roulera le processus, qui en sera victime, et qui assurera la rel&#232;ve des
crott&#233;s. Les bonnes intentions des candidats am&#232;nent toujours un certain
nombre de sangsues lors de la prise du pouvoir. Et pourquoi ? Parce que le
pouvoir draine l'argent et l'argent vient avec les amis. Une trinit&#233; bien
difficile &#224; fractionner : argent, pouvoir et amiti&#233;. Les amis mettent des
gens au pouvoir pour faire de l'argent. Le pouvoir est donn&#233; par des amis
qui ont de l'argent. L'amiti&#233; met quelqu'un au pouvoir qui assure toujours
un retour d'argent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aux urnes, citoyens ! Vous n'avez pas le choix : il faut voter, mais voter
pour celui qui est le moins pire. Le moins bon des pas bons !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Conservateur ou progressiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Chesterton, le monde est divis&#233; entre Conservateurs et
Progressistes. L'affaire des Progressistes est de continuer &#224; commettre des
erreurs. L'affaire des Conservateurs est d'&#233;viter que les erreurs ne soient
corrig&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;videmment, Chesterton (auteur anglais mort en 1936) ne parle pas ici des
partis politiques connus sur l'&#233;chiquier mondial ou national. Il parle
d'une certaine id&#233;ologie qui regroupe les &#234;tres humains selon deux
tendances bien marqu&#233;es. &#202;tre conservateur, c'est conserver quelque chose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faut-il tout conserver ce que les traditions humaines nous ont transmis ? En
g&#233;n&#233;ral, oui. Surtout s'il s'agit d'&#233;l&#233;ments essentiels : famille, vie en
soci&#233;t&#233;, mariage, dimension religieuse de l'&#234;tre humain, vie morale qui
&#233;panouit la personne, &#233;ducation, travail revalorisant, etc. Quant &#224;
l'accessoire qui varie &#224; l'infini, chacun peut, ou bien s'en d&#233;barrasser ou
bien lui donner moins d'importance. L'erreur des conservateurs est de
vouloir tout conserver sans distinction. A chacun de conserver ce qui peut
&#233;panouir l'&#234;tre humain dans toutes ses dimensions et larguer les choses qui
encombrent la mont&#233;e de l'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#202;tre progressiste, ce n'est pas tout chambarder. Tout changer. En
Occident, la mode est au changement. La politique, en g&#233;n&#233;rale, nous met
sur cette piste. Au Qu&#233;bec, depuis le &#171; c'est le temps que &#231;a change &#187; des
ann&#233;es 1960 jusqu'&#224; nos jours, on a pens&#233; que progresser, c'&#233;tait faire
place nette dans la maison humaine pour faire du tout neuf. On a mis la
religion de c&#244;t&#233; ; on a mis la famille de c&#244;t&#233; ; on a mis l'institution du
mariage de c&#244;t&#233; ; on a mis la morale de c&#244;t&#233;. On a mis presque tout de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, on est presque tous &#224; c&#244;t&#233; de quelque chose. Et on se croit
progressiste en agissant ainsi. En ce sens, on a fait l'erreur contraire
des conservateurs. Ceux-ci ont tout conserv&#233;, sans d&#233;partager l'essentiel
du provisoire. Les progressistes n'ont rien conserv&#233; et sans distinction,
se sont permis de tout rejeter, pour recommencer &#224; z&#233;ro.
Les conservateurs ont raison de conserver l'essentiel. Les progressistes
ont tort de ne rien conserver, y compris l'essentiel. Ne faudrait-il pas
tous devenir des progressistes conservateurs ? Progresser en conservant
l'essentiel et en se d&#233;barrassant des choses inutiles ? Et l'essentiel peut
se r&#233;sumer en peu de mots : sauver l'&#234;tre et se d&#233;tacher de l'avoir. Jean
Rostand affirme que le progr&#232;s est le retour aux choses oubli&#233;es ? Ne
faudrait-il pas retrouver certaines r&#233;alit&#233;s oubli&#233;es pour devenir &#224; la
fois conservateur et progressiste ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte &#8211; Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Je vous entends parler de libert&#233;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Je-vous-entends-parler-de-liberte</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le moulin a roul&#233; pendant vingt-quatre heures. &#201;tant incapable de me rendre &#224; Qu&#233;bec pour voir de visu l'activit&#233; politico-historique, j'ai suivi le tout sur mon &#233;cran d'ordinateur. Avec courage et d&#233;termination. La journ&#233;e a &#233;t&#233; longue. Mon go&#251;t pour me rendre jusqu'&#224; (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le moulin a roul&#233; pendant vingt-quatre heures. &#201;tant incapable de me
rendre &#224; Qu&#233;bec pour voir de visu l'activit&#233; politico-historique, j'ai
suivi le tout sur mon &#233;cran d'ordinateur. Avec courage et d&#233;termination. La
journ&#233;e a &#233;t&#233; longue. Mon go&#251;t pour me rendre jusqu'&#224; la fin l'a emport&#233;
sur mon envie d'aller dormir&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux constats : c'est le Manifeste du FLQ qui a le plus &#233;t&#233; applaudi par
la foule. C'est Bernard Landry, ancien chef du gouvernement, et non
Pauline, qui a r&#233;ussi &#224; soulever le plus l'enthousiasme de la foule.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux remarques. Comment expliquer que la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995 n'a
pas &#233;t&#233; lue au complet et pourquoi ce silence quasi concert&#233; autour de
l'ancien Premier ministre Jacques Parizeau ? Parce que la question du
r&#233;f&#233;rendum de 1995 ressemblait trop &#224; la question de Bruxelles de Robert
Bourassa ? Et pourtant, c'&#233;tait bel et bien la m&#234;me chose. N'est-ce pas,
Monsieur Landry ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre chose. Comment expliquer la coupure historique (&#231;a, c'est de
l'histoire) entre Jean Lesage (deuxi&#232;me mandat) et Bourassa (premier
mandat) et ce grand silence sur l'avant dernier chef de l'Union nationale ?
Daniel Johnson m&#233;ritait tout un coup d'encensoir, une mention sp&#233;ciale pour
son ouvrage &#201;galit&#233; ou ind&#233;pendance ? Beaucoup plus &#224; point encore
aujourd'hui que le discours larv&#233; des p&#233;quisto-conf&#233;d&#233;ralistes &#224; la sauce
Pauline Marois ! Il y a de l'inspiration dans ce petit volume pour des
g&#233;n&#233;rations &#224; venir. Il n'a qu'un d&#233;faut : il n'a pas &#233;t&#233; &#233;crit par un
p&#233;quiste notoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il va sans dire que le rappel du discours d'Honor&#233; Mercier, ancien Premier
ministre (lib&#233;ral) du Qu&#233;bec, prononc&#233; le 4 avril 1893, m'a ravi au plus
haut point. Il donna &#224; ce moment-l&#224; une superbe le&#231;on d'histoire devant
6000 personnes r&#233;unies au Parc Sohmer &#224; Montr&#233;al. Il partagea avec la foule
sa vision pr&#233;monitoire de l'avenir du Canada. Les Qu&#233;b&#233;cois devraient avoir
ce texte affich&#233; sur la porte de leur frigidaire :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Quand je dis que nous ne
devons rien &#224; l'Angleterre, je parle au point de vue politique car je suis
convaincu, et je mourrai avec cette conviction, que l'union du Haut et du
Bas Canada ainsi que la Conf&#233;d&#233;ration nous ont &#233;t&#233; impos&#233;es dans un but
hostile &#224; l'&#233;l&#233;ment fran&#231;ais et avec l'esp&#233;rance de le faire dispara&#238;tre
dans un avenir plus ou moins &#233;loign&#233;. J'ai voulu vous d&#233;montrer ce que
pouvait &#234;tre notre patrie. J'ai fait mon possible pour vous ouvrir de
nouveaux horizons et, en vous les faisant entrevoir, pousser vos c&#339;urs vers
la r&#233;alisation de nos destin&#233;es nationales. Vous avez la d&#233;pendance
coloniale, je vous offre l'ind&#233;pendance ; vous avez la g&#234;ne et la mis&#232;re, je
vous offre la fortune et la prosp&#233;rit&#233; ; vous n'&#234;tes qu'une colonie ignor&#233;e
du monde entier, je vous offre de devenir un grand peuple, respect&#233; et
reconnu parmi les nations libres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Incroyable ! Notre ch&#232;re Pauline nationale est toujours incapable de
prononcer ces paroles historiques dites par un Premier ministre LIB&#201;RAL. Si
le peuple avait suivi, historiquement, les lib&#233;raux auraient fait
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec en 1894, soit 17 ans apr&#232;s l'entr&#233;e forc&#233;e du
Qu&#233;bec dans la chose qu'on continue d'appeler LA CONF&#201;D&#201;RATION. Le peuple
n'a pas suivi Honor&#233; Mercier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lib&#233;raux ont manqu&#233; une autre chance de faire l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec, lors de l'&#233;chec de Meech, en 1990. Cela faisait dr&#244;le, dois-je vous
dire, de voir et d'entendre Gilles Duceppe, l'ind&#233;pendantiste ( ?), chef du
Bloc qu&#233;b&#233;cois &#224; Ottawa, au petit matin du dimanche 13 septembre 2009,
reprendre les mots de l'ancien Premier ministre (Lib&#233;ral) Robert Bourassa,
prononc&#233;s en soir&#233;e, le 22 juin 1990, &#224; l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec :
&#171; Le Canada anglais doit comprendre de fa&#231;on tr&#232;s claire que, quoi qu'on
dise et quoi qu'on fasse, le Qu&#233;bec est, aujourd'hui et pour toujours, une
soci&#233;t&#233; distincte, libre et capable d'assumer son destin et son
d&#233;veloppement &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les sondages confirmaient &#224; l'&#233;poque que si Robert Bourassa avait pos&#233; la
question r&#233;f&#233;rendaire de 1980, le OUI l'aurait emport&#233; avec 67 % des votes
et une question portant directement sur l'ind&#233;pendance, le Qu&#233;bec aurait
vot&#233; OUI &#224; plus de 55 %. Les p&#233;quistes de l'&#233;poque, - oh ! que je m'en
souviens - s'&#233;taient moqu&#233; de Bourassa au lieu de s'unir &#224; lui et le
soutenir, dans ces moments difficiles. Ils ont pr&#233;f&#233;r&#233;, &#224; ce moment-l&#224;, -
et comme ils font toujours - de faire de la petite politique &#224; la petite
semaine, esp&#233;rant reprendre le pouvoir et r&#233;aliser l'irr&#233;alisable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, dites-moi, pourquoi, en deux occasions, le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec
au pouvoir (premi&#232;re fois sous Honor&#233; Mercier en 1893 et l'autre fois, pr&#232;s
de cent ans plus tard, avec Robert Bourassa) le peuple n'a pas suivi ses
leaders et pourquoi ceux-ci ont &#233;t&#233; incapables de r&#233;aliser le grand r&#234;ve
toujours en friche ? Et dites-moi, pourquoi, en deux occasions, le Parti
qu&#233;b&#233;cois, &#233;tant au pouvoir, le peuple lui a refus&#233; de s'en aller dans la
direction de l'ind&#233;pendance nationale ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;ponse, selon moi, est fort simple. Les leaders ont senti que le
peuple n'est jamais pr&#232;s &#224; faire quelques sacrifices pour r&#233;aliser la
maison qu&#233;b&#233;coise, enti&#232;rement libre de ses choix. Les leaders sont
incapables de v&#233;rifier si la g&#233;n&#233;rosit&#233;, la grandeur d'&#226;me est suffisamment
ancr&#233;e dans les murs pour &#233;difier la citadelle de la libert&#233;. Entre la
libert&#233; et le fric, ils sentent que le peuple aime mieux le confort, la
s&#233;curit&#233; et surtout l'indiff&#233;rence concert&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s plus de cent ans &#224; tergiverser, il reste deux possibilit&#233;s : on
s'assimile ou on se d&#233;cide de faire le pays du Qu&#233;bec. Toute autre position
me semble une perte de temps. Comme c'est l'&#233;conomie qui semble compter
plus que le choix de vivre au grand air la totale libert&#233;, comme il semble
que le peuple ne se sente pas capable d'assumer (totalement) son destin et
son d&#233;veloppement (Robert Bourassa), il faut demander aux &#233;conomistes de
sortir leur calculette et dresser quelques colonnes de chiffres, afin
d'apaiser les craintes des timor&#233;s. Ensuite, qu'un Premier ministre (peu
importe la couleur) ait le courage de poser clairement la question. :
Acceptez-vous que le Qu&#233;bec soit ind&#233;pendant et souverain en date de&#8230; ? &#187;
OUI ou NON ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A ce moment-l&#224;, - comme le disait si bien F&#233;lix Leclerc quelques mois
avant le r&#233;f&#233;rendum de 1980 - plus de lib&#233;raux, plus de p&#233;quistes, mais
des Qu&#233;b&#233;cois d&#233;cidant, en pleine lucidit&#233;, d'assumer ou pas leur destin.
En notant bien qu'il n'y aurait pas de prochaine fois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il se l&#232;ve celui qui veut prendre la barre et proposer cela aux
Qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le myst&#232;re de Bernard Landry</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200909/04/01-898821-le-mystere-de-bernard-landry.php</link>
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		<dc:date>2009-09-05T13:16:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Le Soleil (Opinions)</dc:creator>
		


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		<description>L'ancien premier ministre du Qu&#233;bec, le tr&#232;s honorable Bernard Landry, affirme ne pas comprendre pourquoi la nation qu&#233;b&#233;coise n'a toujours pas opt&#233; pour l'ind&#233;pendance nationale alors que, depuis la derni&#232;re guerre, des dizaines de petites nations, beaucoup plus petites que (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;L'ancien premier ministre du Qu&#233;bec, le tr&#232;s honorable Bernard Landry, affirme ne pas comprendre pourquoi la nation qu&#233;b&#233;coise n'a toujours pas opt&#233; pour l'ind&#233;pendance nationale alors que, depuis la derni&#232;re guerre, des dizaines de petites nations, beaucoup plus petites que la nation qu&#233;b&#233;coise, n'ont pas craint de (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200909/04/01-898821-le-mystere-de-bernard-landry.php"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Madame Duplessis</title>
		<link>http://www.vigile.net/Madame-Duplessis</link>
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		<dc:date>2009-06-10T15:58:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Condamn&#233; par le doute, immobile et craintif, Je suis comme mon peuple, ind&#233;cis et r&#234;veur, Je parle &#224; qui veut de mon pays fictif Le c&#339;ur plein de vertige et rong&#233; par la peur. (D&#233;d&#233; Fortin) Apr&#232;s 40 ans d'existence et plus, le PQ a r&#233;ussi la quadrature du cercle. Ren&#233; L&#233;vesque a (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Condamn&#233; par le doute, immobile et craintif,&lt;br&gt;
Je suis comme mon peuple, ind&#233;cis et r&#234;veur,&lt;br&gt;
Je parle &#224; qui veut de mon pays fictif&lt;br&gt;
Le c&#339;ur plein de vertige et rong&#233; par la peur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(D&#233;d&#233; Fortin)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s 40 ans d'existence et plus, le PQ a r&#233;ussi la quadrature du cercle. Ren&#233; L&#233;vesque a quitt&#233; le Parti lib&#233;ral en 1967 pour fonder le Mouvement Souverainet&#233;-Association. Lire : un mouvement en faveur d'une conf&#233;d&#233;ration canadienne ou union de deux &#201;tats associ&#233;s &#233;conomiquement, voire politiquement. Le RIN de Pierre Bourgault, r&#233;solument ind&#233;pendantiste, s'est fondu dans le PQ naissant en 1968, mais combien &#224; contrec&#339;ur. Rien n'a chang&#233;. Quelques ind&#233;pendantistes parlent de ressusciter le d&#233;funt Ralliement pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec pendant que le PQ abandonne l'id&#233;e, pour l'instant, de b&#226;tir une union conf&#233;d&#233;rale, telle que le pensait Ren&#233; L&#233;vesque en 1968 et retourne carr&#233;ment &#224; l'affirmation nationale pr&#234;ch&#233;e par Maurice Duplessis. Ce tournage en rond marque l'&#233;chec politique du Parti qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques rappels pour la compr&#233;hension des choses. Le r&#233;f&#233;rendum de 1980 n'a pas port&#233; sur l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. La consultation populaire portait sur un mandat de n&#233;gocier, avec le reste du Canada, une nouvelle entente constitutionnelle appel&#233;e &#171; souverainet&#233;-association &#187;. Ren&#233; L&#233;vesque a &#233;chou&#233; dans sa tentative de r&#233;am&#233;nager le Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La strat&#233;gie du &#171; premier &#187; Premier ministre p&#233;quiste &#233;tait tout simplement suicidaire. Car, qu'on veuille l'admettre ou pas, Ren&#233; L&#233;vesque a donn&#233; &#224; ses adversaires r&#233;f&#233;rendaires l'arme pour d&#233;truire sa propre th&#232;se. Pour r&#233;aliser une Conf&#233;d&#233;ration, il faut des &#201;tats souverains. Le Qu&#233;bec ne l'&#233;tant pas en 1980, comment Ren&#233; L&#233;vesque aurait-il pu arriver &#224; n&#233;gocier avec un autre pays (ici, le reste du Canada) le statut d'un &#201;tat souverain associ&#233;, alors qu'il n'avait pas justement dans les mains ce statut d'&#201;tat souverain ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Trudeau avait raison de dire lors du r&#233;f&#233;rendum de 1980 : que le Qu&#233;bec fasse d'abord sa souverainet&#233; (son ind&#233;pendance ?) et, dans l'&#233;ventualit&#233; d'un Oui ferme et sans &#233;quivoque, le reste du Canada d&#233;cidera, soit amicalement, soit par voie r&#233;f&#233;rendaire, si la th&#232;se &#171; l&#233;vesquiste &#187; lui convient. Les Qu&#233;b&#233;cois ayant refus&#233; ce mandat &#224; L&#233;vesque, il n'a eu d'autre choix que de revenir &#224; un f&#233;d&#233;ralisme plus ou moins acceptable pour le Qu&#233;bec, ce qu'il qualifia lui-m&#234;me &#224; l'&#233;poque &#8230;de &#171; beau risque &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors des &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 1984, le Parti qu&#233;b&#233;cois s'engagea &#224; soutenir le Parti progressiste-conservateur de Brian Mulroney. Le Premier ministre qu&#233;b&#233;cois Ren&#233; L&#233;vesque accepta l'offre du Premier ministre canadien et se lan&#231;a &#224; ses c&#244;t&#233;s pour les &#233;lections f&#233;d&#233;rales. Le Premier ministre qu&#233;b&#233;cois proposa alors &#224; ses d&#233;put&#233;s de renvoyer aux calendes grecques la souverainet&#233; en &#233;change de l'entr&#233;e du Qu&#233;bec dans la constitution, apr&#232;s consensus avec les autres premiers-ministres provinciaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains compagnons de Ren&#233; L&#233;vesque refus&#232;rent, on s'en souvient, de s'associer &#171; circonstantiellement &#187; avec les troupes f&#233;d&#233;ralistes de Mulroney. Jacques Parizeau, Camille Laurin, et plusieurs autres quitt&#232;rent la barque de Ren&#233; L&#233;vesque. Pour eux, s'associer aux f&#233;d&#233;ralistes, c'&#233;tait signer la mort du Parti qu&#233;b&#233;cois et surtout signer la mort de l'option ind&#233;pendantiste. Ren&#233; L&#233;vesque ne voulut rien entendre et persista dans cette union contre nature. Tout le monde conna&#238;t la suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 20 novembre 1984, le d&#233;put&#233; de Deux-Montagnes Pierre De Bellefeuille quitta le caucus p&#233;quiste pour si&#233;ger comme ind&#233;pendant. Il partit en d&#233;clarant qu'il jugeait impossible de continuer dans un gouvernement qui ne croyait plus en son but premier. Le 22 novembre 1984, le gouvernement p&#233;quiste &#233;clata en mille morceaux. Le ministre des Transports, Jacques L&#233;onard, d&#233;missionna pour protester contre les nouvelles positions du gouvernement p&#233;quiste (Il est maintenant d&#233;put&#233; &#224;&#8230;Ottawa). Denise Leblanc-Bantey faisait de m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques heures plus tard, le vice premier-ministre et ministre des affaires sociales, Camille Laurin, quitta &#224; son tour le gouvernement. Le ministre des finances, Jacques Parizeau, num&#233;ro deux du gouvernement de L&#233;vesque et v&#233;ritable pilier de la cause ind&#233;pendantiste, quitta &#224; son tour le cabinet en d&#233;clarant que la religion ne peut survivre si le pape perd la foi. Deux jours plus tard, Louise Harel d&#233;missionna elle aussi. Denis Lazure, en voyage en Russie, d&#233;missionna &#224; son retour. En tout, les troupes p&#233;quistes perdirent cinq ministres et trois d&#233;put&#233;s d'arri&#232;re-banc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le passage de Pierre-Marc Johnson &#224; la t&#234;te du PQ ne fit pas avancer la cause ind&#233;pendantiste. Tout au contraire, l'&#233;ph&#233;m&#232;re Premier ministre, suite &#224; l'&#233;chec de L&#233;vesque, parvint tout au plus &#224; pr&#233;senter aux Qu&#233;b&#233;cois une &#171; gibelotte constitutionnelle &#187; qui ressemblait dr&#244;lement &#224; du r&#233;chauff&#233;. Il ressuscita l'affirmation nationale, th&#232;se qu'il avait soutenue lors de la course &#224; la chefferie &#224; laquelle participait Pauline Marois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le retour en politique de Jacques Parizeau amena un &#233;clairci aux ind&#233;pendantistes. Les choses se pr&#233;cis&#232;rent tr&#232;s rapidement. Celui-ci, un an avant le r&#233;f&#233;rendum annonc&#233; pour 1995, promet, s'il prend le pouvoir &#224; Qu&#233;bec, de faire un r&#233;f&#233;rendum, non pas sur un mandat de n&#233;gociation avec le reste du Canada, non pas sur un mandat pour n&#233;gocier la souverainet&#233;-association (conf&#233;d&#233;ration) mais plut&#244;t sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec ou plus pr&#233;cis&#233;ment sur l'ind&#233;pendance nationale du Qu&#233;bec. Pendant la campagne &#233;lectorale de 1994, le futur Premier ministre alla jusqu'&#224; d&#233;voiler aux journalistes, sans consulter personne, le libell&#233; de la future question r&#233;f&#233;rendaire : &#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain en date de&#8230;. ? Oui ou Non ? &#187; Il n'y avait aucune &#233;quivoque. Question simple. Question tr&#232;s claire. Qui aurait pu faire la joie de St&#233;phane Dion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Premier ministre Parizeau avait bien compris ce que L&#233;vesque ou ses acolytes n'avaient pas saisi, ou n'avaient pas voulu saisir lorsqu'ils exer&#231;aient le pouvoir : dans son esprit, il &#233;tait impossible de cr&#233;er &#233;ventuellement une Conf&#233;d&#233;ration canadienne, sans que les &#201;tats associ&#233;s soient d'abord des &#201;tats souverains. Une seule des deux parties l'&#233;tant, il fallait donc, dans un premier temps, proc&#233;der &#224; la cr&#233;ation d'un nouvel &#201;tat ind&#233;pendant qu&#233;b&#233;cois. Parizeau avait vite compris que l'op&#233;ration menant &#224; l'ind&#233;pendance et l'op&#233;ration qui visait &#224; une association avec un autre pays dans le but de cr&#233;er une Conf&#233;d&#233;ration, ne pouvait pas se faire en m&#234;me temps. Il fallait, dans un premier temps, que le Qu&#233;bec, librement et clairement, acc&#232;de &#224; son ind&#233;pendance et ensuite, librement et clairement, tisse des liens &#233;conomiques et peut-&#234;tre politiques, avec le reste du Canada et les autres pays dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la lumi&#232;re des &#233;v&#233;nements, on peut dire que le r&#233;f&#233;rendum de 1995 a, somme toute, repris dans les grandes lignes, le sc&#233;nario de 1980. A une diff&#233;rence pr&#232;s. Ren&#233; L&#233;vesque promettait que tout changement constitutionnel serait approuv&#233; ou rejet&#233; par une autre consultation populaire. En 1995, cette possibilit&#233; fut tout simplement &#233;vinc&#233;e par Parizeau. Le gouvernement, avec un Oui en poches, d&#233;ciderait ce qu'il fallait faire pour la suite des &#233;v&#233;nements. Et dans l'id&#233;e de Parizeau, cela voulait dire faire l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'arriv&#233;e dans le d&#233;cor r&#233;f&#233;rendaire de Lucien Bouchard et de Mario Dumont modifia la d&#233;marche de Jacques Parizeau. Le chef ad&#233;quiste Mario Dumont, loin d'&#234;tre un souverainiste &#171; tr&#232;s convaincu &#187;, tout comme son colistier &#171; conf&#233;d&#233;raliste &#187; Lucien Bouchard, voulaient que la question permettent de ratisser le plus large possible. Parizeau plia devant eux et signa, le 12 juin 1995, une entente conf&#233;d&#233;rale devant la cam&#233;ra. La nouvelle Trinit&#233; politique n'&#233;tait pas une relation d'amour. Peu importe, le Oui gagn&#233;, le P&#232;re pourrait bien se passer du fils et de l'esprit pour r&#233;aliser son plan initial.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais cette entente du 12 juin 1995 &#233;tait construite autour de quoi ? Il s'agit de lire la question r&#233;f&#233;rendaire pour se convaincre que cette entente ne portait pas, une fois de plus, sur l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, mais sur un mandat de n&#233;gocier quelque chose d'extr&#234;mement vague, quelque chose qui ne sera d'ailleurs gu&#232;re expliqu&#233;e, m&#234;me pendant le d&#233;bat r&#233;f&#233;rendaire. Sur ce, Parizeau ne fut pas fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me. En 1994, il avait promis, devant la face du Qu&#233;bec, de tenir un r&#233;f&#233;rendum sur l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. En 1995, volontairement ou par astuce, il accepta de &#171; ratisser &#187; large et d'interpr&#233;ter par la suite, &#224; sa guise, les r&#233;sultats obtenus, en vue de r&#233;aliser son r&#234;ve.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Laissez-moi vous raconter un fait. Il y a quelques ann&#233;es, j'ai demand&#233; &#224; un ancien Premier ministre p&#233;quiste, dans une conversation &#224; b&#226;tons rompus, de me r&#233;p&#233;ter la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995. Incapable de le faire, je lui rappelai (je sais toujours cette question par c&#339;ur) le libell&#233; de la fameuse question. La voici, pour rafra&#238;chir la m&#233;moire des apparatchiks du &#171; p&#233;quisme &#187; de l'&#233;poque. &#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain, apr&#232;s avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat &#233;conomique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Qu&#233;bec et de l'entente sign&#233;e le 12 juin 1995 ? &#187;. L'ancien Premier ministre m'interrompit alors que j'&#233;tais &#224; d&#233;biter la question et que j'en arrivais au mot&#8230; &#171; CANADA &#187;. Celui-ci me coupa la parole et me dit : &#171; Nestor, ce n'est pas &#233;crit &#171; apr&#232;s &#187;, mais &#171; avant &#187; dans la question. &#171; Pardon, monsieur, c'est bien &#233;crit dans la question : &#171; apr&#232;s &#187; et non &#171; avant &#187;. C'est ainsi qu'une petite &#171; pr&#233;position &#187; tr&#232;s anodine, changea le cours de l'histoire politique du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je venais de comprendre, venant de la bouche m&#234;me de cet ancien Premier ministre p&#233;quiste, qu'une fois de plus, en 1995, les Qu&#233;b&#233;cois ne s'&#233;taient pas prononc&#233;s sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec mais sur un mandat de n&#233;gociation de souverainet&#233; appel&#233;e dans les circonstances souverainet&#233;-partenariat. Et que, dans les faits, rien n'&#233;tait bien diff&#233;rent de la consultation de 1980, sauf le r&#233;f&#233;rendum promis par L&#233;vesque pour sanctionner l'&#233;chec ou la r&#233;ussite des n&#233;gociations avec le reste du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La loi r&#233;f&#233;rendaire de 1995 stipulait que les n&#233;gociations avec le Canada et les autres provinces ne devaient pas durer au-del&#224; du 30 octobre 1996, sauf d&#233;cision de l'Assembl&#233;e nationale qu&#233;b&#233;coise. Il y avait donc dans la question r&#233;f&#233;rendaire un ch&#232;que en blanc accord&#233; &#224; l'&#233;quipe du 12 juin 1995. Un Oui permettait d'entamer des n&#233;gociations avec le reste du Canada, et dans l'&#233;ventualit&#233; d'un refus, le gouvernement de Qu&#233;bec avait le mandat de proclamer unilat&#233;ralement son ind&#233;pendance, durant l'ann&#233;e qui suivait le r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut bien se comprendre ici. En octobre 1995, les Qu&#233;b&#233;cois furent appel&#233;s &#224; voter pour n&#233;gocier une Conf&#233;d&#233;ration canadienne, mais dans les faits, les Qu&#233;b&#233;cois votaient aussi, par ricochet, pour que le gouvernement de l'&#233;poque d&#233;clare la souverainet&#233;, sans les consulter &#224; nouveau, advenant un &#233;chec pr&#233;visible des n&#233;gociations avec les f&#233;d&#233;raux. Certains ont qualifi&#233; cette astuce de &#171; cage &#224; homards &#187;. A l'&#233;poque, j'avais parl&#233; de brume r&#233;f&#233;rendaire. Le stratag&#232;me n'a pas fonctionn&#233;. Heureusement&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, en 1995, les Qu&#233;b&#233;cois ont dit Non &#224; cette d&#233;marche n&#233;buleuse de la trinit&#233; politique &#339;uvrant dans le camp du Oui. Ils ont vot&#233; Oui et Non &#224; la question pos&#233;e, 50/50, mais bon nombre de citoyens &#233;taient dans&#8230; le brouillard. Quelques jours plus tard, un sondage vint confirmer mon appr&#233;hension. 52 % des personnes ayant donn&#233; une r&#233;ponse affirmative &#224; la question r&#233;f&#233;rendaire du gouvernement p&#233;quiste pensaient que leur Oui les faisait rester dans le.. CANADA. Peut-on proclamer la souverainet&#233; nationale avec des gens qui ne savent pas, fondamentalement, &#224; quoi les engage leur vote ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je consid&#232;re toujours que cette fa&#231;on de faire en 1995 n'&#233;tait pas digne et n'est toujours pas digne d'un peuple qui aspire &#224; la libert&#233;. On n'enfonce pas dans la gorge d'une nation le choix de vivre compl&#232;tement la libert&#233; d'un peuple souverain. Il la conquiert et la porte, &#224; la fois dans les joies et les contraintes. La libert&#233;, c'est trop s&#233;rieux pour en faire un jeu de cache-cache.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre rappel. Faisant une tourn&#233;e europ&#233;enne en 2001, particuli&#232;rement &#224; Bruxelles, le premier ministre Landry avait &#233;voqu&#233; une visite de l'un de ses &#233;minents pr&#233;d&#233;cesseurs, l'ancien premier ministre Robert Bourassa. Le chef lib&#233;ral Robert Bourassa avait, en 1992, au grand dam de son entourage, &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'un r&#233;f&#233;rendum portant sur une souverainet&#233; assortie d'une union &#233;conomique avec le reste du Canada. Il avait dit alors que la question soumise pourrait se formuler ainsi : &#171; Voulez-vous remplacer l'ordre constitutionnel existant par deux &#201;tats souverains associ&#233;s dans une union &#233;conomique, responsable devant un parlement commun ? &#187;. A l'&#233;poque, (que je m'en souviens !) le Parti qu&#233;b&#233;cois s'&#233;tait royalement &#171; moqu&#233; &#187; &#224; l'Assembl&#233;e nationale de cette formule de Robert Bourassa. Il r&#233;clamait un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; et rien d'autre. Aujourd'hui, non seulement il s'est &#233;loign&#233; de la formule conf&#233;d&#233;rale de Robert Bourassa, de Ren&#233; L&#233;vesque et de Bernard Landry, mais il s'est dangereusement rapproch&#233; de la th&#232;se affirmationiste de Duplessis et consorts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Landry affirmait cependant en 2001, qu'il voterait Oui &#224; la question propos&#233;e par Robert Bourassa lors de son passage &#224; Bruxelles. Car, selon lui, le Parti qu&#233;b&#233;cois proposait &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose, soit la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, assortie d'une forme d'union &#233;conomique et politique (&#224; l'europ&#233;enne), avec le reste du Canada. Bourassa n'&#233;tait cependant pas ind&#233;pendantiste mais, il souhaitait, tout comme Ren&#233; L&#233;vesque, une conf&#233;d&#233;ration canadienne, c'est-&#224;-dire l'union politique et &#233;conomique de deux &#201;tats, soit le Canada et le Qu&#233;bec. Le PQ de 1995 proposait la m&#234;me chose que Robert Bourassa. Personne ne peut contredire cela. Pourquoi les deux partis n'ont-ils pas fait alliance et permis au Premier ministre de l'&#233;poque (un Premier ministre lib&#233;ral et rouge) de r&#233;aliser ce que tout le monde voulait, mais avec des mots diff&#233;rents ? La raison est simple : le Qu&#233;bec est la terre r&#234;v&#233;e pour la politicaillerie et pour les assoiff&#233;s du pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis les d&#233;parts de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et d'Andr&#233; Boisclair, le PQ semble sous respirateur artificiel. Le &#171; nouveau &#187; ( ?) Plan Pauline Marois (PPM) entend rompre, selon ses propres dires, avec l'immobilisme. Aveu sans &#233;quivoque que le Parti l'&#233;tait depuis longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous sommes convaincus qu'il faut passer de l'unique approche du tout ou rien &#224; celle du toujours plus pour les Qu&#233;b&#233;cois. Nous voulons utiliser toutes les comp&#233;tences du Qu&#233;bec pour faire avancer les Qu&#233;b&#233;cois &#187;, sugg&#232;re le chef du PQ. Comme si tous les anciens Premiers ministres du Qu&#233;bec n'avaient pas essay&#233; de faire la m&#234;me chose. L'approche marois semble nouveau : elle est tout simplement le retour &#224; des choses d&#233;pass&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire dit-elle ? Piger dans le pass&#233; politique atavique des Qu&#233;b&#233;cois et repartir les chicanes f&#233;d&#233;rales-provinciales, en combattant les intrusions du gouvernement f&#233;d&#233;ral dans les champs de comp&#233;tence du Qu&#233;bec. Du duplessisme revitalis&#233;. Encore, que faire ? R&#233;affirmer la primaut&#233; de la langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec, faire la promotion de la culture qu&#233;b&#233;coise, promulguer une nouvelle loi 101 et faire adopter une Constitution qu&#233;b&#233;coise. C'est ce que demandait Robert Bourassa en 1973, avec son concept de souverainet&#233; culturelle. Rien de bien nouveau sous le soleil. L'a-t-on oubli&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;claration de revenu unique en plus ? C'&#233;tait le r&#234;ve de Maurice Duplessis. Il faisait toutes ses &#233;lections (et les gagnait) en r&#233;p&#233;tant sans cesse qu'il fallait aller chercher notre butin &#224; Ottawa. Jean Lesage disait la m&#234;me chose avec son Ma&#238;tre chez nous. Et Daniel Johnson avec son &#201;galit&#233; ou ind&#233;pendance. L'autonomisme pr&#234;ch&#233; par l'ADQ va dans le m&#234;me sens. Pauline Marois n'invente rien : elle vient tout simplement de se convertir au f&#233;d&#233;ralisme en se proposant comme championne pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec. Le discours du p'tit fr&#232;re d'Ottawa.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le PQ a fait le tour du jardin. Les Qu&#233;b&#233;cois aussi. Et ils sont bien fatigu&#233;s de toutes ces tergiversations, ces entourloupettes, ces t&#234;tes &#224; queue interminables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma r&#233;flexion personnelle est la suivante.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le camp des f&#233;d&#233;ralistes, un f&#233;d&#233;raliste est un f&#233;d&#233;raliste. Dans le camp dits des souverainistes, un souverainiste n'est pas toujours un souverainiste. Un f&#233;d&#233;raliste n'a pas besoin de se dire &#171; convaincu &#187; : il l'est. Dans le camp des souverainistes, il arrive qu'un souverainiste ajoute le mot &#171; convaincu &#187; &#224; la suite du mot souverainiste. On est en droit de se demander s'il existe alors des souverainistes non-convaincus puisqu'il y a, &#224; l'oppos&#233;, certains souverainistes qui pr&#233;tendent &#234;tre convaincus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes n'ont pas dans leur camp des f&#233;d&#233;ralistes &#233;tiquet&#233;s &#171; purs et durs &#187;. Ils le sont par le fait m&#234;me qu'ils sont f&#233;d&#233;ralistes. Dans le camp souverainiste, il y a des souverainistes &#233;tiquet&#233;s &#171; purs et durs &#187; et des souverainistes &#224; plusieurs &#233;tiquettes : mous, mod&#233;r&#233;s, r&#233;alistes, mashmollow, g&#233;latineux. Les &#171; purs et durs &#187; (ex&#233;crable expression !) du camp souverainiste proclament qu'ils sont plut&#244;t ind&#233;pendantistes que souverainistes. Les souverainistes qui ne veulent pas se faire appeler ind&#233;pendantistes se consid&#232;rent comme des souverainistes arc-en-ciel ou tout simplement de souverainistes conf&#233;d&#233;ralistes. Ils se d&#233;marquent des radicaux, des &#171; purs et durs &#187;, et se disent &#171; &#233;tapistes &#187;, mod&#233;r&#233;s, kangourous. Ils sont des nationalistes plus ou moins mous, mall&#233;ables, adaptables, manipulables. Ils sont des &#171; duplessistes &#187; d&#233;guis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certaines personnes n'osent pas affirmer qu'elles sont souverainistes. Ils pr&#233;f&#232;rent dire qu'elles sont plut&#244;t ind&#233;pendantistes. Ces personnes ne tol&#232;rent pas qu'on leur donne un autre nom que celui d'ind&#233;pendantiste. Dans le camp souverainiste, les souverainistes voudraient bien que les ind&#233;pendantistes s'appellent souverainistes comme tous les souverainistes, mais, les ind&#233;pendantistes, pour ne pas sombrer dans l'anonymat de la bergerie souverainiste, gardent fi&#232;rement et toujours le titre d'ind&#233;pendantiste. Ces ind&#233;pendantistes, qui ne tol&#232;rent pas d'&#234;tre appel&#233;s souverainistes par ceux qui se disent souverainistes, se sentent souvent ridiculis&#233;s par ceux qui s'appellent souverainistes entre eux. Avec un sourire en coin, l'&#339;il r&#233;probateur, un brin d'ironie et de moquerie dans le discours, ils traitent les ind&#233;pendantistes, qui ne veulent pas passer pour des souverainistes, de militants &#171; purs et durs &#187;, des radicaux, des &#171; caribous &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le camp f&#233;d&#233;raliste, il n'y a qu'une seule &#201;glise. L'option f&#233;d&#233;raliste ne comporte qu'un dogme politique. Il est clair et ne souffre d'aucune interpr&#233;tation. Le Qu&#233;bec est dans le Canada et doit rester dans le Canada. Par contre, dans le camp dit souverainiste, les chapelles pullulent et chacune se sent porteuse de l'id&#233;ologie souverainiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'option souverainiste a aussi de multiples grands-pr&#234;tres. Leur credo est changeant. Les interpr&#233;tations sont fluctuantes et n&#233;buleuses, souvent adapt&#233;es aux p&#233;riodes politiques, au ton du discours des orateurs. Les croyances initiales d&#233;rivent constamment, &#233;clatent r&#233;guli&#232;rement, disparaissent un certain temps et r&#233;apparaissent, un peu plus tard, avec une autre formulation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certaines branches souverainistes sont dites orthodoxes. D'autres plus molles et mod&#233;r&#233;es, sont dites h&#233;t&#233;rodoxes. Certains, s'amusant avec les mots, proposent rien d'autre que de rester dans le Canada tout en jargonnant dans le coin qu'ils veulent le quitter sous la pointe des pieds. Ces gens veulent faire une Conf&#233;d&#233;ration canadienne. On conna&#238;t les grands-pr&#234;tres de cette &#201;glise r&#233;form&#233;e. D'autres, veulent quitter avec fracas. Op&#233;rer la cassure. Refaire &#224; neuf. Quelques noms occupent toujours cette espace fondamentaliste. Ils louvoient dans les catacombes du paysage politique incertain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes n'ont jamais &#224; remodeler leur discours. Il est toujours simple, lapidaire, concis. Le pays dans lequel ils vivent n'a pas besoin de grands changements. Tout au plus, un repl&#226;trage occasionnel, une fa&#231;ade modifi&#233;e, des colonnes &#224; d&#233;placer. Les souverainistes ont toujours besoin d'un &#233;lagage de mots, de pr&#233;cisions dans l'expression, d'un dictionnaire pour expliquer &#224; celui qui ose dire qu'il n'a pas tr&#232;s bien compris. Le lexique est confi&#233; &#224; des apparatchiks qui, le moment venu, &#233;dulcorent le propos, agencent les p&#233;riphrases pour ne pas &#233;parpiller ou apeurer les brebis quelque peu r&#233;calcitrantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les souverainistes qui se disent souverainistes sans &#234;tre carr&#233;ment ind&#233;pendantistes et les ind&#233;pendantistes qui se proposent de rester ce qu'ils sont sans rien conc&#233;der aux souverainistes, ne s'entendent gu&#232;re entre eux. Ils sont souvent &#224; couteaux tir&#233;s. On souhaite, &#224; mots couverts, un conclave politique. Pour clarifier le discours, le centrer, le faire accepter par toutes les factions. Personne n'ose le convoquer. Et pour cause.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pauline Marois a &#233;loign&#233; ce rendez-vous en biffant, sans consulter les militants de son parti, l'article I de son programme et en remettant en 2011 le Congr&#232;s g&#233;n&#233;ral de sa formation politique. La d&#233;mocratie, dont elle parle si souvent, ne semble pas s'appliquer &#224; son action politique personnelle. Pour &#233;carter les ind&#233;pendantistes et ne conserver que les souverainistes de tout acabit, les strat&#232;ges lui conseillent de ne pas parler de son option et d'engager la bataille des chicanes f&#233;d&#233;rales-provinciale. La cage &#224; homards est belle et bien ressortie et attend sur le quai de la future souverainet&#233;. Le temps arriv&#233;, on lancera l'attrape sur la mer bleue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Madame Marois vise le poste de Premier ministre. Le poste de premi&#232;re femme, Premier ministre du Qu&#233;bec. Elle et les siens n'offrent maintenant, pour y arriver, qu'un changement de r&#233;gime, une alternance rouge et bleue. Il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire qu'elle incarne un personnage que le chef fondateur de sa formation a d&#233;nonc&#233; pendant presque toute sa carri&#232;re politique. Si Ren&#233; L&#233;vesque revivait, que dirait-il, de celle qui occupe maintenant son poste et qu'on pourrait ais&#233;ment appeler Madame Duplessis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui pensent &#8211; encore ! - que le PQ peut mener le Qu&#233;bec &#224; son ind&#233;pendance s'illusionnent grandement. Il a longtemps que j'ai compris que ce parti &#233;tait du style cam&#233;l&#233;on. Adaptable, manipulable, calculateur et parfois intellectuellement et fonci&#232;rement malhonn&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La derni&#232;re proposition Marois n'est qu'une reprise de ce qu'elle disait en 2003, en parlant de la souverainet&#233; comme &#171; toile de fond &#187;. Les d&#233;put&#233;s du PQ si&#232;gent, depuis quelques jours, sous une fausse repr&#233;sentation. Ils ne se battent plus pour le pays &#224; faire. Ils se tuent &#224; faire fonctionner le pays qu'ils voudraient quitter. En cela, ils imitent bien le petit fr&#232;re bloquiste d'Ottawa, qui attend un prochain scandale pour faire sa prochaine campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Rapport Allaire de l'ADQ-Mario Dumont r&#233;clamait au moins le rapatriement de 22 pouvoirs pour le Qu&#233;bec. Le Plan Marois r&#233;clame maintenant beaucoup moins, tellement moins qu'il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire qu'il reprend la th&#232;se de l'affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson. Le PQ-Marois n'est qu'une p&#226;le copie de l'Union nationale d&#233;chue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai personnellement abandonn&#233; le combat qui grugeait toutes mes &#233;nergies depuis plusieurs ann&#233;es. Le peuple du Qu&#233;bec n'a pas de nerfs et il aime ceux qui l'endorment, le dorlotent et lui font accroire tout ce qu'il veut bien entendre. Qui plus est, sa soumission est ancr&#233;e dans &#171; les g&#232;nes &#187; de son histoire. J'ai honte de ce qui nous est arriv&#233;, de ce qui nous arrive. J'ai surtout honte de ceux qui se pavanent dans la bergerie p&#233;quiste et, rire en coin, pensent qu'ils ont pris le chemin de la libert&#233; en proposant la reprise des vielles chicanes d'antan. Ils n'ont rien de courageux &#224; proposer. Ils se contentent des faux-fuyants, des demi-v&#233;rit&#233;s qui peuvent leur donner la joie du pouvoir. J'en vois saliver dans leur bureau de circonscription en ne pensant qu'&#224; leur prochaine r&#233;&#233;lection.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vois le d&#233;labrement politique pr&#233;sent. Je vois mon peuple encha&#238;n&#233;, d&#233;sabus&#233;, d&#233;laissant les fibres de son &#226;me profonde, &#224; savoir sa foi et sa langue. Certains s'amusent &#224; tisser ses cha&#238;nes en lui faisant croire que leurs gestes peuvent les en lib&#233;rer. Pierre Bourgault disait avant de mourir que le parti de Ren&#233; L&#233;vesque avait comme mission, non pas de faire mieux que les autres partis politiques (ce qui est assez facile&#8230;) mais de faire diff&#233;rent des autres partis politiques. Madame Duplessis a bien compris, que pour prendre le pouvoir, il fallait&#8230;faire comme les autres partis politiques : abandonner des convictions pour quelques randonn&#233;es en limousine. D&#233;sol&#233;, je ne suis plus du voyage, Madame Duplessis !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Matane&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>A tous les lecteurs et lectrices de VIGILE</title>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En mars 2003, &#224; la veille du scrutin g&#233;n&#233;ral, j'avais fait parvenir ce texte &#224; VIGILE (voir plus bas). A l'&#233;poque, le journal avait bien voulu le publier. Le journal nationaliste LE DEVOIR l'avait publi&#233; au complet. Neuf ans plus tard, le PQ refait le m&#234;me coup que je (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En mars 2003, &#224; la veille du scrutin g&#233;n&#233;ral, j'avais fait parvenir ce texte &#224; VIGILE (voir plus bas). A l'&#233;poque, le journal avait bien voulu le publier. Le journal nationaliste LE DEVOIR l'avait publi&#233; au complet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Neuf ans plus tard, le PQ refait le m&#234;me coup que je d&#233;non&#231;ais en mars 2003. Sans g&#234;ne. Se disant que les Qu&#233;b&#233;cois sont des &#171; oublieux &#187;&#8230;Des &#171; suiveux &#187;&#8230;Des amn&#233;siques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je pourrais r&#233;&#233;crire le m&#234;me texte aujourd'hui, en le modifiant quelque peu. J'en conclus que cela ne sert &#224; rien. A chacun, en le relisant, de l'adapter, en modifiant certains &#171; acteurs &#187; politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui pensent &#8211; encore ! - que le PQ peut mener le Qu&#233;bec &#224; son ind&#233;pendance s'illusionnent grandement. Il a longtemps que j'ai compris que ce parti &#233;tait du style cam&#233;l&#233;on. Adaptable, manipulable, calculateur et parfois intellectuellement et fonci&#232;rement malhonn&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La derni&#232;re proposition Marois n'est qu'une reprise de ce qu'elle disait en 2003. Les d&#233;put&#233;s du PQ sont maintenant moins que des &#171; d&#233;put&#233;s ad&#233;quistes &#187;, si&#233;geant sous une fausse repr&#233;sentation &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Rapport Allaire r&#233;clamait au moins le rapatriement de 22 pouvoirs pour le Qu&#233;bec. Le Plan Marois r&#233;clame maintenant beaucoup moins. Il suffit de relire les propos de Daniel Johnson (p&#232;re), avant la visite du g&#233;n&#233;ral De Gaulle en 1967, pour se rendre compte que le PQ de Ren&#233; L&#233;vesque n'est pas un parti ind&#233;pendantiste, qu'il est devenu une p&#226;le couleur des revendications initiales. Il est devenu, tout au plus, au cours des ann&#233;es, une version d&#233;chue de l'ancienne Union nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai personnellement abandonn&#233; le combat qui motivait toutes mes &#233;nergies, il a plus de 40 ans. J'en suis maintenant convaincu : la trahison n'est pas venue de l'ext&#233;rieur. Elle est venue de l'int&#233;rieur et est ancr&#233;e dans &#171; les g&#232;nes &#187; de ce peuple que certains disent vouloir lib&#233;rer. J'ai honte de ce qui nous est arriv&#233;. J'ai surtout honte de ceux qui se pavanent et, rire en coin, pensent qu'ils ont pris le chemin de la libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur ma terre, j'&#233;cris et je lis sur notre pass&#233;. Je vois la d&#233;labrement pr&#233;sent. J'aspirais au d&#233;passement pour l'avenir. Le peuple est encha&#238;n&#233;. Et certains s'amusent &#224; tisser leurs cha&#238;nes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La toile de fond de Pauline&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Philosophe&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://archives.vigile.net/ds-TL/docs3/03-3-8-turcotte.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Tribune libre Le 8 mars 2003&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pauline l'a bien dit : la prochaine &#233;lection se d&#233;roulera avec comme toile de fond la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Une toile de fond, dans le langage th&#233;&#226;tral, c'est le d&#233;cor qui permet et entoure la mise en sc&#232;ne. Donc, si je comprends bien, la souverainet&#233; n'entrera pas dans la &#171; pi&#232;ce politique &#187; que l'on s'appr&#234;te &#224; nous jouer pour la troisi&#232;me fois. Elle sera, tout au plus, un accessoire pour amuser parfois l'auditoire, le distraire en une autre occasion, le d&#233;rider ailleurs, le divertir ou le d&#233;router dans les situations plus cors&#233;es du sc&#233;nario &#233;tabli par Jean-Bernard Landry.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la troisi&#232;me fois, les &#233;lecteurs vont &#224; nouveau &#234;tre bern&#233;s sur les v&#233;ritables raisons d'&#234;tre du Parti qu&#233;b&#233;cois. Pour vous en convaincre, imaginez un seul instant que Jean Charest, juste pour rassurer son monde, annonce en conf&#233;rence de presse, que sa campagne &#233;lectorale va se d&#233;rouler sous le fond de toile du f&#233;d&#233;ralisme. Les journalistes s&#233;rieux tomberaient s&#251;rement &#224; la renverse et les cameramen en &#233;chapperaient leur cassette. Jean Charest est f&#233;d&#233;raliste et il n'a pas besoin de le dire. On le sait depuis longtemps. Landry est conf&#233;d&#233;raliste, m&#234;me s'il se dit souverainiste, et il n'a pas besoin de nous le dire : on s'en est aper&#231;u. Il n'a pas besoin de nous le rappeler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1976, le P.Q. de Ren&#233; L&#233;vesque nous a fait le coup du bon gouvernement comme toile de fond et la promesse d'un r&#233;f&#233;rendum dans un premier mandat. Le Parti qu&#233;b&#233;cois nous a donn&#233; un bon gouvernement mais il n'a pas tenu de r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;. Il en a tenu un, en demandant un mandat de n&#233;gocier quelque chose qu'il nommait &#171; la souverainet&#233;-association (il y a eu une chicane ensuite pour savoir si l'expression devait avoir un trait d'union ou pas). Mais les Qu&#233;b&#233;cois, en 1980, n'ont pas vot&#233; sur la souverainet&#233;. Ils ont vot&#233; sur un mandat de n&#233;gociation avec le reste du pays, tout en n'ayant pas encore fait la souverainet&#233; sur leur propre territoire. Anachronisme. Incoh&#233;rence. D&#233;tournement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1994, le P.Q. de Jacques Parizeau, sans ambigu&#239;t&#233;, nous a promis de faire un r&#233;f&#233;rendum, dans son premier mandat, avec une question simple et claire. Le r&#233;f&#233;rendum a &#233;t&#233; tenu dans l'ann&#233;e qui a suivi l'&#233;lection du gouvernement p&#233;quiste, mais celui-ci a oubli&#233; sa promesse de tenir un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;. La question fort compliqu&#233;e, alambiqu&#233;e au maximum, que tous les &#233;lecteurs ont vite oubli&#233;e, tournait encore autour d'un mandat de n&#233;gociation. Le mot association avait &#233;t&#233; rel&#233;gu&#233; aux oubliettes et remplac&#233; par le mot partenariat. Mais le processus &#233;tait le m&#234;me. Pour une deuxi&#232;me fois, malheureusement, les Qu&#233;b&#233;cois ont vot&#233; sur autre chose que la souverainet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti qu&#233;b&#233;cois, il y a quelques semaines, voyant les sondages devenus favorables &#224; sa r&#233;&#233;lection, se pr&#233;pare &#224; nous faire le m&#234;me coup pour une troisi&#232;me fois. Pauline a d&#233;j&#224; pav&#233; la voie. L'&#233;lection ne sera pas r&#233;f&#233;rendaire ; l'&#233;lection ne promettra pas de tenir un r&#233;f&#233;rendum comme en 1994, mais l'&#233;lection aura comme toile de fond la souverainet&#233;. D&#233;cor plus ou moins p&#226;teux, all&#233;chant, selon la client&#232;le vis&#233;e. Rien de moins qu'une &#171; reformulation &#187; du bon gouvernement de 1976.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et vogue la gal&#232;re. Les Qu&#233;b&#233;cois sont caves, amn&#233;siques, oublieux, sans &#233;pine dorsale politique, priv&#233;s de rep&#232;res, de vis&#233;es &#224; long terme. Pourquoi ne pas en profiter une autre fois ? Tout le monde a reproch&#233; au Parti qu&#233;b&#233;cois de ne pas assez promouvoir la cause pour lequel il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. Tout le monde a affirm&#233; maintes et maintes fois que ce parti, m&#234;me au pouvoir, n'a pas fait avancer la cause pour laquelle il a &#233;t&#233; mis au monde. Et on se pr&#233;pare &#224; dire &#224; ce parti, pour une troisi&#232;me fois : reste comme cela ; on t'aime comme &#231;a parce que tu te fa&#231;onnes &#224; l'image du peuple que tu continues &#224; dominer, &#224; manipuler, &#224; torpiller par des calculs savants venant de strat&#232;ges bien &#233;quip&#233;s. Tu es en place ; tu restes en place ; tu ne veux pas qu'on te d&#233;range dans &#8230;ta place !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis plus prisonnier de ce parti que j'ai fond&#233; en 1968, et dans lequel je fus candidat deux fois, soit en 1970 et en 1973. A cette deuxi&#232;me &#233;lection historique du Parti qu&#233;b&#233;cois, alors qu'on ne parlait que de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, j'avais obtenu 38 % du vote. Tout cela, avec un budget de 1000 dollars. Je vous pr&#233;dis que lors du prochain scrutin, le 14 avril prochain, le Parti qu&#233;b&#233;cois n'atteindra pas ce score dans le comt&#233; de Matane. Et cela, apr&#232;s plus de 30 ans de suppos&#233; militantisme. Ceux qui me disent que la prise du pouvoir fait avancer les choses mentent &#224; la population. Le parti au pouvoir n'a pas fait avancer la cause nationale d'un pouce. Il n'a fait que multiplier les carri&#233;ristes politiques, qui, apr&#232;s deux mandats, rentrent dans leurs terres ou dans un quelconque minist&#232;re qu'ils acceptent comme une r&#233;compense donn&#233;e &#224; un enfant pour services rendus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que Pauline nous dise que la toile de fond sera la souverainet&#233;, soit ! Mais que la campagne se d&#233;roule sur une telle impr&#233;cision, cela ne passe pas. Si le Parti qu&#233;b&#233;cois veut &#224; nouveau avoir mon appui public et priv&#233;, il se doit de pr&#233;ciser son &#233;ch&#233;ancier. Sur la toile de fond du jeu politique qui recommence, je veux voir inscrit deux choses : la date du prochain r&#233;f&#233;rendum et la question d'un prochain r&#233;f&#233;rendum. Celle-doit doit appara&#238;tre clairement dans le ciel bleu de la toile de fond de Pauline : &#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne ind&#233;pendant en date du 23 juin 2005 ? &#187;(date fictive).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si tel est le cas, je voterai pour le Parti qu&#233;b&#233;cois. Sinon, je devrai consid&#233;rer qu'il n'y a pas dans le ciel qu&#233;b&#233;cois de parti ind&#233;pendantiste pr&#234;t &#224; dire avant le scrutin qu'il est ind&#233;pendantiste, qu'il est pr&#234;t &#224; dire qu'il l'est durant le scrutin et qu'il continue de l'&#234;tre &#224; la suite du scrutin. Je voterai donc, en mon &#226;me et conscience pour le parti qui me semble le mieux plac&#233; pour r&#233;gler un certain nombre de questions strictement provinciales. Le Parti qu&#233;b&#233;cois, sous la houlette de Landry, est devenu un parti conf&#233;d&#233;raliste, qui ne souhaite pas autre chose qu'un r&#233;am&#233;nagement de la conf&#233;d&#233;ration actuelle. Il ne nous m&#232;nera jamais &#224; l'ind&#233;pendance avec son horizon 2005, sa toile de fond qui nous fait r&#234;ver&#8230; bleu !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a un proverbe qui dit : &#171; Tu me trompes une fois, honte &#224; toi. Tu me trompes deux fois, honte &#224; moi &#187;. Tu ne me tromperas pas une troisi&#232;me fois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Note : Dans une entrevue au journal LE DEVOIR, le 8 mars 2003, Jean-Bernard Landry vient confirmer ce que je dis depuis si longtemps : cet homme n'est pas ind&#233;pendantiste. &#171; Si, demain matin, Jean Chr&#233;tien, dans un geste spectaculaire avant de quitter le gouvernement, disait : &#171; J'offre au Qu&#233;bec, dans le Canada, dans l'union canadienne, le statut de la France dans l'Union europ&#233;enne, la question qu&#233;b&#233;coise serait r&#233;gl&#233;e rapidement. Nous, on signerait et on le ferait ratifier par r&#233;f&#233;rendum et on le gagnerait dans des proportions effarantes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1. Landry sait tr&#232;s bien que Chr&#233;tien ne peut pas faire cela. Tout simplement parce qu'il n'en a pas le mandat de l'ensemble du pays actuel.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2. Les pays qui forment actuellement l'Union europ&#233;enne &#233;taient d'abord souverains avant d'entrer dans cette union. Le Qu&#233;bec n'ayant pas ce statut, comment peut-il demander &#224; un autre partenaire de faire une union &#233;conomique et politique alors qu'il n'a pas le statut pour le faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3. Les f&#233;d&#233;ralistes ont toujours eu raison sur ce point. Comment une province canadienne peut-elle ordonner de changer l'ordre constitutionnel des choses en gardant son statut de province ? C'est tout &#224; fait ridicule. Trudeau disait : &#171; Faites d'abord votre souverainet&#233;, et on verra apr&#232;s &#187;. Et il avait raison. Les deux op&#233;rations (souverainet&#233; et association s'il doit y en avoir une), ne doivent pas et ne peuvent pas se faire en m&#234;me temps).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4. Lorsque Landry demande &#224; Chr&#233;tien de poser ce geste, il ne fait que transposer chez un autre ce que le peuple lui refuse. Une telle demande de Landry doit faire rire le premier ministre Chr&#233;tien. Dans son for int&#233;rieur, il doit se dire ce que disaient ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Comment ces gens-l&#224; peuvent-ils &#234;tre pris au s&#233;rieux, lorsqu'ils nous demandent de faire le travail qu'ils ne sont pas capables de faire chez eux. L'ind&#233;pendance d'abord. Le reste suivra tout naturellement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5. Ce n'est pas Jean Chr&#233;tien qui doit offrir au Qu&#233;bec de changer l'ordre des choses. Il revient aux Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;cider d&#233;mocratiquement de leur statut politique. Et c'est &#224; leur gouvernement, respectant la volont&#233; populaire, d'offrir par la suite, de nouveaux arrangements &#233;conomiques avec le reste du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6. La phrase du premier ministre Landry est fort habile. Il fait parler son homologue Chr&#233;tien qui offre aux Qu&#233;b&#233;cois de rester dans le Canada tout en leur donnant, semble-t-il, un nouveau statut politique qui n'est pas tellement pr&#233;cis. L'astuce fait toujours partie du d&#233;cor. Et ainsi, une fois de plus, le P.Q. pourra peut-&#234;tre reprendre le pouvoir dans l'ambigu&#239;t&#233; et faire r&#234;ver &#171; en bleu &#187; le peuple sur un &#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum qui n'aura jamais lieu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7. Ma conviction reste inchang&#233;e. Le premier ministre du Qu&#233;bec, qui selon Michel Vastel parle souvent de Robert Bourassa au Conseil des ministres, ressemble comme deux gouttes d'eau &#224; celui qu'il v&#233;n&#232;re en cachette. N'a-t-il pas dit qu'il voterait OUI &#224; la question de Bruxelles &#8211; la question que Robert Bourassa avait sugg&#233;r&#233; lors de son voyage en Belgique ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous en avons une preuve de plus dans le journal de ce matin. Que ceux qui voteront P.Q. au prochain scrutin se le tiennent pour dit : un vote pour le P.Q. n'est pas un vote pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Un vote pour le P.Q. est un vote pour rester dans le Canada. M&#234;me avec un horizon 2005. Yvon Deschamps n'a pas &#224; r&#233;&#233;crire son monologue. Ce que les Qu&#233;b&#233;cois veulent, (y compris Jean-Bernard Landry) c'est un Qu&#233;bec fort dans un Canada uni. Vive le Canada ! Vive le Qu&#233;bec dans le Canada ! Vive l'ambigu&#239;t&#233; dans le r&#234;ve bleu d'un peuple toujours manipul&#233; par ceux qui veulent apparemment le lib&#233;rer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



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		<title>Consensus et l&#233;galit&#233; - selon nos politiciens</title>
		<link>http://www.vigile.net/Consensus-et-legalite-selon-nos</link>
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		<dc:date>2009-05-19T17:09:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Selon les sondages les plus fiables, les parents, en tr&#232;s grande majorit&#233;, sont en faveur de l'enseignement religieux et moral dans les &#233;coles publiques et priv&#233;es du Qu&#233;bec. Ceux-ci fr&#233;quentent rarement les lieux de culte mais tiennent &#224; ce que leurs enfants soient &#233;lev&#233;s dans la (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon les sondages les plus fiables, les parents, en tr&#232;s grande majorit&#233;,
sont en faveur de l'enseignement religieux et moral dans les &#233;coles
publiques et priv&#233;es du Qu&#233;bec. Ceux-ci fr&#233;quentent rarement les lieux de
culte mais tiennent &#224; ce que leurs enfants soient &#233;lev&#233;s dans la tradition
religieuse o&#249; leurs parents les ont &#233;lev&#233;s. Il y a l&#224; un grand paradoxe.
Les Qu&#233;b&#233;cois n'en sont pas &#224; leur premier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques jours, Jean Charest, Premier ministre du Qu&#233;bec, d&#233;clarait
tout &#224; fait le contraire, suite &#224; la marche tenue par des milliers de
parents &#224; Drummondville et qui d&#233;non&#231;aient l'imposition du cours &#201;thique et
culture religieuse. Pour justifier l'imposition de ce nouveau cours, le
Premier ministre affirmait, le plus s&#233;rieux au monde, que cette d&#233;marche
refl&#233;tait un large consensus au Qu&#233;bec et &#233;tait parfaitement l&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, il y a un consensus au Qu&#233;bec, mais il n'est pas autour du
nouveau cours &#233;tatique d'&#201;thique et culture religieuse impos&#233; par les
Parlementaires &#224; Qu&#233;bec. Il l'est au sujet de l'enseignement religieux
catholique et protestant et de l'enseignement d'une morale naturelle. Les
Qu&#233;b&#233;cois veulent ce type d'enseignement dans leurs &#233;coles, et ils le
veulent &#224; plus de 80 %. Ils ne veulent pas autre chose. Les autorit&#233;s
politiques, toute partisannerie confondue, souhaitent et imposent, depuis
quelques mois, exactement le contraire. Si la d&#233;mocratie c'est la volont&#233;
du peuple, par le peuple et pour le peuple (Abraham Lincoln), le Qu&#233;bec est
anti-d&#233;mocratique et bafoue la volont&#233; du plus grand nombre. Comment
comprendre ce non respect des citoyens et ce chambardement impos&#233;, contre
la volont&#233; d'une claire majorit&#233; ? L'histoire politique r&#233;cente du Qu&#233;bec
fournit la r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Charte des droits et libert&#233;s de la personne r&#233;git, depuis plus de 25
ans, le fonctionnement de la soci&#233;t&#233; civile qu&#233;b&#233;coise. L'&#233;nonc&#233; original
de cette Charte (1982), &#224; l'article 41, &#233;tait pourtant bien clair. &#171; Les
parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'exiger que,
dans les &#233;tablissements d'enseignement publics, leurs enfants re&#231;oivent un
enseignement religieux ou moral conforme &#224; leurs convictions, dans le cadre
des programmes pr&#233;vus par la loi. &#187; Une telle formulation reconnaissait
l'autorit&#233; primordiale des parents dans la transmission des valeurs
religieuses et morales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juin 2005, l'Assembl&#233;e nationale adoptait majoritairement et &#224; toute
vapeur, la loi 95 qui modifiait l'article 41 de la Charte des droits et
libert&#233;s de la personne. L'article se lit maintenant ainsi : &#171; Les parents
ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'assurer l'&#233;ducation
religieuse et morale de leurs enfants conform&#233;ment &#224; leurs convictions,
dans le respect des droits de leurs enfants et de l'int&#233;r&#234;t de ceux-ci. &#187; Le libell&#233; de la premi&#232;re version (1982) et celui de la deuxi&#232;me version
(1995) semblent &#224; tous points semblables, pour qui ne fait pas attention.
Dans la premi&#232;re version, les parents ont le droit d'exiger. Ils sont donc
les premiers responsables. Dans la deuxi&#232;me version, les parents deviennent
les mandataires (ils n'exigent plus&#8230;ils s'assurent) d'une autre personne
qui peut juger de ce qui est dans l'int&#233;r&#234;t de l'enfant en mati&#232;re
religieuse et morale. Aucune personne n'&#233;tant nomm&#233;e explicitement dans
l'article modifi&#233; de la Charte, il va de soi que c'est l'&#201;tat qui doit
faire respecter cette r&#232;gle et, forc&#233;ment, celui-ci devient le d&#233;tenteur
d'un droit qui, il n'y a pas si longtemps, revenait exclusivement aux
parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Charest a raison. La d&#233;marche actuelle gouvernementale est
parfaitement l&#233;gale. Puisque son gouvernement, - avec la complicit&#233; de
l'Opposition p&#233;quiste de l'&#233;poque - a chang&#233; la loi afin de faire
l&#233;galement ce que les parents n'ont jamais voulu que leur gouvernement
fasse dans les faits : leur enlever le droit fondamental d'&#233;lever leurs
enfants selon leurs convictions religieuses et morales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nouvelle article 41 de la Charte qu&#233;b&#233;coise viole la libert&#233; de
conscience et va en contradiction avec les Chartes internationales de
droits et libert&#233;s. Elle permet &#224; l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois d'imposer le contenu
d'un cours d'&#233;thique et culture religieuse, sans que les parents aient le
droit de s'y opposer, sans que les parents aient le droit d'en soustraire
leurs propres enfants, sans que les parents aient un droit de regard sur le
contenu religieux et moral enseign&#233; &#224; leurs enfants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;tat du Qu&#233;bec, par le biais du Minist&#232;re de l'&#201;ducation, peut,
dor&#233;navant imposer, modifier, ajouter un contenu id&#233;ologique particulier
dans les cours offerts, tant au niveau primaire que secondaire, sans que
les parents puissent dire un seul mot. C'est, en d'autres termes,
l'imposition d'une religion d'&#201;tat, sans droit de regard venant de ceux qui
sont les premiers concern&#233;s. L'&#201;tat, unilat&#233;ralement peut d&#233;cider ce qui
doit &#234;tre transmis comme valeurs religieuses et morales &#224; tous les
&#233;tudiants fr&#233;quentant les &#233;coles du territoire qu&#233;b&#233;cois. Subrepticement,
le Qu&#233;bec est tomb&#233;, sans le savoir et sans le vouloir clairement, en
r&#233;gime totalitaire. Contenu &#233;tatique ; assistance obligatoire aux cours,
aucune d&#233;rogation. Il y a des r&#233;gimes politiques qui ont proc&#233;d&#233; ainsi dans
l'histoire du XXe si&#232;cle. A chacun d'en dresser la nomenclature.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai lu le contenu int&#233;gral du devis du cours &#201;thique et culture
religieuse impos&#233; par le Minist&#232;re de l'&#201;ducation, tant au niveau primaire
et secondaire. A mon sens, ce cours s&#232;me la confusion dans les esprits des
jeunes, enl&#232;ve aux parents un droit fondamental qui est la transmission des
croyances familiales, met sur le m&#234;me pied d'&#233;galit&#233; &#171; religion r&#233;v&#233;l&#233;e &#187;
(surnaturelle) et &#171; &#171; religions dites naturelles &#187;, et surtout, permet au
gouvernement d'imposer des philosophies et des contenus religieux qui ne
rel&#232;vent pas de sa comp&#233;tence et qui peuvent aller &#224; l'encontre de la
volont&#233; des parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De toute fa&#231;on, ce nouveau programme est vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Les professeurs
sont mal pr&#233;par&#233;s pour l'enseigner. Ceux qui essaient de le faire, en
grande majorit&#233;, le font &#224; contre c&#339;ur, souvent pour compl&#233;ter une t&#226;che
r&#233;guli&#232;re incompl&#232;te. On voit ici le s&#233;rieux du Minist&#232;re de l'&#201;ducation
qui accepte, que des incomp&#233;tents livrent un contenu t&#233;n&#233;breux, mal ficel&#233;,
souvent incoh&#233;rent. Dans quelques ann&#233;es, le Minist&#232;re sera autoris&#233; &#224;
dire que les jeunes ne veulent plus rien savoir de la religion et proc&#233;dera
&#224; l'abolition pure et simple de ce cours inadapt&#233;, allant &#224; l'encontre des
droits fondamentaux des parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Premier ministre peut bien dire que l'action de son gouvernement est
l&#233;gale et rejoint un consensus dans la population. Il a, avec la complicit&#233;
de Pauline Marois qui se tient coi, l'habilet&#233; du politicien qui joue avec
les mots. Les parents, d'une part, souhaitaient, &#224; plus de 80 %, conserver
le droit de choisir entre l'enseignement religieux catholique et protestant
et le cours de morale naturelle. D'autre part, le consensus autour du cours
&#201;thique et culture religieuse n'existe tout simplement pas. Et pour rendre
l&#233;gale l'action de son gouvernement, il a profit&#233; de la canicule de l'&#233;t&#233;
1995, en accord (pour une fois&#8230;) avec le Parti qu&#233;b&#233;cois, pour modifier la
Charte qu&#233;b&#233;coise, article 41, qui permet &#224; l'&#201;tat d'assurer la
transmission d'une culture religieuse de son choix, enlevant ainsi aux
parents le droit d'exiger qu'un enseignement soit fait, conform&#233;ment &#224;
leurs droits fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur une question aussi fondamentale, le gouvernement devrait se pr&#233;valoir
de la loi sur les consultations populaires. Et faire, dans les plus brefs
d&#233;lais, un r&#233;f&#233;rendum sur la question. De toute &#233;vidence, il pourrait avoir
des surprises. La question r&#233;f&#233;rendaire pourrait &#234;tre la suivante :
Acceptez-vous que le gouvernement du Qu&#233;bec abolisse la loi 95 qui
modifiait l'article 41 de la Chartre des droits et libert&#233; de la personne
et redonne aux parents le droit fondamental de choisir le type
d'enseignement qu'ils leur convient dans le domaine religieux et moral ? Les
Qu&#233;b&#233;cois, pour une fois, pourraient bien &#234;tre tent&#233;s de voter Oui !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte - Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le 29 avril&#8230; 39 ans plus tard !</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-29-avril-39-ans-plus-tard</link>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le 29 avril&#8230; 39 ans plus tard ! &#171; La libert&#233; ne peut &#234;tre que toute la libert&#233; ; un morceau de libert&#233; n'est pas la libert&#233; &#187;. (Max Stirner) Le 29 avril 1970, le Parti qu&#233;b&#233;cois, participant &#224; sa premi&#232;re &#233;lection, faisait &#233;lire sept d&#233;put&#233;s sur l'ensemble du territoire (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 29 avril&#8230; 39 ans plus tard !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La libert&#233; ne peut &#234;tre que toute la libert&#233; ; un morceau de libert&#233; n'est pas la libert&#233; &#187;.&lt;br&gt; (Max Stirner)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 29 avril 1970, le Parti qu&#233;b&#233;cois, participant &#224; sa premi&#232;re &#233;lection, faisait &#233;lire sept d&#233;put&#233;s sur l'ensemble du territoire qu&#233;b&#233;cois. Quelques-uns, depuis, sont morts, dont l'illustre psychiatre Camille Laurin, p&#232;re de la loi 101.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3834 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_g%C3%A9n%C3%A9rale_qu%C3%A9b%C3%A9coise_de_1970&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_29-resultats-2.jpg' width=&quot;600&quot; height=&quot;406&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1970, avec de tr&#232;s humbles moyens, j'&#233;tais de la cohorte des soldats p&#233;quistes de la premi&#232;re heure. Avec une &#233;quipe enthousiaste, sans exp&#233;rience, mais avec le c&#339;ur &#224; l'ouvrage, je recueillais, comme candidat officiel du Parti qu&#233;b&#233;cois, 24 % des suffrages exprim&#233;s. Doris Lussier, mon voisin de comt&#233;, apr&#232;s six mois de campagne acharn&#233;e, r&#233;coltait 23 % du vote populaire. J'ai encore lettre qu'il m'adressait suit &#224; sa d&#233;faite contre Bona Arsenault.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois ans plus tard, en 1973, je tentais un retour en politique, toujours sous la banni&#232;re du Parti qu&#233;b&#233;cois, et, en ne parlant toujours que de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, je recueillais 38 % du vote populaire. Pour l'&#233;poque, c'&#233;tait toute une victoire ! Radio-Canada, &#224; l'&#233;mission Le 60, pr&#233;disait une victoire dans ma circonscription. Je fus battu par Marc-Yvan C&#244;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;39 ans plus tard, selon un sondage matinal, le PQ oscille autour de 40 %...en ne parlant JAMAIS de sa raison d'&#234;tre. Le chemin parcouru depuis 39 ans est donc&#8230; bien mince ! C'est ce qui se passe lorsque les vis&#233;es ne sont pas claires, lorsque les gens qui prennent le pouvoir font passer davantage le culte de leur personnalit&#233;, la soif de l'argent et l'exercice passager d'une fonction, avant le go&#251;t de faire triompher une cause, en l'occurrence ici celle d'un Qu&#233;bec libre et ind&#233;pendant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Victime des assoiff&#233;s du pouvoir qui ont conduit le Parti qu&#233;b&#233;cois au gouvernement de Qu&#233;bec en 1976, la cause de l'ind&#233;pendance s'est enlis&#233;e sous la houlette des apparatchiks p&#233;quistes, dont le seul but &#233;tait de se servir au lieu de servir la cause pour laquelle ils &#233;taient l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils ont invent&#233;, pour ce faire, des locutions verbales de toutes sortes, des mots pour le dire, des fa&#231;ons emberlificot&#233;es, des fa&#231;ons de l'exprimer et de le signifier, des expressions n&#233;buleuses, des mots gaffeurs, des affiches aguichantes, des slogans creux, des &#171; restons forts &#187;, des &#171; autres fa&#231;ons de gouverner &#187;, des &#171; j'ai confiance &#187;, afin de se servir d&#233;lib&#233;r&#233;ment du pouvoir, au lieu de servir la cause pour laquelle on les avait mis au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s ces premiers moments euphoriques de 1976, j'ai pris mes distances face &#224; ce parti qui ne nous menait partout et dans toutes les directions, utilisant des m&#233;andres calcul&#233;s, lesquels nous &#233;loignaient sans cesse de l'objectif que les militants de la premi&#232;re heure s'&#233;taient fix&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dorant la pilule, les bonzes-strat&#232;ges cach&#233;s ou dissimul&#233;s derri&#232;re des appareils &#224; faire fonctionner la machine du pouvoir, sortaient occasionnellement de leur bunker, pour venir &#171; stocker &#187; la cueillette des r&#233;actions de ceux qui s'&#233;poumonaient &#224; remplir la cagnotte, &#224; vendre des cartes tard dans la soir&#233;e, &#224; remplir de peine et de mis&#232;re les salles devenues &#224; moiti&#233; pleines. Ou, si vous voulez, &#224; moiti&#233; vides !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fabricants de mots, toujours &#224; l'&#339;uvre, se sont ing&#233;ni&#233;s &#224; inventer des expressions nouvelles pour faire croire &#224; la population que l'ind&#233;pendance, ce n'&#233;tait pas dangereux, que &#231;a pouvait se faire en douce, qu'il n'y aurait, somme toute, presque pas de sacrifices &#224; faire, et que les changements propos&#233;s allaient se r&#233;aliser sans lutte, sans r&#233;volution, sans que &#231;a fasse mal quelque part. L'ind&#233;pendance tranquille allait, tout d'elle-m&#234;me, &#234;tre le fruit de la r&#233;volution tranquille. Et que, dans les faits, le paradis attendait, un jour, le pauvre peuple &#233;gar&#233;, perdu dans cette logomachie invent&#233;e de toutes pi&#232;ces par des sp&#233;cialistes de la communication, des marchands du non-dit, des metteurs en sc&#232;ne de nouvelles strat&#233;gies, coll&#233;es &#224; la derni&#232;re grille d'un sondage command&#233;, o&#249; les derni&#232;res vell&#233;it&#233;s des Qu&#233;b&#233;cois &#233;taient mises en exergue, gonfl&#233;es et tartin&#233;es &#224; la mode du jour, toujours dans le but de gagner des votes, sans aucun souci de la cause qu'ils devaient porter et mener &#224; terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La naissance des expressions &#171; souverainet&#233;-association &#187;, souverainet&#233; et association (donc&#8230; sans trait d'union), souverainet&#233;-partenariat, union conf&#233;d&#233;rale, nouvelle union canadienne, firent, petit &#224; petit, leur apparition et compos&#232;rent, lentement mais fid&#232;lement, le nouveau lexique des ind&#233;pendantistes ( ?) &#224; tout crin. Et le pauvre petit peuple qu'on refusait toujours d'instruire et d'&#233;duquer, tombait, p&#233;riodiquement, dans le pi&#232;ge du verbalisme coutumier, constant, agr&#233;ment&#233; &#224; la sauce du dernier slogan, aux ingr&#233;dients des sondages, des tendances populaires, de l'&#233;lection possible &#224; remporter pour sauver in extremis la cause dont on ne parlait jamais ! 39 ans plus tard, la cause ind&#233;pendantiste se meurt parce qu'elle a &#233;t&#233; spoli&#233;e, vol&#233;e, trafiqu&#233;e, &#233;dulcor&#233;e par ceux-l&#224; m&#234;me qui avaient comme mission de l'expliquer, de la faire vivre, de la faire germer au c&#339;ur de la nation qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Force m'est de constater que ce ne sont pas les Anglais qui nous ont vol&#233; le pays &#224; faire. Le pays nous a &#233;t&#233; vol&#233; par ceux-l&#224; m&#234;mes qui avaient comme devoir de le faire lever, de le nommer, de le d&#233;velopper, de l'entretenir dans les terres intimes des c&#339;urs &#224; lib&#233;rer. Le pays a &#233;t&#233; d&#233;chiquet&#233;, mis en pi&#232;ces par ceux-l&#224; m&#234;mes en qui on avait mis toute notre confiance et qui devaient le faire sortir de terre. Ils se sont servis en nous disant qu'ils nous servaient ; ils se sont &#233;lev&#233;s en nous disant qu'ils allaient nous lib&#233;rer ; ils se sont engraiss&#233;s dans les verts p&#226;turages du pouvoir en nous disant qu'ils allaient nous d&#233;livrer des cha&#238;nes du pouvoir f&#233;d&#233;ral et de l'oppression des autres ; ils ont pactis&#233; avec l'occupant dominateur et usurpateur du territoire occup&#233;, allant jusqu'&#224; si&#233;ger dans son propre parlement, en b&#233;n&#233;ficiant largement d'un syst&#232;me que, des l&#232;vres seulement, ils condamnaient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce faisant, ils se sont moqu&#233;s des gens qu'ils ont si facilement manipul&#233;s, conquis &#224; leur cause personnelle, sachant tr&#232;s bien qu'en exploitant, un tant soit peu le nationalisme larv&#233; des Qu&#233;b&#233;cois mal inform&#233;s, leur petite gloriole triompherait bien avant la grandiose libert&#233; promise par la cohorte des conf&#233;d&#233;ralistes mal astiqu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;39 ans plus tard&#8230; la g&#233;n&#233;ration qui voulait la libert&#233; est entr&#233;e dans les terres de la passivit&#233; et s'est endormie sur les plages chaudes des autres pays, victimes d'un certain d&#233;couragement qu'on ne peut leur reprocher, il faut se l'avouer en toute simplicit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant ces ann&#233;es de combat mitig&#233;s, sporadiquement, dans ma r&#233;gion, des gens sont venus, de l'ext&#233;rieur, de Montr&#233;al, de Qu&#233;bec, de la C&#244;te-Nord, pour venir nous dire qu'ils allaient nous lib&#233;rer, que nos cha&#238;nes allaient tomber, et que le vent de libert&#233;, tant de fois annonc&#233;, allait enfin s'&#233;tendre sur nous, comme une brise du soir, et que la vent l&#233;ger de la libert&#233; allait enfin enrober ce Qu&#233;bec trop longtemps &#233;cras&#233;, programm&#233; par des sp&#233;cialistes &#224; l'&#339;il calculateur, au regard &#224; d&#233;visager, aux instincts dominateurs, tant de fois mesur&#233;s. Ils sont tous venus, le sourire aux l&#232;vres, l'air bien d&#233;cid&#233; : ils sont tous repartis, quelques ann&#233;es pass&#233;es, pour ne laisser en nos c&#339;urs que chants du soir esseul&#233;s, que promesses non tenues et bris&#233;es, que tensions d&#233;mesur&#233;es, que d&#233;ceptions multipli&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le combat pour l'ind&#233;pendance doit-il reprendre ? Je ne le sais pas, en toute sinc&#233;rit&#233;. S'il doit se faire, que ce soit dictionnaire &#224; la main, j'ose me r&#233;p&#233;ter. Pour &#233;viter le pi&#232;ge des locutions verbales, les mots d&#233;vi&#233;s de leur sens, les expressions impr&#233;cises, les mots &#224; la mode, ceux qui camouflent la dure r&#233;alit&#233;. La libert&#233; n'a pas de prix, bien d'autres avant moi, l'ont cri&#233;. Mais qui est pr&#234;t &#224; sacrifier, m&#234;me sa carri&#232;re, sa notori&#233;t&#233;, pour qu'elle germe et apparaisse dans la clart&#233; d'un nouveau soleil levant plusieurs fois annonc&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma g&#233;n&#233;ration a fourni le meilleur d'elle-m&#234;me, je peux vous l'assurer. Elle a oubli&#233;, cependant, de faire le relais &#224; la g&#233;n&#233;ration qui vient, toute pr&#233;occup&#233;e par leurs gadgets &#233;lectroniques, la course folle aux plaisirs dont elle est gav&#233;e, &#224; la r&#233;ussite individuelle, au succ&#232;s personnel &#224; tous prix et recherch&#233;. Le jeune d&#233;put&#233; de ma circonscription n'&#233;chappe pas &#224; la nouvelle donne &#233;tablie. Il fait semblant, en manipulant les mots, de dire que &#231;a va changer. Mais, dans les faits, il ne fait que recopier le vieux mod&#232;le des politiciens us&#233;s. Facebook &#224; l'appui, je n'ai pas besoin de le mentionner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mon espoir est du c&#244;t&#233; de ce &#171; leader introuvable &#187;, une esp&#232;ce de Barak Obama bien inspir&#233;, qui aurait le courage des mots, la clart&#233; dans l'expression, la vigueur et le courage combin&#233; &#224; une vision qui ne souffre d'aucune faille en ces temps malmen&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le voyez-vous venir ? Je ne le vois pas poindre dans le PQ mal vieilli et recroquevill&#233;. Si quelqu'un l'a trouv&#233;, il faut me le dire sans tarder. En attendant, malgr&#233; les ann&#233;es accumul&#233;es, je rencontre, depuis des ann&#233;es, les jeunes des polyvalentes d&#233;sorient&#233;s. Leurs yeux s'allument lorsque je leur parle de libert&#233;. Car, au fond, le po&#232;te l'a &#233;crit bien avant moi, je vous le fait remarquer. Le pays &#224; faire est au fond de chacun de nous. Il n'a ni pr&#233;sident ni roi. Il ressemble &#224; ce que chacun veut bien en faire, le temps d'un moment reconnu, l'instant d'une d&#233;cision collectivement assum&#233;e. Il faut du courage et de la tenacit&#233; pour y arriver. Pour ce faire, il faut deux choses essentielles et &#224; ne pas oublier : un leader bien inform&#233; ; un peuple unifi&#233;. Nous n'avons ni l'un ni l'autre. Comment esp&#233;rer, quand aucune de ces conditions n'est respect&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Matane&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La collectivit&#233; en panne</title>
		<link>http://www.vigile.net/La-collectivite-en-panne</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233; L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain. Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1983, le philosophe suisse Gilles Lipovetsky publiait un essai intitul&#233;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#200;re du vide : essai sur l'individualisme contemporain.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je viens de relire cet ouvrage quasi proph&#233;tique. Je consacrerai les
prochaines lignes &#224; vous causer de ce livre, toujours sur le march&#233;, et qui
devrait se retrouver rapidement sur les rayons de votre biblioth&#232;que
familiale ou celle de votre &#233;cole secondaire ou de votre C&#233;gep. Le monde actuel est entr&#233;, depuis plus de deux d&#233;cennies, dans une
approche purement individualiste de l'existence. Les autres ne comptent
plus. Chacun a raison de faire comme il fait, de penser comme il pense,
parce que c'est lui qui le fait et que c'est lui qui le pense. On vit dans
un &#233;tat permanent du proc&#232;s de l'autre. De l'auto-gratification de son
propre moi. Le nombrilisme &#224; l'&#233;tat pur. Cette fa&#231;on de faire, d'agir ou de
penser touche autant les individus que les institutions. Jadis, chacun se
croyait soumis aux r&#232;gles rationnelles collectives, &#224; l'universel, au
primat de la raison. Les nouveaux guides pr&#234;chent et encensent l'h&#233;donisme,
l'apathie, l'indiff&#233;rence face &#224; la collectivit&#233;. Rien de rigide n'encadre
maintenant les humains. Il n'y a plus de r&#232;gle commune. Il n'y a plus de
normes universelles. La seule vertu qui pr&#233;domine c'est la satisfaction
imm&#233;diate des besoins de l'individu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'ici, vivre en soci&#233;t&#233; consistait en un &#233;change de services.
Maintenant, la communaut&#233; humaine devient une soci&#233;t&#233; de libre-service.
Chacun y prend ce qui lui convient et critique la communaut&#233; qui ne lui
donne pas ce qu'il pense qu'elle devrait lui donner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_3728 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:153px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_16-vide.jpg' width=&quot;153&quot; height=&quot;246&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Devant la multiplication des choix, on propose une soci&#233;t&#233; ouverte, une
vie quotidienne sans imp&#233;ratif cat&#233;gorique. Les relations de travail sont
partout modifi&#233;es. Les horaires deviennent souples, adapt&#233;es. Toute
coercition est &#233;vacu&#233;e. La vie doit &#234;tre douce, sans contrainte. Le langage
entre les individus est feutr&#233;, neutre, aseptis&#233;. Il doit tenir compte de
l'individu, de son approche personnelle, de sa vision des choses, de son
rythme personnel. Chacun s'enferme dans son monde. Jusqu'aux &#233;tudiants,
causant du manque de communication entre les personnes, et qui ensuite,
entre dans la salle de cours avec leur baladeur accroch&#233; aux oreilles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne de la pornographie n'est pas &#233;tranger &#224; cette nouvelle
attitude narcissique. L'ordre ancien proclamait l'interdit, la censure. La
soci&#233;t&#233; individualiste &#171; d&#233;stantardise &#187; le monde sexuel. Le sexe est un
moment de s&#233;duction, uniquement accroch&#233; au plaisir. Chacun l'utilise comme
un besoin. Sa finalit&#233; est &#233;vacu&#233;e. Le n&#233;cessaire se confond avec l'utile.
Il est n&#233;cessaire d'avoir du sexe parce que par lui, on affirme son monde
le plus intime en se foutant ensuite de toutes les cons&#233;quences. Sexe &#224; la
carte, comme tout le reste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le nihilisme philosophique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le monde postmoderne, depuis deux d&#233;cennies, cultive l'&#232;re du vide. Le
nihilisme philosophique est adopt&#233; par diff&#233;rentes chapelles et, pour se
consoler d'une possible approche apocalyptique de l'existence, chante les
lendemains sans retour. Chacun habite son propre d&#233;sert.
Cons&#233;quences : la d&#233;saffection de toutes les grandes institutions humaines
comme la famille, l'&#201;glise, les regroupements coop&#233;ratifs, etc. Chacun
s'organise dans un climat d'indiff&#233;rence totale envers l'autre. La qu&#234;te du
sens de l'existence a compl&#232;tement disparu du radar de toute une
g&#233;n&#233;ration. La notion antagoniste de bien et de mal n'existe plus. La
d&#233;finition des r&#233;alit&#233;s fondamentales de l'existence humaine demeurent
flottantes, parfois banalis&#233;es. M&#234;me la notion de sacr&#233;, si ch&#232;re &#224; nos
p&#232;res et &#224; nos m&#232;res, a foutu le camp. Certains observateurs parlent bien
de l'arriv&#233;e de nouvelles valeurs. En creusant un tant soit peu, on
d&#233;couvre rien de plus qu'un syncr&#233;tisme individualiste, une panoplie de
faux-fuyants qui cr&#233;ent une ambiance coll&#233;e &#224; un monde &#233;ph&#233;m&#232;re. On
voudrait bien changer ce monde. Mais on ne sait plus quels param&#232;tres lui
accoler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Priv&#233;s d'une sorte d'&#233;toile polaire sur laquelle toute cette g&#233;n&#233;ration
voudrait bien se fier, on songe &#224; en finir avec une vie qui n'a plus de
finalit&#233;, qui se perd dans la satisfaction de tout ce qui se pr&#233;sente mais
qui ne satisfait rarement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'anxi&#233;t&#233; augmente &#224; un rythme effarant. Les &#233;tats d&#233;pressifs se
multiplient. L'animal humain, d&#233;barrass&#233; de toutes contraintes, toujours
&#171; cool &#187; mais jamais riv&#233; &#224; un roc sur lequel il pourrait asseoir toute son
existence, cherche et ne trouve plus. Il se sent, parfois, tout aussi
vuln&#233;rable, d&#233;sarm&#233;, d&#233;culott&#233; que tous ses devanciers. Il se trouve devant
l'inconnu qui l'emb&#234;te constamment. Il se sent d&#233;pourvu devant l'immensit&#233;
des difficult&#233;s qu'il doit affronter seul.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques d&#233;cennies la sensibilit&#233; politique permettait
l'accomplissement du moi et une ouverture sur l'autre. Devant le d&#233;sert
social qui ne r&#233;pond plus &#224; ce besoin de socialisation, l'homme moderne se
sent abandonn&#233;, vid&#233; de sa substance. La nouvelle morale, riv&#233;e uniquement
sur le plaisir, le comble quelques instants, mais ne lui permet pas de
retrouver son semblable. L'autre n'ayant plus de liens d'attaches solides,
il le voit uniquement comme un bien utile dont il peut se d&#233;barrasser &#224;
loisir et qui le laisse perplexe, la solitude revenue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jadis, l'autre permettait &#224; chacun de se retrouver. Le semblable
permettait &#224; chacun dessiner un chemin d'accueil et d'ouverture. Tout au
contraire, maintenant, l'utilisation occasionnelle de la pr&#233;sence du
semblable le d&#233;route et le d&#233;construit. L'homme est bien un animal social.
Mais il ne sait plus comment faire pour le r&#233;v&#233;ler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le culte du moi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;poque actuelle est caract&#233;ris&#233;e par le culte du moi. Pas &#233;tonnant que
les anciennes n&#233;vroses aient &#233;t&#233; remplac&#233;es par ce sentiment du vide
int&#233;rieur. Chacun est tellement programm&#233; par le culte du moi qu'il lui est
impossible d'aimer et de se sentir justement aim&#233;. Il ne peut plus
accueillir l'autre tel qu'il est. Le moi ayant pris toute la place.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'h&#233;donisme ou le culte du plaisir, &#224; cause de la consommation de masse,
est devenu la valeur fondamentale. L'homme moderne ne tient plus en place.
Il est ouvert au changement. Tous les modes de vie sont acceptables et
accept&#233;s. On assiste alors &#224; une d&#233;motivation g&#233;n&#233;rale pour la chose
publique, &#224; l'essoufflement de la contestation, au &#171; bien se sentir seul &#187;
devant son &#233;cran cathodique, clavardant avec un monde virtuel o&#249;
l'imagination l'emporte toujours sur les gestes pos&#233;s rationnellement. On
ne sait plus avec qui on communique, mais on a des centaines de noms pour
le faire qui s'alignent sur &#171; facebook &#187; afin de meubler une solitude de plus
en plus intol&#233;rable. Tous les choix sont possibles et bons. Il s'agit
d'ouvrir l'ordinateur et de pitonner.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette attitude de retournement sur soi-m&#234;me a de graves cons&#233;quences dans
la vie publique. Il n'est plus possible de vivre pleinement la d&#233;mocratie &#8211;
m&#234;me si on en revendique le nom &#8211; si chacun vit dans son terrier. Les
r&#233;sultats &#233;lectoraux des derni&#232;res consultations populaires d&#233;montrent un
affaiblissement marqu&#233; du taux de participation des citoyens. On parle
toujours de d&#233;mocratie. Mais, constamment on la bafoue, on l'&#233;carte et on
vit en rejetant ses devoirs de citoyens. On se garde un &#238;lot de &#171; chialage &#187;
quotidien contre le syst&#232;me mais on n'est pas pr&#234;t &#224; lever le petit doigt
pour le modifier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pire encore, la vague d'h&#233;donisme qui d&#233;ferle sur l'Occident conduit bien
des travailleurs &#224; abandonner leur travail quotidien parce qu'il ne
correspond plus &#224; la jouissance maximale qu'ils souhaitent y trouver. Le
travail restant toujours astreignant et d'une certaine fa&#231;on autoritaire &#8211;
on d&#233;pend habituellement d'un patron &#8211; on ne veut plus se soumettre &#224; aucun
diktat venant d'un autre. Chacun veut &#234;tre son propre boss, agir de la
fa&#231;on qu'il lui pla&#238;t, dessiner un horaire &#224; son go&#251;t, quitter lorsque bon
lui semble sans mesurer les cons&#233;quences personnelles ou collectives d'un
tel geste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le mode moderne a tellement ax&#233; toute l'existence sur la libert&#233;
individuelle qu'il n'est pas &#233;tonnant de voir appara&#238;tre l'instabilit&#233;
politique &#224; tous les niveaux. Les hommes ne veulent plus de ma&#238;tre. Y
compris le Ma&#238;tre supr&#234;me. Chacun est ma&#238;tre &#224; bord de son embarcation et
d&#233;rive sur un son radeau personnel. Comme s'il &#233;tait le seul sur la mer
enrag&#233;e de l'existence. Pas &#233;tonnant qu'un bon nombre coule leur bateau et
s'enfonce dans la profondeur anonyme des eaux noires et inconnues de la
vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La croisi&#232;re s'amuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que faire dans un monde qui est centr&#233; sur le culte du moi ? Rien d'autre
que de se divertir, de s'amuser. Et le divertissement postmoderne passe par
l'omnipr&#233;sence de l'humour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Moyen &#194;ge, on riait. On se moquait, &#224; des p&#233;riodes fixes, de tout ce
qui bougeait. Tout le monde y passait : la famille, les institutions,
l'autorit&#233;, etc. Cette p&#233;riode de d&#233;foulement collectif avait un terme.
Aujourd'hui, non seulement on rit de tout, mais on rit sans cesse. Les
cotes d'&#233;coute de la t&#233;l&#233; en font foi. Pour qu'une &#233;mission reste en ondes,
il lui faut une dose d'humour. Sinon, le public zappe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le rire est devenu la norme. La publicit&#233; en tient compte. La mode aussi.
L'&#226;ge humoristique a pris le pas sur l'&#226;ge esth&#233;tique. Le chic, c'est
l'originalit&#233;. On ne s'habille plus pour faire beau mais pour se faire
remarquer. On ach&#232;te un jean perc&#233; pour choquer, faire rire, faire
exception. On ne veut plus s'habiller comme tout le monde ; on veut &#234;tre
habill&#233; pour &#234;tre remarqu&#233;. Pour faire rire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vertu cardinale de cet &#226;ge de la consommation est ax&#233;e sur les valeurs
individuelles. L'humour permet &#224; chacun d'affirmer sa libert&#233; d'esprit, se
forger une image dominatrice, sup&#233;rieure, diff&#233;rente des autres qui
essaient d'en faire autant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La politique n'&#233;chappe pas &#224; ce courant humoristique. La candidature de
Coluche en France en est une preuve &#233;clatante. Le Qu&#233;bec a toujours son
parti Rhinoc&#233;ros. Afin que ceux qui ne croient plus &#224; la d&#233;mocratie se
donne l'illusion, en votant pour rire, que le monde va changer. L'ensemble
de l'art moderne (peinture, sculpture, dessins) n'&#233;chappe pas &#224; l'humour.
On peint, on dessine, on caricature pour &#233;pater la galerie. Ce que fait
l'autre est vu comme du th&#233;&#226;tre absurde par rapport &#224; soi. Il faut en faire
du d&#233;lire, de la moquerie. Lorsqu'on ouvre un journal, on court vite &#224; la
caricature avant de lire les articles s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sexualit&#233; n'est pas en reste dans ce courant de banalit&#233;s, de moqueries
perp&#233;tuelles. Les films pornos abondent et la caract&#233;ristique d'un bon
nombre de ces productions visent &#224; faire rire. Gr&#226;ce &#224; la technologie, on
peut faire du sexe une parodie constante et universelle. La multiplication
de ces sites sur le Net en est la preuve flagrante. Usant de proc&#233;dures
devenues courantes, on peut changer le sexe d'une personne, la
m&#233;tamorphoser d'homme en femme ou vice versa, lui ajouter ou retrancher
quelques attraits. Les initi&#233;s font courir leurs trouvailles sur le Net.
Bref, devant le vide, on essaie de trouver quelque chose qui peut le
combler. Le stade humoristique ne vise qu'une chose : la
d&#233;substantialisation de l'&#234;tre humain. N'ayant plus la capacit&#233; de se voir
tel qu'il est dans sa condition fondamentale, l'&#234;tre humain travestit son
existence en s'en moquant. Si la moquerie, comme dit le proverbe, est l'&#226;me
des faibles, la plan&#232;te est en train de suffoquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Que&lt;/strong&gt; faire ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;solument, chacun doit multiplier autour de lui les rapports d'&#234;tre &#224;
&#234;tre. Lutter de plus contre ce courant d'anonymat qui prolif&#232;re &#224; tous les
niveaux d'activit&#233; humaine, comme un tissu canc&#233;reux. En d'autres termes,
chacun doit se consid&#233;rer comme un serviteur. Serviteur de la v&#233;rit&#233;,
compagnon du bien, b&#226;tisseur de libert&#233;. Il ne suffit pas de dire que ce
monde va vers sa ruine. S'il y est conduit, comme par n&#233;cessit&#233;, c'est
qu'il portait en lui le principe de sa destruction. L'esp&#233;rance est
toujours possible. La crise que traverse l'homme occidental affirme Gabriel
Marcel est une crise m&#233;taphysique. La pire illusion est de s'imaginer que
tel ou tel am&#233;nagement social, politique ou institutionnel pourrait suffire
&#224; apaiser une inqui&#233;tude qui vient du tr&#233;fonds m&#234;me de l'&#234;tre. L'homme est
plus que la mesure de toutes choses. Le relativisme ambiant conduit
in&#233;vitablement &#224; un humanisme d&#233;grad&#233;. Un humanisme de la moisissure. Il ne
tient qu'&#224; nous de prendre les voies difficiles et exigeantes de la
recherche du vrai, du beau et du bien, afin de quitter r&#233;solument les
orni&#232;res du pessimisme qui gangr&#232;ne tout le climat actuel. Est-il permis,
bref, de b&#226;tir de l'ind&#233;dit (comme faire un pays !) quand tous les
ingr&#233;dients sont aux antipodes d'une r&#233;alisation potentielle ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Un &#233;chelon avant les vendeurs de chars usag&#233;s</title>
		<link>http://www.vigile.net/Un-echelon-avant-les-vendeurs-de</link>
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		<dc:date>2009-04-01T17:38:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le dernier sondage L&#233;ger Marketing, publi&#233; le 30 mars 2009, confirme que les citoyens du Qu&#233;bec ne font plus confiance aux politiciens. Les pompiers (96 %) suivis des infirmi&#232;res et des m&#233;decins (91 % et 89 %) ouvrent le palmar&#232;s. Ils sont suivis des facteurs, des fermiers. Les enseignants (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dernier sondage L&#233;ger Marketing, publi&#233; le 30 mars 2009, confirme que
les citoyens du Qu&#233;bec ne font plus confiance aux politiciens. Les pompiers
(96 %) suivis des infirmi&#232;res et des m&#233;decins (91 % et 89 %) ouvrent le
palmar&#232;s. Ils sont suivis des facteurs, des fermiers. Les enseignants
s'inscrivent par la suite avec un score enviable : 80%. Puis, suivent dans
l'ordre, les &#233;lectriciens, les v&#233;t&#233;rinaires, les ing&#233;nieurs, les policiers,
les notaires, les plombiers, les sondeurs, les juges, les chauffeurs de
taxi, les &#233;conomistes, les chiropracticiens, les journalistes, les
acupuncteurs et les banquiers. Les gens d'&#201;glise r&#233;coltent un maigre 30 %,
suivis des avocats avec un pi&#232;tre 26 %. Puis, les courtiers d'assurance,
les vendeurs d'autos neuves, les agents d'immeuble, les publicitaires
s'accrochent &#224; une moyenne oscillant autour de 25 %. Les syndicalistes et
les hauts fonctionnaires ne recueillent visiblement pas la cote du public.
Les premiers re&#231;oivent la confiance de 13 % des citoyens. Les seconds, 12
%. Les politiciens sont clou&#233;s au pilori avec 6% d'appuis, tout juste
avant les vendeurs de voitures usag&#233;es. En 1989, 18 % des r&#233;pondants
accordaient leur confiance aux politiciens. Vingt ans plus tard, leurs
appuis sont presque an&#233;antis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutes les professions du Qu&#233;bec fixent et exigent certains crit&#232;res afin
d'en arriver &#224; exercer un m&#233;tier ou une profession lib&#233;rale. Il est
n&#233;cessaire, par la suite, de la faire reconna&#238;tre par un comit&#233; de
s&#233;lection. Subir parfois l'&#233;preuve d'une p&#233;riode d'essai. Accumuler de
l'exp&#233;rience et se faire confirmer par ses pairs qu'un certain niveau de
comp&#233;tence a &#233;t&#233; atteint.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rien de tel en politique. Pour occuper un des 125 si&#232;ges de l'Assembl&#233;e
nationale, il suffit de remplir un formulaire d&#233;j&#224; pr&#233;par&#233; par le Bureau
des &#233;lections du Qu&#233;bec, de le faire signer par au moins une centaine de
citoyens aptes &#224; voter et de le d&#233;poser au bureau &#233;lectoral de la
circonscription o&#249; habite le candidat. Aucun examen d'admission. Aucun test
d'&#233;ligibilit&#233;. La carte de citoyennet&#233; permet &#224; tout homme et &#224; toute femme
habitant au Qu&#233;bec de briguer les suffrages. Il est donc possible, avec une
bonne organisation, qu'un citoyen arrive &#224; se faire &#233;lire d&#233;put&#233; d'une
circonscription, avec plus ou moins de pr&#233;paration, disposant d'une
formation minimale, m&#233;connaissant les m&#233;andres de la gouverne des affaires
de l'&#201;tat, incapable d'&#233;crire correctement sa langue maternelle, souvent
aussi incapable de s'exprimer correctement dans la langue du pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Y a-t-il des gens qui ont r&#233;ussi &#224; hisser leur niveau d'incomp&#233;tence au
Salon de la race &#224; Qu&#233;bec ? Pour le savoir, il vous suffit de vous asseoir
dans un bon fauteuil, du mardi au jeudi, de 14 heures &#224; 15 heures, afin
d'assister, en direct, &#224; la P&#233;riode de questions et r&#233;ponses orales,
t&#233;l&#233;diffus&#233;es sur le Canal de l'Assembl&#233;e. Constat primaire : certains
ministres &#233;prouvent des difficult&#233;s s&#233;v&#232;res d'&#233;locution et de
prononciation. Bon nombre d'entre eux ma&#238;trisent difficilement les
exigences de la langue maternelle. En cela, l'Opposition officielle n'est
pas en reste. Plusieurs v&#233;t&#233;rans massacrent constamment la langue de
Moli&#232;re. Il sont suivis d'un bon nombre de jeunes loups, nouvellement &#233;lus,
qui bafouillent, &#224; qui mieux mieux, et qui tr&#233;buchent, en interrogeant le
gouvernement, sur les mots les plus usuels du bon parler quotidien.
Certains de leurs &#233;crits ne m&#233;riteraient pas la note de passage en 5e
secondaire. Les questions pos&#233;es, les r&#233;ponses donn&#233;es, frisent
l'infantilisme, la gueulade de ruelles, les bras-le-corps des gamins de
quartiers. L'opposition n'est jamais contente du gouvernement. Le
gouvernement n'est jamais content de ce que jadis, l'Opposition officielle
faisait lorsqu'elle gouvernait. On assiste, tous les jours, &#224; des
gamineries dignes du r&#233;seau des maternelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Capotons-nous ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/Capotons-nous</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Capotons-nous</guid>
		<dc:date>2009-03-29T08:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Le voyage du pape Beno&#238;t XVI a permis &#224; bien des Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;verser leur hargne sur l'&#201;glise catholique, de propager des discours r&#233;ducteurs, des propos falsifi&#233;s sur la visite papale en terre africaine. Chez nous, c'est devenu coutume de ne pas lire les textes officiels produits (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le voyage du pape Beno&#238;t XVI a permis &#224; bien des Qu&#233;b&#233;cois de d&#233;verser
leur hargne sur l'&#201;glise catholique, de propager des discours r&#233;ducteurs,
des propos falsifi&#233;s sur la visite papale en terre africaine. Chez nous,
c'est devenu coutume de ne pas lire les textes officiels produits par le
Vatican et de se faire une opinion &#224; partir d'un article pondu par un
journaliste dont le but &#233;vident est de faire la premi&#232;re page du journal du
lendemain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une certaine presse verse de plus en plus dans la d&#233;sinformation. Elle en
profite pour ridiculiser celui qui a encore le courage de porter et
d'annoncer certains principes fondamentaux, certaines r&#232;gles morales
universelles, sans lesquelles l'humanit&#233;, malgr&#233; les avancements de la
techno-science, risque de tomber dans un tohu-bohu pr&#233;visible. Le sida,
maladie grave s'il en est, est en train de nous emp&#234;cher de r&#233;fl&#233;chir sur
notre condition humaine. Le pr&#233;servatif qui devrait l'emp&#234;cher, impose
subtilement une sexualit&#233; sans risques, qui d&#233;gagerait l'&#234;tre humain de
toute responsabilit&#233; dans sa vie sexuelle. Le pr&#233;servatif, petit &#224; petit,
est en train de cr&#233;er une mentalit&#233; inqui&#233;tante, &#224; savoir une sexualit&#233; en
kit, jetable apr&#232;s usage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une sexualit&#233; sans risques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'ai pas l'intention ici de d&#233;fendre les propos du pape lors de son
dernier voyage. Il est assez grand pour se d&#233;fendre tout seul. Mais
qu'a-t-il dit au juste ? Voici ce qu'il a dit, au sujet du sida, sur l'avion
qui le conduisait en Afrique, il y a quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; On ne peut vaincre ce probl&#232;me du sida uniquement avec de l'argent. S'il
n'y a pas l'&#226;me, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut r&#233;soudre ce
fl&#233;au en distribuant des pr&#233;servatifs ; au contraire, cela risque
d'augmenter le probl&#232;me. On ne peut trouver la solution que dans un double
engagement : le premier, une humanisation de la sexualit&#233;, c'est-&#224;-dire un
renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle fa&#231;on de se
comporter l'un envers l'autre ; et le second, une amiti&#233; vraie, surtout
envers ceux qui souffrent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notre soci&#233;t&#233; valorise la pulsion pour elle-m&#234;me alors que celle-ci ne
peut &#234;tre finalis&#233;e que dans la relation &#224; l'objet. Les maladies transmises
sexuellement, sont le plus souvent le r&#233;sultat d'un comportement sexuel
irresponsable. La responsabilit&#233; est l'un des crit&#232;res de la personne
libre. Or, cet appel &#224; devenir des personnes qui peuvent r&#233;pondre de leurs
actes est aujourd'hui rapidement &#233;vacu&#233; du discours pour &#234;tre remplac&#233; par
une opinion dominante, pr&#234;ch&#233;e aux jeunes et au moins jeunes, par une
propagande insidieuse et d&#233;vastatrice. On pourrait la r&#233;sumer ainsi : Fais
ce que tu veux, satisfais tes d&#233;sirs comme ils viennent, &#233;vite toute
frustration. Tu as droit &#224; la relation sexuelle, tes parents et tes
&#233;ducateurs n'ont rien &#224; te dire. Ce qui r&#233;sultera sera pris en compte par
la soci&#233;t&#233;. Oui, fais ce que tu veux comme tu le veux. Tout est possible
gr&#226;ce &#224; la merveilleuse invention du pr&#233;servatif. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne s'agit pas ici de savoir si on est pour ou contre le pr&#233;servatif. Il
s'agit de se demander de quelle mani&#232;re l'&#234;tre humain peut et doit
construire une sexualit&#233; authentiquement humaine. La sexualit&#233;, on le sait
d'exp&#233;rience, est une mani&#232;re d'&#234;tre en relation les uns avec les autres.
Elle est finalis&#233;e, en grand partie, par la relation avec l'autre. Comme la
tendance actuelle tire dans la direction de la d&#233;shumanisation de la
sexualit&#233;, le risque est que la sexualit&#233; devienne uniquement
instrumentalis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La mentalit&#233; actuelle repose sur le fait qu'une sexualit&#233; sans risques est
possible. Celle-ci s'incruste lentement dans les spots publicitaires, m&#234;me
dans les manuels de biologie scolaire. Remettre en cause cette approche
m&#233;canique des rapports sexuels entre les humains, d&#233;clenche rapidement des
r&#233;actions passionnelles et agressives et emp&#234;che de s'interroger
collectivement et personnellement sur le sens des rapports sexuels entre
les hommes et les femmes de bonne volont&#233;. Oser &#233;crire et dire que ce
mod&#232;le est r&#233;ducteur et ram&#232;ne l'&#234;tre humain &#224; une machine &#224; plaisir, c'est
courir le risque de se voir &#233;pingl&#233; le qualificatif de moralisateur. C'est
aller &#224; l'encontre du mod&#232;le sexuel admis de nos jours, un mode qui est le
plus souvent irrationnel et sans fondements. Notre soci&#233;t&#233; moderne
aurait-elle d&#233;couverte le moyen de mettre la vie sexuelle des humains &#224;
l'abri des contingences de l'existence ? Au nom des maladies transmises
sexuellement, faut-il exclure toute r&#233;flexion morale au sujet de la
sexualit&#233; et surtout mettre sous le boisseau tout discours anthropologique
sur le sens de l'amour humain ? Est-ce vrai que tout semble possible dans
les rapports sexuels entre humains dans la mesure o&#249; l'on se prot&#232;ge ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, l'amour, &#231;a se prot&#232;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sexualit&#233; humaine n'est pas r&#233;ductible &#224; la qu&#234;te du plaisir. Les
propos tenus par Beno&#238;t XVI, lors de sa conf&#233;rence de presse dans l'avion
qui l'amenait au Cameroun il y a quelques jours, ne fait que rappeler ce
point de vue eccl&#233;sial. Quelques journalistes, particuli&#232;rement ceux de
l'Europe (France et Allemagne en particulier), n'ont retenu de ses dires
qu'un mot ou deux : pr&#233;servatif et avortement. Tir&#233;s de son contexte, ils
peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s de diff&#233;rentes fa&#231;ons.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le christianisme n'est pas une mode. Un courant de pens&#233;e manipulable.
Falsifiable selon les d&#233;sirs de chacun. Pour lui, la sexualit&#233; doit &#234;tre
orient&#233;e, &#233;lev&#233;e et int&#233;gr&#233;e par l'amour qui, seul, la rend vraiment
humaine. Pr&#233;par&#233;e par le d&#233;veloppement biologique et psychique, elle cro&#238;t
harmonieusement et ne se r&#233;alise en pl&#233;nitude que par la conqu&#234;te de la
maturit&#233; affective qui se manifeste dans l'amour d&#233;sint&#233;ress&#233; et dans le
don total de soi-m&#234;me &#224; l'autre. Chacun, dans la relation, est renvoy&#233; &#224;
l'autre, car il admet qu'il n'a pas sa fin en lui-m&#234;me. L'amour am&#232;ne
l'autre &#224; se r&#233;aliser par le don d&#233;sint&#233;ress&#233; de lui-m&#234;me. Et chacun, dans
le rapport qu'il entretient avec l'autre dans un engagement fid&#232;le et
d&#233;finitif, prend sa source dans le fait qu'il est cr&#233;&#233; &#224; l'image de Dieu,
source de tout amour. Ici, l'amour n'est pas un sentiment ni une simple
&#233;motion. C'est avant tout &#171; un projet &#224; r&#233;aliser et une structure
relationnelle dans laquelle les sentiments et les &#233;motions prennent sens &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce type d'amour que l'&#201;glise a sans cesse prot&#233;g&#233;. Il implique le
libre choix des partenaires, leur consentement mutuel, l'&#233;galit&#233; entre
l'homme et la femme, l'acceptation des responsabilit&#233;s conjugale et
parentale dans la fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Entre l'id&#233;al et la r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le discours pastoral de l'&#201;glise catholique a sans cesse rappel&#233;, - depuis
l'apparition entre autre du sida - la n&#233;cessit&#233; de se prot&#233;ger, de ne pas
mettre en p&#233;ril la vie d'autrui. Le regrett&#233; cardinal Lustigier fut l'un
des premiers &#233;v&#234;ques fran&#231;ais &#224; le rappeler en 1988, lors d'une soir&#233;e
consacr&#233;e au sida. &#171; Quant &#224; vous qui &#234;tes atteints de cette maladie, si
vous ne pouvez pas vivre ainsi dans la chastet&#233;, prenez les moyens que l'on
vous propose, par respect pour vous-m&#234;me et par respect pour autrui. Vous
ne devez pas donner la mort. &#187; Le cardinal Coffy empruntait les m&#234;mes voies : &#171; Je suis face &#224; des gens qui ont des habitudes, qui ont une h&#233;r&#233;dit&#233;
lourde, je ne vais quand m&#234;me pas leur demander de tuer leur voisin, en
leur communiquant le sida. Par cons&#233;quent, en des cas tr&#232;s pr&#233;cis, il est
clair que le pr&#233;servatif s'impose. Le salut, la vie d'une personne compte
plus que toute autre chose. &#187; Le porte-parole de la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques
de France, Mgr di Falco corroborait les paroles de ses confr&#232;res dans
l'&#233;piscopat en 1995 : L'&#201;glise catholique propose de objectifs, un id&#233;al.
Certains refuseront jusqu'&#224; l'id&#233;al lui-m&#234;me. (&#8230;) L'&#201;glise croit que la
sexualit&#233; est belle, et fragile, et qu'elle est indissociable de l'amour.
L'&#201;glise croit que l'on ne peut pas r&#233;pondre aux questions justes et
l&#233;gitimes des jeunes par des consid&#233;rations uniquement m&#233;dicales, voire
v&#233;t&#233;rinaires. Alors, c'est vrai, l'&#201;glise ne rejoint pas le discours
h&#233;g&#233;monique et st&#233;rile du &#171; Mets un pr&#233;servatif et fais ce que tu veux. &#187;
Elle pr&#233;f&#232;re appeler &#224; la fid&#233;lit&#233; et &#224; l'abstinence, pas d'abord comme
moyen de combattre le sida : d'abord comme moyen de trouver le bonheur.
Mais il est bien &#233;vident, une fois montr&#233; l'objectif, que l'on doit &#234;tre
ni suicidaire ni criminel : il faut utiliser le pr&#233;servatif si, pour des
raisons qu'il ne m'appartient pas de juger, on n'a pas encore atteint
l'id&#233;al propos&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La clart&#233; du discours de l'&#201;glise catholique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;glise rappelle le sens de l'amour humain. La sexualit&#233; est belle et
demeure une des modalit&#233;s d'expression de cet amour. Elle propose et montre
les voies &#224; prendre pour atteindre l'id&#233;al de l'amour. Elle ne l'impose pas : elle invite chacun &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le sens des rapports amoureux entre
hommes et femmes et invite &#224; chacun &#224; prendre ses responsabilit&#233;s. Le
discours du pape, en ce sens, s'inscrit dans la longue tradition de
l'&#201;glise. Remettre tout se confiance en un instrument comme le pr&#233;servatif,
ne fait que m&#233;caniser les rapports sexuels entre les humains. L'humanit&#233;,
pour s'&#233;panouir et grandir, a besoin de plus que cela.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte &#8211; Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Pr&#233;servatif</title>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>(...) J'ai pris la peine de lire le verbatim de la conf&#233;rence de presse papale. Le pape semble bien inform&#233; sur les questions concernant la transmission du virus HIV en Afrique. Il interroge tout le monde sur l'insistance que l'on met pour pr&#233;venir la pand&#233;mie, en utilisant (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(...) J'ai pris la peine de lire le
verbatim de la conf&#233;rence de presse papale. Le pape semble bien inform&#233; sur
les questions concernant la transmission du virus HIV en Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il interroge tout le monde sur l'insistance que l'on met pour pr&#233;venir la
pand&#233;mie, en utilisant uniquement le condom. Il critique cette orientation
purement sanitaire. Il fait appel davantage au sens de la conscience
humaine et de la responsabilit&#233; dans nos comportements sexuels. Le
pr&#233;servatif semble &#234;tre devenu un sujet tabou sur lequel on ne peut plus
parler. Il fait parti du discours social habituel et participe
n&#233;cessairement &#224; la pratique sexuelle. Comme s'il n'y avait pas d'autres
alternatives pour &#233;viter la propagation de certaines maladies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'acte sexuel recherch&#233; pour lui-m&#234;me au gr&#233; des rencontres n'humanise pas
la sexualit&#233; ni la relation humaine dit un commentateur avis&#233; du Vatican.
Il entra&#238;ne bien des souffrances et p&#232;se sur la qualit&#233; du lien social.
Dans le meilleur des cas, l'acte sexuel n'a de sens que s'il s'int&#232;gre dans
une relation amoureuse mais pas comme une r&#233;ponse &#224; une impulsion r&#233;flexe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il n'y a pas l'&#226;me, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut
r&#233;soudre ce fl&#233;au en distribuant des pr&#233;servatifs : au contraire, cela
risque d'augmenter le probl&#232;me. On ne peut trouver la solution que dans un
double engagement : le premier, une humanisation de la sexualit&#233;,
c'est-&#224;-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle
fa&#231;on de se comporter l'un envers l'autre, et le second, une amiti&#233; vraie,
surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilit&#233; &#224; &#234;tre avec les
malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont
ces facteurs qui aident et qui portent des progr&#232;s visibles. Il faut
renouveler l'homme int&#233;rieurement, donner une force spirituelle et humaine
pour un comportement juste &#224; l'&#233;gard de son propre corps et de celui de
l'autre ; d'autre part, il faut renouveler aussi notre capacit&#233; &#224; souffrir
avec ceux qui souffrent, &#224; rester pr&#233;sent dans les situations d'&#233;preuve.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est le r&#244;le du Pape d'affirmer que, sans une &#233;ducation au sens des
responsabilit&#233;s, on pourra difficilement faire diminuer l'expansion virale.
La transmission du virus du sida est parfaitement &#233;vitable. Il ne s'attrape
pas comme celui de la grippe. Il est li&#233; aux comportements et aux pratiques
sexuelles. En ciblant uniquement le pr&#233;servatif, en laissant entendre &#171; fais ce que tu veux &#187;, on risque de confirmer des comportements qui posent
d&#233;j&#224; probl&#232;me et on &#233;vite de les penser. Le pr&#233;servatif n'est pas un
principe de vie. C'est la responsabilit&#233; qui est un principe de vie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la soci&#233;t&#233; actuelle, le sens des choses et des mots est souvent
invers&#233; quand on affirme par exemple que &#171; le sida est la maladie de
l'amour &#187;. Il s'agit plut&#244;t du contraire : il est surtout l'expression
d'une errance affective et d'une impulsivit&#233; sexuelle. Autrement dit, il y
a un certain conformisme de la pr&#233;vention qui &#233;vite de poser les vraies
questions au sujet des comportements sexuels aujourd'hui. Nous avons &#224; nous
interroger afin de consid&#233;rer l'expression sexuelle avec davantage de
dignit&#233; qu'en favorisant des conduites et des pratiques inconsid&#233;r&#233;es.
C'est la question du sens de l'amour et de la fid&#233;lit&#233; qui se trouve
pos&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Probablement pas&#8230;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Probablement-pas</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Probablement pas&#8230; Les chevaliers de l'ath&#233;isme font de plus en plus leur &#171; coming out &#187;. Le livre de Richard Dawkins Pour en finir avec Dieu se vend aux &#201;tats-Unis et en Angleterre &#224; des millions d'exemplaires. Comme tous les autres de son genre, l'auteur essaie de (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Probablement pas&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les chevaliers de l'ath&#233;isme font de plus en plus leur &#171; coming out &#187;. Le
livre de Richard Dawkins &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pour en finir avec Dieu&lt;/i&gt; se vend aux &#201;tats-Unis et
en Angleterre &#224; des millions d'exemplaires. Comme tous les autres de son
genre, l'auteur essaie de d&#233;montrer l'inutilit&#233; de Dieu dans la vie. Il a
sans doute raison : Dieu, s'il existe, n'est pas quelque chose d'utile
comme un objet quelconque. S'il est, il est l'&#202;tre n&#233;cessaire. Et seule la
philosophie peut faire la d&#233;monstration de ce qu'est un &#234;tre n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques mois, une campagne &#171; ath&#233;e &#187; a d&#233;marr&#233; en Angleterre et elle
se r&#233;pand maintenant dans plusieurs pays d'Europe. Le slogan anglais se lit
comme suit : &#171; There is probably no God. Now stop worrying and enjoy your
life &#187;. Traduction : &#171; Dieu n'existe probablement pas, alors cessez de vous
en faire et profitez de la vie &#187;. Allez dire cela &#224; un parapl&#233;gique en
fauteuil roulant, un malade atteint du cancer ! Allez afficher cela &#224; la
porte d'un patient en phase terminale !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le slogan des ath&#233;es affirme que Dieu n'existe probablement pas. Il
semble qu'ils ne sont pas certains qu'il n'existe pas. Sinon, ils auraient
&#233;crit : assur&#233;ment pas. Le philosophe Blaise Pascal affirme que si
l'existence de Dieu &#233;tait certaine, il n'y aurait pas d'ath&#233;es. S'il y a
des ath&#233;es, c'est que Dieu n'est pas &#233;vident.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Trois r&#233;ponses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a trois r&#233;ponses possibles face au probl&#232;me de l'existence de Dieu.
La premi&#232;re remonte &#224; l'Inde ancienne selon laquelle le monde physique dans
lequel nous baignons n'est qu'une illusion, une apparence. L'exp&#233;rience
humaine pr&#233;sente n'est qu'un songe. La supr&#234;me r&#233;alit&#233; est dans le monde
spirituel d'o&#249; l'&#234;tre provient. Le corps n'est qu'une enveloppe dans lequel
l'&#226;me humaine est enferm&#233;e. Chaque &#226;me est une parcelle de l'&#194;me
universelle d'o&#249; chacun origine. Apr&#232;s la mort, - souvent apr&#232;s de
multiples r&#233;incarnations &#8211; l'&#226;me se fusionne avec les autres &#226;mes,
reconstituant ainsi l'Un ou la Grande Chose, d'o&#249; chacun provient avant sa
chute dans un corps. En bref, chacun est une parcelle du divin. Chacun est
divin. Il n'y a donc pas de Dieu, &#202;tre n&#233;cessaire et cr&#233;ateur. C'est
l'enseignement des grandes religions orientales comme le bouddhisme et
l'hindouisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une deuxi&#232;me r&#233;ponse consiste &#224; dire que cet Univers physique que nos sens
aper&#231;oivent est bien r&#233;el, que cet univers existe bel et bien
ind&#233;pendamment de l'homme, mais que ce monde est l'&#202;tre absolu. Que le
monde est la totalit&#233; de l'&#234;tre. Que l'&#234;tre du monde se suffit &#224; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il ne peut y avoir d'&#202;tre qui cr&#233;e le monde puisque le monde englobe la
totalit&#233; de toute la r&#233;alit&#233;. Le monde est donc divin. Il est l'Absolu. Les
tenants de cette th&#232;se se disent mat&#233;rialistes ou ath&#233;es. Dieu, comme
cr&#233;ateur du monde visible et invisible, n'existe donc pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, une autre r&#233;ponse remonte aux anciens H&#233;breux. Celle-ci enseigne,
tout comme la tradition mat&#233;rialiste, que le monde physique est bien r&#233;el,
existe bel et bien ind&#233;pendamment de l'&#234;tre humain qui le conna&#238;t. Cette
tradition affirme que le monde n'est pas l'&#234;tre absolu ou le seul &#234;tre. La
tradition biblique enseigne que l'univers a commenc&#233;, qu'il s'use, qu'il va
un jour s'&#233;teindre et que l'&#202;tre absolu est autre chose que l'univers.
C'est la th&#232;se chr&#233;tienne du Dieu cr&#233;ateur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Laquelle de ces trois visions est la bonne ? Laquelle est la vraie ?
Laquelle correspond &#224; la r&#233;alit&#233; objective ? Chacun dispose d'une seule et
unique instrument pour r&#233;pondre &#224; cette question : sa propre raison. Et
d'un seul et unique point de d&#233;part : l'exp&#233;rience sensible,
scientifiquement explor&#233;e. La r&#233;flexion et la r&#233;ponse donn&#233;e &#224; cette grande
question n'est jamais d&#233;finitive. C'est un long travail et tr&#232;s peu de gens
vont jusqu'&#224; y consacrer l'essentiel de leur temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Point de d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question de l'existence de Dieu ne peut se traiter qu`&#224; partir de la
r&#233;alit&#233; objective de l'univers. Il faut partir de la r&#233;alit&#233; du monde
visible, donn&#233;e dans l'exp&#233;rience humaine, pour aller &#224; une autre
existence, une r&#233;alit&#233; invisible, qui n'est pas donn&#233;e dans l'exp&#233;rience
sensible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ath&#233;isme - doctrine philosophique qui nie l'existence de Dieu - affirme
que l'Univers est seul. Qu'il se suffit &#224; lui-m&#234;me. Qu'il n'a besoin
d'aucun &#202;tre absolu pour &#234;tre ce qu'il est. Il est le seul &#234;tre. Il est la
totalit&#233; de l'&#234;tre. Hors de lui, il n'y a pas d'autres &#234;tres. Il est donc
l'&#202;tre absolu. Il est donc dieu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ath&#233;isme est-il pensable aujourd'hui, compte tenu de ce que
l'astrophysique peut dire du monde, de son &#233;volution, de son contenu ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le philosophe Claude Tresmontant r&#233;pond ainsi &#224; cette interrogation. Si
l'univers est le seul &#234;tre, il est forc&#233;ment &#233;ternel, dans le pass&#233;,
puisque l'&#234;tre, la totalit&#233; de l'&#234;tre ne peut pas sortir du n&#233;ant absolu.
C'est une &#233;vidence qui ne peut pas &#234;tre d&#233;montr&#233;e. Si le monde tel qu'il
est ne vient pas de Dieu, il doit venir de quelque part. Les ath&#233;es
soutiennent qu'il vient de nulle part, qu'il est sorti tout seul du n&#233;ant
absolu. Comment un monde qui existe bien peut-il sortir de rien ? Du n&#233;ant ?
La r&#233;ponse est simple : les ath&#233;es se trompent. Du n&#233;ant absolu, rien ne
peut surgir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'univers est la seule r&#233;alit&#233; et la totalit&#233; de la r&#233;alit&#233;, il faut
donc qu'il n'ait jamais commenc&#233;, car s'il avait commenc&#233;, il aurait surgi,
lui le seul &#234;tre, lui l'&#234;tre total, du n&#233;ant absolu, ce qui est quelque
chose d'impossible et d'impensable. Du n&#233;ant, de rien, rien ne peut
surgir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ath&#233;isme - celui d'hier et celui d'aujourd'hui &#8211; doit donc professer
l'&#233;ternit&#233; de l'univers. Sinon, il se contredirait lui-m&#234;me. Comme
l'univers ne peut surgir de rien, qu'il ne peut, selon l'ath&#233;isme, surgir
de quelqu'un d'autre, il faut donc que l'univers ait &#233;t&#233; depuis toujours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, que dit l'astrophysique moderne sur l'univers. La science affirme que
l'Univers est un ensemble de galaxies. Celle dans laquelle l'&#234;tre humain
vit contient environ 100 milliards d'&#233;toiles. Selon les scientifiques,
notre galaxie aurait sept &#224; dix milliards d'ann&#233;es. Notre galaxie a donc
commenc&#233; quelque part dans le temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La science affirme, en plus, que l'Univers entier, qui est un ensemble de
galaxies, a un &#226;ge limit&#233;. On le fixe g&#233;n&#233;ralement autour de quinze ou
vingt milliards d'ann&#233;es. Le monde a donc eu un d&#233;but. Il n'a pas toujours
&#233;t&#233;. S'il n'a pas toujours exist&#233;, il doit venir de quelque part, puisque
de RIEN, du N&#201;ANT, rien ne peut advenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Univers est un syst&#232;me g&#233;n&#233;tique. Un syst&#232;me en r&#233;gime de gen&#232;se et
d'&#233;volution. Le d&#233;but de l'univers semble &#234;tre une mati&#232;re simple.
Peut-&#234;tre un atome d'hydrog&#232;ne. L'&#233;volution a donn&#233; une mati&#232;re de plus en
plus complexe, laquelle est tr&#232;s r&#233;cente. Dans l'univers l'information
augmente au cours du temps, et m&#234;me d'une mani&#232;re acc&#233;l&#233;r&#233;e. Ainsi,
l'apparition de l'homme est toute r&#233;cente. Il est l'animal le plus complexe
apparu dans la nature. Son cerveau contient 14 milliards de neurones. Le
message g&#233;n&#233;tique humain est sans pareil dans le monde. Il se trouve
enroul&#233; dans la t&#234;te du spermatozo&#239;de et dans le noyau de l'ovule, et
mesure, si on le d&#233;roule, environ trois m&#232;tres de longueur, le tout dans
une masse de quelques millioni&#232;mes de milligramme. De la mati&#232;re&#8230;quasi
immat&#233;rielle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En aucun moment, dans l'histoire de l'Univers, on peut trouver d'o&#249; vient
et d'o&#249; surgit cette acc&#233;l&#233;ration et cette augmentation de l'information.
Le pass&#233; de l'Univers ne peut expliquer son avenir. Son avenir est toujours
plus riche en information que celle de son pass&#233;. Du moins, on peut jamais
sortir du plus, dit-on, en philosophie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut donc reconna&#238;tre que l'Univers est un syst&#232;me qui re&#231;oit sans
cesse de l'information nouvelle, qui n'&#233;tait pas l&#224; hier, qui n'&#233;tait pas
l&#224; avant le moment pr&#233;sent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On appellera comme on voudra l'origine ou la source de cette information
qui ne peut venir du pass&#233;, puisqu'on ne la trouve pas, mais qui est
toujours nouvelle, originale, communiqu&#233;e &#224; un Univers qui est caus&#233; par
une Cause Premi&#232;re. Par une r&#233;alit&#233; invisible qui lui donne d'&#234;tre ce qu'il
est tout en ne restant jamais ce qu'il est dans l'instant pr&#233;sent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette source, il n'y a aucun inconv&#233;nient de le d&#233;signer du vieux mot de
DIEU.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le temps fuit&#8230;</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-temps-fuit</link>
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		<dc:date>2008-12-29T20:56:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>L'ann&#233;e 2008 tire &#224; sa fin. Elle vient tout juste de commencer et voil&#224; qu'elle s'envole tout aussi rapidement qu'elle est venue. La nouvelle ann&#233;e se pointe et voil&#224; que le monde oubliera vite qu'elle est arriv&#233;e et que bient&#244;t elle s'en ira, elle aussi, (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ann&#233;e 2008 tire &#224; sa fin. Elle vient tout juste de commencer et voil&#224; qu'elle s'envole tout aussi rapidement qu'elle est venue. La nouvelle ann&#233;e se pointe et voil&#224; que le monde oubliera vite qu'elle est arriv&#233;e et que bient&#244;t elle s'en ira, elle aussi, tout aussi vite qu'elle est apparue. L'euphorie du nouvel an s'estompera rapidement. D&#232;s le 2 janvier, la vie routini&#232;re reprendra ses droits. Chacun s'apercevra, une fois de plus, que le temps d'un nouveau commencement n'&#233;tait en fait que la poursuite de ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Qu'est-ce donc que le temps, disait le philosophe africain Saint-Augustin, mort en 430 ? Si personne ne m'interroge, je le sais ; si je veux r&#233;pondre &#224; cette demande, je l'ignore. Et pourtant j'affirme hardiment, que si rien ne passait, il n'y aurait point de temps pass&#233; ; que si rien n'advenait, il n'y aurait point de temps &#224; venir, et que si rien n'&#233;tait, il n'y aurait point de temps pr&#233;sent. Or, ces deux temps, le pass&#233; et l'avenir, comment sont-ils, puisque le pass&#233; n'est plus, et que l'avenir n'est pas encore ? Pour le pr&#233;sent, s'il &#233;tait toujours pr&#233;sent sans voler au pass&#233;, il ne serait plus temps ; il serait l'&#233;ternit&#233;. Si donc le pr&#233;sent, pour &#234;tre temps, doit s'en aller en pass&#233;, comment pouvons-nous dire qu'une chose soit, qui ne peut &#234;tre qu'&#224; la condition de n'&#234;tre plus ? Et peut-on dire, en v&#233;rit&#233;, que le temps soit, sinon parce qu'il tend &#224; n'&#234;tre pas ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le temps est une dimension de l'&#234;tre humain. Il exprime la situation &#233;ph&#233;m&#232;re de la cr&#233;ature humaine. S'attacher aux choses de ce monde coul&#233;es dans le temps ne peut qu'engendrer d&#233;ception, car les choses de ce monde ne sont qu'&#233;coulement vers le n&#233;ant. L'&#234;tre humain, dans le temps, aspire &#224; plus que ce que le temps lui offre. Le but du p&#232;lerinage sur terre n'est pas d'amasser des choses puisque toutes ces choses finiront pas ne plus &#234;tre et tomber dans l'oubli ou la d&#233;cr&#233;pitude. Tendu vers quelque chose de permanent, l'&#234;tre humain cherche un Absolu qu'il arrive bien difficilement &#224; d&#233;finir. Il lui manquera du temps pour arriver &#224; bien le circonscrire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jadis, le temps du Nouvel An permettait, &#224; l'int&#233;rieur de la famille, de signifier, l'espace d'un instant, ce permanent qui &#233;chappait au temps. Les embrassades familiales, contenaient un espace ouvert sur autre chose que la grisaille du temps pr&#233;sent. Nos anc&#234;tres se souhaitaient &#171; le paradis &#224; la fin de leurs jours &#187;. C'&#233;tait dire, en mots simples, que le temps s'ouvrait sur autre chose que l'an&#233;antissement du monde des choses. Les &#171; vieux &#187; en savaient bien plus sur le monde &#224; venir que bien des gens, aujourd'hui, bien instruits mais enferm&#233;s dans un pr&#233;sent qui leur &#233;chappe, un pass&#233; qu'il regrette et un futur incertain.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pr&#233;dictions pour 2009 sont mauvaises, tr&#232;s mauvaises. Les temps seront-ils mauvais ? Soyons bons et les temps seront bons. Car nous sommes le temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Un pseudo manifeste</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/10/28/212908.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ledevoir.com/2008/10/28/212908.html</guid>
		<dc:date>2008-10-28T13:51:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Pour c&#233;l&#233;brer le 40e anniversaire de sa fondation, le Parti de Pauline Marois publie un texte de... deux pages. Le texte est pr&#233;sent&#233; comme un manifeste qui, dans les faits, n'en porte que le nom. En r&#233;alit&#233;, il n'en est pas un. Un manifeste est une d&#233;claration &#233;crite, publique et (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Pour c&#233;l&#233;brer le 40e anniversaire de sa fondation, le Parti de Pauline Marois publie un texte de... deux pages. Le texte est pr&#233;sent&#233; comme un manifeste qui, dans les faits, n'en porte que le nom. En r&#233;alit&#233;, il n'en est pas un. Un manifeste est une d&#233;claration &#233;crite, publique et solennelle, par laquelle un groupe politique (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/10/28/212908.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	</item>



	<item>
		<title>Le frigidaire de Fran&#231;ois Legault</title>
		<link>http://www.vigile.net/Le-frigidaire-de-Francois-Legault</link>
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		<dc:date>2008-08-25T15:56:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Ce parti, depuis la d&#233;faite cuisante de mars 2007, rel&#233;gu&#233; au poulailler de l'Assembl&#233;e nationale, semble avoir perdu son enthousiasme des belles ann&#233;es.</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La proposition de Fran&#231;ois Legault de mettre la souverainet&#233; du Qu&#233;bec au frigidaire a soulev&#233; des remous dans le caucus de son propre parti.
Celui-ci, selon ce que les journalistes en ont rapport&#233;, s'est pli&#233; &#224; un
exercice particulier &#224; la chapelle p&#233;quiste : expliquer ce bavardage au
grand jour, devant les journalistes et la presse &#233;crite en sus. L'affaire a
&#233;t&#233; vite &#233;touff&#233;e. Fran&#231;ois Legault n'a pas comment&#233; sa d&#233;claration
publique &#224; la fin du caucus. Aucun d&#233;put&#233; n'a manifest&#233; publiquement son opinion au sujet de cette prise de position fort particuli&#232;re. Rien. Le
jargon habituel, comme toujours : tout est entr&#233; dans l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pauline Marois, pour faire taire toute grogne &#224; l'int&#233;rieur de ses troupes
affaiblies, a annonc&#233; une tourn&#233;e automnale pour promouvoir la
souverainet&#233;. De plus, elle pr&#233;voit le lancement d'un manifeste politique
(un autre !) afin de mettre &#224; jour l'argumentaire en faveur de la
souverainet&#233; du Qu&#233;bec, et cela, en pleine campagne &#233;lectorale f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois Legault, ex-aspirant &#224; la chefferie du Parti qu&#233;b&#233;cois, manifeste clairement par sa d&#233;claration voulue et certainement calcul&#233;e, qu'il y a un profond malaise au Parti qu&#233;b&#233;cois. Ce parti, depuis la d&#233;faite cuisante de mars 2007, rel&#233;gu&#233; au poulailler de l'Assembl&#233;e nationale, semble avoir perdu son enthousiasme des belles ann&#233;es. La constatation de l'ancien Ministre de la Sant&#233; et de l'&#233;ducation du Qu&#233;bec ne verse pas dans la dentelle. Il ne dit rien de moins que le PQ n'est plus cr&#233;dible en mati&#232;re de souverainet&#233;, constatant sur le terrain, qu'&#224; force d'en avoir trop longtemps parl&#233;, d'en avoir mal parl&#233;, d'avoir cess&#233; d'en parler, que les gens et surtout les militants les plus fervents, ne croient plus que ce parti va les conduire un jour &#224; l'ind&#233;pendance nationale. Il vient de donner raison &#224; Ren&#233; L&#233;vesque : un parti qui ne r&#233;alise pas ses objectifs en trente ans, doit se saborder. Bref, le PQ, qui doit f&#234;ter ses 40 ans d'existence en octobre 2008 a trouv&#233; un fa&#231;on originale de c&#233;l&#233;brer : cesser de parler de ce qui f&#251;t jadis sa raison d'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fran&#231;ois Legault dit qu'il faut recommencer le film du &#171; bon gouvernement &#187; de Ren&#233; L&#233;vesque avant de recommencer &#224; proposer un projet aussi emballant qu'incertain, la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. En ce sens, il ne fait que copier le chef de son Parti qui, sans consulter les membres de sa formation, a d&#233;cid&#233; d'abandonner l'article I de son programme politique et de remettre les hostilit&#233;s aux calendres grecques. En d'autres mots, Pauline Marois avait d&#233;j&#224; mis le frigidaire en place dans la cuisine p&#233;quiste avant m&#234;me que Fran&#231;ois Legault affirme, devant les micros de la presse, que temps est venu d'ouvrir la porte et d'y engouffrer ce qu'il reste de victuailles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ren&#233; L&#233;vesque avait propos&#233;, avant l'&#233;lection de 1976, un sc&#233;nario
semblable. Lors des scrutins de 1970 et 1973, le chef fondateur du PQ
martelait sans cesse qu'on ne pouvait pas &#234;tre un &#171; bon gouvernement &#187; dans le r&#233;gime f&#233;d&#233;ral actuel. Cette &#171; maison de fous &#187;, comme il se plaisait &#224; l'appeler, avait, selon lui, en sa possession, les meilleurs outils et les principaux outils du d&#233;veloppement du Qu&#233;bec. La province ne pouvait r&#233;aliser de bonnes performances gouvernementales qu'en rapatriant tous ses pouvoirs. Lors du scrutin de 1976, un certain Claude Morin l'avait convaincu de faire l'op&#233;ration inverse : le Qu&#233;bec devait montrer qu'il &#233;tait capable de s'administrer et par la suite, voyant les performances de ce dernier, les gens opteront plus facilement pour l'ind&#233;pendance. Ren&#233; L&#233;vesque et son &#233;quipe r&#233;alisa un nombre impressionnant de belles choses. Venu le temps de leur demander au peuple de faire mieux hors de la F&#233;d&#233;ration canadienne, les &#233;lecteurs lui ont dit : non ! Le bon gouvernement a jou&#233; contre ce qui devait &#234;tre le grand projet de Ren&#233; L&#233;vesque. Pourquoi sortir de la F&#233;d&#233;ration canadienne quand un gouvernement arrive &#224; faire autant de grandes r&#233;alisations, en si peu de temps ? Bourgault avait dit qu'il fallait prendre le pouvoir, non pas pour faire mieux que les autres, mais autrement que les autres. L&#233;vesque et les autres &#224; sa suite ont fait mieux que tous les gouvernements pr&#233;c&#233;dents. Mais ils n'ont pas r&#233;ussi &#224; faire autrement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s avoir fait le tour du jardin, n'ayant pas d'autres avenues que de
reprendre les anciennes routes emprunt&#233;es, le PQ, sans objectif pr&#233;cis,
sans discours bien articul&#233;, retourne dans ses anciennes orni&#232;res. Bien des soldats sont fatigu&#233;s des man&#339;uvres plus ou moins habiles des assoiff&#233;s du pouvoir que sont devenus les t&#234;tes dirigeantes de cette formation politique. Les jeunes, essaient, tant bien que mal, de prendre la rel&#232;ve. G&#233;n&#233;reux et enthousiastes comme peut l'&#234;tre une arm&#233;e juv&#233;nile, elle constate rapidement que, sans g&#233;n&#233;ral et plan de guerre, la lutte &#224; faire restera sur papier, dans les cartons du classeur du chef qui aspire bien plus &#224; devenir la premi&#232;re femme &#224; diriger le Qu&#233;bec qu'&#224; les mener sur les champs de bataille o&#249; se joue pr&#233;sentement leur propre avenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Legault, et tant d'autres en sourdine et qui n'osent pas se manifester &#224;
cause de certains privil&#232;ges personnels auxquels ils tiennent mordicus, a
mis au grand jour ce que l'on peut constater au quotidien. Le projet
ind&#233;pendantiste s'&#233;tiole, s'affaiblit, non pas parce que le projet n'est
pas emballant &#8211; un peuple qui se lib&#232;re est une chose unique dans
l'histoire &#8211; mais parce que ceux qui se disent les porteurs et les uniques
porteurs de ce projet, ont cess&#233; eux-m&#234;mes d'y croire. Lorsqu'on met des aliments au cong&#233;lateur, c'est pour les conserver longtemps. Si le projet de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec est renferm&#233;e pendant des ann&#233;es, il peut arriver qu'on oublie qu'il est l&#224; et que les gens s'attroupent &#224; une autre table, le menu semblant plus int&#233;ressant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains convives sont en train de recommencer autrement et ailleurs.
Peut-on leur reprocher ? Lorsque le menu ne convient plus, on ne retourne pas &#224; la table o&#249; l'on a poirot&#233; tant de fois. Il y a des limites &#224; se faire avoir. Plusieurs conviennent que le sc&#233;nario a assez dur&#233; et ne
veulent pas le recommencer. Plusieurs ont tourn&#233; la page et sont entr&#233; dans l'anonymat. Des jeunes froussards rel&#232;vent le d&#233;fi. Il faut leur souhaiter bonne chance et bien du courage. Car la lutte politique a ses hauts et ses bas. Dans ces temps-ci, elle est dans le tr&#232;s-bas. Et ce n'est pas avec des gestes de gouvernance &#171; maroisienne &#187; que l'enthousiasme reviendra.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

		</content:encoded>
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	</item>



	<item>
		<title>L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec doit-elle se r&#233;aliser avec le Parti qu&#233;b&#233;cois ?</title>
		<link>http://www.vigile.net/L-independance-du-Quebec-doit-elle</link>
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		<dc:date>2008-07-21T18:54:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>La seule fa&#231;on logique de r&#233;pondre &#224; cette question est de faire un peu l'histoire du Parti qu&#233;b&#233;cois qui se pr&#233;tend toujours &#234;tre le seul porte-&#233;tendard de la cause ind&#233;pendantiste. J'ai devant moi le programme officiel du PQ, &#233;dition de 1970. Le texte de 125 pages, intitul&#233; LA (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La seule fa&#231;on logique de r&#233;pondre &#224; cette question est de faire un peu
l'histoire du Parti qu&#233;b&#233;cois qui se pr&#233;tend toujours &#234;tre le seul
porte-&#233;tendard de la cause ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'ai devant moi le programme officiel du PQ, &#233;dition de 1970. Le texte de
125 pages, intitul&#233; LA SOLUTION, est sign&#233; de la main de Ren&#233; L&#233;vesque. A
la page 21 on peut y lire ceci : &#171; (&#8230;) L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois n&#233;gociera, au
moment de l'av&#232;nement de la souverainet&#233;, ou d&#232;s que le climat sera
favorable, des accords d'association &#233;conomique avec le Canada. L'accord
sur les modalit&#233;s d'une association n'est pas une condition sine qua non de
l'accession du Qu&#233;bec &#224; son ind&#233;pendance, (&#8230;). Substantiellement, le
programme du PQ de 1973 n'a pas d&#233;rog&#233; &#224; ce programme initial : le Qu&#233;bec
doit faire son ind&#233;pendance avant de n&#233;gocier quoique ce soit avec le reste
du Canada. Pas question de r&#233;f&#233;rendum dans l'esprit des dirigeants du PQ de
l'&#233;poque. Le PQ &#233;tant un parti ind&#233;pendantiste, les &#233;lecteurs savent qu'en
votant pour lui, lorsqu'il prendra le pouvoir, il d&#233;clarera l'ind&#233;pendance
nationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'id&#233;e d'un r&#233;f&#233;rendum sur quelque chose qui &#233;tait loin d'&#234;tre pr&#233;cis,
fut introduite au Congr&#232;s de 1974 (Patro Roc Amadour- Qu&#233;bec). Au cours des
deux premiers scrutins (1970 et 1973), je me suis &#233;gosill&#233; &#224; dire &#224; mes
&#233;lecteurs ce que R&#233;n&#233; L&#233;vesque nous avait dit de r&#233;p&#233;ter constamment : le
f&#233;d&#233;ralisme est une maison de fous. Le Qu&#233;bec ne peut &#234;tre un bon
gouvernement dans la F&#233;d&#233;ration actuelle. Avec un tel discours, comme
candidat du PQ dans la circonscription de Matane, j'ai r&#233;ussi, en 1970 &#224;
obtenir 23 % du vote populaire, &#224; atteindre 38 % des suffrages en 1973 ou 7,250 votes. (Note : A l'&#233;lection de mars 2007, le PQ, dans ma
circonscription, a obtenu environ 300 voix de plus qu'en&#8230;1973. Et en ne
parlant jamais de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Tirez vos propres
conclusions).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;lection de novembre 1976 a donn&#233; le coup de gr&#226;ce au mouvement (car, &#224;
l'&#233;poque il y en avait un&#8230;) de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Ren&#233; L&#233;vesque,
abandonnant ce qu'il avait dit pendant six ans (&#171; On ne peut pas &#234;tre un bon
gouvernement dans la f&#233;d&#233;ration canadienne actuelle &#187;.) affirma tout le
contraire pendant la campagne &#233;lectorale. &#171; Le 15 novembre (1976), &#233;lisons
un BON GOUVERNEMENT et par la suite, pendant le mandat, on vous consultera
sur l'avenir politique du Qu&#233;bec &#187;. Le gouvernement de Ren&#233; L&#233;vesque fut un
excellent gouvernement. Le PQ avait r&#233;ussi &#224; tout faire ce qu'il avait
fait en &#233;tant dans la F&#233;d&#233;ration, pourquoi faudrait-il la quitter pour
faire autre chose, sans &#234;tre assur&#233; de faire mieux en dehors du cadre
constitutionnel actuel ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;f&#233;rendum de 1980 ne porta pas sur l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, mais la
cr&#233;ation d'un authentique Conf&#233;d&#233;ration canadienne. Je vous rappelle la
question : &#171; Le Gouvernement du Qu&#233;bec a fait conna&#238;tre sa proposition d'en arriver,
avec le reste du Canada, &#224; une nouvelle entente fond&#233;e sur le principe de
l'&#233;galit&#233; des peuples ; cette entente permettrait au Qu&#233;bec d'acqu&#233;rir le
pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses imp&#244;ts et d'&#233;tablir
ses relations ext&#233;rieures, ce qui est la souverainet&#233;, et, en m&#234;me temps,
de maintenir avec le Canada une association &#233;conomique comportant
l'utilisation de la m&#234;me monnaie ; aucun changement de statut politique
r&#233;sultant de ces n&#233;gociations ne sera r&#233;alis&#233; sans l'accord de la
population lors d'un autre r&#233;f&#233;rendum ; en cons&#233;quence, accordez-vous au
Gouvernement du Qu&#233;bec le mandat de n&#233;gocier l'entente propos&#233;e entre le
Qu&#233;bec et le Canada ? &#187; Oui ou Non ?
La question, si on sait encore lire, pr&#233;suppose que le Qu&#233;bec, ayant
acquis son ind&#233;pendance, entamera des n&#233;gociations avec le reste du Canada
en vue de r&#233;aliser une association &#233;conomique. Or, comment une province qui
n'a pas acquis ce statut, peut-il aller n&#233;gocier avec un autre &#201;tat
souverain une union &#233;conomique particuli&#232;re qui engagerait les deux, le
Canada et un &#201;tat qui n'est pas encore n&#233; ? Cela n'a aucun sens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&#233;vesque, prudent, avait pr&#233;vu un autre r&#233;f&#233;rendum afin de sanctionner les
n&#233;gociations avec le reste du Canada. Vingt-huit ans plus tard, force est
de constater que le Canada anglais n'aurait jamais voulu n&#233;gocier une telle
entente &#224; l'int&#233;rieur du statut politique actuel. L&#233;vesque n'aurait donc
jamais fait de deuxi&#232;me r&#233;f&#233;rendum ou, s'il en avait fait un second, il
aurait &#233;t&#233; oblig&#233; de poser carr&#233;ment la question suivante : &#171; Acceptez-vous
que le Qu&#233;bec devienne ind&#233;pendant et souverain &#187;, comme l'avait si bien
sugg&#233;r&#233; Louis Bernard lors d'une certaine course &#224; la chefferie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, en 1980, les Qu&#233;b&#233;cois, en r&#233;pondant OUI &#224; la question pos&#233;e, ne
sortait pas du pays. Il ne faisait que demander une permission de n&#233;gocier
des arrangements &#233;conomiques avec un statut politique qui ne lui permettait
pas de faire une telle op&#233;ration. Une province, qui qu'elle soit, peut-elle
demander ce que le Qu&#233;bec demandait en 1980 ? La r&#233;ponse est NON. Si on veut
n&#233;gocier d'&#233;gal &#224; &#233;gal, il faut d'abord avoir acquis politiquement ce
statut d'&#233;galit&#233;. Ce que le Qu&#233;bec n'avait pas en 1980.
Je passe rapidement sur le court passage de Pierre-Marc Johnson &#224; la t&#234;te
du PQ. Retour &#224; l'affirmation nationale, d&#233;mission des t&#233;nors
ind&#233;pendantistes du PQ, p&#233;riode d'incertitude qui permet l'arriv&#233;e du seul
chef ind&#233;pendantiste que le PQ a eu dans son histoire : Jacques Parizeau.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le retour de Bourassa au pouvoir a bien failli changer la donne. L'&#233;chec
de Meech relan&#231;a plus que jamais le d&#233;bat national. Bien des lib&#233;raux, au
lendemain de cet &#233;chec historique, manifestaient clairement leur adh&#233;sion &#224;
la th&#232;se ind&#233;pendantiste ou tout au moins, la th&#232;se de la
souverainet&#233;-association. En relisant le tr&#232;s beau livre de Georges
Matthews L'ACCORD &#8211; Comment Robert Bourassa fera l'ind&#233;pendance, 1990,
&#201;ditions du Jour, on peut se rendre compte que, historiquement parlant,
c'est un chef f&#233;d&#233;raliste qui a men&#233; le plus loin possible l'adh&#233;sion &#224;
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Les sondages de l'&#233;poque montraient que Robert
Bourrassa aurait obtenu 65 % des suffrages &#224; la question du r&#233;f&#233;rendum de
1980 et qu'avec une question portant carr&#233;ment sur l'ind&#233;pendance, 56 % des
&#233;lecteurs lui auraient dit &#171; OUI &#187;&#8230;La population faisait confiance &#224;
Bourassa. Au PQ ?...moins !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1992, se rendant &#224; Bruxelles, il avait propos&#233; une question qui &#233;tonne
aujourd'hui dans la bouche d'un suppos&#233; f&#233;d&#233;raliste. Le chef lib&#233;ral Robert
Bourassa avait, au grand dam de son entourage, &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'un
r&#233;f&#233;rendum portant sur une souverainet&#233; assortie d'une union &#233;conomique
avec le reste du Canada. Il avait dit alors que la question soumise
pourrait avoir le libell&#233; suivant : &quot;Voulez-vous remplacer l'ordre
constitutionnel existant par deux &#201;tats souverains associ&#233;s dans une union
&#233;conomique, responsable devant un parlement commun ?&quot;. A l'&#233;poque, le Parti
qu&#233;b&#233;cois s'&#233;tait royalement moqu&#233; de cette formule bourassienne. Et
pourtant, si vous lisez bien la question pos&#233;e au r&#233;f&#233;rendum de 1995, elle
lui ressemble comme deux gouttes d'eau. A-t-on le droit de se moquer
maintenant du PQ qui s'&#233;tait royalement moqu&#233; &#224; l'&#233;poque de la conversion
&#171; souverainiste &#187; de Robert Bourassa ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faisant une tourn&#233;e europ&#233;enne en 2001, particuli&#232;rement &#224; Bruxelles, le
premier ministre de l'&#233;poque Bernard Landry affirmait, haut et fort, qu'il
voterait OUI &#224; la question propos&#233;e par Robert Bourassa. Car, toujours
selon lui, le Parti qu&#233;b&#233;cois propose &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose, depuis
quelques ann&#233;es, soit la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, assortie d'une forme
d'union &#233;conomique et politique &#224; l'europ&#233;enne, avec le reste du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard Landry, lorsqu'il &#233;tait premier ministre, parlait sans cesse d'une
souverainet&#233; partag&#233;e avec le reste du Canada, dans une union de type
conf&#233;d&#233;ral. Les Qu&#233;b&#233;cois, sans s'en rendre compte, ont donc vot&#233;, lors du
r&#233;f&#233;rendum de 1995, pour ce type d'union conf&#233;d&#233;rale. Ils n'ont pas vot&#233;
pour ou contre l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, mais ils ont vot&#233; sur une offre de
partenariat politique et &#233;conomique avec le reste du Canada et, comble de
l'ironie, ils se sont dits majoritairement NON &#224; cela. En clair, les
Qu&#233;b&#233;cois, en 1995, ont vot&#233;, sans s'en rendre compte, pour rester dans le
Canada, mais ont refus&#233;, majoritairement, que les choses se passent
diff&#233;remment avec le reste du pays que, de toute &#233;vidence, ils ne veulent
pas quitter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques Parizeau, un an avant le r&#233;f&#233;rendum de 1995, avait pourtant
clairement affirm&#233; qu'il voulait une question claire, une question courte,
qui ne souffrirait d'aucune interpr&#233;tation. La question qu'il avait
sugg&#233;r&#233;e lors des &#233;lections de 1994 &#233;tait fort claire : &#171; Acceptez-vous que
le Qu&#233;bec devienne souverain en date de&#8230; ? &#187; Au lieu de ce texte limpide et
sans &#233;quivoque, on a eu droit &#224; la question de Bourassa, reformul&#233;e en
d'autres mots mais qui, substantiellement, voulait dire la m&#234;me chose : &#171; Acceptez-vous que le Qu&#233;bec devienne souverain, apr&#232;s avoir offert
formellement au Canada un nouveau partenariat &#233;conomique et politique, dans
le cadre du projet de loi sur l'avenir du Qu&#233;bec et de l'entente sign&#233;e le
12 juin 1995 ? &#187;. Les trois &#233;l&#233;ments de la question de Robert Bourassa
&#233;taient l&#224; : deux &#201;tats souverains, union &#233;conomique, partenariat
politique. Bourassa &#233;tait f&#233;d&#233;raliste et il a sugg&#233;r&#233; la question de
Bruxelles. Parizeau &#233;tait ind&#233;pendantiste et il a sugg&#233;r&#233; exactement le
m&#234;me contenu constitutionnel propos&#233; par Bourassa. Allez comprendre quelque
chose !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question de Bruxelles, formul&#233;e par ce dernier, &#233;tait fort habile &#224;
l'&#233;poque et laissait planer un doute sur ses all&#233;geances f&#233;d&#233;ralistes. Mais
tel n'&#233;tait pas le cas. Bourassa devait pr&#233;ciser, &#224; son retour de
Bruxelles, que la formule de l'union conf&#233;d&#233;rale n'&#233;tait pas applicable au
Canada, puisqu'elle supposerait d'abord, d'une part, que le reste du Canada
accepte de se prononcer sur l'opportunit&#233; de faire cette r&#233;forme de gr&#233; et
&#224; gr&#233; et, d'autre part, le premier ministre Bourassa &#233;tait convaincu que le
reste du Canada refuserait un tel changement dans l'am&#233;nagement
socio-politique pan-canadien. S&#251;r que rien ne pouvait changer dans les
faits, il pouvait bien proposer une formule qu'il savait, &#224; l'avance,
rejet&#233;e par la population .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'erreur historique la plus grave commise par le Parti qu&#233;b&#233;cois est celle
d'avoir voulu emprunter les sentiers bourassiens, c'est-&#224;-dire une formule
de type conf&#233;d&#233;ral, en sachant tr&#232;s bien, en partant, qu'elle serait
&#233;ventuellement rejet&#233;e par le reste du pays actuel. Et on continue de
cultiver l'ambigu&#239;t&#233;, pensant qu'ainsi, le pouvoir serait plus facile
d'acc&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En soi, la question r&#233;f&#233;rendaire de 1995 &#233;tait donc tr&#232;s habile.
Substantiellement, elle reprenait la d&#233;marche propos&#233;e par Robert Bourassa,
sauf qu'au terme d'un court laps de temps de n&#233;gociations avec Ottawa (un
an, tel que pr&#233;vu dans la loi), l'&#233;chec, &#233;tant d&#233;j&#224; pr&#233;visible, tout comme
Robert Bourassa l'avait pr&#233;vu, le Parti qu&#233;b&#233;cois s'engageait &#224; d&#233;clarer
unilat&#233;ralement l'ind&#233;pendance. Sans consulter le peuple, une autre fois,
comme l'exigeait Rene L&#233;vesque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y avait dans cette fa&#231;on de faire une astuce que j'ai toujours d&#233;nonc&#233;e : l'ind&#233;pendance est une r&#233;alit&#233; trop s&#233;rieuse pour qu'elle s'accomplisse
dans la brouillard. Les Qu&#233;b&#233;cois, si la d&#233;marche avait fonctionn&#233;,
auraient &#233;t&#233; la premi&#232;re nation &#224; acc&#233;der &#224; l'ind&#233;pendance, sans le savoir
clairement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parti qu&#233;b&#233;cois, apr&#232;s s'&#234;tre plusieurs fois transform&#233;, remodel&#233;,
travesti parfois, arrive &#224; la quadrature du cercle. Ou bien il se relance
avec, en t&#234;te, ses aspirations d'origine, o&#249; il se fond avec l'Action
d&#233;mocratique du Qu&#233;bec, dont il a spoli&#233;, volontairement ou
involontairement, son programme constitutionnel. Andr&#233; Boislair a r&#233;ussi &#224; faire la derni&#232;re &#233;lection sans parler de
l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, se contentant d'une vague feuille de route. On
conna&#238;t le r&#233;sultat. Pauline Marois, lui succ&#233;dant, va encore plus loin.
Elle met sous le boisseau la cause ind&#233;pendantiste, d&#233;chire, sans consulter
les membres dans un Congr&#232;s g&#233;n&#233;ral, l'article I du programme du PQ. Le
r&#234;ve n'existant plus dans ce parti, qu'en reste-t-il, sinon des bavardages
continuels, toujours assujettis au go&#251;t du jour. Et je n'ose pas parler du
Bloc. Son existence n'a plus de sens avec l'article I du programme du PQ
mis au rancart.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vient de na&#238;tre le Parti ind&#233;pendantiste. Les jeunes doivent l'investir.
Les soldats de la vielle garde l'appuyer, m&#234;me se battre en premi&#232;re ligne
avec lui. Le parti n'est pas parfait. Il a au moins le m&#233;rite de naviguer
dans la clart&#233; et ne pas jouer sur les mots. L'ind&#233;pendance, c'est d'abord
le refus de toutes n&#233;gociations. Celle-ci r&#233;alis&#233;e, comme tous les &#201;tats
modernes, le Qu&#233;bec entreprendra les ententes n&#233;cessaires &#224; son bon
fonctionnement national.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Un homme libre</title>
		<link>http://www.vigile.net/Un-homme-libre</link>
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		<dc:date>2008-07-11T16:53:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description></description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; La seule chose qui nous console de nos mis&#232;res est le divertissement et
c'est pourtant la plus grande de nos mis&#232;res. &#187;&lt;br&gt;
Blaise Pascal - Extrait de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pens&#233;es&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce qu'un homme libre dans un Qu&#233;bec qui aspire &#224; le devenir ? Est-ce
possible de faire na&#238;tre un nouveau pays lorsque la masse correspond
g&#233;n&#233;ralement &#224; de l'humain d&#233;grad&#233; ? L'&#233;ducation de la masse est difficile,
voire impossible. Seule la personne est &#233;ducable. La masse est
essentiellement &#171; fanatisable &#187;. Soumise aux techniques d'avilissement que
sont les outils de la propagande, l'homme perd son essence et n'arrive plus
&#224; penser, &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce qui pourrait tisser les liens qui le feraient
vivre harmonieusement dans une soci&#233;t&#233; &#233;quilibr&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme occidental me semble en agonie. Il ne sait plus faire un bon usage
des puissances qui le constituent. Que devient la libert&#233; &#8211; l'homme libre &#8211;
dans un monde o&#249; l'homme, parvenu &#224; un certain niveau de conscience, est
embrigad&#233; plut&#244;t que r&#233;fl&#233;chi, emport&#233; par les courants populistes plut&#244;t
que luttant contre eux ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La masse est assimil&#233;e au monde des choses. Choses que les plus habiles
arrivent &#224; tordre, &#224; manipuler, &#224; tromper. L'homme libre n'appartient pas
enti&#232;rement au monde des choses. Il les transcende. Est attir&#233; par elles.
Ce monde spirituel est l'apanage de l'homme lib&#233;r&#233;. L&#224; se trouve son
royaume. Son habitacle. Personne ne peut le violer. Il d&#233;tient une cl&#233;
d'entr&#233;e, mais par l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a des libert&#233;s perdues qu'il est difficile par la suite de recouvrer.
L'histoire est remplie de ces libert&#233;s abandonn&#233;es, l&#226;chement laiss&#233;es sur
la route, reni&#233;es pour un plat de lentilles. Notre histoire collective
n'&#233;chappe pas &#224; ces rejets inconscients ou malhabiles. Pour retrouver les
sentiers ardus et difficiles de la conqu&#234;te de soi-m&#234;me, il faut arpenter,
chaque jour, les sentiers marqu&#233;s d'une une solide et constante &#233;ducation.
Le salut individuel ou collectif passe par le frottement constant &#224; toute
la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme, perdu dans la masse, ne peut prendre ces chemins altiers. Il se
contente de slogans creux, de propos mi-v&#233;rit&#233;s, de courants imp&#233;tueux et
faciles qui le portent vers la perte de son autonomie, l'inconscience face
&#224; ses responsabilit&#233;s, la disparition des engagements n&#233;cessaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme occidental &#8211; l'homme qu&#233;b&#233;cois &#8211; vit pr&#233;sentement une v&#233;ritable
crise m&#233;taphysique. Il croit que tel ou tel am&#233;nagement social ou
politique, voire institutionnel, va suffire &#224; apaiser l'inqui&#233;tude qui
surgit du fond de lui-m&#234;me. La libert&#233;, par exemple, qui est la
caract&#233;ristique de toute vie humaine, n'est pas quelque chose qui court
dans les rues. Le peuple n'est pas plus libre que les libert&#233;s conquises
dans chacun des citoyens. On peut bien r&#234;ver d'un pays : mais si le pays &#224;
faire n'est pas plus fraternel, humain, solidaire que celui qu'on veut
quitter, &#224; quoi cela peut-il bien servir ? Si on doit quitter pour le simple
plaisir de quitter et reproduire le m&#234;me mod&#232;le qui ne satisfait plus, &#224;
quoi peut bien servir ce type d'op&#233;ration ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour r&#233;aliser l'&#234;tre humain, il faut creuser au fond du c&#339;ur de chacun.
Pour le changer, l'am&#233;liorer, le m&#233;tamorphoser. Pour r&#233;aliser la libert&#233;
collective, il faut creuser l'histoire. Le philosophe, s'il &#233;tait fid&#232;le &#224;
sa mission, devrait combattre directement les forces sournoises qui tendent
toutes vers la neutralisation du pass&#233;, et dont l'action conjugu&#233;e consiste
&#224; susciter l'insularisation de l'homme contemporain. Et le regard vers le
pass&#233; doit &#224; la fois permettre de reconna&#238;tre ce qui a &#233;t&#233; beau et vrai
dans l'histoire comme ce qui a &#233;t&#233; moins beau et faux. Il est important de
tout se dire &#224; nous-m&#234;mes si on veut faire diff&#233;rent et autrement. Noircir
le pass&#233; permet &#224; plusieurs de se montrer plus blancs que neige et tomber
souvent dans l'inaction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un exemple percutant. La haine du f&#233;d&#233;ralisme n'engendre pas
automatiquement la naissance de l'ind&#233;pendantisme. Le m&#233;pris des personnes
n'affichant pas la m&#234;me enseigne politique, passager ou permanent, ne
produit pas l'apparition d'une nouvelle inscription dans le camp adverse.
Le plus grand d&#233;faut de notre peuple est sans doute celui-l&#224; : celui qui
n'est pas avec nous est contre nous. Celui qui ne partage pas un point de
vue est n&#233;cessairement un ennemi &#224; abattre. S'il fallait dresser les
d&#233;fauts des colonis&#233;s fran&#231;ais d'Am&#233;rique, le m&#233;pris viendrait en premi&#232;re
place. En second, la difficult&#233; d'admettre ses travers, l'acceptation de
ses &#233;checs collectifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Internet permet d'op&#233;rer, en vase clos et en communications
souterraines, ce genre de climat. Les partisans de l'ind&#233;pendance du
Qu&#233;bec, par exemple, doivent bien plus chercher &#224; expliquer &#224; leurs
concitoyens, les bienfaits de leur th&#232;se qu'&#224; chercher comment et
uniquement comment, le syst&#232;me les a tromp&#233;s. Pour ce faire, la rencontre
fraternelle et conviviale de chacun vaut mieux que bien des courriels qui
assomment, d&#233;mobilisent, renvoient les plus fervents au silence impos&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le peuple du Qu&#233;bec veut un jour toucher le pays de la libert&#233;, il
devra continuer &#224; chercher, dans l'amiti&#233; et non dans la confrontation, les
exigences du nouvel ordre esp&#233;r&#233;. Si le Qu&#233;bec avait un Gandhi, parcourant
les routes de la terre laurentienne, sans compte de d&#233;penses, uniquement
rev&#234;tu de l'appel &#224; la solidarit&#233; et au vouloir vivre ensemble
diff&#233;remment, les r&#233;alit&#233;s se modifieraient d'elles-m&#234;mes. A la place des
dons g&#233;n&#233;reux et sans retour, il se paie, constamment, des fabricateurs
d'illusions, des marchands de r&#234;ves inexpliqu&#233;s et irr&#233;alisables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La libert&#233; des peuples est aussi difficile &#224; atteindre que la libert&#233;
personnelle. Il ne suffit pas d'avoir &#224; choisir entre ceci et cela. Il
faut, d&#233;finitivement, d&#233;montrer qu'il faut faire ceci plut&#244;t que cela. Et
c'est en le faisant, collectivement, que ce qui doit &#234;tre, appara&#238;tra tout
naturellement. Il semble, que dans le ciel bleu du Qu&#233;bec, aucun homme
libre, aucune femme libre ne soit &#224; l'horizon, pour amener avec lui, un
peuple &#224; la nuque raide, qui aime davantage le confort et l'indiff&#233;rence
que le roc solide du pays &#224; lib&#233;rer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nestor Turcotte&lt;br&gt;
Matane&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>La souche est-elle raciste ?</title>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>La col&#232;re monte... Le racisme est une certaine hostilit&#233; contre un groupe social. Le racisme radical pr&#244;ne la sup&#233;riorit&#233; d'une race sur les autres. Le racisme conduit parfois &#224; la domination, voire &#224; l'exclusion des groupes ethniques. 59 % des Qu&#233;b&#233;cois, selon un tablo&#239;d bien (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le racisme est une certaine hostilit&#233; contre un groupe social. Le racisme
radical pr&#244;ne la sup&#233;riorit&#233; d'une race sur les autres. Le racisme conduit
parfois &#224; la domination, voire &#224; l'exclusion des groupes ethniques. 59 %
des Qu&#233;b&#233;cois, selon un tablo&#239;d bien connu, disent maintenant qu'ils sont
racistes. Mais de quoi est compos&#233; ce chiffre &#233;tonnant ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les commentateurs de la radio et de la t&#233;l&#233; parlent de ce pourcentage, en
faisant bien attention de ne pas tomber, eux aussi, dans le pi&#232;ge du
racisme. Ils nous causent alors de &#171; Qu&#233;b&#233;cois de souche &#187; et de &#171; groupes
ethniques &#187; qui vivent sur le territoire du Qu&#233;bec. C'est tout le contraire
du langage des politiciens, tous partis confondus, qui utilisent le langage
inclusif et qui affirment que toute personne habitant sur le sol qu&#233;b&#233;cois
est&#8230;Qu&#233;b&#233;cois. Mais qui est Qu&#233;b&#233;cois ? Un autre sondage d&#233;m&#234;lera sans doute
un jour la question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'ai pas de difficult&#233; &#224; m'identifier comme Qu&#233;b&#233;cois et comme
&#171; Qu&#233;b&#233;cois de souche &#187;. J'ai toujours habit&#233; le territoire du Qu&#233;bec et mes
anc&#234;tres, venus de France, ont pris racine dans l'&#238;le de F&#233;lix Leclerc. Je
ne me suis jamais cr&#251; sup&#233;rieur &#224; une autre race. J'ai toujours pens&#233; que
l'immigrant, d'o&#249; qu'il vienne, devait s'assimiler &#224; la communaut&#233; qui
l'accueille et non tenter, par tous les moyens, de faire l'inverse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Afin de favoriser l'harmonie dans une communaut&#233; &#233;tablie, il ne faut
jamais que la souche s'efface au d&#233;triment des branches qui s'y greffent.
Curieux ph&#233;nom&#232;ne qu&#233;b&#233;cois, il semble que les branches qui se multiplient
au fa&#238;te de l'arbre qu&#233;b&#233;cois, s'arrogent le droit de prendre de plus en
plus d'importance, au d&#233;triment d'un tronc qui dispara&#238;t dans l'&#233;pais
feuillage. En d'autres mots, le tronc perd de plus en plus d'int&#233;r&#234;t au
profit des rameaux multiples qui s'ajoutent de jour en jour. Les branches
prennent tellement de place, que les regards sont de plus en plus tourn&#233;s
vers elles, au profit d'un tronc rel&#233;gu&#233; au rang second. Ce n'est plus aux
branches de s'adapter &#224; l'arbre sur lequel elles se greffent, mais c'est &#224;
la souche de devenir autre pour faire plaisir &#224; la multitude des greffons
qui surgissent de toutes parts.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je dois vous avouer que depuis quelque temps, mon origine ancestrale en
prend pour son rhume. On donne, &#224; chacun des arrivants, tellement de
privil&#232;ges qui me sont refus&#233;s, des accommodements si particuliers, que je
me sens bafou&#233; dans ce que j'ai de plus l&#233;gitime et de plus profond en
moi-m&#234;me. Je me sens vivre une nouvelle conqu&#234;te. Je me sens d&#233;pouill&#233; de
ce qu'il y a de plus pr&#233;cieux au plus profond mon &#234;tre qu&#233;b&#233;cois : mes
traditions, mes croyances religieuses, mes habitudes, mes droits m&#234;mes. La
souche, dont je fais partie, qui croupit dans son histoire et n'arrive pas
&#224; en tirer les cons&#233;quences, se sent de plus en plus offusqu&#233;e &#224; la vue de
ces gens qui arrivent ici et qui veulent, plus ou moins, se greffer sur le
tronc qui prend ses racines dans des si&#232;cles de combats et survivance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand je me disais, il n'y a pas si longtemps, que &#231;a n'avait pas de bon
sens qu'on enl&#232;ve nos symboles religieux un peu partout dans la soci&#233;t&#233;
qu&#233;b&#233;coise, pour permettre, selon la charte des droits, &#224; tous ceux qui
voulaient les afficher de le faire, je courbais la t&#234;te pour ne pas me
faire dire que j'&#233;tais raciste. Un peuple conquis, &#231;a apprend &#224; se taire. &#192;
ne rien dire. A ne pas trop en dire. Maintenant qu'on vient de me chiffrer,
de me mettre dans les statistiques, j'ai presque honte de vous dire ce que
j'&#233;tais devenu depuis un certain temps. Je n'osais pas trop le dire, parce
que j'avais peur de me faire traiter de ce que je ne voulais pas qu'on me
traite. L'humiliation du conquis, &#231;a va jusque-l&#224; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Eh oui, je pense que je suis en train de devenir raciste. Non pas parce
que je le veux, mais parce que c'est ce qui est en train de se produire,
contre ma volont&#233;. Je suis en train de devenir raciste comme tous ceux qui
vivent dans la souche, dans le tronc ancestral. J'ai peur de dire que je
viens de l&#224;, parce que j'ai peur d'&#233;branler l'arbre, de d&#233;ranger les
boutures, de ne pas permettre &#224; ceux qui veulent s'&#233;panouir de le faire,
parce que j'ai honte de mes racines, des mes sucs fran&#231;ais et de la Grande
&#206;le, o&#249; les grands disparus dorment, dans l'anonymat le plus complet. J'ai
honte et j'ai peur de parler de ceux qui ont trim&#233; dur, d'une &#233;toile &#224;
l'autre, pour conserver un h&#233;ritage que nos derni&#232;res g&#233;n&#233;rations ont
pi&#233;tin&#233;, largu&#233;, sans faire les distinctions qui s'imposaient.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En soi, les nouveaux arrivants m'&#233;tonnent d'une part, me stimulent,
d'autre part. Je m'accommode de leur arriv&#233;e. Je loue leur t&#233;nacit&#233;, leur
esprit d'entreprenariat, leur solidarit&#233;, leur go&#251;t de perp&#233;tuer ce qu'ils
sont. Les n&#244;tres qui sommeillent dans la souche me questionnent,
m'&#233;tonnent, me d&#233;rangent bien plus. Ils bougonnent, s'&#233;vertuent &#224; d&#233;molir
leurs semblables, &#224; critiquer les efforts louables. Ils sont des
colonis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui arrivent, ne voulant pas se couler dans ce moule minoritaire et
d&#233;faitiste, s'affirment, s'organisent, se soutiennent, se congratulent,
s'entourent de solidarit&#233;s. C'est ce qui m'&#233;merveille. G&#233;n&#233;ralement, ils ne
sont pas racistes. Ils sont tout simplement d&#233;brouillards. Les habitants de
la souche se jalousent trop pour les imiter. Il faudrait qu'ils cessent de
se traiter pour ce qu'ils ne sont pas et pensent &#224; r&#233;aliser ce qu'ils ont
toujours &#233;t&#233; : une majorit&#233; libre &#224; d&#233;finir et &#224; assumer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la souche s'&#233;veillait, prenait son r&#244;le et sa position au s&#233;rieux,
peut-&#234;tre que l'arbre prendrait d'autres couleurs, &#233;merveillerait les
boutures qui viennent s'ajuster &#224; une r&#233;alit&#233; qui n'a pas le courage de se
d&#233;finir bien clairement, de bien s'assumer. Je vais me coucher, ce soir,
plus &#171; raciste &#187; qu'avant. Parce qu'avant, je ne savais pas trop et je ne
n'avais pas le courage d'oser. Maintenant je sais. Je sais mieux qu'avant.
J'ose croire que la souche pourrait se voir autrement et faire et agir
autrement dans les ann&#233;es qui viennent, parce que sans cela, elle risque
d'&#234;tre oubli&#233;e dans le terreau son histoire bafou&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vais sans doute mourir avant que la souche reprenne toute sa place et
ordonne le feuillage qu'elle a engendr&#233;. Je dois vous l'avouer : une grande
col&#232;re monte en moi, en cette fin de journ&#233;e. Ceux qui continueront &#224;
&#233;crire l'histoire de cette souche oubli&#233;e continueront de retenir qu'elle
f&#251;t un bois pourri et d&#233;labr&#233;, qui n'a pas su comprendre quel beau r&#244;le
pouvait jouer une majorit&#233;. A moins qu'une jeunesse se l&#232;ve et se mettre &#224;
sarcler autour de la souche et lui donne toute sa dignit&#233;. A vos pioches,
si vous avez le go&#251;t de vous perp&#233;tuer !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Be more open</title>
		<link>http://www.cyberpresse.ca/article/20080520/CPOPINIONS02/80520028/6732/CPOPINIONS</link>
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		<dc:date>2008-05-20T11:23:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nestor Turcotte - www.cyberpresse.ca (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Selon la Presse canadienne, le rapport final de la commission Bouchard-Taylor, sur les accommodements raisonnables, conclut que la responsabilit&#233; d'avoir &#171; l'esprit ouvert &#187; repose sur les &#233;paules de la majorit&#233; francophone du Qu&#233;bec. La majorit&#233; fran&#231;aise du Qu&#233;bec est &#224; nouveau (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Selon la Presse canadienne, le rapport final de la commission Bouchard-Taylor, sur les accommodements raisonnables, conclut que la responsabilit&#233; d'avoir &#171; l'esprit ouvert &#187; repose sur les &#233;paules de la majorit&#233; francophone du Qu&#233;bec. La majorit&#233; fran&#231;aise du Qu&#233;bec est &#224; nouveau au banc des accus&#233;s. Elle n'est pas assez &#171; (...) - &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080520/CPOPINIONS02/80520028/6732/CPOPINIONS"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Le monde occidental claque des dents</title>
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		<dc:date>2008-05-03T15:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Nestor Turcotte - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>De toute &#233;vidence le monde occidental claque des dents parce que la jeunesse s'est refroidie. Pour la r&#233;chauffer, il faut plus que des r&#233;formateurs. Il faut des t&#233;moins, parfois des martyrs. A-t-on le droit de leur demander de se manifester (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un excellent article publi&#233; dans &lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/archives/auteurs/c/chevrierm.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;la revue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Agora&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; en juillet 1998,
Marc Chevrier r&#233;sumait ainsi la r&#233;volte estudiantine de mai 1968 :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2056 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:250px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://agora.qc.ca/textes/chevrier4.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_3-agora.jpg' width=&quot;250&quot; height=&quot;77&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&#171; Les
soixante-huitards, les Sartre et les Foucault, sous le haut patronage
desquels on monta aux barricades et renversa l'autorit&#233; des ma&#238;tres, se
d&#233;lest&#232;rent dans la joie de ce vieil id&#233;al de la Renaissance : la libert&#233;
comme discipline et conqu&#234;te de soi. Il ne serait plus question d'h&#233;riter
de quoi que ce soit, ni de la culture, ni du pass&#233;. La libert&#233;, trop lourde
&#224; porter, trop lente &#224; venir, c&#233;dera &#224; l'impatience de l'h&#233;donisme, &#224;
l'exaltation de la vie comme &#233;nergie brute, nomm&#233;e &quot;vitalisme&quot; par Arendt.
Les patrons de mai 1968 forg&#232;rent une langue nouvelle, un lyrisme du &quot;je&quot;
qui encense la libre volont&#233; de l'individu &#224; l'&#233;coute de ses besoins, le
jaillissement de la spontan&#233;it&#233; cr&#233;atrice, les d&#233;sirs obscurs refoul&#233;s par
la morale et le pouvoir. Il faut all&#233;ger le monde de son pass&#233;, lib&#233;rer
l'homme de toutes ses cha&#238;nes, &#224; commencer par celles que l'&#233;ducation
traditionnelle imposait &#224; ses pupilles. Mai 1968 a vu appara&#238;tre
l'oligarchie de ceux qui n'existent que pour eux-m&#234;mes, pour lesquels la
vie devient le seul horizon de la vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une r&#233;colte am&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quarante ans plus tard, la soci&#233;t&#233; occidentale r&#233;colte encore les fruits
d'une telle philosophie. Le m&#233;pris du pass&#233;, le go&#251;t de tout refaire &#224;
neuf, le refus syst&#233;matique de ce qui a &#233;t&#233; s'exprime toujours dans toutes
les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233; occidentale, tout particuli&#232;rement dans le monde
scolaire. Une grande partie l'agressivit&#233; constante que l'on retrouve chez
beaucoup de jeunes face aux adultes et aux institutions en place peut
s'expliquer &#224; partir de ce rejet du pass&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme nouveau, d&#233;racin&#233; des devanciers, n&#233; de la civilisation
technicienne, est devenu un nomade perp&#233;tuel, incapable de se fixer nulle
part. Il ne vit que pour le court terme, le superficiel, l'imm&#233;diat. La
courte vue, la perte de la m&#233;moire des exp&#233;riences des autres engendre un
&#234;tre ballott&#233; &#224; tous les vents, d&#233;racin&#233;, ouvert &#224; une pl&#233;thore
d'exp&#233;riences tout aussi d&#233;cevantes les unes que les autres. Chacun cherche
dans toutes les directions, rejetant tous les rep&#232;res, certaines balises,
les normes morales universelles. Chacun est sa propre loi. L'&#233;ducation
permissive, o&#249; il est interdit d'interdire, a fabriqu&#233; depuis quelques
d&#233;cennies de nouveaux mod&#232;les d'&#234;tres humains. Ni dieu, ni ma&#238;tre. Le
relativisme est devenu la loi g&#233;n&#233;rale. Personne ne doit imposer quoique ce
soit &#224; l'autre. Il faut laisser faire et laisser vivre. Chacun est sa
propre v&#233;rit&#233;. On n'est plus &#224; chercher ce qui est vrai et de ce qui est
bien pour l'&#233;panouissement de l'humain. Sous le couvert du respect, la
sinc&#233;rit&#233; de chacun est devenu le nouveau crit&#232;re de v&#233;rit&#233; et du bien. Le
droit de chacun de penser ce qu'il veut et d'agir comme il l'entend a
remplac&#233; le devoir de chercher ce qui est vrai, d'&#233;viter l'erreur et le
mensonge.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Slogans et graffitis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mai 68 voulait lib&#233;rer l'homme de toutes ses cha&#238;nes. Pour l'exprimer, les
jeunes &#233;tudiants se servirent de tracts, de graffitis sur les murs, de
banderoles multicolores aux slogans aguicheurs. Les exemples foisonnent.
Quelques-uns suffiront &#224; rappeler l'atmosph&#232;re de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; A bas le
crapaud de Nazareth &#187; ; &#171; A bas l'&#201;tat &#187; ; &#171; A bas le vieux monde &#187; ; &#171; L'anarchie,
c'est Je &#187; ; &#171; L'art est mort, ne consommez pas son cadavre &#187; ; &#171; Baisez-vous les
uns les autres sinon ils vous baiseront &#187; ; &#171; La barricade ferme la rue mais
ouvre la voie &#187; ; &#171; Le bonheur est une id&#233;e neuve &#187; ; &#171; C&#233;der un peu c'est
capituler beaucoup &#187; ; &#171; Comment penser librement &#224; l'ombre d'une chapelle &#187; ;
&#171; Le conservatisme est synonyme de pourriture et de laideur &#187; ; &#171; Cours
camarade, le vieux monde est derri&#232;re toi &#187; ; &#171; D&#233;boutonnez votre cerveau
aussi souvent que votre braguette &#187; ; &#171; D&#233;sirez la r&#233;alit&#233;, c'est bien !
R&#233;aliser ses d&#233;sirs, c'est mieux &#187; ; &#171; &#201;crivez partout &#187; ; &#171; Embrasse ton amour
sans l&#226;cher ton fusil &#187; ; &#171; Et si on br&#251;lait la Sorbonne &#187; ; &#171; Faites l'amour et
recommencez &#187; ; &#171; L'humanit&#233; sera heureuse lorsque le dernier capitaliste sera
pendu avec les tripes du dernier gauchiste &#187; ; &#171; Il est interdit d'interdire &#187; ;
&#171; Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une &#233;toile dansante &#187; ;
&#171; L'imagination au pouvoir &#187; ; &#171; Je d&#233;cr&#232;te l'&#233;tat de bonheur permanent &#187; ;
&#171; J'emmerde la soci&#233;t&#233; et elle me le rend bien &#187; ; &#171; Jouissez ici et
maintenant &#187; ; &#171; Jouissez sans entraves, vivez sans temps morts &#187; ; &#171; La libert&#233;
d'autrui &#233;tend la mienne &#224; l'infini &#187; ; &#171; Mangez vos professeurs &#187; ; &#171; M&#234;me si
Dieu existait, il faudrait le supprimer &#187; ; &#171; Ne dites plus : Monsieur le
Professeur, dites : cr&#232;ve salope ! &#187; ; &#171; Ne vous emmerdez plus :emmerdez les
autres &#187; ; &#171; Ni ma&#238;tre, ni Dieu, c'est moi &#187; ; &#171; La nouveaut&#233; est
r&#233;volutionnaire, la v&#233;rit&#233; aussi &#187; ; &#171; Si tu rencontres un flic, casse-lui la
gueule &#187; ; &#171; Soyez r&#233;alistes : demandez l'impossible &#187; ; &#171; Tout acte de
soumission &#224; la force qui m'est ext&#233;rieure me pourrit tout debout &#187; ; &#171; Ce
n'est qu'un d&#233;but, continuons le combat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous ces slogans et graffitis ont
quelque chose en commun : rejet du pass&#233;, rejet de l'autorit&#233;, culture du
Je, vivre sans ma&#238;tre et sans normes, laissez faire et laissez vivre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s mai 68, plus pr&#233;cis&#233;ment en 1975, Alexandre
Soljenitsyne faisait cet appel poignant aux peuples libres :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2055 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:148px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Soljenitsyne&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_3-soljenitins.jpg' width=&quot;148&quot; height=&quot;182&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&#171; Jamais
l'avenir de la plan&#232;te n'a d&#233;pendu d'aussi peu d'hommes. Je crois que la
premi&#232;re r&#232;gle pour tout le monde est de ne pas accepter le mensonge. Dire
la v&#233;rit&#233;, c'est faire rena&#238;tre la libert&#233;. Sans tenir compte des
pressions, des int&#233;r&#234;ts, des modes. Dire ce que l'on sait &#234;tre vrai, le
r&#233;p&#233;ter. Et si quelqu'un hausse les &#233;paules, redire encore&#8230;Le temps a &#233;rod&#233;
votre notion de libert&#233;. Vous avez gard&#233; le mot et fabriqu&#233; une autre
notion. Vous avez oubli&#233; le sens du mot libert&#233;. Pour ce fant&#244;me de
l'ancienne libert&#233;, vous n'&#234;tes plus capables de faire des sacrifices, tout
juste des compromis&#8230;Au fond de vous-m&#234;me, vous pensez que la libert&#233; est
acquise une fois pour toutes, et c'est pourquoi vous vous payez le luxe de
la m&#233;priser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est inutile d'ajouter une ligne &#224; ce constat tr&#232;s
r&#233;aliste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un cri dans la nuit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un jeune de la r&#233;volte de mai 68 s'exprimait ainsi : &#171; Notre civilisation
souffre d'un mal terrifiant, mortel peut-&#234;tre, qui s'appelle le vide
spirituel. Nous avons du pain, des machines, la libert&#233; ext&#233;rieure. Mais
nous ne sommes pas seulement p&#233;tris dans la mati&#232;re. Le meilleur de
nous-m&#234;mes &#224; faim. C'est &#224; cause de l'effondrement des valeurs spirituelles
essentielles &#8211; amour, art, religion &#8211; que les jeunes sont descendus dans la
rue. Ils se battaient par manque d'&#226;me. &#187; Dans la m&#234;me foul&#233;e une jeune
drogu&#233;e lan&#231;ait ce appel au secours : &#171; Nous regardons autour de nous et
nous ne trouvons rien ni personne pour nous aider &#224; vivre. La religion est
devenue un rite, la politique un jeu, quand elle n'est pas un mensonge
perp&#233;tuel. C'est le vide moral total. Nous nous sentons asphyxi&#233;s. Notre
soci&#233;t&#233; n'a d&#233;velopp&#233; que le plan mat&#233;riel. Nous avons besoin d'autres
valeurs, de forces spirituelles. Toute notre g&#233;n&#233;ration a pris conscience de
ce vide effroyable&#8230; &#187; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Figaro litt&#233;raire&lt;/i&gt;, no. 1161).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que dire de plus ? L'&#234;tre humain est dou&#233; de libert&#233;. Il peut devenir ce
qu'il doit devenir, tout au long de sa vie. La libert&#233; n'est jamais pure
spontan&#233;it&#233;. Elle est conqu&#234;te et combat permanent. L'&#234;tre humain ne peut
pas tout choisir. Il sait que tout choix est en fait la renonciation &#224; ce
qui n'a pas &#233;t&#233; choisi. La licence permanente est &#224; rejeter. L'homme a la
capacit&#233; et le devoir de peser la valeur de ses d&#233;sirs et de ses actes.
&#201;duquer, c'est canaliser l'explosion des virtualit&#233;s, ne pas restreindre ou
&#233;touffer le dynamisme, en admettant qu'on ne peut tout explorer ni
s'aventurer dans toutes les directions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le combat pour l'essentiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme ne peut se contenter du minimum. Tout comme l'arbre qui tire sa
vitalit&#233; de la s&#232;ve, la croissance de toute personne humaine tourne autour
de trois r&#233;alit&#233;s : trouver sa portion de libert&#233;, se sentir aim&#233; et
pouvoir aimer, avoir du temps pour r&#233;fl&#233;chir afin de pouvoir entrer
progressivement dans le monde de l'esprit. Afin d'&#233;viter de nouvelles
barbaries comme celles qui ont marqu&#233; le XXe si&#232;cle, l'homme doit retrouver
un certain &#233;quilibre, miser sur une libert&#233; bien comprise, ouvrir des
chantiers d'esp&#233;rance, distinguer l'ordre des moyens de la finalit&#233;
humaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce faire, l'humanit&#233;, particuli&#232;rement le monde occidental, doit
retrouver certaines r&#232;gles morales communes. Celles-ci peuvent se comparer
&#224; la boussole qui n'est qu'un moyen qui indique la direction &#224; prendre. Les
enseignants occupent dans ce processus d'&#233;quilibre une place de choix. Ils
sont comme les bergers de l'&#234;tre. Ils n'ont pas le droit de s'&#233;garer, car,
ils s'occupent de ce que sera l'avenir de la nation. Ils doivent donner des
rep&#232;res et en &#234;tre les t&#233;moins vivants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est courant, depuis des d&#233;cennies, de parler de r&#233;formes, de
modifications des structures, afin de r&#233;soudre les questions urgentes.
L'urgence a cach&#233; bien souvent ce qui est le plus important : r&#233;former les
structures est inop&#233;rant sans r&#233;former les hommes. Pour y arriver, il faut
quitter le monde de la facilit&#233; et b&#226;tir en soi une force int&#233;rieure qui
triomphera de tous les obstacles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_2054 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:119px;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.sombreval.com/L-education-chretienne-Bernanos-_a72.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_3-bernanos.jpg' width=&quot;119&quot; height=&quot;175&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
Le philosophe Vaclav Havel, dans son livre L'angoisse de la libert&#233;, &#233;crit
ceci : &#171; L'ennemi le plus dangereux du bien n'est plus la menace sombre du
totalitarisme ou des mafias intrigantes mais nos propres d&#233;fauts. En tant
que pr&#233;sident, j'inscris dans mon programme politique la responsabilit&#233;
morale, l'humanisme et la politique. Je suis persuad&#233; qu'il existe quelque
chose qui nous est sup&#233;rieur, qui fait que nos actes ne se perdent pas dans
un trou noir du temps, mais s'inscrivent et sont jug&#233;s quelque part
au-dessus de nous et que nous n'avons pas le droit ni la raison de croire
que nous comprenons tout et que, par cons&#233;quent, nous pouvons tout nous
permettre. &#187; Bernanos disait qu'&#171; on ne comprend rien &#224; la civilisation
moderne si on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle
contre toute esp&#232;ce de vie int&#233;rieure. &#187; Et encore : &#171; C'est la fi&#232;vre de la
jeunesse qui maintient le reste du monde &#224; la temp&#233;rature normale ; quand
la jeunesse refroidit, le monde claque des dents. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De toute &#233;vidence le monde occidental claque des dents parce que la
jeunesse s'est refroidie. Pour la r&#233;chauffer, il faut plus que des
r&#233;formateurs. Il faut des t&#233;moins, parfois des martyrs. A-t-on le droit de
leur demander de se manifester ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8212; Envoi via le site Vigile.net (&lt;a href=&quot;http://www.vigile.net/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vigile.net/&lt;/a&gt;) &#8212;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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