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	<title>Vigile.net - Jacques-Yvan Morin</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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	<item>
		<title>France-Qu&#233;bec selon le pr&#233;sident Sarkozy : est-ce la &#171; rupture &#187; ?</title>
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		<dc:creator>Jacques-Yvan Morin</dc:creator>
		


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		<description>De toute mani&#232;re, c'est aux Qu&#233;b&#233;cois que revient le droit de d&#233;cider de leur avenir et non &#224; Nicolas Sarkozy de l'exercer pour eux. Chez la plupart des ind&#233;pendantistes, on admet que la France puisse l&#233;gitimement &#233;viter de h&#233;risser inutilement Ottawa et le monde anglo-am&#233;ricain. (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;De toute mani&#232;re, c'est aux Qu&#233;b&#233;cois que revient le droit de d&#233;cider de leur avenir et non &#224; Nicolas Sarkozy de l'exercer pour eux. Chez la plupart des ind&#233;pendantistes, on admet que la France puisse l&#233;gitimement &#233;viter de h&#233;risser inutilement Ottawa et le monde anglo-am&#233;ricain. Apr&#232;s tout, voil&#224; d&#233;j&#224; deux fois, en 1980 et 1995, (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/France-Quebec-selon-le-president"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Le miroir d'une nation</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/07/15/197700.html</link>
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		<dc:creator>Jacques-Yvan Morin - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>S'il &#233;tait besoin d'une raison plus essentielle de mener &#224; bien ce travail fondamental, nous la trouverions dans l'existence propre du peuple qu&#233;b&#233;cois. Avec un retard fort &#233;loquent, on a bien voulu finir par reconna&#238;tre en novembre 2006, au Parlement f&#233;d&#233;ral, que les (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout au cours de l'ann&#233;e politique, l'id&#233;e d'une Constitution pour le Qu&#233;bec a plusieurs fois &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e, tant par le Parti qu&#233;b&#233;cois, qui a m&#234;me propos&#233; le contenu d'un texte, que par l'Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec, qui croyait que l'adoption d'un texte fondateur permettrait de r&#233;sorber quelques-unes des tensions li&#233;es &#224; la &#171; crise d'identit&#233; &#187; du Qu&#233;bec. Nous publions aujourd'hui la suite d'une analyse approfondie de la question formul&#233;e par le constitutionnaliste Jacques-Yvan Morin. Ce texte, dont le premier volet fut publi&#233; hier, s'inspire d'une allocution prononc&#233;e &#224; la fin de mai, en ouverture du Congr&#232;s de l'Association qu&#233;b&#233;coise de droit constitutionnel, &#224; l'universit&#233; Laval.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas que Ren&#233; L&#233;vesque n'ait pas song&#233; &#224; l'id&#233;e d'une Constitution pour le Qu&#233;bec. Le sujet fut &#233;voqu&#233; devant lui en 1983 et 1984. Il demanda alors de r&#233;unir un groupe de travail compos&#233; de membres du personnel politique et de conseillers juridiques du gouvernement en vue d'&#233;laborer un avant-projet : il d&#233;sirait tout d'abord savoir &#171; &#224; quoi pourrait ressembler une nouvelle Constitution &#187;. Le 21 mai 1985 lui a &#233;t&#233; remis le texte &#233;labor&#233; par ce groupe, en lui pr&#233;cisant qu'il s'agissait d'une esquisse (une centaine d'articles) et qu'il restait bien des &#233;tapes &#224; franchir. Il se faisait tard, cependant : un mois plus tard, il quittait ses fonctions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est toujours temps de reprendre cette d&#233;marche constituante, qui continue de hanter bon nombre de Qu&#233;b&#233;cois. Ne nous est-elle pas command&#233;e par les manoeuvres f&#233;d&#233;rales autour de la tenue de nouveaux r&#233;f&#233;rendums ? L'Assembl&#233;e nationale n'a-t-elle pas &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; rappeler, en 2000, des principes qui sont virtuellement de rang constitutionnel dans la Loi sur l'exercice des droits fondamentaux et des pr&#233;rogatives du peuple qu&#233;b&#233;cois et de l'&#201;tat du Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Droit de choisir librement le r&#233;gime politique et le statut juridique de l'&#201;tat, statut officiel de la langue fran&#231;aise, respect du droit des minorit&#233;s, int&#233;grit&#233; du territoire, dispositions sur les institutions, voil&#224; d&#233;j&#224; de quoi meubler une future Constitution formelle. M&#234;me si cette loi n'en offre pas les caract&#233;ristiques de supr&#233;matie et de protection, elle a l'allure constitutionnelle ! Philip Raworth ne s'y est pas tromp&#233; qui l'a incluse dans son ouvrage, au chapitre qu'il intitule &#171; Constitution du Qu&#233;bec &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il &#233;tait besoin d'une raison plus essentielle de mener &#224; bien ce travail fondamental, nous la trouverions dans l'existence propre du peuple qu&#233;b&#233;cois. Avec un retard fort &#233;loquent, on a bien voulu finir par reconna&#238;tre en novembre 2006, au Parlement f&#233;d&#233;ral, que les Qu&#233;b&#233;cois forment une &#171; nation &#187;, f&#251;t-ce &#171; au sein d'un Canada uni &#187;. Eh bien ! Si cette nation doit se contenter d'une autonomie au demeurant guett&#233;e par des politiques centralisatrices, il n'en devient que plus n&#233;cessaire que soit formalis&#233;e et renforc&#233;e son existence dans un &#233;nonc&#233; de valeurs, d'objectifs et de principes propres &#224; affermir l'avenir et &#224; le garder le plus ouvert possible. Pour une nation ou un peuple, existe-il un facteur d'identit&#233; qui soit plus probant que l'adoption d'une Constitution ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le contenu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quel contenu donner &#224; une Loi fondamentale du Qu&#233;bec ? Sans doute faut-il consulter en premier lieu les sources, abondantes et vari&#233;es, de la Constitution non formelle existante, en plus des lois britanniques formelles qui d&#233;finissent le statut du Qu&#233;bec. Vers 1966, alors que l'on d&#233;battait en commission parlementaire de la possibilit&#233; d'&#233;laborer une nouvelle Constitution, Mme Luce Patenaude r&#233;digea une compilation des lois qu&#233;b&#233;coises de nature constitutionnelle dans le cadre de l'Institut de recherche en droit public. La liste de ces lois britanniques, canadiennes et qu&#233;b&#233;coises, de m&#234;me que des arr&#234;t&#233;s en conseil, ne couvrait pas moins de 22 pages de format l&#233;gal ; cela sans compter les sources non &#233;crites, conventions et r&#232;gles coutumi&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De tout cela, quels sont les principes et r&#232;gles &#224; placer hors de pair dans une Constitution proprement qu&#233;b&#233;coise ? Le grand constitutionnaliste qu'&#233;tait Sir Ivor Jennings a &#233;crit que le choix des normes supr&#234;mes posait un v&#233;ritable dilemme : faut-il &#234;tre succinct, &#224; la fran&#231;aise, ou prolixe, comme le sont certains instruments d'inspiration anglaise ? La prolixit&#233; n'est gu&#232;re compatible avec la vocation que l'on peut vouloir donner &#224; une loi fondamentale. D'un autre c&#244;t&#233;, si celle-ci doit exprimer les valeurs du milieu, &#233;tablir la citoyennet&#233; et les symboles nationaux, offrir des garanties propres &#224; assurer les droits des personnes et des groupes, affermir la pr&#233;&#233;minence de la langue commune et pr&#233;ciser les pouvoirs des principaux organes de l'&#201;tat, il existe un nombre minimum de normes dignes de figurer dans une Constitution. &#192; coup s&#251;r, la sagesse constituante aurait amplement l'occasion de naviguer entre concision et prolixit&#233;, et de beaux d&#233;bats sont &#224; pr&#233;voir si l'on entend traiter des nouveaux probl&#232;mes de soci&#233;t&#233;, la protection de l'environnement, par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'on ajoute &#224; cela la volont&#233; de saisir l'occasion pour rectifier ou am&#233;liorer le fonctionnement des institutions, comme le souhaitait le professeur Jean-Charles Bonenfant en 1969, devant la Commission de la Constitution, on mesure l'ampleur de la t&#226;che des constituants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Projet de loi n&#176; 196&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le projet de loi sur la Constitution d&#233;pos&#233; devant l'Assembl&#233;e nationale (n&#176; 196) par le d&#233;put&#233; de Mercier, M. Daniel Turp, on s'en tient au strict minimum, &#233;nonc&#233; en 15 articles. Le projet renvoie cependant aux 48 premiers articles de la Charte des droits et aux articles 2 &#224; 6 de la Charte de la langue fran&#231;aise, formant ainsi un ensemble de 68 dispositions d'ordre constitutionnel. Ce serait l&#224; une excellente base de discussion, mais on ne devrait pas s'&#233;tonner outre mesure que la consultation de la population, les experts et les mouvements sociaux et politiques voulussent allonger l'ordre du jour et que les constituants eussent &#224; se pencher sur des dispositions plus nombreuses que la centaine d'articles que comportait le texte remis &#224; Ren&#233; L&#233;vesque en 1985.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le contenu d'une Constitution formelle doit comprendre &#233;galement des dispositions portant sur la supr&#233;matie ou primaut&#233; de l'ensemble par rapport aux autres lois, dites parfois &#171; ordinaires &#187;, et aux r&#232;gles qui en d&#233;coulent. Cette sup&#233;riorit&#233; hi&#233;rarchique peut prendre diverses formes selon le cadre &#8212; le carcan &#8212; h&#233;rit&#233; du syst&#232;me britannique. Le minimum nous est indiqu&#233; par l'article 52 de notre Charte des droits et libert&#233;s : le l&#233;gislateur ne saurait d&#233;roger &#224; certains articles sauf par une disposition expresse selon laquelle la modification &#171; s'applique malgr&#233; la Charte &#187; : c'est une mani&#232;re de &#171; quasi-constitutionnalisation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il vaudrait mieux, &#224; coup s&#251;r, s'inspirer du droit compar&#233; et des solutions retenues dans les Constitutions d'&#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s, celle du land de Rh&#233;nanie-Palatinat par exemple, selon laquelle toute personne a le droit de contester la constitutionnalit&#233; de toute loi et de tout acte administratif. Mais la formule la plus simple nous vient d'un modeste voisin, l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard, qui n'a pas h&#233;sit&#233;, dans son Human Rights Act de 1975, &#224; &#233;tablir la primaut&#233; de cette Loi, qui &#171; est r&#233;put&#233;e l'emporter sur toutes les autres lois de cette province &#187; (article 1er &#167; 2).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Protection de la Constitution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre caract&#233;ristique d'une Constitution formelle : la protection contre les modifications intempestives ou livr&#233;es aux hasards des changements de gouvernement. Cette protection est essentielle &#224; la stabilit&#233; des institutions, mais elle doit non moins permettre l'adaptation aux circonstances changeantes auxquelles sont de plus en plus expos&#233;es les soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;gime d'inspiration britannique, cela soul&#232;ve une question classique : le Parlement peut-il se lier pour l'avenir ? Transpos&#233;e ici, elle prend la forme suivante : l'Assembl&#233;e nationale a-t-elle le pouvoir de soumettre la modification d'une loi qu'elle estime &#234;tre fondamentale &#224; des conditions particuli&#232;res relatives &#224; la forme ou &#224; la proc&#233;dure de modification, comme une majorit&#233; renforc&#233;e ou une consultation populaire ? Dans l'arr&#234;t Trethowan (1932), en provenance de l'&#201;tat de la Nouvelle-Galles du Sud, la High Court d'Australie et le Conseil priv&#233; ont d&#233;cid&#233; que la l&#233;gislature ne pouvait aller &#224; l'encontre des r&#232;gles qu'elle s'&#233;tait elle-m&#234;me impos&#233;es dans une loi : elle devait donc soumettre &#224; r&#233;f&#233;rendum une loi subs&#233;quente abolissant la Chambre haute, pour se conformer &#224; ses propres r&#232;gles &#171; as to manner and form &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On pourra &#233;galement consid&#233;rer que sont tr&#232;s r&#233;pandues les exigences de majorit&#233; renforc&#233;e ou de consultation populaire en cas de modification de la Constitution : c'est la solution retenue, par exemple, en Bavi&#232;re, en Catalogne, en Carinthie, dans l'&#201;tat de S&#227;o Paulo et m&#234;me dans les &#201;tats de Victoria et d'Australie-M&#233;ridionale. Notons au passage que l'Assembl&#233;e nationale a tenu &#224; respecter &#224; la lettre, en 1970, la majorit&#233; sp&#233;ciale n&#233;cessaire pour l'abolition des anciens &#171; comt&#233;s prot&#233;g&#233;s &#187;. Certes, il s'agissait d'une proc&#233;dure impos&#233;e par le B.N.A. Act, mais il est permis de penser que l'Assembl&#233;e en ferait autant &#224; l'&#233;gard de restrictions qu'elle se serait elle-m&#234;me fix&#233;es, sous le regard des citoyens &#233;lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le comment&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'int&#233;r&#234;t soulev&#233; par l'&#233;laboration d'une Constitution, la participation populaire et le foisonnement possible, voire probable, de propositions portant sur les nombreux projets de soci&#233;t&#233; qui alimentent (et parfois agitent) la vie publique qu&#233;b&#233;coise soul&#232;vent la question du &#171; comment &#187;, des m&#233;thodes &#224; suivre pour assurer l'aboutissement effectif du processus de constitutionnalisation et son prolongement dans l'avenir, pour le cas o&#249; le peuple choisirait de modifier le statut de l'&#201;tat autonome qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La principale question est celle de l'organisation de la d&#233;marche. Il ne s'agit pas de l'adoption d'un Constitution Act &#224; la mani&#232;re de la Colombie-Britannique, par une loi ordinaire de la l&#233;gislature, sans primaut&#233; ni protection particuli&#232;re &#224; l'encontre des modifications. Pour le Qu&#233;bec, il ne peut s'agir de galvauder ainsi la notion de Constitution, mais plut&#244;t de se doter d'un instrument formel dont l'importance appelle la participation des citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre juridique actuel, l'initiative de la d&#233;marche revient &#224; l'Assembl&#233;e nationale ; sans elle, rien ne peut aboutir ni m&#234;me se mettre en train. Mais elle ne devrait pas agir seule et prendrait sans doute soin, comme le veut le projet de loi n&#176; 196, d'y associer des repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile, comme elle l'a fait dans le pass&#233; au sein de commissions sp&#233;ciales, avec mission de proc&#233;der &#224; une vaste consultation en parcourant toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Assembl&#233;e constituante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la nouvelle Constitution formelle &#224; &#234;tre adopt&#233;e par l'Assembl&#233;e, on peut songer pour l'avenir &#224; un droit d'initiative populaire, comme le pr&#233;voient nombre d'&#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s, notamment S&#227;o Paulo (1 % des &#233;lecteurs), la Catalogne (1 d&#233;put&#233; sur 5 ou 300 000 &#233;lecteurs) et la Carinthie (15 000 &#233;lecteurs pour toutes les lois), proc&#233;dures parfois compl&#233;t&#233;es par l'exigence d'un r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'id&#233;e d'une assembl&#233;e constituante a &#233;t&#233; pr&#244;n&#233;e par divers groupes militants et un parti politique. Elle serait s&#251;rement &#224; examiner au moment o&#249; serait &#233;labor&#233;e la Constitution d'un Qu&#233;bec souverain. Dans le cadre actuel, cependant, une telle assembl&#233;e ne saurait &#234;tre que consultative, en raison du mode d'amendement sous l'empire duquel l'Assembl&#233;e nationale est appel&#233;e &#224; exercer son pouvoir de modification. On peut souhaiter, &#224; tout le moins, qu'elle &#233;tablisse, dans une nouvelle Constitution autonome, le principe de la consultation populaire pour toute modification ult&#233;rieure.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Valeurs et objectifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On peut s'attendre &#224; ce que des d&#233;bats vifs et int&#233;ressants accompagnent toutes les phases de l'&#233;laboration et de l'adoption d'une Constitution formelle. Qu'il s'agisse du pour et du contre, du contenu plus ou moins d&#233;taill&#233; et contraignant ou du comment, c'est-&#224;-dire des institutions et proc&#233;dures constituantes, tout est mati&#232;re &#224; discussion, voire &#224; contestation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne faut point s'en &#233;tonner : la d&#233;marche elle-m&#234;me et ses acteurs sont en mesure d'influer sur la formulation de questions aussi fondamentales que l'&#233;tablissement, le contr&#244;le et la transmission du pouvoir, sur les valeurs sociales, culturelles et politiques, sur les droits fondamentaux et les libert&#233;s. La d&#233;marche et son organisation sont en quelque sorte de nature &#171; pr&#233;constitutionnelle &#187; et y participer devient un enjeu majeur pour les partis politiques et les composantes de la soci&#233;t&#233; civile, y compris les d&#233;fenseurs de grandes causes ou d'int&#233;r&#234;ts particuliers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Examiner avec soin tous les aspects du pourquoi, du contenu et du comment constitue un exercice pr&#233;liminaire essentiel si l'on entend aboutir au projet le plus consensuel possible dans un d&#233;lai raisonnable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, le seul fait de doter le Qu&#233;bec d'une Constitution nouvelle et formelle ne r&#232;gle pas tous les probl&#232;mes de soci&#233;t&#233; qui nous assi&#232;gent, s'il est vrai, comme l'&#233;crivait Montesquieu, que &#171; les moeurs font de meilleurs citoyens que les lois &#187; &#8212; et ajoutons : m&#234;me constitutionnelles. Si nous r&#233;ussissions, cependant, apr&#232;s quarante ans d'efforts et de tergiversations, &#224; ench&#226;sser dans une nouvelle loi fondamentale un compendium de valeurs et d'objectifs majeurs de la nation qui serait &#233;galement un pr&#233;cieux instrument d'&#233;ducation civique, alors nous pourrions esp&#233;rer doter le Qu&#233;bec d'un instrument qui en serait &#224; la fois le miroir et le portrait id&#233;al.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques-Yvan Morin, Professeur &#233;m&#233;rite de droit international et constitutionnel &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al et autrefois membre du gouvernement du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Retour sur l'histoire et perspectives d'avenir</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/07/14/197592.html</link>
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		<title>Morin, Jacques-Yvan</title>
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		<title>Il faut soutenir la Francophonie</title>
		<link>http://www.ledevoir.com/2008/04/21/186089.html</link>
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		<dc:creator>Louise Beaudoin - Le Devoir (opinions)</dc:creator>, <dc:creator>Liza Frulla - Le Devoir (opinions)</dc:creator>, <dc:creator>Jacques-Yvan Morin - Le Devoir (opinions)</dc:creator>
		


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		<description>Il est de bon ton, dans certains milieux, de s'interroger sur la pertinence de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui regroupe aujourd'hui 55 &#201;tats et gouvernements membres et 13 pays observateurs, et dont le Sommet bisannuel se tiendra &#224; Qu&#233;bec en octobre (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Il est de bon ton, dans certains milieux, de s'interroger sur la pertinence de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui regroupe aujourd'hui 55 &#201;tats et gouvernements membres et 13 pays observateurs, et dont le Sommet bisannuel se tiendra &#224; Qu&#233;bec en octobre prochain. Nous avons eu le privil&#232;ge, &#224; des &#233;poques (...) - &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2008/04/21/186089.html"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Morin Jacques-Yvan (archives)</title>
		<link>http://www.vigile.net/Morin-Jacques-Yvan-archives</link>
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		<dc:date>2008-02-23T21:11:22Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacques-Yvan Morin</dc:creator>
		


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		<description>MORIN Jacques-Yvan &#192; la d&#233;fense du &#171; chartisme &#187; de G&#233;rald Larose Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 28.6.01 Les droits fondamentaux ne sont pas des absolus Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 29.6.01 1- Une Constitution dans un Qu&#233;bec souverain ou autonome 25.4.00 2- Pr&#233;voir la transition entre un (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;MORIN Jacques-Yvan &#192; la d&#233;fense du &#171; chartisme &#187; de G&#233;rald Larose Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 28.6.01 Les droits fondamentaux ne sont pas des absolus Jacques-Yvan Morin - LeDevoir 29.6.01 1- Une Constitution dans un Qu&#233;bec souverain ou autonome 25.4.00 2- Pr&#233;voir la transition entre un Qu&#233;bec autonome et un Quebec souverain 1.5.00 (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Morin-Jacques-Yvan-archives"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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