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	<title>Vigile.net - Guy Bouthillier</title>
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	<description>Le portail ind&#233;pendantiste du Qu&#233;bec</description>
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		<title>Vigile.net</title>
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		<title>Bouthillier, Guy</title>
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		<title>Voter du bon bord</title>
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		<dc:creator>Guy Bouthillier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Pour faire gagner le Qu&#233;bec, il faut que ses d&#233;put&#233;s soient du &#171; bon bord &#187; &#224; Ottawa. Voil&#224; ce que nous disent ceux qui voudraient bien nous voir tourner le dos au Bloc. Dit autrement : &#171; Pour &#234;tre forts, soyons avec les plus forts &#187;. Simple comme bonjour. Il suffisait d'y penser. (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_2376 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:291px;'&gt;
&lt;img src='http://www.vigile.net/IMG/jpg_26-bq-poids.jpg' width=&quot;291&quot; height=&quot;436&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;Pour faire gagner le Qu&#233;bec, il faut que ses d&#233;put&#233;s soient du &#171; bon bord &#187; &#224; Ottawa. Voil&#224; ce que nous disent ceux qui voudraient bien nous voir tourner le dos au Bloc. Dit autrement : &#171; Pour &#234;tre forts, soyons avec les plus forts &#187;. Simple comme bonjour. Il suffisait d'y penser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faisons tout de m&#234;me un petit survol de notre m&#233;moire collective.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1942, les Qu&#233;b&#233;cois ne voulaient pas de la conscription. Celle-ci fut n&#233;anmoins impos&#233;e. Et pourtant, aux &#233;lections de 1940, ils avaient donn&#233; &#224; Mackenzie King et aux lib&#233;raux 62 de leurs 65 si&#232;ges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1969, les Qu&#233;b&#233;cois et leur gouvernement ne voulaient pas de Sainte-Scholastique comme emplacement du futur grand a&#233;roport de Montr&#233;al. N&#233;anmoins, c'est bien l&#224; que fut construit ce qu'on a appel&#233; Mirabel. Et pourtant, aux &#233;lections de 1968, les Qu&#233;b&#233;cois avaient donn&#233; &#224; Trudeau et &#224; ses lib&#233;raux 56 de leurs 74 si&#232;ges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1982, les Qu&#233;b&#233;cois et leur Assembl&#233;e nationale ne voulaient pas de la nouvelle constitution rapatri&#233;e. Celle-ci fut n&#233;anmoins adopt&#233;e. Et pourtant, aux &#233;lections de 1980, 74 des 75 d&#233;put&#233;s qu&#233;b&#233;cois &#233;lus &#224; Ottawa &#233;taient du &#171; bon bord &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1983, Paul Desmarais, avec l'aide de la Caisse de d&#233;p&#244;t et l'appui du milieu des affaires de Montr&#233;al, voulait acqu&#233;rir le Canadien pacifique. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral s'y opposa et l'affaire &#233;choua. Et pourtant, tous les d&#233;put&#233;s du Qu&#233;bec, sauf un, &#233;taient du bord du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1990, les Qu&#233;b&#233;cois et leur gouvernement appuyaient l'accord du Lac Meech. Mais cet accord ne se r&#233;alisa jamais. Et pourtant, en 1988, les Qu&#233;b&#233;cois avaient donn&#233; &#224; Mulroney et &#224; ses conservateurs 63 de leurs 75 d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si ce pass&#233; canadien est annonciateur de l'avenir du Qu&#233;bec, moi, je vote pour le Bloc. Ce ne sera pas moins efficace, et ce sera s&#251;rement beaucoup plus prudent pour la suite des choses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Is Quebec a Nation ?</title>
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		<dc:creator>Guy Bouthillier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Qu&#233;bec - une nation (Article publi&#233; dans Le Devoir du jeudi 13 juillet 2006) Dimanche, la Gazette lui consacrait une pleine page, mardi, La Presse, son &#233;ditorial du jour : la question refait surface, comme il y a trente ans. Et elle n'est pas plus platonique aujourd'hui (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Article publi&#233; dans Le Devoir du jeudi 13 juillet 2006)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dimanche, la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Gazette&lt;/i&gt; lui consacrait une pleine page, mardi, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Presse&lt;/i&gt;, son &#233;ditorial du jour : la question refait surface, comme il y a trente ans. Et elle n'est pas plus platonique aujourd'hui qu'hier avec, en filigrane, cette autre interrogation : que peut une nation, au juste ? On conna&#238;t la r&#233;ponse de Harper et de son entourage. Elle ne saurait &#233;tonner, l'&#201;tat canadien &#233;tant maintenant tout entier vou&#233; &#224; la cause de &#171; l'unit&#233; nationale &#187;, laquelle fut con&#231;ue pr&#233;cis&#233;ment dans le but d' y apporter une seule r&#233;ponse, claire et nette, toujours la m&#234;me. En effet, si les id&#233;ologies successives de la Conf&#233;d&#233;ration, de la dualit&#233; canadienne, voire celle de l'union canadienne ( ch&#232;re &#224; l'auteur d' &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Option Qu&#233;bec,&lt;/i&gt; ne l'oublions pas) permettaient un espace de discussion, celle de l'unit&#233; nationale n'en tol&#232;re aucun.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais Harper a parl&#233; pour lui-m&#234;me, et pour l'appareil qu'il pr&#233;side : il n'a pas parl&#233; pour tout son monde. Au moment o&#249; l'on reparle de ces choses, on commettrait une erreur, au Qu&#233;bec, de croire que, sur cette question, les Canadiens anglais font bloc derri&#232;re leur gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, il s'est trouv&#233;, au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es - et il s'en trouvera demain encore - des voix au Canada anglais pour r&#233;pondre OUI &#224; cette question. Des textes existent, qui en t&#233;moignent. J'en rappelle ici quelques-uns, choisis parce que leurs auteurs n'ont pas eu peur du mot &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;nation&lt;/i&gt;, qu'ils l'ont le plus souvent plac&#233; sous son &#233;clairage historique (peut-on faire autrement ? : il n'y a pas de nation &#171; instantan&#233;e &#187;), et qu'ils en ont accept&#233; les cons&#233;quences politiques ultimes, lors m&#234;me qu'elles n'avaient pas leur pr&#233;f&#233;rence personnelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Leurs auteurs ? Des hommes et des femmes, et pas des moindres, qui ont fait leur marque hors du champ politique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;stricto sensu&lt;/i&gt;, dans des domaines vari&#233;s, universit&#233;, litt&#233;rature, droit, affaires... Au total, une cinquantaine de personnes auront sign&#233; ou cosign&#233; ces textes. Relisons-les en cette p&#233;riode d'accalmie estivale. Tous, nous en vaudrons mieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques mois apr&#232;s le 15 novembre 1976, appara&#238;t &#224; Toronto un &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Committee for a New Constitution&lt;/i&gt;. Devant la puissance ainsi manifest&#233;e du mouvement nationaliste qu&#233;b&#233;cois, le Comit&#233; reconna&#238;t au Qu&#233;bec le droit de se constituer en &#201;tat ind&#233;pendant. Mais si le Qu&#233;bec pr&#233;f&#233;rait continuer &#224; faire partie de l'ensemble f&#233;d&#233;ral canadien, les auteurs soutiennent qu'il devrait alors pouvoir disposer de tous les moyens dont il a besoin en tant que nation, &#171; a devolution of powers appropriate to its aspirations as a nation &#187; (1).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi la trentaine de signataires : la pr&#233;sidente de l'Universit&#233; de Colombie-Britannique, Mme Pauline Jewett, des professeurs d'universit&#233;, Gregory Baum, Stephen Clarkson, George Grant, et des &#233;crivains, Margaret Atwood, Margaret Laurence, Al Purdy et Rick Salutin. Ce dernier, aujourd'hui chroniqueur au &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Globe and Mail&lt;/i&gt;, est l'auteur de la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Canadiens&lt;/i&gt; (du nom de l'&#233;quipe de hockey), qui fut mont&#233;e d&#232;s 1977 &#224; Montr&#233;al, Toronto et Vancouver. En introduction &#224; cette pi&#232;ce, qui lui fut inspir&#233;e &#224; la fois par l'&#233;meute du Forum en mars 1955 et la victoire du PQ en 1976, l'auteur &#233;crivait entre autres : &#171; Personne ne devrait s'en &#233;tonner : la victoire du PQ n'est qu'une &#233;tape de plus dans le long effort d'affirmation nationale (&#171; national self-assertions &#187;) du peuple qu&#233;b&#233;cois qui traverse toute l'histoire de ce peuple (...) Comme il est inspirant de voir un peuple se tenir debout au nom de la dignit&#233; et s'imposer ainsi &#187;.(2)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Choqu&#233;s de voir les politiciens du Canada anglais tergiverser sur le Qu&#233;bec et son droit &#224; d&#233;cider de son avenir, une douzaine d'universitaires de Toronto, auxquels se sont joints la r&#233;daction de Canadian Forum, l'avocat Clayton Ruby et la columnist du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Globe&lt;/i&gt;, Joanne Kates, publient, &#224; quelques mois du r&#233;f&#233;rendum de 1980, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A Declaration of Quebec's right to self-determination&lt;/i&gt;, qui contient le passage suivant : &#171; Le Qu&#233;bec n'est pas une province comme les autres : les Qu&#233;b&#233;cois forment une nation. Ils ont leur propre histoire, une langue commune, leurs institutions sociales, leurs traditions culturelles, et, plus important encore, le sens aigu de leur identit&#233; nationale, ainsi que la volont&#233; r&#233;affirm&#233;e d'en assurer la p&#233;rennit&#233; par les moyens que fournit la souverainet&#233; &#187;. En cons&#233;quence, concluent les signataires, &#171; les Qu&#233;b&#233;cois ne peuvent se voir refuser le droit de se doter d'un &#201;tat ind&#233;pendant &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur cette lanc&#233;e, le groupe d&#233;nonce le discours unitariste dans lequel s'est enferm&#233; le gouvernement f&#233;d&#233;ral : &#171; La campagne men&#233;e au nom de la pr&#233;tendue &#171; unit&#233; nationale &#187; ( the so-called &#171; National Unity &#187; campaign) contredit cette r&#233;alit&#233; des deux nations, l'une canadienne-anglaise l'autre qu&#233;b&#233;coise, coexistant au sein d'un m&#234;me &#201;tat. De plus, cette campagne d&#233;forme l'histoire des relations entre ces deux nations qui, de la victoire des Plaines d'Abraham jusqu'aux mesures de guerre en octobre 1970, n'ont jamais &#233;t&#233; &#233;gales ni volontaires &#187;.(3)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Philip Resnick est Montr&#233;alais d'origine et enseigne &#224; l'Universit&#233; de la Colombie-Britannique. &#192; quelques semaines du r&#233;f&#233;rendum du 20 mai 1980, il signe avec quatre de ses camarades de lutte un texte dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;. Rappelant l'indignation qui avait &#233;t&#233; la leur dix ans plus t&#244;t en octobre 70, les signataires &#233;crivent &#171; qu'il est encore plus &#233;vident (aujourd'hui) que la loi des mesures de guerre visait le peuple du Qu&#233;bec, qu'elle tentait en fait d'ensevelir sa lutte contre l'oppression nationale qui se poursuit depuis 200 ans &#187;. Les mesures de guerre n'ayant rien r&#233;gl&#233;, toute solution &#171; au probl&#232;me national &#187; doit partir du principe suivant : &#171; Que le peuple du Canada anglais reconnaisse qu'il existe une nation qu&#233;b&#233;coise &#187;, et, ajoutent les auteurs : &#171; La solution exige aussi que nous reconnaissions et d&#233;fendions le droit d&#233;mocratique de la nation qu&#233;b&#233;coise &#224; l'autod&#233;termination, jusqu'&#224; y inclus le droit de s&#233;cession de la f&#233;d&#233;ration canadienne &#187;.(4)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Professeur &#224; l'Universit&#233; York, Kenneth McRoberts conna&#238;t bien le Qu&#233;bec, sur lequel ce politicologue a beaucoup &#233;crit. La question du Qu&#233;bec (&#171; Quebec's nationhood &#187;) est au c&#339;ur de la vie politique canadienne, que la victoire du 15 novembre est venue bousculer dans ses habitudes centenaires d'une Conf&#233;d&#233;ration form&#233;e sur la n&#233;gation de ce statut de nation. Il n'y aura d'avenir pour le Canada, avec ou sans le Qu&#233;bec en son sein, soutient l'auteur, qu'&#224; la condition de partir de la r&#233;alit&#233; suivante : &#171; Il faut reconna&#238;tre ce fait que le Qu&#233;bec est une nation (...) Le Qu&#233;bec n'est pas une province, une r&#233;gion comme les autres. Par ses institutions nationales et son sentiment d'identit&#233; propre, le Qu&#233;bec forme une nation dans un sens que le Canada anglais lui-m&#234;me n'a pas encore atteint (...) La question du Qu&#233;bec, c'est celle d'un communaut&#233; qui se per&#231;oit comme une nation et qui, de plus en plus, se comporte comme une nation dans tous les domaines de la politique, de l'&#233;conomique, du social... &#187;. De ce constat, l'auteur tire une conclusion p&#233;remptoire : &#171; On ne saurait &#233;tablir de rapports satisfaisants entre le Qu&#233;bec et le Canada anglais tant que ne sera pas reconnu le statut national du Qu&#233;bec ( &#171; Quebec's nationhood &#187;). &#171; Cette exigence &#187;, ajoute l'auteur, &#171; s'impose aussi bien aux gouvernements qu'aux centrales syndicales, aux partis politiques, aux associations volontaires et jusqu'aux individus eux-m&#234;mes &#187;.(5)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au moment des derniers soubresauts de l'accord du lac Meech, des universitaires de Toronto, parmi lesquels Daniel Drache, Mel Watkins et Abraham Rotstein, expriment leur d&#233;sarroi dans les colonnes du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Devoir&lt;/i&gt;. &#201;tablissant d'embl&#233;e leur position &#8212; &#171; Il n'y a jamais eu une seule nation mais deux au Canada &#187; &#8212;, et s'exprimant &#171; en tant que nationalistes du Canada anglais &#187;, les auteurs appellent les Canadiens &#224; consentir &#224; &#171; une nouvelle structure f&#233;d&#233;rale binationale &#187;. Solution capitale, selon eux : &#171; Nous ne voyons pas comment le Qu&#233;bec demeurera au sein du Canada en dehors de ce recours &#224; une f&#233;d&#233;ration binationale &#187;.(6)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Torontois de naissance,Ted Byfield vit dans l'Ouest o&#249; il dirige les destin&#233;es de trois importants hebdomadaires d'affaires, l' &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Alberta Report,&lt;/i&gt; le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Western Report&lt;/i&gt; et le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;B.C. Report&lt;/i&gt;. Voici comment, en pleine &#233;bullition des lendemains de Meech, il s'exprime dans un long entretien avec Knowlton Nash, paru sous le titre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Visions of Canada&lt;/i&gt; : &#171; Le Qu&#233;bec a toujours &#233;t&#233; une nation. Remontons l'histoire : 1760, la reddition des arm&#233;es &#224; Montr&#233;al, la ville de Qu&#233;bec qui &#233;tait tomb&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente... Le Qu&#233;bec avait perdu ses moyens. (Les Qu&#233;b&#233;cois) ne sont pas venus &#224; nous en disant qu'ils voulaient nous appartenir. Non ! Nous sommes arriv&#233;s avec nos arm&#233;es et nous les avons conquis &#187;. Constatant ensuite qu'au long de son histoire, le Canada anglais n'a jamais pu, ou voulu, supprimer cette r&#233;alit&#233; du &#171; French Fact &#187;, Byfield en tire la conclusion suivante pour le pr&#233;sent : &#171; Ainsi, le Qu&#233;bec ne se trouverait pas &#224; quitter le Canada, car il n'a jamais vraiment fait partie du Canada. &#199;a a toujours &#233;t&#233; un pays &#224; part (&#171; a country unto itself &#187;). Le Qu&#233;bec a tout ce qu'il faut, un territoire, une langue, une culture, bref tous les attributs d'une nation &#187;. Puis, il ajoute en r&#233;ponse &#224; K. Nash : &#171; Essayer de les garder serait peine perdue. S'ils ne se s&#233;parent pas cette fois, ils le feront la fois suivante, parce qu'ils y travaillent depuis plus de 200 ans, et ils savent ce qu'ils veulent. Occupons-nous plut&#244;t, nous Canadiens anglais, de b&#226;tir notre propre nationalisme dans le reste du Canada &#187;.(7)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;**&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Thomas Berger est juriste, ancien juge &#224; la Cour supr&#234;me de la Colombie-Britannique et sp&#233;cialiste des droits de l'Homme. Il joint sa voix &#224; celles d'autres compatriotes canadiens-anglais d&#233;cid&#233;s &#224; se faire entendre, en ces lendemains de Meech, dans un livre au titre sonore : &#171; English Canada speaks out &#187;. Depuis Meech, &#233;crit l'auteur, le Canada anglais est confront&#233; &#224; la possibilit&#233; de l'ind&#233;pendence du Qu&#233;bec. Sa position est on ne peut plus claire : &#171; Nous, Canadiens, croyons &#224; l'autod&#233;termination des nations. Il est trop tard pour soutenir que le Qu&#233;bec n'est pas une nation. Si les Qu&#233;b&#233;cois d&#233;cident qu'ils veulent etre ind&#233;pendants, &#233;tablir leur propre &#201;tat-nation, libre &#224; eux de le faire &#187;. L'id&#233;e d'ind&#233;pendence lui para&#238;t si forte qu'il tance les politiciens qui s'emploient &#224; &#233;tablir un parall&#232;le entre ceux dans l'Ouest qui se battent contre la &#171; western alienation &#187; et ceux, au Qu&#233;bec, qui se battent pour l'ind&#233;pendance. Il ne s'agit pas du tout de projets du m&#234;me ordre. &#171; &#201;tablir un parall&#232;le entre les deux &#187;, d&#233;nonce l'auteur, &#171; c'est anoblir le premier et banaliser le second &#187;. (8)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;------&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trop tard, &#171; Too late ! &#187;, disait Thomas Berger. Voire. Si la question s'est impos&#233;e au Canada anglais, c'est parce que le Qu&#233;bec s'est donn&#233; les moyens pour l'imposer, en progressant toujours plus avant dans la voie de la libert&#233; collective. Toutefois, si l'on devait cesser d'avancer, ou, pire encore, si l'on devait r&#233;gresser de nos positions actuelles, la question elle-m&#234;me finirait par ne plus int&#233;resser personne. Avis &#224; nos dirigeants politiques, &#224; quelque bord qu'ils appartiennent. Mais l'on sait maintenant que si l'on devait bient&#244;t arriver au but, il se trouverait au Canada anglais, demain comme nagu&#232;re, des voix pour faire &#233;cho &#224; la n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Guy BOUTHILLIER&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1)	&#171; Canada and Quebec : A Proposal for a New Constitution &#187;, Canadian Forum, juin-juillet 1977, p.4&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(2)	SALUTIN (Rick), Les Canadiens. A Play by Rick Salutin, assist : Ken Dryden, Vancouver, Talonbooks, 1977, 186p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(3)	&#171; A Declaration of Quebec's Right to Self-Determination &#187;, Canadian Forum, f&#233;v. 1980, p.6&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(4)	RESNICK (Philip) et al., &#171; Le Droit du peuple qu&#233;b&#233;cois &#187;, Le Devoir, 1er mai 1980, p.10.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(5)	McROBERTS ( Kenneth ), &#171; English Canada and the Quebec Nation &#187;, Canadian Forum, f&#233;v. 1980, pp.11-15&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(6) DRACHE (Daniel) et al. &#171; La solution : un Canada binational &#187;, Le Devoir, 24 mai 1990.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(7)	BYFIELD ( Ted), &#171; Quebec was never part of Canada &#187;, in Visions of Canada,ed. by Knowlton Nash, 1991,Toronto, McClelland and Stewart, 304p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(8)	BERGER ( Thomas R.), &#171; Quebec's Rendezvous with independence &#187;, in &#171; English Canada Speaks Out &#187;, ed. by J.L. Granatstein et Kenneth McNaught, 1991, Toronto, Doubleday Canada, pp. 309-321.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Plaidoyer pour une &#233;lection r&#233;f&#233;rendaire</title>
		<link>http://www.vigile.net/Plaidoyer-pour-une-election</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Plaidoyer-pour-une-election</guid>
		<dc:date>2006-03-22T02:41:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Guy Bouthillier - Le Devoir</dc:creator>, <dc:creator> Cercle Godin-Miron - Le Devoir</dc:creator>, <dc:creator>Pierre de Bellefeuille - Le Devoir</dc:creator>, <dc:creator>Denis Moni&#232;re - Le Devoir</dc:creator>
		


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		<description>La d&#233;cision de la Cour supr&#234;me pourrait obliger le Parti qu&#233;b&#233;cois &#224; modifier sa strat&#233;gie et abandonner le r&#233;f&#233;rendum comme modalit&#233; d'accession &#224; la souverainet&#233; Membres du Cercle G&#233;rald Godin LeDevoir 31 janvier 1998 Le Parti qu&#233;b&#233;cois, d&#232;s sa fondation, a consid&#233;r&#233; l&#233;gitime de lier (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;La d&#233;cision de la Cour supr&#234;me pourrait obliger le Parti qu&#233;b&#233;cois &#224; modifier sa strat&#233;gie et abandonner le r&#233;f&#233;rendum comme modalit&#233; d'accession &#224; la souverainet&#233; Membres du Cercle G&#233;rald Godin LeDevoir 31 janvier 1998 Le Parti qu&#233;b&#233;cois, d&#232;s sa fondation, a consid&#233;r&#233; l&#233;gitime de lier l'accession &#224; la souverainet&#233; &#224; (...) - &lt;a href="http://www.vigile.net/Plaidoyer-pour-une-election"&gt;consulter en ligne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

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	<item>
		<title>Une le&#231;on de Grecs pour notre Assembl&#233;e nationale</title>
		<link>http://www.vigile.net/Une-lecon-de-Grecs-pour-notre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.vigile.net/Une-lecon-de-Grecs-pour-notre</guid>
		<dc:date>2003-12-13T17:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>  
		<dc:creator>Guy Bouthillier - Tribune libre de Vigile</dc:creator>
		


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		<description>Je n'&#233;tais pas d'accord avec les propos qui ont d&#233;clench&#233; &#171; l'affaire Michaud &#187; Le moins qu'on puisse en dire, en effet, c'est que ce n'est pas ainsi qu'on s'y prend si on cherche &#224; se faire de nouveaux amis et &#224; r&#233;pandre les id&#233;es r&#233;publicaines (...)</description>

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(oui|=={oui}|?{' ',''})<content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'&#233;tais pas d'accord avec les propos qui ont d&#233;clench&#233; &#171; l'affaire Michaud &#187; Le moins qu'on puisse en dire, en effet, c'est que ce n'est pas ainsi qu'on s'y prend si on cherche &#224; se faire de nouveaux amis et &#224; r&#233;pandre les id&#233;es r&#233;publicaines d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233; parmi nos diverses populations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais je n'&#233;tais pas d'accord non plus avec la mani&#232;re dont se sont comport&#233;s nos &#233;lus - tous non &#233;lus ! - dans cette affaire : un Parlement, une Assembl&#233;e nationale, ne doit jamais se tranformer en tribunal d'Inquisition. Ceux qui en douteraient encore pourront se rapporter &#224; l'affaire suivante, qui vient de se produire en Gr&#232;ce, et dont je donne ici les grands traits, tir&#233;s du Monde du 14 novembre dernier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Miki Theodorakis, le grand, le c&#233;l&#232;bre, a tenu, sur les Juifs, des propos &#224; faire dresser les cheveux : &#171; Nous sommes, dit notamment le chanteur, deux peuples pas comme les autres, nous et les juifs. Mais eux, ils ont le fanatisme et r&#233;ussissent &#224; s'imposer. (...) Aujourd'hui, nous pouvons dire que ce petit peuple est &#224; la racine du mal, et non du bien &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;action ne se fit pas attendre. &#192; J&#233;rusalem, le directeur du m&#233;morial de l'Holocauste de Yad Vashem exprima sa plus vive indignation. &#192; Ath&#232;nes, les repr&#233;sentants de la communaut&#233; juive d&#233;nonc&#232;rent les propos du compositeur : &#171; Il est incompr&#233;hensible que M.Theodorakis, qui a tant offert &#224; la d&#233;mocratie, ait pu tenir pareils propos racistes &#187; Le Gouvernement grec, par la voie de son porte-parole, en fit autant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le Parlement grec ne se pronon&#231;a pas. Personne ne demanda qu'il le fasse, ni m&#234;me ne s'attendit &#224; ce qu'il le f&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une le&#231;on de Grecs pour notre Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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