Avec le vif débat qui a été soulevé autour de cette provocation à peine déguisée de la reconstitution de la bataille des plaines de 1759 prévue cet été par la CCBN et son annulation subséquente, le leader parlementaire péquiste Stéphane Bédard a laissé tomber qu’« Il y a autant de liens entre le PQ et Patrick Bourgeois (du RRQ) qu’entre Jean Charest et Charles Guité (l’un des principaux artisans du scandale des commandites) ».
La première partie de sa déclaration voulant qu’il n’y ait pas vraiment de liens entre le PQ et le RRQ est tout simplement trompeuse. Ça serait un peu plus juste de dire qu’il y a un lien entre le PQ et le RRQ, puisqu’un bon nombre des militants du RRQ appuient le PQ et certains députés péquistes se sont payés des publicités dans le journal « Le Québécois » et ce, depuis des années.
Maintenant, les députés du PQ et l’équipe parlementaire du Bloc veulent prendre leurs distances en rapport avec le RRQ. Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois ne cadrent pas avec la rectitude ostentatoire des positionnements des chefs du BQ et du PQ.
Ceci dit, j’aimerais revenir à la comparaison de lien de Stéphane Bédard, à savoir qu’il n’y aurait pas plus de lien entre Jean Charest et Charles Guité.
Si on considère que ces deux derniers étaient conscrits et engagés dans la même « guerre » contre le Québec, avant et après le référendum de 1995, il y avait un lien évident entre Guité, qui était sous les ordres du tandem Pelletier-Chrétien et Charest, qui s’est impliqué dans cet assaut contre notre État potentiel à titre de vice-président du comité du NON.
Répondant de New York au début de cette semaine sur la revendication légitime de vouloir faire rétrocéder nos terrains patrimoniaux sous tutelle fédérale dans notre Capitale Nationale, l’attaché de presse du minoritaire Harper, Dimitri Soudas s’est contenté de répliquer que « Pendant que M. Duceppe et Mme Marois se préoccupent d’être des agents immobiliers, nous, on va se concentrer sur l’économie ».
C’est maintenant assez clair que le premier ministre du Canada se moque éperdument des chefs souverainistes récalcitrants à monter au front, c’est ce comportement des chefs souverainistes qui explique, quant à moi, la désaffectation et le morcellement de la mouvance nationale.
Daniel Sénéchal
Montréal

