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Vous, intolérants ; Nous, conquérants !
Ouhgo
Tribune libre de Vigile
samedi 29 décembre 2007      295 visites


Ce Monsieur dit, aujourd’hui, sur cyberpresse : « Dans le projet de loi 195 sur l’identité québécoise, on prévoit nommément enlever des droits fondamentaux, autrement reconnus par sa citoyenneté canadienne, à tout immigrant qui n’obtiendrait pas sa citoyenneté québécoise. »

Justement, c’est de citoyenneté québécoise qu’on parle ici ! On parle d’un geste de souveraineté indiquant la direction où nous allons, quand le pays adviendra. Nonobstant la jalousie d’un pays voisin. Et il n’est pas question d’enlever quoi que ce soit à qui que ce soit, mais de préciser aux postulants les conditions d’adhésion à la culture française d’Amérique.

Et dans sa confusion, le monsieur oublie de lire l’essentiel du projet, dûment présenté par ailleurs à la Commission qu’il appelle de ses vœux. Le projet développe bien l’idée d’amender la loi 101 dans le sens du français langue de travail, pour le rendre nécessaire aux nouveaux arrivants. Le projet prône aussi de meilleures structures d’accueil : 3 ans de cours gratuits de français. Et à propos du temps perdu des poètes : Il peut compter sur M. Maka Koto pour raviver le sujet au P.Q.

Le monsieur illustre à merveille ces agents de dénationalisation mis en exergue cette année par Mathieu Bock-Côté (La Dénationalisation tranquille, Boréal). L’auteur décrit la ruse employée contre les Québécois depuis le référendum de 1995. La majorité francophone historique s’étant toujours comportée comme une minorité depuis la conquête, il est facile de lui faire ressentir la honte de s’exprimer haut et fort, de se définir, de poser ses conditions de vie en société. On accuse cette nation d’exclusion dès qu’elle accueille des nouveaux en expliquant les aires de la maison. Les premiers à regimber quand le Québec veut devenir français, ce sont les unilingues anglophones qui ont toujours joui de privilèges linguistiques comme conquérants. Ils craignent bien sûr de perdre cette majorité de subventions à leurs hôpitaux et universités minoritaires et la possibilité de vivre à Montréal en anglais uniquement ! Et ils se sont adjoint de nombreux serviteurs assimilés pour assurer leur défense dans les médias, les groupes communautaires et divers lieux d’influence.

Pendant que plusieurs pays du monde affichent actuellement leurs conditions d’admission, voire même la connaissance de la langue préalablement à l’entrée au pays, pendant que les Cantons suisses en exercent le pouvoir à l’intérieur même de leur confédération, le mantra «  canadian » résonne à chaque fois que le Québec s’affirme : Vous, intolérants : Nous, conquérants !

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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Premier colloque annuel

L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008

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