Suite, et surtout FIN de la saga de la GG et de la guerre des mots.
Ce vous, c’est Yves Michaud. Ainsi m’appelait-il, à cette épique époque où j’ai pris sa défense, en 2000-2001. - Sa défense ? Minute, papillons. Arrêtez-vous dans ce champ de fleurs qui s’offre à vous, pour butiner les sucs de la vérité, en l’occurrence celle des faits réels.
14 décembre 2000 - J’apprends avec stupeur qu’un vote de blâme unanime a eu lieu à l’Assemblée nationale contre Yves Michaud, accusé d’antisémitisme, et als du même acabit, pour avoir fait certaines déclarations. Kossé ça ? Qu’en est-il, exactement, de cette accusation publique qui remet totalement en question l’honneur et la valeur d’un homme tel que Yves Michaud ? - Michaud qui, soit dit en passant, ne m’était pas plus sympathique qu’il ne le faut : j’ai toujours tenu à distance les radicaux, et m’en suis toujours tenue à distance. Que voulez-vous, je suis ainsi faite. Ça s’explique, mais je vous fais grâce de l’explication. L’essentiel, c’est que pour moi, la plus intolérable des choses est L’INJUSTICE. Si j’en vois une, je deviens, oui, une véritable pasionaria qui monte aux barricades ! Et je n’y monte pas tête baissée et yeux fermés. J’y monte parce que j’ai les preuves qu’il FAUT y monter, quitte, comme les guerriers, les soldats, à y laisser ma peau. (Risque minime, rassurez-vous.) J’ai les preuves, parce que je me suis informée. Parce que je ne me suis pas contentée de répéter ce que j’ai entendu, mais que je suis allée voir de près ce qu’il en retourne.
J’ai donc entrepris une recherche sérieuse sur "l’affaire Michaud", en retraçant ses déclarations mises en cause et tout ce qui s’est dit avant et après le vote de blâme. Un très épais dossier (au moins deux cahiers de deux pouces d’épaisseur) qui a abouti à un texte que j’ai publié sur l’un de mes sites web, et dont une partie, la première, a été publiée dans L’action nationale d’avril 2001. J’allais même entreprendre la rédaction d’un livre sur l’affaire mais, bon, ça n’a pas marché.
Sept ans plus tard, voilà-ti pas que surgit une autre affaire, celle des accommodements raisonnables et, en particulier, d’Hérouxville. Kossé ça, encore ? Les mêmes accusations de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme et d’islamophobie se mettent à pleuvoir à nouveau, cette fois-ci sur tout un village puis, un peu plus tard, sur l’ensemble des Québécois francophones. - Voilà qui suffit pour que la passion de la pasionaria se ranime et que s’élabore un nouveau dossier fort épais, dans lequel je suis plongée quotidiennement depuis presque un an bientôt. Pas capable de faire autrement, encore une fois : il faut que j’y voie clair, que je m’informe, que je sache ce qu’il en retourne exactement. Encore une même cause de JUSTICE À RENDRE, cette fois à mon propre peuple et, donc, à moi-même, qui en fais partie.
J’en étais maintenant à l’étude systématique du rapport Bouchard-Taylor lorsqu’est arrivée une nouvelle affaire, celle de "la reine-nègre" et, plus largement, de la GG. La GG, mais surtout madame Michaëlle Jean elle-même, attaquée dans sa personne en tant qu’individue, en tant que femme et même en tant que citoyenne d’origine haïtienne. Et ce, essentiellement dans mon petit monde intellectuel et médiatique, celui de Vigile où je collabore passionnément depuis 10 mois.
Relégué sur les tablettes de ma bibliothèque, le gros dossier des AR et du rapport B-T ! Faut que je m’occupe de cette nouvelle histoire. - Vous connaissez la suite : j’ai publié, sur Vigile, deux chroniques là-dessus, "être indépendantiste" et le "The woman they love to hate" de Macpherson, et un texte dans la tribune libre, "Les deux minutes du peuple". Avec moult réactions et une presque-guerre intestine entre indépendantistes vigilois.
Deux ou trois semaines, c’est long comme perte de temps quand on doit travailler à un dossier aussi important et lourd que les AR et le rapport B-T. Ça fait une semaine que je tente de m’y remettre, de retrouver la passion de m’y remettre, mais je n’y arrive pas encore... Elle a bifurqué dans une autre direction et cherche à m’y maintenir : je me sens OBLIGÉE d’aller voir de plus près de quoi retournent cette haine, cette hargne et ce mépris de certaines personnes à l’égard de Michaëlle Jean. J’ai commencé, et je découvre avec horreur que l’injustice est d’une énormité à faire peur... Une injustice tellement énorme et GRAVE que je n’ai pratiquement plus qu’une seule idée en tête, un seul projet : écrire un livre pour faire avec Michaëlle Jean ce que j’ai fait avec Michaud : lui rendre honneur et justice. Reprendre une à une les accusations, un à un les "gros mots" qu’on a fait pleuvoir sur elle pour en démontrer, par A + B, la fausseté et l’injustice.
Cela dit, jolis papillons, avant de reprendre votre envol, retenez bien ceci : que ce soit à propos d’Yves Michaud, d’Hérouxville alias André Drouin et Bernard Thompson, ou de Michaëlle Jean, je ne me suis jamais prononcée sur la PENSÉE, les idées ou l’IDÉOLOGIE de ces personnes. Utilisez le mot "défense", si vous voulez, mais comprenez bien que cette défense porte essentiellement, voire uniquement sur des accusations outrancières et abusives qui leur sont tombées sur la tête. Yves Michaud n’est pas antisémite. A son sujet, justice lui sera sans doute rendue quand il aura les pieds devant. Drouin, Thompson et les Hérouxvillois et Hérouxvilloises ne sont pas des racistes ni des xénos. Justice leur sera rendue on ne sait encore quand. Quant à Michaëlle Jean, justice lui sera aussi rendue, mais rassurez-vous, ce ne sera pas sur Vigile. Je n’y aborderai plus ce sujet, mais je continuerai à prendre bonne note de tout nouveau gros mot ou méprisante expression qui s’ajoutera à la liste déjà longue, et j’espère que, désormais, nous saurons, tous et toutes, ensemble, concentrer nos énergies à l’essentiel et viser, oui, la même cible, le même objectif : convaincre le plus grand nombre de fédéralistes et d’indifférents de la nécessité de l’indépendance du Québec !
Camarades, donc, À VOS ARGUMENTS !! Car c’est par eux que Vigile deviendra une référence, une source d’informations où s’abreuveront un grand nombre, un beaucoup plus grand nombre de personnes, tant indépendantistes que fédéralistes. Car après tout, ce sont ces dernières qu’il nous faut convaincre de la nécessité de l’indépendance, et c’est par la qualité et la force de notre argumentation que nous y parviendrons. Par l’intelligence, et non par les insultes.


