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CHRONIQUE DE LA CROQUEUSE DE MOTS
Vous avez dit... "cachérisation" ?
Thérèse-Isabelle Saulnier
Chronique de Thérèse-Isabelle Saulnier
vendredi 15 février 2008      1462 visites      12 messages


Dans ma chronique précédente, j’ai montré que Gérard Bouchard avait carrément exagéré et commis une faute grave en traitant abusivement et inconsidérément M. Filiatreault d’antisémite, pour le simple fait d’avoir parlé de la cachérisation. Je dénonçais par là même l’abus fait de ces mots si lourds, qui finissent par ne plus rien dire tellement ils sont utilisés à tort et à travers. Une manière subtile de contrer et d’étouffer la liberté d’expression si chère à nos sociétés démocratiques. Je terminais en disant qu’on ne permettrait pas à M. Filiatreault de s’expliquer et de prouver qu’il n’est ni raciste, ni xénophobe, ni antisémite en disant simplement qu’il ne veut pas manger de produits cachères, et surtout pas qu’on les impose ainsi à toute une population et ce, à l’insu de cette dernière. On ne le lui permettra pas, à lui, mais moi, je me ferai son avocate, moi qui n’ai pas peur de cet épouvantail, devenu risible à force d’être galvaudé, qu’est le mot "antisémite". Voici donc ma plaidoirie.

DES FAUSSETÉS ET DES PRÉJUGÉS ?

On a parlé de faussetés et de préjugés à propos des coûts plus élevés de la cachérisation de la plupart des produits alimentaires et de tous ceux qui leur sont connexes (détergents, papier ciré, d’aluminium, etc.). Taylor a affirmé que "les mêmes médias qui ont présenté ces soi-disant informations les ont démenties par la suite". Or, à ma connaissance, TVA et JE n’ont rien démenti du tout. Il n’existe qu’un seul article, très court, celui dont Taylor a mentionné le titre, "Pas plus cher de manger cachère", écrit par Valérie Dufour (22 octobre 07, 5 mois plus tard !!), journaliste qu’on n’est pas obligé de croire sur parole dans ses affirmations qui ne sont même pas appuyées par des faits. Un seul exemple : si tel et tel produit devenu cachère n’est pas plus cher, ou très peu, qu’un autre, non cachère, c’est peut-être bien parce que le prix de tous les produits en question a été élevé ! Le reportage de JE n’a pas nécessairement donné TOUTES les informations. Si les coûts de production cachère sont plus élevés, il y a forcément une conséquence sur le prix du produit, et les chefs d’entreprise ou leurs représentants sont les premiers à le reconnaître.

Moshhe Emergui, rabbin au Conseil de la communauté juive de Montréal, a lui-même dit (reportage de L’épicerie, R-C) que "le cachère, c’est plus cher", et le même Conseil a affirmé que la cachérisation massive réduit le prix des produits cachères et que c’est là un bel et bon exemple d’accommodement raisonnable. Pour que cela soit possible, il faut donc que les coûts soient répartis sur tous les produits, cachères et non cachères.

Il y a quand même des erreurs (et non des faussetés, des "non-faits" comme a dit Taylor) dans ce qu’a dit Monsieur Filiatreault, basé sur le reportage de JE : 1) il ne s’agit pas du miel Doyon mais Labonté de Victoriaville. 2) Cette entreprise, a-t-il dit, "a été obligée de faire bénir sa citerne de 30,000 gallons par un rabbin, qui a coûté 30,000$." - Il s’agit, plutôt, de Brasseur Transport, de La Prairie, travaillant entre autres pour Kraft. Faire bénir SES citernes a coûté 35,000$, et maintenir la certification K coûte, en frais supplémentaires, près de 15,000$ par année, a rapporté Michel Jean. 3) M. Filiatreault : "Il y a 30,000 juifs qui mangent cachère, au Québec, alors que nous sommes 6 millions". Michel Jean : "100,000 membres dans la communauté juive, dont à peine 35% mangent cachère, selon le Conseil (de la communauté juive de Montréal), donc, 35,000 personnes, un micro-marché dans une population de 7 millions". 4) Filiatreault : "Savez-vous comment ça coûte par année pour être cachère ? Ça coûte 150 millions par année." - Où M. Filiatreault a-t-il pris ce chiffre de 150 millions ? Pas dans JE, en tout cas, où Michel Jean dit ceci : "La majorité des entreprises contactées par JE refusent de dévoiler les frais entraînés par une certification cachère. Ce qui est certain, c’est qu’à l’échelle du Québec, cela représente plusieurs millions de $". Examinons ce qu’on en dit.

LA QUESTION DU COÛT DE LA CACHÉRISATION

Il est très difficile de s’en faire une idée claire et précise, malgré que l’on soit dans le domaine de l’économie. Les chiffres sont différents d’une référence à l’autre, d’une compagnie de certification à l’autre (ne pas oublier qu’il en existe des centaines, au moins 300, seulement aux USA, qui n’ont pas toutes les mêmes prix et qui ne mentionnent pas ceux-ci sur leurs sites web, et que ce marché s’étend sur plusieurs continents). Aussi, l’enquête de JE a révélé que beaucoup d’entreprises refusent de fournir les coûts. Essayons quand même d’y voir clair.

Philippe Robert-Demontrond dit que le marché casher était évalué, en 2004, à 5 milliards d’euros en Europe, avec prévision de croissance annuelle de 15%. Aux USA, il représente le tiers du marché, c’est-à-dire 150 milliards $. "Plus de 70% des consommateurs de produits cashers sont dès à présent non-juifs".

Earthkosher, basé à Portland, USA, est une entreprise qui offre la certification cachère. Elle fait partie de l’AKO, The Association of Kashrus Organizations, basée à Chicago. Earthkosher indique, sur son site web, que "the Kosher industry is a 30 Billion dollar market that is growing at 15% a year". Oukosher, une autre agence de certification, parle d’un marché de "$150 billion of kosher certified products" qui sont consommés annuellement. (Mais dans ces chiffres si variables, il faut savoir de quelle étendue de marché on parle : nord-américain ? européen ? mondial ? - ce n’est pas toujours clair.)

Earthkosher présente ainsi ses coûts : "In general, our annual Kosher Certification fees will range from $1,750-$3,500 per year it depends on each companies specifics". Ce chiffre représente uniquement le coût annuel du sceau cachère, et non tout le reste qui gravite autour, puisque, une fois la certification obtenue, il y a des inspections et supervisions régulières qui couvrent tout le mode de production, du choix des ingrédients à tout l’équipement utilisé, à son entretien et à tout le système d’entreposage et de transport des produits. Le coût de l’inspection annuelle dépend de la localité de l’entreprise, du nombre de produits à certifier et du nombre des "facilities". Lors de la première inspection, il se peut que l’entreprise doive changer le procédé ou les ingrédients.

Selon un certain monsieur S (voir l’article de Martineau sur Gérard qui pète les plombs), Earthkosher mentionnerait, sur son site, un coût fixe de 2,400$/année, puis 1,200$/mois pour l’inspection et un autre 1,200$ pour les dépenses afférentes, un grand total de 18,000$/année, mais je n’y ai pas trouvé ces chiffres. Si, par contre, on se fie à ce que le président de Miel Labonté (une très petite entreprise, comparée à Kraft) a dit à Michel Jean de JE, c’est beaucoup plus élevé : au moins 25 à 30,000$ par année.

Selon JE, pas moins de 550 entreprises québécoises ont cette certification. Catherine Hanfield, quant à elle, parle de 650 compagnies et de milliers de produits à travers le pays (le Canada) pour l’an dernier, et d’un marché de 47 millions $ en Amérique du Nord. Lors de la demande, dit-elle, il faut payer 575.12$ non remboursable (sans doute pour MK, l’agence de certification du Conseil de la communauté juive de Montréal, car Earthkosher n’exige rien, selon leur site). L’inspection annuelle, qui dure en moyenne de une à deux semaines, coûte environ 4,000$/an, mais cela varie selon la complexité du travail. D’où vient son 47 millions par rapport aux billions de Earthkosher et Oukosher ? - Peut-être qu’elle ne parle que des chiffres fournis par l’agence MK de Montréal et ne touchant que cette agence.

Au moindre coût, nous en sommes donc, pour le seul Québec, à un minimum de 1750$ X 550 = 992,500$/année et ce, pour la seule obtention du sceau K. Au moindre coût aussi, en se basant sur le chiffre fourni par le président de Miel Labonté, on peut donc présumer que le coût global, effectivement refilé aux consommateurs, est de 25,000$ X 550 = 13,750,000$ ou, sans doute plus justement, 30,000$ X 550 = 16,500,000$ /an MINIMUM.

Toujours dans le reportage de JE, il est aussi question du marché halal qui s’en vient à grands pas et, selon l’homme interrogé, qui semble travailler pour une entreprise de certification, le marché halal actuel dépasse déjà 2,5 millions de $ annuellement à Montréal seulement, et ils comptent devenir, bien entendu, aussi présents que la certification cachère peut l’être, d’autant plus qu’il y a un plus grand nombre de musulmans que de juifs orthodoxes au Québec et au Canada.

UNE ENTREPRISE COMMERCIALE COMME UNE AUTRE

La certification cachère - et bientôt halal - est une vaste entreprise commerciale à grande échelle et qui ne cesse de croître. La seule agence de certification du Conseil de la communauté juive de Montréal (sceau MK) emploie 130 personnes, dont 9 rabbins et 100 superviseurs (source : JE). Ces entreprises font leur promotion en promettant l’accès à un vaste marché générant des revenus supplémentaires de 20%, et même une place de choix ("more favorable shelf space") sur les tablettes des magasins (source : oukosher). Les profits générés sont donnés à des organisations charitables juives, tant à Montréal qu’en Israel, dit le rabbin du Conseil de la communauté juive de Montréal. - Admirons donc tous ces entrepreneurs juifs qui ont réussi à construire un tel empire commercial et ce, à l’échelle mondiale !

CONCLUSION SUR CES CHIFFRES

La question se pose, et sérieusement : où sont les FAUSSETÉS et les PRÉJUGÉS, là-dedans ? Ce sont simplement LES FAITS, et M. Filiatreault avait raison de protester contre cette accusation lancée si inconsidérément contre lui par Gérard Bouchard.

Où sont, ici, les propos négatifs, antisémites, islamophobes, xénophobes ou racistes ? On ne fait que dire les choses telles qu’elles sont, et rien ne nous empêche d’être admiratifs devant un tel succès commercial. En parler, c’est tenir des propos économiques et non antisémites ou islamophobes, comme le signale Stan Tremblay (voir dans les commentaires à la chronique de Martineau). Ceux qui capotent et hallucinent sur les produits cachères, ce ne sont pas ceux et celles qui en parlent, ce sont les Gérard Bouchard, Charles Taylor et Lysiane Gagnon. En particulier, celle-ci considère qu’en parler, c’est de l’intolérance et ramener sur le tapis "ce vieil argument antisémite"... "C’est une question de liberté commerciale : les supermarchés accommodent leur clientèle", écrit-elle ("Des tollés injustifiés", 1 nov 07). - Avouons que c’est plus qu’accommoder une clientèle ! Et que c’est oublier la question la plus importante et la plus dérangeante : celle du CHOIX, ou de l’IMPOSITION de la cachérisation.

LA VRAIE QUESTION : SAVOIR ET CHOISIR

Comme l’a écrit Richard Martineau, ce qui agace, dans le phénomène de plus en plus étendu de la cachérisation, c’est le principe d’obliger tout le monde à manger cachère pour satisfaire un faible pourcentage de la population. Selon lui, c’est "le fait d’une minorité qui impose ses règles et ses valeurs à la majorité". - Avouons qu’il n’a pas tort et que cette question de cachérisation des produits alimentaires pour tous en est une bonne illustration. Il est bien vrai que maintenant, on mange tous cacher et qu’on n’a pas le choix. La seule différence, c’est que maintenant, nous le savons, alors qu’avant, ces produits cachérisés étaient fabriqués et vendus A NOTRE INSU. Comme l’a écrit Denis Landry, "le problème en soi, ce n’est pas que l’on trouve dans les épiceries des produits cachères. Le problème, c’est que les fabricants ne nous offrent que des produits cachères. Ils ne nous donnent pas d’autres choix".

En fait, l’expansion du marché cachère est telle qu’aujourd’hui, pour avoir vraiment le choix d’acheter un produit cachère ou non cachère, il faudrait une section NON CACHÈRE, dans les épiceries et même dans d’autres types de magasins, comme les pharmacies-centres d’escomptes, ou même partout où l’on vend des produits alimentaires ou connexes à l’alimentation. Situation paradoxale : avant, il y avait une section spéciale cachère pour satisfaire une minorité religieuse, et maintenant, c’est la majorité qui, aujourd’hui, doit chercher à identifier les 20 à 25% de produits non cachères ! La logique ne serait-elle pas que ce soit une section cachère qui y soit ?

En plus, les entreprises n’ont pas le choix de se lancer dans la cachérisation de leurs produits et de tout leur matériel de production, si elles veulent qu’ils soient distribués dans les grandes chaînes d’alimentation. Le président de Miel Labonté s’est dit convaincu qu’il lui serait impossible de vendre son miel dans les supermarchés sans le sceau cachère. Il s’est dit peu de choses là-dessus, mais on peut se poser légitimement la question : POURQUOI ? Pourquoi les grandes chaînes d’alimentation obligent ainsi les producteurs à la cachérisation ? Quelle est la petite histoire de cette obligation ?

Autres questions légitimes à se poser : Comment se fait-il que tout cela se soit fait à l’insu des consommateurs, donc que ça leur ait été imposé ? Même les propriétaires ou gérants d’épiceries n’étaient pas au courant du phénomène avant que certains clients ne leur en parlent ! - Et comment se fait-il que si peu d’entreprises acceptent de parler des coûts de cette cachérisation ? Pourquoi ce secret ? - Et comment se fait-il que, pour satisfaire une infime minorité de 35,000 juifs orthodoxes "pure laine cachère" au Québec, nous voici devenus minoritaires pour le choix de notre type d’alimentation ? - Qu’est-ce que la cachérisation, sinon l’imposition, à tous, de rites religieux spécifiques ? "Pourquoi subir leur rituel ?", s’interroge Stéphanie Roy (dans la chronique de Martineau). - "Comment la communauté juive en est arrivée à imposer au reste du monde ses croyances et ses pratiques religieuses ? C’est nous obliger à payer les frais qui découlent d’une secte religieuse que nous ne reconnaissons pas et que nous n’avons pas demandé", constate Denis Landry. Une de ses lectrices, Lucie Lupien, dit que c’est son droit légitime de consommatrice que d’exiger des produits non cachères. Une autre dit aux marchands : "Vous avez le droit d’offrir aux membres de la communauté juive des produits cachères. Mais vous n’avez pas le droit de les imposer au reste des consommateurs". - Peut-on leur donner tort ? Peut-on, surtout, qualifier cela de propos antisémites ?

AUTRE QUESTION : VOIR CE QU’ON CHOISIT D’ACHETER

L’un des problèmes de tous ces produits maintenant cachères, c’est que le sceau cachère soit si peu visible sur les emballages. Même un spécialiste de l’alimentation, comme on le voit dans le reportage de JE, a de la difficulté à le trouver ! La plupart du temps, il faut retourner le contenant en tout sens. C’est ce que cet employé a fait pour une boîte de Minute Rice, et il a dit : "Il faut vraiment chercher, des fois, parce que ils les cachent, ils les cachent..." - Ah oui ? Mais POURQUOI le cacher ? Pourquoi le mettre si petit, au point de passer complètement inaperçu ?

Alors, en tant que consommateurs, si l’on demande d’obliger les fabricants à inscrire visiblement ce sceau, ce n’est tout de même pas de l’antisémitisme, ça, là ! C’est une demande tout à fait légitime et archi raisonnable. Un droit, même.

CONCLUSIONS

Richard Martineau a demandé : "On n’a pas le droit de poser des questions sur les coûts probables, possibles ou éventuels de la certification cachère, sinon on est antisémite ?" Ajoutons : Ne pas vouloir manger des produits cachères, est-ce donc être antisémite ? En ce cas, les Juifs et les Musulmans qui ne veulent manger que cachère ou halal seraient des anti-Québécois, ou des anti-non-Juifs, ou des anti-non-Musulmans - ce qui est d’un ridicule absolu. Tout cela n’est qu’un pur abus de langage d’autant plus dangereux qu’il vide les mots de leur vrai sens et font oublier les vrais cas de racisme et de xénophobie. (Décidément, le discours de la rectitude politique est devenu tel que c’est un véritable anesthésiant, et une insulte à l’intelligence !!)

Les gens ont le droit de savoir, d’être informés pour être mieux en mesure de juger correctement. Demander, voire même exiger ces informations qui, dans ce cas-ci, concernent une minorité religieuse commerçante, n’est pas de l’antisémitisme, et le simple fait de poser des questions, voire même de remettre en question certaines choses à propos des Juifs ou des Musulmans, n’est ni antisémite ou islamophobe. C’est encore moins "insulter les gens", comme certains l’ont prétendu. Il ne faut tout de même pas pousser grand-mère dans les orties.

Pour parler d’antisémitisme, d’islamophobie, de racisme et de xénophobie, il faut au moins deux ingrédients essentiels : le mépris et la haine. Monsieur Jacques Filiatreault, comme bien d’autre personnes d’ailleurs, moi incluse, ne méprise ni ne hait les Juifs ; il a simplement manifesté sa surprise d’avoir appris la si grande prolifération des produits cachères, et son désaccord sur cette question. Si on le lui avait permis, c’est sûrement ce qu’il aurait expliqué à messieurs Bouchard et Taylor. Tout cela n’est pas un PRÉJUGÉ (qui signifie jugé d’avance, avant tout examen et toute analyse), mais un FAIT bien réel et bien concret, et qui se constate à l’échelle mondiale. La cachérisation est là pour rester et elle s’étend, même.

L’halalisation s’en vient à grand pas (c’est déjà, seulement à Montréal, un marché de 2,5 millions/an) et il faudra aussi faire avec. Mais COMMENT ? Et qu’est-ce que les consommateurs que nous sommes sont en droit d’exiger ? Poser la question n’est que raisonnable et n’a strictement rien à voir avec l’antisémitisme, l’islamophobie ou la xénophobie, mais tout à voir avec la liberté de choix.

A tenir un tel discours sur ceux qui osent soulever des questions, voire même s’opposer à des comportements propres à certaines communautés culturelles, les tenants de la bonne rectitude politique ne semblent pas en mesurer les conséquences. Ils contribuent eux-mêmes à pousser les gens vers l’intolérance ou les excès de langage. A y regarder de près et à la lumière de ce que nous savons, maintenant, de la cachérisation, quand des gens "ordinaires" disent des choses considérées comme de purs préjugés, ou des propos "négatifs", "xénophobes", "racistes", on s’aperçoit que ces propos sont FONDÉS, même s’ils ne sont pas toujours très bien formulés. Il me semble qu’on en a ici la preuve. L’énoncé, si souvent entendu : "Ils veulent nous imposer leurs croyances et leur religion" est on ne peut plus démontré via la cachérisation systématique de tous les produits alimentaires et de ceux qui leur sont connexes : les croyances religieuses juives orthodoxes sont rendues dans nos placards, nos chaudrons et nos assiettes. Comment ne pas considérer cela comme une imposition, effectivement ?

Une autre idée, de plus en plus répandue, suite à cette belle rectitude politique qui impose le silence sur les communautés culturelles, est que Juifs et Musulmans sont devenus de véritables INTOUCHABLES. Être "anti-quoi que ce soit’’ qui a trait à un groupe ethnique est d’autorité et systématiquement incorrect, préjudiciable et moralement inacceptable... Stan Tremblay à Richard Martineau : "On devient automatiquement antisémite, dès qu’on aborde le côté juif, sauf pour prendre leur défense. Aucune interrogation n’est permise à leur sujet." - Cela s’est dit dans le rapport statistique de la Commission B-T sur les types d’intervention aux forums : il faut se porter à la DÉFENSE ACTIVE des immmigrants et des communautés culturelles, sinon, on tient des propos négatifs... - C’est vraiment à croire que certains se servent des mots antisémitisme, islamophobie, et autres du même genre, pour se mettre à l’abri de toute critique. Ces mots-là sont les armes qui servent à cela. Alors que l’on ne cesse de prôner qu’il faut "échanger pour s’entendre", donc se parler, s’expliquer, dialoguer, on ferme la porte et on cloue le bec à ceux et celles qui pensent différemment ou qui ont des questions ou des critiques à formuler. Cela ne mène à rien d’autre qu’à de la fermeture et à un dialogue de sourds, deux sources de la montée de l’intolérance.

Rappelons-nous, pour finir, ce beau proverbe : "Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage". - Messieurs et mesdames les jurés, l’homme qui se trouve devant vous, Monsieur Jacques Filiatreault, est l’illustration vivante de ce proverbe. Je demande donc l’acquittement, avec les dommages et intérêts qui lui sont dûs.


NOTE :
M. Roger-Henri Mongeot aurait subi le même sort que M. Filiatreault lors du forum de l’Outaouais tenu à Gatineau. (Source)




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Vos commentaires:
  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008, par Gilles Bousquet

    On ne peut pas parler des affaires cashers parce qu’ils "les juifs" ont trop souffert pendant la guerre.

    Deuzio, Leur solide influence monétaire sur nos députés dont les campagnes électorales coùtent cher.

    Signe qu’on n’a pas toujours besoin d’être majoritaire pour avoir de l’influence, il faut seulement savoir comment manoeuvrer.


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008, par Gébé Tremblay

    Vous devriez les féliciter aussi pour leur antisémitisme car c’est aussi un gros business. Le fédéral vient de leur donner un beau 56 millions$, sur 5 ans, pour qu’ils concoivent de beaux projets "d’éducation" à l’antisémitisme des petits canadians.

    L’antisémitisme est tous gestes ou déclarations qui ne sont pas à l’avantage du peuple Juif. Même la neutralité est considérée de l’antisémitisme car elle n’avantage pas le peuple Juif. Si vous n’êtes pas d’accord avec eux alors vous êtes contre eux et donc antisémite.

    Nous sommes donc tous antisémites. Même des juifs sont antisémites. C’est le même principe que les aliments cachères qui le deviondront tous.

    Ce n’est pas un "talent" ou "don" pour les affaires qui fait leurs succès, mais l’éducation de leurs enfants au Talmud qui est une véritable bible du capitalisme et le fait qu’ils ont des diasporas dans tous les pays qui ainsi reliées forment un réseau international très efficace. Ils n’ont aucune loyauté envers ces pays et pas même envers eux-mêmes. S’ils peuvent exploiter d’autres juifs, ils le feront.

    L’antisémitisme agressif vient de ce que lorsque des conflits entre pays survient, la communauté juive choisie son camp qu’en fonction de ses intérêts et devient alors un ennemis à l’intérieur du pays en plus d’un contact avec la communauté juive du pays ennemis. C’est pourquoi tant de lois discriminatoires ont été imposés aux juifs comme des interdictions à des postes de magistratures, militaires, gouvernementaux, etc...

    Dans aucun des textes que j’ai lu ici dans la section réservée à la Rébellion de 1837 il n’est question des juifs. Pourtant, ils y ont un rôle très important et actif !


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008, par ouhgo
    Toutes mes félicitations, madame la procureure, vous avez bien établi la preuve d’innocence de la victime. Pouvons-nous maintenant compter sur vous pour formuler l’acte d’accusation d’agression publique qui s’ensuit contre le prévenu, le ci-devant Gérard Bouchard, et son complice Charles Taylor ?
  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008
    J’ai bien aimé l’expression de Ouhgo, agression publique. J’ai tellement été choqué d’entendre les Bouchard Taylor ce soir là que je leur ai écrit . Evidemment mon message s’est sûrement retrouvé aux oubliettes comme tous les autres. Moi aussi je vous félicite madame la procureure.
  • Vous avez dit... "cachérisation" ?/par Suzanne Lachance
    15 février 2008

    Il y a longtemps que je dénonce cette situation intolérable.

    Nous devrions tous produire nos factures d’épicerie pour les impôts en guise de reçus pour dons involontaires à une organisation religieuse.


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008

    À l’administrateur du site : Si vous éprouvez le besoin de changer ou de supprimer un passage, ou même un mot, de ce commentaire, veuillez ne rien publier de ce que j’aurai écrit. Merci !

    Mes commentaires :

    1) Tout le monde semble oublier le plus important. Via la "cachérisation" nous subventionnons la religion juive. Les sommes, prélevées dans nos poches, et versées par les compagnies aux rabbins et bientôt aux représentants musulmans, constituent une source de financement de leurs sectes. J’estime que je n’ai pas à payer pour la religion des autres. À quoi sert la Charte des droits de l’homme ? À assurer, à ceux qui veulent agir selon leurs croyances, la possibilité de le faire en toute liberté ? De cela, je n’en doute pas ...les fanatiques religieux du Proche-Orient, en particulier, s’en prévalent et s’en prévaudront ad nauseam. ...Curieux tout de même, que personne ne revendique auprès de la Commission des droits et libertés, son droit à ne pas être impliqué dans ces religions envahissantes. Pour ma part, je ne m’y présenterais pas, de peur d’y rencontrer des branchés, choisis par le régime en place, du genre Bouchard-Taylor.

    2) Pendant ce temps, moi, le cave, j’en suis réduit à chercher, chercher, et encore chercher, pour ne pas acheter religieux. Moi le Québécois, comme si je n’avais pas assez se subir mon statut de colonisé, dois subir, en plus, la conquête des supermarchés par les intégristes religieux.

    3) Je ne comprends pas que des gens aient été assez naïfs pour se présenter à la commission bidon Bouchard-Taylor, dont le rapport final était déjà écrit dans la tête de ces messieurs, avant même le début des audiences.

    Michel


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    15 février 2008, par Fernand Lachaine

    Monsieur GÉBÉ TREMBLAY À la fin de votre texte vous concluez comme suit : "Dans aucun des textes que j’ai lu ici dans la section réservée à la Rébellion de 1837 il n’est question des juifs. Pourtant, ils y ont un rôle très important et actif !" Il serait intéressant, monsieur Tremblay, pour les lecteurs de Vigile de connaître ce rôle. Tant qu’à l’article de mme Saulnier, c’est en profondeur qu’elle a fait ses recherches. Quand les faits sont solidement et clairement énoncés il est facile faire la part des choses. Ainsi donc, est-ce que messieurs Bouchard et Taylor sont suffisamment humbles pour faire amende honnorable à monsieur Filiatreault ? J’en doute. Ils avaient cependant tord de traiter monsieur Filiatreault d’antisimite. L’article de madame Saulnier le prouve.

    Fernand Lachaine


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    16 février 2008, par René P.

    Je n’ai rien contre les juifs parce qu’ils sont juifs, mais j’en ai contre leur facon de nous traiter en général et, en particulier lorsqu’ils affirment avoir été le peuple élu de Dieu. N’ai-je pas le droit de trouver cela prétentieux sans être considéré comme antisémite ? Il faut distinguer entre rejeter une personne pour ce qu’elle est (ce qui constitue de la segrégation) et rejeter le "comportement" d’une personne (ce qui est le droit élémentaire de toute personne et/ou toute société.)Exemple : le code criminel ne rejette pas les personnes mais les crimes commis par certaines personnes.

    René P.


  • Mettre fin à la "cachérisation" généralisée/ par Suzanne Lachance
    17 février 2008

    Je suggère à Mme Saulnier de démarrer une pétition à ce sujet, visant à exiger des excuses de la part des commissaires, pour les accusations injustifiées.

    D’autre part, il ne suffit pas de dénoncer ce qui ne tourne pas rond. Il faudrait s’organiser pour y mettre fin (à cette facture refilée à l’ensemble des consommateurs).

    Une autre pétition ?

    Qu’en disent nos politiciens ? Est-ce que la couardise les étreint ? Leur caisse électorale en souffrirait ?


  • La cachérisation - ou comment cacher aux gens que ça leur coûte cher (cache + cher = cacher)
    18 février 2008, par Viktoria

    Que ça coûte plus cher ou pas, la loi me donne le droit de la religion ou de m’abstenir d’en avoir une. Plus que la question de la majorité qui paie pour la minorité, j’ai un gros problème à n’avoir le choix de manger cacher. Je ne suis pas juive, ni catholique d’ailleurs. Je n’ai pas de religion, et par conséquent, nul n’a le droit de m’imposer des produits cachers, tout comme nul n’a le droit de me forcer à me faire baptiser ou de me forcer à subir une excision. Une chance que je ne suis pas musulmane - je serais obligée de me priver de nourriture. Qu’il existe de la nourriture cachère, d’accord. Mais qu’il n’en existe pratiquement aucune qui ne le soit pas, ça non ! Je viens de voir dans mon frigo et la majorité de ce qui s’y trouve est cacher. De quoi me donner envie de tout dégobiller...

    Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi mon papier d’aluminium est cacher ? Me semblait que ce n’est que la nourriture qui peut être cachère. D’accord, oui, le papier d’aluminium touche souvent à la nourriture - mais il est aussi entièrement fait de métal et il ne peut pas être saigné pour être conforme. Alors, comment expliquer le besoin de cachériser le papier d’aluminium ?

    Aussi, je trouve curieux qu’aucun juif n’est venu défendre leurs intérêts ici...


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    18 février 2008

    Message à Viktoria

    POURQUOI ???

    Si les religieux du casher pouvaient nous imposer des appareils ménagers, des automobiles, des maisons casher, ils le feraient ...parce qu’il sont grassement payés pour bénir et consentir le logo casher. En somme, ils vous obligent, que vous soyez juive, jovialiste, chrétienne ou de la libre pensée, à payer la dîme à leur religion. Si, comme moi, vous ne voulez pas acheter casher, jetez un oeil sur les produits importés d’Europe et les produits locaux, la plupart ne sont pas soumis aux religieux. J’ai apprécié vos commentaires, votre fermeté ! Michel


  • Vous avez dit... "cachérisation" ?
    21 février 2008, par Bernard Thompson

    @ Michel et aux lecteurs et lectrices de Vigile.

    Je vous invite à visiter le site web de KitchenAid ou Viking où vous pourrez choisir votre cuisinière ’cashère’ dotée de la toute nouvelle technologie ’Mode Sabbat’. J’imagine que les malaxeurs couteaux casseroles et autres ustensils suivront bientôt ! Le réfrigérateur ’Mode Sabbat’ est aussi disponible chez les fans de la marque Viking.

    Au fait ! À quand le ’Mode Jésus’ ?

    Thérèse-Isabelle, vous êtes devenue une référence ma chère(à défaut de dire une référence cachère). Bravo !



29 novembre

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