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« La langue française comporte en soi tout ce qu’il faut aux esprits clairs pour s’exprimer clairement. Elle comporte aussi tout ce qu’il faut pour embarrasser et perdre les esprits confus. Elle est pleine de ressources et d’embûches.  » Georges Duhamel
             
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Vaut mieux être riches et Canadiens que pauvres et Québécois
Voleurs
Le jugement de la Cour suprême était écrit dans le ciel. Il découle de cette volonté d’en finir avec le Québec français.
Caroline Moreno
Tribune libre de Vigile
samedi 24 octobre 2009      372 visites      17 messages


Il était à prévoir que les juges à la solde du Canada, et payés par nous, n’allaient pas laisser passer cette occasion de montrer à qui appartient le Québec. S’appuyant sur la constitution canadienne, que le Québec a refusé de signer, ils ont estimé que les enfants avaient le droit d’être formés, d’apprendre, de se développer et de s’épanouir dans les écoles anglaises. Pour les immigrants et les Québécois qui sont à l’origine de ce nouveau recul, il s’agit d’une victoire.

Certains, ces éternels optimistes, diront que cette décision touche à peine 500 élèves, et qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Ces 500 personnes, et probablement davantage compte tenu du nombre d’immigrants qui viennent enrichir le Québec de leur présence chaque année et des Québécois qui veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs petits, c’est-à-dire de l’anglais, ces personnes donc, poursuivront leurs études en anglais, liront en anglais, travailleront en anglais, fréquenteront des Anglais, donneront naissance à des Anglais qui, à leur tour, vivront comme les Anglais qu’ils seront devenus.

Le jugement de la Cour suprême était écrit dans le ciel. Il découle de cette volonté d’en finir avec le Québec français. Or, les seules réactions que la décision a suscitées est de la déception. Pauline est déçue, Gilles est déçu, Jean est déçu, tout le monde est déçu. Tout le monde a attendu le jugement et tout le monde attendra de voir comment le Gouvernement du Québec jonglera avec. On applique le principe, dénoncé par maître Jean-Luc Deveaux, de la souveraineté passive. On attend.

Les Québécois semblent incapables de mesurer la portée de la décision des juges canadiens sur leur avenir collectif. Au contraire, ils estiment que chacun est libre de choisir dans ce pays qui n’est pas le nôtre. De plus, ils sont de plus en plus nombreux à adhérer à la pensée qu’il vaut mieux être riches et Canadiens que pauvres et Québécois.

Le message des magistrats canadiens abonde dans ce sens. Il indique de plus que, malgré sa langue officielle, le Québec est bilingue et que les lois québécoises ne valent pas un clou.

De quoi allons-nous nous souvenir lorsque nous aurons, pour nous exprimer, les mots des autres ? Notre histoire deviendra-t-elle celle des Anglais ? Angliciserons-nous nos noms pour effacer la honte de ce que nous avons été ?

Notre langue est notre identité. Il nous revient de la préserver.

Soit nous nous libérons du Canada, soit nous y mourons.

Suggestions :

Revenir aux graffitis (101)

Bloquer un pont et réclamer le départ d’Ottawa du Québec

Tenter d’éteindre la flamme olympique lorsqu’elle sera chez nous

Déployer une banderole QUÉBEC LIBRE lors des Jeux d’hiver de Vancouver et lors du Grand Prix de Montréal

Prendre d’assaut l’Assemblée nationale du Québec et déclarer l’indépendance du Québec

Mommy, Daddy (1971)
Paroles : Gilles Richer et Marc Gélinas

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me how in French my friends used to call me
Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise
Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau.

Mommy, daddy, what happened to my name ?
Oh mommy, daddy, how come it’s not the same ?
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late ?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me where we used to live in this country
Trois-Rivières, Saint-Paul, Grand-Mère
Saint-Marc, Berthier, Gaspé, Dolbeau, Tadoussac, Gatineau.

Mommy, daddy, how come it’s not the same ?
Oh mommy, daddy, there’s so much in a name.
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late ?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please do the song you sang when I was a baby
Fais dodo, Colas mon p’tit frère
Fais dodo, mon petit frère, tu auras de l’eau.

Mommy, daddy, I remember the song
Oh mommy, daddy, something seems to be wrong
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late ?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me once again that beautiful story
Un jour ils partirent de France
Bâtirent ici quelques villages, une ville, un pays.

Mommy, daddy, how come we lost the game ?
Oh mommy, daddy, are you the ones to blame ?
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late ?





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Vos commentaires:
  • Voleurs
    24 octobre 2009, par jacques Noel
    La venue de la flamme olympique au Québec est une insulte à tous les Québécois. En 1998, dans les couloirs d’hotel de Toronto, la gang de % ?* de Vancouver a volé les Jeux Olympiques à Québec qui avait obtenu la candidature canadienne pour 2002-06 et 10. Le tout s’est fait sous la manigance de Sheila Coops qui avait eu le culot de donner le résultat après l’élection de 1998 !!
  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Mario Goyette

    Bonjour Mne.Moreno

    Dans ce laisser-aller à vau-l’eau par peur du désordre, il n’a fallu qu’un caillou ou deux dans la mare, comme l’élection municipale de Montréal ou un autre jugement de la Cour suprême du Canada affaiblissant une fois de plus la loi 101, pour nous convaincre que nous vivons dans une république de banane.


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par RenéP.

    Madame Moreno,

    la Cour Suprême du canada se fait une spécialité de provoquer la violence au Québec alors que cela est tout-à-fait interdit par la loi canadienne. Evidemment, il n’arrivera jamais rien aux juges de cette cour puisqu’ils ne font que faire ce que désire le Gouvernement du Canada, notamment depuis Trudeau qui les a nommés pour faire ce qu’ils font. Tant que les québécois se montreront naifs, les profiteurs, les exploiteurs, les abuseurs du Temple auront beau jeu. Comment peut-on s’attendre à ce que les juges de la Cour Suprême jugent selon l’éthique alors qu’ils ont eux-mêmes acceptés que soit imposée aux québécois une Constitution dont ils ont jugé le rapatriement immoral mais...légal ? Cette Cour Suprême s’est disqualifiée en 1982 et elle doit être officiellement répudiée par un prochain gouvernement du Québec qui sera vraiment représentatif de la majorité des québécois comme le veut la démocratie. Lorsqu’une proposition est légale tout en étant immorale c’est que cette proposition est faite selon la loi du plus fort. Par exemple, la loi de l’Omerta est immorale mais doit être respectée par les intéressés à défaut d’y laisser leur vie parce que la pègre est plus forte. Généralement, l’être humain respecte davantage la force de son adversaire plutôt que ses propres convictions morales.


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Gaston Boivin
    Duplessis,qui était clairvoyant et patriote, disait de la Cour Suprême, qu’elle était comme la Tour de Pise, qu’elle penchait toujours du même bord. J’ajouterais que chaque fois que le Québec y est traîné, c’est comme s’il l’y était à un poteau d’exécution pour y être fusillé.
  • Voleurs
    24 octobre 2009, par marie-hélène morot-sir
    Madame Moreno,j’aime toujours beaucoup vous lire, mais aujourd’hui votre texte est réellement émouvant, et nous fait tant de peine.. Non, ne perdez pas votre courage, ils sont nombreux sur votre sol de Québec à penser comme vous, tous les Vigiles si vigilants sont également autour de vous , et si je ne me trouvais pas de l’autre côté de l’Atlantique je crois bien que j’irai immédiatement entreprendre toutes ces suggestions que vous proposez ! Cette magnifique chanson que vous nous retranscrivez, toutes les fois où on l’écoute, nous fait monter les larmes aux yeux, ne la laissez pas devenir d’actualité !
  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Daniel Roy, C.A.

    Bravo Mme Moreno !

    "Suggestions :

    Revenir aux graffitis (101)

    Bloquer un pont et réclamer le départ d’Ottawa du Québec

    Tenter d’éteindre la flamme olympique lorsqu’elle sera chez nous

    Déployer une banderole QUÉBEC LIBRE lors des Jeux d’hiver de Vancouver et lors du Grand Prix de Montréal

    Prendre d’assaut l’Assemblée nationale du Québec et déclarer l’indépendance du Québec"

    Cela fait des années que je suggère ce genre de choses. Allons-nous enfin nous réveiller. En tout cas, le 28 octobre à 12h00 au 83, St-Paul Ouest à Montréal, je prendrai part à la manifestation devant le bureau de l’avocat qui travaille contre nous.

    Daniel


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ Mme Caroline Moreno :

    Vous l’avez dit, chère Mme Moreno : tout ça, découle d’une volonté bien réelle d’en finir, non seulement avec le mouvement séparatiste et l’esprit nationaliste québécois, mais carrément avec le Québec français !

    J’espère que tous ces pauvres fédéralistes, qui croient (ou croyaient, rendus à ce stade-ci) à la possibilité de l’épanouissement du fait français en Amérique, à l’intérieur du Canada, sont contents de leur choix !

    Pour ma part, j’en suis parvenu au point où je ressens de la colère, franchement ! Mais pas autant envers les politiciens du Rest of Canada, qu’envers ces imbéciles de fédéralistes québécois.


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par André Gignac
    Beau texte Caroline et les paroles de la chanson qu’interprétait Pauline Julien durant les années 70 me touchent plus que jamais à cause de cette plus grande menace à ma langue. J’espère qu’elle fera réfléchir le peuple québécois s’il croit encore à son avenir en terre d’Amérique. Comme toi, je n’en reviens pas du peu de réactions de nos dirigeants politiques suite à ce jugement de la SUPREME COURT OF (...)

    Lire ce commentaire

    Beau texte Caroline et les paroles de la chanson qu’interprétait Pauline Julien durant les années 70 me touchent plus que jamais à cause de cette plus grande menace à ma langue. J’espère qu’elle fera réfléchir le peuple québécois s’il croit encore à son avenir en terre d’Amérique. Comme toi, je n’en reviens pas du peu de réactions de nos dirigeants politiques suite à ce jugement de la SUPREME COURT OF CANADA (le pays des autres). Ils n’ont pas de colonne vertébrale ; ce sont de minables petits politiciens provincialistes ad vitam eternam ! Je suis d’accord avec un commentaire suite à ton article, que ce jugement c’est de la provocation programmée comme l’était le projet de loi 16 du petit roitelet à Charest sur les accommodements raisonnables.

    Quand les Québécois vont-ils se réveiller et comprendre que le Canada, c’est un pays étranger avec lequel nous n’avons rien en commun ? Combien de décisions de cette SUPREME COURT OF CANADA toujours défavorables au Québec, allons-nous endurer encore (c’est presque du masochisme à l’état pur) avant de décider de nous prendre en main et de devenir un pays indépendant ? C’est plus qu’humiliant d’avoir à se faire dicter par un autre pays la manière que nous devons parler notre langue, c’est révoltant ! il y a un énorme blocage psychologique ici ; nous ne réagissons pas normalement à des affronts qu’on ne tolérerait pas ailleurs dans le monde. Je comprends pourquoi le taux de suicide ici est un des plus élévé en Occident. Si un individu ne canalise pas normalement son agressivité lorsque les circonstances l’exigent, cette agressivité se retourne contre lui. Il faut que les Québécois réagissent normalement à tous ces affronts envers notre collectivité d’une manière saine en manifestant dans la rue, en désobéissant civilement etc. Ce mépris envers nous a assez duré ! Moi, j’en ai raz-le -bol de me faire traiter en être inférieur et de deuxième classe, et vous ?

    Qu’attendons-nous pour faire sentir à la minorité anglophone du Québec que nous sommes majoritaires, ici, nous les Québécois francophones au Québec ? Après l’assimilation de nos minorités de langue française à travers le Canada, je ne comprends pas que nous ne leur rendions pas la pareille. Les Anglos du Québec ne veulent pas s’intégrer à nous et bien qu’ils décrissent du Québec, je n’ai aucun complexe ou remords face à cela ! Vous n’avez qu’à penser à ce qu’ils ont fait aux Acadiens en 1755. Avec la corruption qui règne actuellement presque à tous les niveaux de la politique québécoise avec en plus ce dernier jugement de la SUPREME COURT OF CANADA envers notre langue, nous sommes mûrs ici au Québec pour une révolution, pas moins ! Si je demeurais à Montréal, je serais toujours dans la rue à manifester pour l’indépendance du Québec. Assiégeons le Parlement à Québec et décrétons notre indépendance ! Se fier au PQ et au BLOC pour le faire, nous allons moisir ! Les dirigeants de ces deux partis sont dépassés par les évènements. L’indépendance par le peuple pour le peuple ! DEHORS LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL ET TOUS SES SYMBOLES DE DOMINATION ! Vive la République libre du Québec ! Vive le RRQ ! André Gignac le 24 0ctobre 2009


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Marie Mance Vallée
    Et le crime de haute trahison existe-t-il encore ????
  • Voleurs
    24 octobre 2009

    Mme Moreno,

    Je m’arrête à votre premier paragraphe. Je n’en lis pas plus. « Constitution que le Québec a refusé de signer » et qui a aussi refusé d’assumer son refus de signer, faut-il le rappeler ? Illustration d’une tragédie nationale, de cette tragédie nationale propre aux colonisés-annexés qui ont l’indignation facile mais qui restent incapables de s’assumer. Les exemples foisonnent. À quand un livre (une encyclopédie ?) mettant en parallèle nos cris d’orfraie et les démissions qui suivent... À quand un parti y mettant fin ? Il aurait peut-être vu le jour mais on y a trouvé que de l’eau de boudin, ...au lieu de l’investir et de le forger ! (rien de personnel ici). Car depuis plus rien, rien. Néant !

    On a l’honneur que l’on peut. Certes, le Québec a refusé de signer la Constitution. Pis après ?

    GV


  • Voleurs
    24 octobre 2009, par Gilles Bousquet
    Votre suggestion de : « Prendre d’assaut l’Assemblée nationale du Québec et déclarer l’indépendance du Québec », c’est de la sédition qui un acte criminel sous la juridiction du fédéral.
  • Voleurs
    25 octobre 2009, par Marie Mance Vallée

    Simplement un rappel.

    Le Dr Camille Laurin, psychiatre et père de la loi 101 avait bien analysé notre mémoire collective. Je me souviens l’avoir entendu dire que « cette loi sur la langue française était une thérapie collective nécessaire ».

    Et depuis, les fédéraux et leurs mercenaires québécois s’y sont attaqués systématiquement, ayant bien compris l’idée libératrice qu’il y avait derrière cette loi.

    Je ne suis pas psychologue, mais je sais cependant que si nous ne réagissons pas, le travail de thérapie du Dr Laurin sera annihilé et nos ennemis héréditaires s’en réjouiront.

    Courage ! Ne nous laissons pas abattre.


  • Voleurs
    25 octobre 2009, par Gilles Bousquet

    On peut bien faire plusieurs suggestions mais il n’y a qu’une seule solution pour réussir la souveraineté du Québec : Convaincre plus de Québécois des bienfaits de la chose...point.

    Si ça nous paraît impossible pour l’instant, faudrait trouver, en attendant un meilleur moment, LE plan B le plus intéressant.


  • Voleurs
    25 octobre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ Gilles Bousquet :

    Non, il ne s’agit pas de convaincre les nôtres des « bienfaits », comme vous dites... mais de l’incontournable nécessité de faire l’indépendance du Québec !

    On se saurait décrire de plan B digne de ce nom, car un plan B, serait un constant d’échec. Et un début de compte à rebours vers l’assimilation prochaine.

    Je crois très sincèrement qu’au point où nous en sommes, il nous faut appeller un chat un chat ; les euphémismes, et les trop optimistes fausses solutions, ne sont pas à la hauteur de la situation !


  • Voleurs
    25 octobre 2009, par Gilles Bousquet

    Jean-François-le-Québécois,

    Le danger du tout ou rien peut bien nous conduire à...rien.

    Brûler ses bateaux pour ne pas reculer peut mener à la victoire ou à l’élimination totale plus rapide de son clan puisque aucun repli n’est ainsi permis.

    Faut aussi bien connaître les forces en présence et ses appuis, avant de foncer sur l’adversaire à découvert afin de ne pas prendre une balle ou deux boulets en plein plexus solaire. Ayoye !

    Un plan B avec 60 % de OUI est meilleur qu’un plan A avec 40 % même si ce dernier irait plus loin.


  • Voleurs
    26 octobre 2009, par Jean-François-le-Québécois

    @ Gilles Bousquet :

    Mais, qui parle de brûler ses bateaux, de ne pas assurer ses arrières ? Pas moi ; ce sont des intentions ou une façon de faire que vous essayez de m’attribuer, pas autre chose.

    Si on parle à la nation québécoise en lui disant que les choses ne vont pas si mal, que ce n’est pas si grave, d’une part ; et si on lui propose, comme vous aimez tant le dire, un plan B qui ne changerait pas grand chose au statu quo (ce que l’homme de la rue nommera du « taponnage »), vous pouvez être certain que vous ne mobiliserez personne à agir ! Ou presque.

    La preuve ? Regardez ou en est rendue Pauline Marois... Mme Rectitude Politique !

    Les « oui, mais », les « ...peut-être... » et les « plans B », etc, que vous nous servez régulièrement ne suffiront jamais à motiver les gens, à leur offrir une chose réalisable en laquelle ils peuvent croire !


  • Voleurs
    31 octobre 2009, par O

    Les méthodes pacifiques, négociées ont échoué : La majorité nécessaire pour le vote n’est plus là.

    De plus, la vraie structure du Canada nous apparaît de plus en plus clairement, quand elle nous est présentée par un professeur comme M. Marc Chevrier, sc. po. UQÀM, qui parlait chez Ludger Duvernay (SSJB) cette semaine : DE LA NÉO-MONARCHIE CANADIENNE À LA RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC.

    Cette constitution canadienne rapatriée en 1982 est toujours pensée à travers des concepts monarchiques, hérités de la Glorieuse révolution anglaise du XVIIe siècle. Dans ce régime, la souveraineté n’appartient pas au peuple mais à la Couronne (d’où les référendums, qui n’avaient de pouvoir que consultatif).

    Et le professeur précise que "la Charte dote les preux chevaliers d’une arme redoutable, la « primauté du droit », fer de lance de bruyantes croisades, dont ils escomptent asséner d’un coup mortel les ambitions sécessionnistes d’une province impie."

    Or : "Dans les républiques, le bien public appartient au peuple. Or, dans la néomonarchie canadienne, il est la chose de la Couronne

    ."

    Il en ressort que la Couronne ne nous considérera jamais que comme sujets, ou vassaux.

    Le seul moyen pour les sujets de se débarrasser de la Reine, c’est la guillotine. Mais la nation québécoise s’est trop laissé attirer dans l’imitation du conquérant, l’assimilation, pour même penser Révolution ! (Alea jacta est) Les dés sont jetés.


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