J’ai envoyé un message à Gilles Duceppe hier matin en espérant que, moi comme d’autres, nous pourrions lui faire entendre raison. J’ai espéré toute la journée. Hélas ! Le sourire triomphant de Stéphane Dion en disait long sur la victoire qu’il venait de remporter. J’en suis dégoutée du Bloc québécois. Gilles Duceppe était là, à côté de ce triste sire pendant que ce dernier parlait d’unité et d’amour de son pays, nous disant même qu’il était était prêt à tout sacrifier pour lui.
Je n’en reviens pas d’avoir passé ma vie à désirer un pays et d’être trahie par ceux même que j’ai cru capables de porter le flambeau. On ne m’y reprendra plus avec les flonflons bloquistes. Ce sera, non merci !
La lettre :
Je suis les informations avec inquiétude. Je ne peux croire que le Bloc pourrait s’associer avec les libéraux de Jean Chrétien. Car c’est bien lui que l’on voit depuis vendredi hanter les couloirs du Parlement. Comment pouvez-vous négocier avec Dion cet intégriste fédéraste ? Comment pourriez-vous dans une prochaine campagne après vous être associé avec Ignatieff lui faire barrage au Québec ? Car il sera populaire, croyez-moi. Les Québécois aiment bien ces faux-culs qui se donnent des airs de prince. Vous vous rappelez les 74 sièges d’une certaine époque ? Thomas Mulcair est-il un ami fiable ? Il faut revenir à ses coups de gueule à l’Assemblée nationale pour mieux apprécier le personnage. C’est aussi celui qui a traîné dans la boue les souverainistes lors du dernier référendum. Le NPD a-t-il déjà soutenu le Bloc lorsque ce dernier défendait les droits du Québec ? Poser la question, c’est, me semble-t-il, y répondre. J’espère que tous les stratèges du Bloc ont à l’esprit la nuit des longs couteaux de 1981. Alors que le gouvernement du Québec acceptait de bonne foi les embrassades des fédéralistes, ces derniers ont joué la traîtrise. A-t-on appris de ces tristes événements ?
Nicole Pedneault
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
