Signor Perez,
Quel auteur célèbre a dit : "Les femmes, en se contredisant,
ne se contredisent jamais".
Giuseppe Verdi a composé à ce sujet un opéra connu : La donna
è mobile...
Je ne suis pas Doctus-ès-femmes, loin de là. J’aime trop mon
statut d’homme et j’ai trop joui du plaisir de casser la
gueule à des hommes pour y renoncer. Lorsque j’ai peur d’un
homme, c’est de moi-même que j’ai peur, non de l’autre. J’ai déjà attendu mon homme pendant trente ans pour lui régler son compte. Sans haine ni rancune bien entendu. Lorsqu’un homme a besoin d’apprendre à vivre, il faut le lui montrer une journée ou l’autre.
Par contre, j’admire les femmes pour leur capacité de s’adapter à des conditions changeantes et de ne pas se laisser piéger par les mots comme font les hommes.
Ce sont des hommes et leurs fixations sur les mots qui ont inventé l’Inquisition et ce sont encore les hommes fixés sur des mots abstraits et idéologiques qui provoquent d’indescripibles désordres alors qu’ils prétendent imposer une loi et un ordre donné.
Ce sont les mots pour les mots qui mènent une foule d’hommes chez les psy, souffrant de ce que Freud a appelé névrose obsessionnelle, désordre mental causé par les fixations sur les mots pour les mots. Il est parfois impossible d’en sortir. (Cf, Bemerkungen über einen Fall von Zwangsneurose. Freud 1904)(Je l’ai étudié à Vienne.Très intéressant)
Certes, il existe des mots qui ne créent pas d’obsessions. Ce sont les mots statutaires et les mots principes qu’on utilise en géopolitique et en stratégie d’État. Ce ne sont pas des termes idéologiques, mais dynamiques.
Ces mots sont relationnels, comme l’existence qui est relation en acte et en puisasance. Ils ne sont pas rationnels et fixes.
Ce que Madame Marois a dit il y a deux ou trois ans est dit et passe. Ce qu’elle dit maintenant témoigne d’un changement de contexte et de situation dont elle prend peu à peu conscience alors que des militants restent fixés sur les mots pour les mots.
Avec elle. j’ai utilisé un mot principe : REVIREMENT, que vous ne trouverez dans aucune idéologie. Elle a acquiescé et elle en a compris le sens.
Elle voit ce que je vois : que le Canada est en train d’imploser. Un autre mot-principe qui ne provoque aucune fixation.
Voyez comment John Ibbitson, qui s’en rend bien compte, est en train de devenir fou avec son idée fixe sur le Bloc.
Vous ne le voyez pas ? Vous ne voyez que des théories et des idéologies ? Géographe, je n’ai aucune idéologie. Je vois ce qui est et ce qui devient.
Certes, vous n’avez pas lu le livre de l’italienne Maria Bellonci sur la vie de Lucrèce Borgia. C’est dans ce livre que j’ai appris à écrire Yativa de la manière dont elle l’écrit et que j’ai appris autre chose que ce que j’avais déjà appris à l’U de M au sujet du clan Borgia, que vous qualifiez de "noble".
Vous comprenez que, prolétaire du quartier Saint Henri à Montréal et élevé sur les bords du canal lachne, la noblesse, m’importe peu. Comme mes parents et grands parents ont beaucoup insisté sur une scolarisation avancée, alors je me suis adapté.
Comme officier de l’armée avec l’OTAN en Allemagne, j’ai travaillé avec la noblesse prussienne, des Junkers, des Kroll, des von Brûhl et des von Kleist et je me suis bien entendu avec eux comme il convient de le faire en toutes circonstances.
Maria Bellonci écrit comme une auteur italienne préoccupée par ce qui s’est passé dans son pays et dans la papauté alors que le clan espagnol (appelez-le noble si vous voulez) dominait la scène politique et religieuse des débuts de la Renaissance.
Comme géographe spécialisé et sans idéologie, je ne me contredis pas. Alors remettez le bûcher pour une autre fois.
JRMS