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"Il ne faut pas fermer les yeux sur la ténacité avec laquelle quelques milliers de Français ont défendu d’une manière acharnée leur langue pendant cent cinquante ans. (...) Et là, ces quelques milliers de Français, sans le secours de la métropole, ni de qui que ce soit, ont préservé la langue et les coutumes." (Stefan Zweig 1910)
             
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Osons le dire, les parents contestataires et leur avocat, Brent Tyler, sont de mauvais Québécois. Ils n’ont qu’un choix : se soumettre ou déménager dans une autre province où leurs enfants seront les bienvenus dans les écoles anglaises.
Michel Vastel
Blogue - revue L’Actualité
vendredi 24 août 2007


Une précision sur le juge Allan Hilton

Je vois que beaucoup d’entre vous êtes choqués par le fait que le juge Hilton, responsable de la décision sur la portée de la Loi 101, fut, en son temps, l’avocat d’Alliance Québec. Il s’est aussi fait remarquer à la Cour supérieure. Comme en fait foi ce discours du ministre de la Justice du Québec, c’est au même juge Hilton que l’on doit la décision sur l’erouv, faisant de tout le territoire de la municipalité d’Outremont un territoire hassidique. J’ai pensé que cet autre détail pourrait vous intéresser…

Va-t-on mettre fin au sabotage ?

Une fois de plus, les adversaires de la Charte de la langue française et leur avocat en résidence, Brent Tyler, ont taillé une autre brèche dans la Loi 101.

Cette fois, avec la complicité d’un juge anglophone de la Cour d’appel du Québec - nommé par Ottawa bien sûr - ils valident le tour de passe passe inventé par les riches : envoyez temporairement un enfant dans une école privée anglaise et il obtiendra automatiquement, pour lui et ses frères et soeurs et leur descendance, le droit de fréquenter l’école publique anglaise comme s’il avait vécu dans une autre province ou à l’étranger.

Bien sûr, le gouvernement du Québec contestera la décision en Cour suprême. Et après, en cas d’échec, aura-t-il le courage de recourir à la clause nonobstant ?

Car la mesure contestée de la Charte avait été adoptée, à l’unanimité de l’Assemblée nationale, en 2002. J’estime que, lorsque notre Parlement adopte à l’unanimité des trois partis une mesure visant à protéger une valeur fondamentale que nous jugeons essentielle à l’épanouissement de la majorité, sa contestation en cour est immorale. Osons le dire, les parents contestataires et leur avocat, Brent Tyler, sont de mauvais Québécois. Ils n’ont qu’un choix : se soumettre ou déménager dans une autre province où leurs enfants seront les bienvenus dans les écoles anglaises.

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