L’éditorial du jour du PrattiGescagnatiévisme intitulé Référendum en 2016, toujours aussi propagandiste canadianisateur, a pour but essentiellement deux choses :
enfoncer l’idée fausse que le rejet de l’État souverain est un appui à l’État actuel du Canada ;
associer l’élection du PQ à un référendum, qui comme on le sait, est, selon la propagande canadianisatrice, supposé être divisif, inutile et vain... Il y a de quoi, si la question posée était l’adhésion au Canada actuel, le Québec répondrait assurément et majoritairement NON, et non OUI, comme on fait mine de le supposer depuis le référendum de 1980 grâce au sophiste en chef Pierre Elliott Trudeau.
Pour ce faire, un titre « Référendum en 2016 » et une affirmation fausse. Tout le reste n’est que littérature supposée analyse neutre, fondée sur une tricherie.
« Leur adhésion à la fédération [ invalide du Canada ] est donc fragile, conditionnelle... et malléable. »
Il n’y a pas une telle chose que « l’adhésion » des Québécois à l’État invalide et illégitime du Canada. Ce n’est pas parce que la question posée concernant la fondation de l’État souverain du Québec est NON, que le Canada obtient le OUI qui le validerait.
Le Canada n’obtient pas le OUI qui le rendrait valide et légitime. Il ne l’obtient pas, ce pourquoi il ne pose pas la question et se contente de fédérer les NON à l’État souverain du Québec. Cette tricherie est la base de la propagande canadianisatrice. Elle s’étale à pleine page, toujours, comme un mensonge qui à force d’être répété, tenu pour une évidence dont on ne discute même pas, devient, à force, une vérité.
Ce mensonge fondateur de la fallacieuse légitimité du Canada doit être sans cesse dénoncé. On ne doit pas discuter sans ce préalable. Aussi, Jacques Noël n’a pas raison de dire que André Pratte a raison sans dénoncer l’affirmation fallacieuse qui ferme son éditorial.
« La démographie est le plus gros défi à l’indépendance. Curieusement, personne n’en parle. Sauf Pratte. Parce que lui a compris que la démographie joue en sa faveur. »
La démographie ne joue pas nécessairement en faveur de la canadianisation abusive du Québec. Pratte lui-même l’avoue.
« Leur adhésion à la fédération [ invalide du Canada ] est donc fragile, conditionnelle... et malléable. »
Traduction. Le Canada est toujours rejeté par les Québécois, et ce majoritairement, même s’ils refuse pour le moment de fonder l’État souverain du Québec, encore que... si le dernier référendum n’avait pas été volé...
Traduction. L’adhésion au Canada n’est pas « fragile, conditionnelle, malléable ( sous-entendu par la propagande souverainiste ) », elle n’existe pas. Et, l’éventuel appui à un État du Canada est fragile parce que conditionnel au fait que cet État change radicalement pour être validé par les voix libres du peuple souverain du Québec. Conditionnel à la :
pleine reconnaissance de l’existence et la souveraineté du peuple du Québec ;
souveraineté culturelle et mémorielle rapatriée au Québec ;
à la primauté de l’Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec sur tout autre Parlement ( respect des LOIS du peuple souverain du Québec sur sont territoire national, au premier chef : La LOI 101, et les lois décrivant les règles référendaires ) ;
Dans tous les cas, le Canada ne respecte pas, ni ce peuple, ni sa souveraineté, ni ses lois, ni le vote de sa députation ( Ottawa et Québec ). Ce Canada est radicalement, irrémédiablement répudié par la majorité des Québécois et la démographie ne changera pas cette donne. Quoiqu’il arrive.
Ce qui est « fragile, conditionnel et... malléable », c’est la capacité de la propagande PrattiGescagntiéviste de vaincre la prise de conscience des Québécois à l’égard de l’invalidité du Canada jamais soumis aux voix du peuple. En effet, la mobilisation citoyenne et l’utilisation croissante des nouveaux outils internautiques capables de contrer cette propagande canadianisatrice du PrattiGescagnatiévisme. Cela inquiète au plus haut point la minorité activiste affairiste canadianisatrice de La Presse. L’inquiétude de André Pratte est palpable. Il avoue la « fragilité ». Et comment ! Tout cela repose sur une tricherie.
Tricherie qui commence par prendre un NON pour un OUI.
Trudeau est le père de ce sophisme. Il l’a inventé quand il a promis en 1980, qu’un NON à l’État souverain était un OUI au Canada que les Québécois voulaient et qu’ils veulent toujours. À savoir, respectueux de sa nature de peuple souverain et démocratique capable de se gouverner hors la tutelle canadianisatrice. On a vu ce que cela a donné. Le Canada est maintenant empêtré dans ce mensonge de Trudeau, mensonge qu’il a intégré au point de nous y faire croire. Le Canada pourtant ne passe pas. Voilà la vérité. Il ne sait plus où donner de la tête. Son seul salut est de laisser croire, tenter de faire croire que NON c’est un OUI. N’importe quoi ! Le Canada ne passe pas ! Rien n’y fait ! Autant la carotte que le bâton sont impuissants à nous faire croire que l’État du Canada, au moins sur le territoire national du Québec, est bien celui que veulent les Québécois. Cela n’est pas le cas. Et, ils le savent...
À nous d’en tirer les conclusions qui s’imposent et opposer l’exact contraire de leur prétention. Il faut appeler le peuple souverain du Québec à faire d’une NON au Canada, un OUI au Québec que l’on désire fonder depuis la Conquête. Et non laisser le Canada prétendre le contraire. Un NON qui se prend pour un OUI.


