Quel est le con de madame la ministre des finances ? Est-ce Gilles Taillon
ou François Legault ? “Il est con, lui”, a dit la ministre à l’émission
Larocque-Lapierre pendant que Gilles Taillon répétait qu’on n’avait pas
besoin d’élections, que le déficit du Québec était de 5.8 milliards comme
l’affirme le Vérificateur général, que ce 5.8 milliards avait été envoyé à
la dette du Québec qui est maintenant de 200 milliards et que le 2.2
milliards que la ministre des finances prétend avoir en réserve dans sa
sacoche (qui est à double fond !) était le fruit d’une manipulation éhontée
de chiffres. Des électeurs de son comté interrogés par LCN affirment
qu’elle devrait s’excuser et cesser de nier que c’est pendant que Gilles
Taillon parlait qu’elle a dit : “Il est con, lui.”
Députée du comté de Marguerite-Bourgeois composé de 41% de francophones et de 59% d’anglophones et d’allophones, elle a été élue avec 57.14% des votes le 26 mars 2007 et une majorité de 11,205 votes. Elle n’a pas à s’en faire et à travailler dans son comté, d’où son arrogance d’autant plus, ma chère, qu’elle détient un doctorat en psychologie de l’Université McGill obtenu en 1976, il y a trente-deux ans de cela. Elle n’a aucun mérite : n’importe qui affublé de l’étiquette “libéral” serait élu dans ce comté de l’ouest de Montréal.
Elle a accusé Jean Lapierre de sexisme parce qu’il n’empêchait pas Taillon et Legault de la couper parce qu’elle disait n’importe quoi, dans un cas, sur les actions de l’Hydro, dans l’autre cas sur l’augmentation de la TVQ qui n’est pas dans la plateforme du Parti québécois.
On se rappelle qu’en 2003, elle a fait une “crise de ministre” dans une
boutigue ultra-chic du centre-ville de Montréal. La journaliste Marie
Plourde a rapporté avoir été témoin d’une "crise de diva » de la
présidente du Conseil du trésor à la boutique Hermès, rue Sherbrooke au
centre-ville de Montréal à propos de l’achat d’un foulard de soie Armani.
Marie Plourde l’a entendue élever la voix et dire : “Je suis ministre moi.”
Une source interne libérale a confirmé : “Mme Jérôme-Forget est reconnue
comme une personne prompte qui peut être condescendante à ses heures.”
Appelé à commenter l’attitude de la ministre à son émission, Jean Lapierre
l’a traitée de pimbêche qui est, selon le Petit Robert, “une femme
déplaisante et sèche qui prend de grands airs”.
Puisque la grosse Presse a attiré notre attention sur la notion de snobisme, avec cette histoire d’injure et ce rappel de l’histoire du foulard de soie Armani, on vient de s’apercevoir que la vraie snob n’est pas Pauline Marois mais bien Monique Jérôme-Forget avec sa sacoche à double fond et ses manipulations de chiffres qui la rendent vulnérable.
Comme le disait Pierre Curzi hier lors de la convention de Bernard Drainville dans Marie-Victorin, le Parti libéral nage en plein mensonge quand il essaie de faire croire que des élections étaient nécessaires à cause de la crise économique. 84% des électeurs croient que c’est un mensonge. Alors, il est normal que les Libéraux soient nerveux et que leur vraie nature arrogante et méprisante apparaisse ainsi que le cynisme manipulateur du OUI qui domine leurs affiches électorales.
Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 9 novembre 2008
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Jérôme-Forget justifie sa « crise de ministre »
Yves Chartrand
Journal de Montréal 31/10/2003
QUÉBEC – La présidente du Conseil du trésor s’est réfugiée hier derrière son devoir de réagir à « une illégalité » pour expliquer l’incident qui s’est produit dimanche dernier dans une boutique ultrachic du centre-ville de Montréal.
Mme Monique Jérôme-Forget a refusé de s’entretenir avec le Journal hier mais elle a fait savoir par son attachée de presse, Véronique Mercier, qu’en tant que ministre, il lui apparaissait de son obligation de « dénoncer » une histoire de double taxation.
Rappelons que dans sa chronique d’hier, la journaliste Marie Plourde rapportait avoir été témoin d’une « crise » de la présidente du Conseil du trésor à la boutique Hermès, rue Sherbrooke au centre-ville de Montréal.
En voulant échanger un cadeau pour un autre plus cher – un foulard de soie –, a expliqué hier l’attachée de presse Véronique Mercier, Mme Jérome-Forget s’est aperçue qu’on lui imposait une double taxation qu’elle a voulu corriger. Dans l’échange qui a suivi, Mme Jérôme-Forget a fait une « crise », rapporte Marie Plourde, criant à la vendeuse : « Je suis ministre, moi. Je peux vous dénoncer. »
Selon son attachée de presse, Mme Jérôme-Forget n’a pas tenté de se servir de son statut privilégié pour régler la situation.
Reconnue
« La vendeuse l’a reconnue et lui a demandé si elle était ministre, ce à quoi Mme Jérôme-Forget a répondu que oui, je suis ministre », soutient Véronique Mercier.
Cette version est niée catégoriquement par la journaliste Marie Plourde, qui a qualifié son attitude de diva. « J’étais là et je l’ai vue élever la voix. »
L’attachée de presse a par ailleurs confirmé que la présidente du Conseil du trésor avait eu droit à un traitement exceptionnel puisqu’un représentant de la boutique haut de gamme s’est rendu chez elle le soir même pour se répandre en excuses. Un traitement dont peu de consommateurs « lésés » peuvent se vanter d’avoir reçu !
Hier, la boutique Hermès a refusé de commenter l’affaire et nous a référé à un bureau de relations publiques à Toronto. Le bureau du Parti québécois à l’Assemblée nationale n’a pas voulu non plus commenter l’affaire de façon officielle. Mais les réactions sous la couverture ne manquaient pas dans les couloirs de l’Assemblée nationale. « Mme Jérôme-Forget est reconnue comme une personne prompte qui peut être condescendante à ses heures », nous a confié une source libérale.
Pas de code d’éthique pour encadrer l’attitude
Les nouvelles directives émises récemment par Jean Charest pour ses ministres donnent des lignes de conduite pour les conflits d’intérêts et le lobbyisme, mais pas sur l’attitude à adopter en public…
Hier au bureau du premier ministre, on se montrait prudent dans les commentaires concernant la « crise » reprochée à la présidente du Conseil du trésor.
Christian Barrette, l’attaché de presse de Jean Charest, a défendu la version de madame Monique Jérôme-Forget qui, comprend-il, « a réagi en législateur ».
« Je n’étais pas là et je ne peux donc pas qualifier son attitude. Mais il est bien évident que lorsque l’on est ministre, on s’attend à ce que l’on se serve de ce titre avec jugement », a convenu le collaborateur du premier ministre.
Le cabinet du premier ministre a émis cette semaine deux nouvelles directives en matière d’éthique visant entre autres les ministres et leur personnel politique.
Le gouvernement doit avoir une ligne claire et transparente sur les conflits d’intérêts et le lobbyisme, dit Christian Barrette, « mais on n’est tout de même pas pour encadrer l’attitude des ministres » en public, ajoute-t-il.
