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Monsieur Parent s’est trouvé un idole. Un chef dans la lignée de Bush et Harper. Heureusement qu’il a été renvoyé par les électeurs australiens beaucoup plus futés. Les purs et durs m’inquiètent, je suis donc un perfide, un agnostique de la souveraineté ! Qu’on le brûle celui-là qui croit que la souveraineté ne viendra pas de cette nouvelle droite qui croit qu’il faut tirer sur la fleur pour qu’elle pousse !
Tant que les souverainistes ne formeront pas un bloc solide, fort, uni, tant qu’ils se déchireront entre eux, tant qu’ils n’écouteront pas le peuple qui souhaite des chefs visionnaires et une démarche respectueuse des droits, malgré les mensonges des adversaires, cette souveraineté si ardemment désirée ne viendra pas.
L’avenir du Québec repose sur une écoute plus attentive de l’opinion publique afin d’éviter l’asphyxie de la nation québécoise, pour paraphraser Jacques Julliard (La doxocratie). Et que disent les Québécois ? Oui à la souveraineté au sein du Canada ! Et… pas de référendum pour le moment.
Il faut donc les convaincre. Comment ? Pourquoi notre Assemblée nationale ne proposerait-elle pas au Canada que les cinq demandes de la question Lisée (dans Sortie de secours) soient inscrites dans la Constitution canadienne ? Si les résultats sont positifs on verrait naître une vraie Confédération, celle qui se définit comme l’union de plusieurs États qui s’associent en conservant leur souveraineté. Voilà une souveraineté sans doute acceptable aux Québécois.
Suite à un dernier refus du Canada de donner un sens véritable à la nation québécoise, en refusant de le voir réintégrer le pays « dans l’honneur et l’enthousiasme », les Québécois tireront leur propre conclusion.
Et la deuxième phase (peut-on dire étape sans être excommunié ?) sera : Une vraie Confédération…oubedon. Mais le chemin pour arriver à l’indépendance ne passe certes par des idées à la Howard ou en lançant des "crois ou meurs" à la tête des Québécois.
Louis Cousineau
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Il a semé un léger vent mon pôvre petit néologisme. - 2
J’ai donc rejoins la horde des incompris. C’est un de nos problèmes, les souverainistes : on n’est pas compris. On n’est surtout pas entendu…peut-être parce qu’on ne se parle qu’entre nous ou du haut de nos chaires prédicatrices où l’on discute du sexe des anges. Pendant ce temps, le citoyen en n’a que faire de nos babillages et nos chicanes qui font très bien l’affaire de nos adversaires. Mettez-vous d’accord et nous vous écouterons, disent-ils depuis des années. Parlez clairement, simplement, sans artifices, mais après nous avoir écoutés, répètent-ils à s’en lasser.
Le sens de ma modeste intervention était une proposition de s-t-r-a-t-é-g-i-e. Quel mot vilain. Après tout, les adversaires du projet souverainiste n’ont pas de stratégie, eux. Bien sûr que non. Ils ont un projet, fédéraliste, multiculturel, de Nation Building, qui ravale la nation québécoise au rang de minorité ethnique. Ça c’est logique, rationnel, dépouillé de sentimentalisme, démocratique, canadien quoi ! Tandis que les séparatisses, eux, utilisent des stratagèmes illégaux, sous forme de « cage à homards », antidémocratiques, irrationnels, surtout, et, c’est là l’arme de destruction fatale de l’axe du mal, le tout est contre le droit international.
Je recherche une façon de convaincre cette frange de concitoyens qu’on a besoin pour passer du 40% au 50%+1 et plus en faveur de la nécessaire souveraineté. En faisant la preuve que rien n’est possible à l’intérieur du Canada. D’où mon "Oubedon".
Je ne propose pas de négocier la création d’une vraie confédération. Je suggère plutôt une démarche où l’on demande (oui, une dernière fois) des changements profonds à notre statut provincial pour qu’on devienne souverain au sein du Canada, selon les vœux exprimés par certains Québécois. Ce sera, bien sûr, refusé. D’où mon "Oubedon".
Finalement, voilà M. Poulin que nos pensées convergent lorsque vient le troisième paragraphe de votre texte qui s’adresse « aux amateurs de vraie confédération ».
Allez, un petit effort.
Admettez que vous êtes d’accord avec mon "Oubedon".
Louis Cousineau, 24 janvier 2008
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Oubedon (suite et fin) - 3
Oubedon signifie que si les demandes, (qui étaient plutôt une question référendaire de Jean-François Lisée) déposées par le gouvernement du Québec, étaient refusées, et elles le seront, nous solliciterions l’appui de nos concitoyens pour réaliser la souveraineté.
Pour ceux qui n’ont pas lu Sortie de secours (dommage), voici la question en question qui, dans ma proposition, je répète, devient (en éliminant le préambule) une demande officielle du gouvernement du Québec.
Compte tenu des besoins actuels et futurs du Québec et de sa situation particulière en Amérique du Nord, donnez-vous le mandat à l’Assemblée nationale et au gouvernement du Québec d’obtenir, au sein du Canada :
1) La capacité d’affirmer et d’exercer, lorsqu’ils le jugent opportun, l’autonomie pleine et entière du Québec en matière de langue et de droits linguistiques, de culture, de communications, d’immigration, d’éducation, de recherche, de santé et de programmes sociaux ;
2) La garantie que, comme c’était le cas en 1999-2000, jamais moins des trois quarts des fonds publics dépensés au Québec ne le seront par un autre gouvernement que celui du Québec ;
3) La mise en place d’un mécanisme d’arbitrage décisionnel qui puisse trancher les litiges budgétaires majeurs entre Québec et Ottawa ;
4) La capacité de gérer la représentation de la réalité québécoise dans le monde en disposant d’une section à part et de personnel du Québec au sein des ambassades canadiennes ;
5) L’obtention d’un droit de veto sur toute modification à ces droits. Devant le refus inévitable du gouvernement canadien, l’histoire est là en preuve, le gouvernement du Québec décidera du moyen à prendre pour atteindre la souveraineté : élection référendaire, déclaration unilatérale ou référendum (l’option que je privilégie).
Donc, acceptation des demandes, OUBEDON on prend le chemin de la souveraineté.
Louis Cousineau
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Bravo M. Louis Cousineau !
La solution rassembleuse, sauf pour les purs et durs des 2 côtés "fédéralistes et séparatistes" qui sont minoritaires, est une vraie confédération comme on nous l’avait faussement promis en 1867 quand on nous a finalement servi une fédération centralisatrice.
Sauf dans les dernières années, on a toujours dit et écrit que la Canada Était une CONFÉDÉRATION. On ne ferait que négocier ce qui devrait être depuis 141 ans et des poussières.
Une vraie confédération n’est pas très éloignée des programmes de souveraineté-association PQ et d’autonomie l’ADQ qui pourraient s’unir sur un modèle qui serait acceptable aux 2 parties. Le PLQ pourrait aussi être invité à participer avec M. Pelletier s’il n’est pas trop énervé par ce projet là qui est pas mal plus que son fédéralisme asymétrique administratif.
Les Québécois pourraient bien se voir offrir la double citoyenneté canadienne et québécoise, une monnaie commune avec le ROC, la libre circulation etc...pour conforter celles et ceux qui tiennent à un lien canadien pour en venir à obtenir au moins 60 % de OUI a une question sur la mise en place d’une vraie confédération qui changerait assez de choses dans la Province de Québec devenue alors État du Québec sans le danger de la partition de notre territoire.
M. Cousineau,
J’oubliais, vous écrivez : « oubedon.... » oubedon...quoi ?.
S’il y a un assez haut pourcentage de OUI à une queston claire pour une vraie CONFÉDÉRATION, le gouvernement du Québec n’aurait pas à menacer le ROC de...oubedon, il aura les Québécois derrière lui en assez grand nombre pour aider la négociation.
À ceux qui ne veulent rien savoir d’une forme d’association avec le ROC parce qu’ils se rappellent trop ce qui est arrivé depuis la conquête, je leur suggère de penser à la France, l’Allemagne et l’Angleterre qui ont accepté de s’unir dans une forme de Confédération, l’Europe des 27, malgré leurs vilaines guerres du passé pour mieux prospérer et compétitionner les Américains et les Chinois.
"L’avenir du Québec repose sur une écoute plus attentive de l’opinion publique afin d’éviter l’asphyxie de la nation québécoise, pour paraphraser Jacques Julliard (La doxocratie)".
M.Cousineau en tout respect. J’ajoute ma voix à celle de M.Boivin pour m’interroger sur ce qu’est cette "opinion publique" jouet de toutes les manipulations médiatiques. La faculté d’esprit critique libre d’évidences indiscutables ou de valorisation de valeurs supposées consensuelles n’est pas présente chez tous. La diversité d’intérêts et d’occupations va même jusqu’à rendre apolitique bon nombre de nos compatriotes.
L’opinion publique c’est souvent celle des maisons de sondage qui détermine passablement les réponses à partir de la formulation des questions. Un seul exemple probablement répété ici, on sait que Léger marketing est associé au Journal de Montréal et au journal Le Devoir tandis que la maison Crop est autant associé à Gesca-La Presse qu’un Chapleau ! Marques de commerces et certaines orientations politiques s’amalgament ici. Comme c’est curieux. Méfions nous de l’existence même de « l’opinion publique ».
Un mot sur les « purs et durs », leur véritable dénomination est celle de souverainistes convaincus ou plus radicaux. Cette première expression est une création de Gesca-Radio–Canada pour faire peur au monde.

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