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Le 1er mai, un communiqué officiel transmis par Telbec s’intitule : La ministre de la condition féminine est choquée des déclarations de l’adéquiste Jean-François Plante. Je cite le communiqué.
« Monsieur Plante, que Mario Dumont avait dû retirer de la dernière campagne électorale, a récidivé dans un entretien au journal Le Soleil et réitère ses propos déplacés sur les femmes, alors qu’il avait notamment banalisé la violence à leur endroit. Il affirme ne rien regretter et soutient que ses déclarations ne sont pas en contradiction avec les valeurs de son parti. »
Dans ce communiqué, Christine St-Pierre dit que Plante « réitère des propos tout à fait déplorables » et parle de « propos honteux ». Je cite. « rappelons que monsieur Plante avait publiquement banalisé la commémoration du massacre de l’école Polytechnique et la violence faite aux femmes. »
Revenons sur ce dernier point en citant ce que Christine St-Pierre a dit, de vive voix, aux journalistes :
« Jean-François Plante a banalisé la violence faite aux femmes en refusant de commémorer Polytechnique. »
Or cette affirmation de Christine St-Pierre est fausse et en voici la preuve.
Voici ce que Plante a dit à Pierre Bruneau à TVA, le 6 mars 2007 (voir YouTube ) alors qu’il était encore candidat de l’ADQ dans Deux-Montagnes :
« Pierre Bruneau : Dans le cas de Polytechnique, le petit ruban blanc, vous n’aimez pas ça, il n’est pas question que vous le portiez.
Jean-François Plante : Non, je ne porterai jamais ce ruban-là tant que ça sera...
Pierre Bruneau : Pourquoi ?
J-F Plante : Je vais vous le dire pourquoi. C’est très simple. Moi j’étais à l’école avec Marc Lépine à la Polyvalente des sources. Je l’ai connu... On ne pouvait le fréquenter ; ce gars-là était fermé sur lui-mëme. C’était quelqu’un qui était malade. Ce gars-là n’a pas eu de soins. C’est quelqu’un qui était malade mental.
Pierre Bruneau : Vous ne portiez pas ce ruban-là parce que ça avait été récupéré ?
J-F Plante : Ah voilà ! Ça a été récupéré par certains groupes. Il y a une des victimes que je connais. C ‘était la fille de Mme Daviault, ma collègue au conseil municipal de Montréal. Cette fille-là a perdu sa fille à Polytehnique. Quand j’ai su ça, j’ai eu le coeur transpercé. Alors dire que j’étais insensible par rapport à cette violence-là, c’est tout à fait faux. Ça a été récupéré par certains groupes. Si c’était en forme de deuil par rapport aux victimes, j’ai aucun problème avec ça. J’ai de la misère à ce qu’on récupère un événement tragique pour faire avancer une cause d’un lobby ; j’aime pas ça. Surtout qu’on a mis toute cette violence-là sur le dos de tous les hommes du Québec. Les hommes du Québec n’ont pas à porter la folie de Marc Lépine. Marc Lépine est un fou.
Si vous saviez combien j’ai de sympathie pour ces familles-là, pour ces victimes-là. Il y a eu des papas aussi qui ont perdu leur fille. De se servir de cet événement tragique comme le fait le Parti libéral, je trouve ça dégueulasse. »
Les groupes et le lobby, ce sont certaines féministes, tout le monde avait compris.
Je suis d’accord avec Jean-François Plante sur la commémoration de Polytechnique récupérée par les féministes. Ma femme aussi est d’accord. Alors dire que Plante « a banalisé la violence faite aux femmes en refusant de commémorer Polytechnique », c’est faux.
L’opération libérale qui a pour but de déstabiliser Mario Dumont est donc basée sur un mensonge.
Les quatre ministres libérales qui participent à ce mauvais théâtre devraient avoir honte.
Ça me fait penser à Pierre Arcand qui a comparé Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen pour lui nuire parce que les libéraux savaient qu’il était dangereux pour eux.
Tous les citoyens devraient se sentir concernés par ce genre de tentative de manipulation qui corrompt la démocratie. J’espère que Mario Dumont résistera à la tentative grotesque d’intimidation des femmes ministres libérales. Christine St-Pierre, ex-journaliste, commence bien mal sa carrière politique tout comme Pierre Arcand l’avait bien mal commencée. J’ai toujours pensé que l’honnêteté intellectuelle était payante à moyen et à long terme en politique.
***
Robert Barberis
Longueuil

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